by Lex Ivian | Juin 2, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Flummox
«Phlummoxygen»
Tridroid Records
2015
Liste des pièces
«Flummoxing Act 1/Garbonzo’s Leap»
«Didja Know?»
«Custodian Ralph»
«Ancestors/ Earth Removal»
«Planet Cancer»
«¿Didja Español?»
«The Whispering Banshees»
«Flummoxing Act 2»
*English version follows
Il y a eu une période où certains groupes se voulaient expérimentaux et techniques, cherchaient à repousser les limites imposées par les genres et c’est ainsi qu’ont vu le jour des groupes comme Mr Bungle, Tub Ring, Spazztic Blurr, Fantomas, Estradasphere et Primus pour nommer quelques noms connus. Heureusement, il existe toujours des musiciens qui poursuivent dans cette veine et ont compris qu’il est possible de composer des pièces originales et expérimentales sans se livrer à de la déconstruction musicale ou de la destruction sonique massive.
Je vous présente donc le groupe Flummox de Murfreesboro, Tenessee, qui, avec son premier album complet, montre une belle folie tout en respectant et montrant qu’ils connaissent les classiques; le milieu de «Ancestors/Earth removal» rappellera Black Sabbath ou encore la dernière partie de «The Whispering Banshees» par exemple fera inévitablement penser à Led Zeppelin mais qui aurait décidé de jouer avec un son à la King Crimson. D’ailleurs, la voix de Blake Dellinger (basse/voix) me fait penser à Robert Plant par moments.
Flummox c’est du doom/stoner bluesy mais c’est aussi du death, du jazz funk, du punk (j’ai pensé à Adrenalin O.D. et l’album «Humongousfungusamongus»); il trouve à chacune des pièces le moyen de mettre un petit quelque chose qui la rend divertissante sans pour autant qu’il perde le focus. Il trouve également un moyen de jouer avec les temps et structures sans perdre l’accessibilité musicale. Bien sûr, il faut les suivre dans leur parcours sinon certaines pièces risquent de faire décrocher du reste.
Flummox veut dire: «to confuse someone so much that they do not know what to do». L’équivalent français serait «Déconcerter». Mais que préférez-vous… une autoroute bien droite et plane à travers les champs où seule la vitesse entre le point A et le point B importe ou une route sinueuse de montagne où tout le paysage n’est appréciable qu’après plusieurs passages. Tenez-vous bien après votre casque d’écoute parce le deuxième itinéraire est offert ici et la balade sera bumpy… et oui des fois vous vous direz en écoutant
Voyons donc qu’est-ce que ça fait dans le chemin ça??
Mais c’est justement la beauté des randonnées «off road».
Lex
There was a time when some groups wanted to be experimental and technical, seeking to push the limits imposed by musical genres and thus have emerged bands like Mr. Bungle, Tub Ring, Spazztic Blurr, Fantomas, Estradasphere and Primus to drop a few well-known names. Fortunately, there are still musicians who continue in this vein and understand that it is possible to compose original and experimental pieces without engaging in musical deconstruction or sonic mass destruction.
Arrives Flummox from Murfreesboro, Tenessee, which, with its first full album, shows a beautiful madness while respecting and showing they know the classics; the middle of «Ancestors / Earth removal» recalls Black Sabbath and the last part of «The Whispering Banshees» for example will inevitably remind you of Led Zeppelin but who decided to play with a sound «à la» King Crimson . Besides, the voice of Blake Dellinger (bass / vocals ) makes me think of Robert Plant at times.
Flummox, it’s doom/stoner blues but also death, funk, jazz, punk ( I thought of Adrenalin OD and the album «Humongousfungusamongus»); they find every way to put a little something in their compositions that makes it fun/weird without losing focus. They also find a way to play with time tables and song structures without losing the musical accessibility. Of course, we must follow them in their path cause some trails could stall the rest.
Flummox means «to confuse someone so much that they do not know what to do». But what do you prefer … a straight flat highway through the fields where only the speed between point A and point B matters or a winding mountain road where the landscape is significant but can only be appreciated after several passages. Brace yourself to your headphones because the second itinerary is available here and the ride will be bumpy… and yes sometimes you’ll say listening
Come on !! What is it doing in the way?
But it is precisely the beauty of venturing «off road».
by Alison | Mai 27, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Gruesome
«Savage Land»
Relapse Records
2015
Liste des pièces
«Savage Land»
«Trapped In Hell»
«Demonized»
«Hideous»
«Gangrene»
«Closed Casket»
«Psychic Twin»
«Gruesome»
Formé par le guitariste/vocaliste Matt Harvey (Exhumed) et le drummeur Gus Rios (Malevolent Creation) suite à leur participation au «Death To All tour», Gruesome n’existe que pour rendre hommage à la première période du groupe légendaire Death. Complété par Robin Mazen de Derketa à la basse et Daniel Gonzalez de Possessed à la guitare, les quatre musiciens se sont réunis pour créer un son non seulement old school, mais aussi fortement inspiré d’un grand classique du genre death metal, classique étant nul autre que «Leprosy» du groupe Death. L’album «Savage Land» de Gruesome a vu le jour le 21 avril dernier sous la bannière de Relapse Records.
Comme «Leprosy», «Savage Land» possède 8 morceaux. Réunis pour garder l’âme du groupe éponyme Death bien vivante, malgré le fait que Chuck Schuldiner et tous les membres qui furent de passage dans le groupe aient su composer des œuvres qui orneront à jamais l’entête des palmarès de musique death metal avec une discographie ne comportant aucun album de mauvais goût, ils ont désiré rendre hommage à ceux-ci en faisant renaître l’entité Death de ses cendres.
Si depuis le moment de la sortie de «Savage Land» vous avez entendu des gens le comparer à «Leprosy», ils ont su cerner l’essence même de l’album. Le son de celui-ci contient des éléments de taille surtout reliés aux deux premiers opus du groupe Death, «Scream Bloody Gore» et «Leprosy», plus principalement. Lorsque nous débutons l’écoute de «Savage Land», nous sommes automatiquement transférés en 1988, en plein cœur du studio dans lequel Chuck se préparait à enregistrer son nouveau matériel. Même si je tentais tant bien que mal de jeter une oreille davantage critique à ce tout premier opus de Gruesome, les éléments négatifs se sont révélés… inexistants. Tout est d’une parfaite droiture, de la production des morceaux au résultat final des pièces elles-mêmes. Les guitares grondent de manière identique à celles de Death par le passé et nous avons presque le sentiment que l’homme derrière le kit de drum est nul autre qu’Andrews. Cela a beaucoup à voir avec la qualité du son de l’instrument, mais certainement beaucoup aussi avec le fait que nous avons ici affaire à l’ex-Malevolent Creation, Gus Rios.
En plus des riffs, du drum, de l’atmosphère et de la production, les vocaux de Matt Harvey sont à couper le souffle: Chuck est revenu d’entre les morts. Je crois qu’il n’y avait pas meilleur homme que le vocaliste/guitariste d’Exhumed, dont les compétences rendent hommage au metal depuis 1990, pour prêter sa voix à un hommage à Schuldiner. Sans toutefois ne devenir qu’une pale copie du amèrement regretté Chuck, Harvey a su remplir son devoir qui était de s’en approcher le plus possible, en y ajoutant néanmoins sa teinte. Je crois sincèrement que quelqu’un qui ne connaît pas Death (cela se peut malheureusement) et qui écouterait un album du groupe et qui par la suite jetterait une oreille à «Savage Land» ne saurait réellement faire la différence entre les deux produits finaux. Il ne doit pas être tâche simple de recréer une ambiance aussi puissante et aussi importante dans la musique metal que celle de Death, mais ils y parviennent en faisant sonner le tout de manière plutôt fraîche et originale en dépit du vieux son qu’ils tentent de dépeindre. C’est à mon avis un hommage d’une envergure exemplaire !
Gruesome aurait déclaré qu’avec cet album, nous n’étions tenus qu’à entendre leur amour et leur dévotion envers le groupe Death et que le son qu’ils désiraient recréer n’est que celui dudit band avant qu’il ne devienne un peu plus progressif. Je ne crois pas que Gruesome aurait cru possible que leur album, qui s’avérait au départ n’être qu’une sorte d’hommage à «Leprosy», deviendrait plutôt un égal à celui-ci du point de vue des adeptes. Je suis convaincue que Chuck serait sans mot à l’écoute de cet œuvre.
Tout est là. Les idées, les riffs, les chants, l’expérience et la maturité qu’un groupe se doit de posséder pour lier tous les éléments que je viens de vous énumérer. À mon avis, la pièce «Gruesome», en plus d’offrir le meilleur solo de l’album entier, débute en quelque sorte de la même manière que la pièce «The Philosopher» de l’album «Individual Thought Patterns». Aucune fioriture, aucune déviation de la formule de base, on ne tourne pas autour du pot. Malheureusement, d’une certaine manière, «Savage Land» vivra toujours dans l’ombre de l’ère 1987-1988 du groupe Death. Avez-vous constaté que j’ai mentionné dans cette revue le nom du groupe Death aussi souvent sinon plus que le nom du band ayant composé l’album dont je fais la critique, Gruesome? Cela est bien loin d’être péjoratif et met surtout en valeur la passion que le groupe éprouve pour le genre et celui qui en est le grand et défunt auteur, Chuck Schuldiner.
«Savage Land» est, à mon avis d’adepte d’old school death, un album que vous vous devez absolument de posséder au sein de votre discographie. Il agit directement comme une machine à retourner dans le temps!
9/10
Alison
by Lex Ivian | Mai 26, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Une orgie de musique «GOTHS»
Dernièrement, j’ai eu la chance d’écouter la nouvelle compilation «Gothic Music Orgy vol. 1» de darkTunes Music Group, label de l’Allemagne qui s’est donné comme mission de faire connaître la musique Rock, Metal, Industrial et Electronic. D’ailleurs, il a également fait paraître la compilation «The Battle of Metal vol 1» plus tôt cette année et vous pouvez lire ce que mon collègue Marc-André avait à en dire en cliquant ce lien.
Donc, voici une compilation de musique gothique. Ce qui m’a mené à me poser ainsi qu’à mes amis, la question suivante: Qu’est pour nous la musique goth? Je ne croyais pas que cette question stimulerait un débat sur mon mur facebook mais ce fut le cas. Naturellement, nous n’avons pu trancher la question mais la tendance des réponses semblait aller dans le sens de: Tout dépendamment de comment tu tripes sur le style gothique, tu vas aimer différents styles de musique. Pour certains puristes, le style de musique gothique s’arrête au Dark Wave et à l’Industrial et pour d’autres, tu peux y mettre plusieurs genres différents comme l’Alternative, l’Electro, le Metal, etc. Je crois justement que la vision de darkTunes est la suivante: tu ne peux pas encourager qu’une seule sorte de musique, tu te dois d’aller chercher tout le monde. Autant pour la vente d’album que pour encourager le plus de monde possible. C’est justement la beauté de faire une compilation de cinquante chansons totalement différentes permettant de présenter 50 groupes.
Faire une compilation de genres musicaux différents est à la fois génial et à la fois dangereux. Même si tu gardes la même ligne directrice tout le long de tes choix musicaux, tu peux malheureusement perdre une certaine constance dans tes choix. Je suis une fille de compilation(!). J’en ai écouté des dizaines de différentes. J’adore ça car la plupart du temps je découvre de nouveaux noms, de nouveaux mélanges musicaux et je développe mon ouverture devant le magnifique éventail que peuvent nous donner différentes cultures. Ça c’est le beau côté. Le mauvais côté, c’est qu’il y a souvent tellement de choix dans ce contexte qu’il est impossible de plaire à tout le monde. Comme mentionné plus haut, si on exclut la vision des puristes, la musique gothique peut contenir tellement de sortes, de genres différents qu’il peut être compliqué de garder une constance dans l’évolution d’une compilation.
Voilà donc la portée de ma réflexion avant d’appuyer «Play» et voici ce qu’a donné mon écoute de «Gothic Music Orgy vol. 1». Premièrement, cinquante chansons pour une compilation, je trouve que c’est beaucoup. Pour ma part, c’est la première fois que j’écoute autant de musiques différentes en succession. J’adore écouter de la musique pendant une longue période mais ici, il y a trop de divergences pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Je comprend l’idée d’une orgie musicale et cela est très apprécié. C’est le fun d’avoir plein de choix quand tu paies pour de la musique. Mais bon, personnellement, j’aurais regroupé les différents genres musicaux en plusieurs compilations distinctes ou à tout le moins regroupé les pièces selon une progression différente sur la compilation. J’ai trouvé cela très étourdissant car parfois, ça passait de l’Indutrial au Metal en passant par l’Alternative et j’ai fini par perdre l’intérêt pour certains groupes. Si la compilation avait été regroupée en trois volumes différents (ou en trois blocs sur la compilation), je crois qu’elle serait plus facile à écouter. Et je dois mentionner que ça m’a rappelé que ce qui me plaisait des compilations plus constantes est qu’on pouvait s’en servir directement sans avoir à skipper de pièces, comme mix de party maison lorsque le DJ prenait un break.
Maintenant que je vous ai donné mon l’impression générale de mon écoute, voici rapidement ce qui m’a interpelé. J’ai commencé à vraiment apprécier la compilation à partir de la pièce numéro six «Raiding Party» de Stoppenberg. Mon coup de cœur est la pièce qui suit, «Retina» (Darktunes Mix) de Shiv-r. Il y a une pièce qui m’a marqué soit «Venom» de Bäd Influence. Je ne sais pas si j’ai halluciné mais il me semble avoir entendu du didgeridoo. Pour une pièce à saveur Heavy Metal, je n’aurais jamais pensé entendre cet instrument. C’est une excellente idée. J’ai vraiment apprécié que Der Bassstimmführer, avec leur titre du même nom, complétait la compilation. J’ai découvert ce groupe dernièrement, justement suite à un envoi promo de darkTunes, et je l’écoute souvent. Si leur pièce vous plaît, je vous invite à cliquer ce lien pour lire ma revue de leur album et en découvrir plus à leur sujet.
Donc en général, c’est une excellente compilation que je reclasserais sur mon Ipod en trois blocs distincts: Metal/Alternative/Pop; Industrial/DarkWave; et Electronic/Autre. Selon moi, je vais avoir une meilleure constance dans mon écoute et ainsi une meilleure appréciation des différents groupes. La plus belle qualité de cette compilation est qu’ils ont réellement regroupé cinquante dérivés de la musique gothique. Il y en a pour tous les goûts. Il n’y a qu’une seule pièce que je n’ai pas aimée du tout. Je trouve que sur cinquante, c’est un excellent résultat.
Pour les fans de musique Gothic Metal, Industrial, Dark Electro, Futurepop, Alternative, DarkWave, SynthPop, BatCave, Heavy Metal et j’en passe, cette compilation est parfaite pour vous. Il y a beaucoup de talents à découvrir. La compilation est en vente depuis le 15 mai 2015 sur Itunes ou sur Amazon. Je laisse maintenant la parole à Lex sous le lecteur pendant que vous écoutez «Retina» de Shiv-r.
Marie-Noëlle Anctil
Premièrement, je ne répèterai pas ce que Marie nous dit plus haut à propos de la musique gothique et le format de la compilation et soulignerai que je suis d’accord avec ses réflexions. La progression d’un album et son appréciation dépend de l’atmosphère créée et les écarts brusques brisent celle-ci et fait que je ne sens pas que j’apprécie certaines pièces à sa juste valeur ou pour ce qu’elle est. Enfin ceci étant réglé et compris, j’ai donc fait l’exercice d’écouter les pièces à ma guise et non selon l’ordre de la compilation. Je peux maintenant passer aux pièces de la compilation.
Comme mentionné, il y a plusieurs genres et j’ai eu comme un feeling de revisiter en mode «random» l’évolution de Prodigy – si on oublie les pièces gothmetal, le seul genre non visité par ceux-ci. Et oublier les pièces gothmetal s’est avéré le cas, je n’ai pas accroché sur les quelques pièces gothmetal de la compilation bien que je sais que les fans de HIM, Avenged Sevenfold ou encore du soundtrack du film «Queen of the Damned» y trouveront leur compte.
Ainsi si je reviens à mon feeling Prodigy, la compilation couvre la première période du groupe, celle de «Experience» (1992) avec plusieurs pièces technorave. Dans le genre, j’ai bien aimé le remix par Roman Magpie de «Polaris» de Ginger Snap5, «A light» de BlutKraft,«Face your fears» de Kryonix, «One man» de Annoyed, «Goldener schwanz» de Perversion Index et «Melody overload» de SynthAttack.
Vous êtes fans de leur période «Fat of the Land» (1997) plus Industrial/Darkwave. Moi aussi. J’ai donc plus trippé sur des pièces comme «Raiding Party» de Stoppenberg, «Retina» (darkTunes mix) de Shiv-r (ma préférée de la compilation aussi) et «Paincrusher» de Insectrum et son côté Godflesh.
Vous allez pouvoir faire la danse du robot avec «Don’t fear the beast» de Basszilla qui, avec ses petites passes qui m’ont rappelé Kraftwerk, aurait pu très bien se retrouver au côté de «Girls» sur l’album retour de Prodigy, «Always Outnumbered, Never Outgunned» (2004).
Voici en vrac le reste de celles qui m’ont interpellé,
«Casting light» de Seelennacht et «Piratentanz» de Desastroes avec leur musique qui aurait bien fait avec Blutengel et Joy Division,
«Mine» de Everpresent qui m’a fait penser à Spahn Ranch et «Venomous» de Shadow System qui sont dans un style technofunky;
«Redemption» de T3rr0r 3rr0r qui offre un mélange pas mal cool de bit-core, drum’n bass et trip hop avec à un moment donné des vocaux rappés pour ceux qui trippent sur le lounge et veulent une approche fraîche;
Les trois pièces gothambiant qui se suivent que j’ai appréciées en bloc: «Reason» de Omnimar, Devil-M et sa pièce de piano «I am God» (Attention leur album est pas mal différent et je vous en parlerai bientôt) et la planante de «Gone together again» de Studio X vs Simon Carter;
Mention au solo en trémolo de violon dans la pièce de piano «Deep down inside you need love» de Heaven Your Arms et aussi pour le didgeridoo dans «Venom» de Bäd Influence;
Attention à «Self animation Process» de Shear Faith et le Extize Dirt-E remix de «Danceslut» de Nano Effect qui revisitent le style de Atari Teenage Riot;
«Kind aus staub» de Last Satanic Divine et son côté Rammstein;
«Somehow» de Violet Light Syndrome qui, avec son côté pop, m’a rappelé «I can’t love without you» d’un de mes groupes favoris Technikult of Flesh;
Vous pouvez donc lire avec cette énumération que la compilation en offrent pour tous les goûts tant que vous aimez le noir surtout sous les blacklights. Que ce soit les sons synthétisés pilonnant comme des pistons qui vous attirent ou des trucs plus atmosphériques qui mettent l’emphase sur des émotions darkgoth particulières, la compilation a tout ça. Je vous rappelle que les liens pour commander la compilation sont plus haut. Bonne découverte!!
Lex
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Mai 22, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Sacrilegium
«Wicher»
Pagan Records
Édition Remasterisée 2014 (1996)
Liste des pièces :
«W dolinie rwących potoków»
«Śpiew kruków czarnych cieni»
«Wilczy skowyt»
«W rogatym majestacie snu»
«Zagubiona ciemność»
«Wicher falami ognia»
«Szept nocy»
«Tam Gdzie Gaśnie Dzień» (bonus)
Issu de la plus pure tradition du Black metal païen polonais des années 1990, Sacrilegium est un groupe qui est toujours resté dans l’ombre, pour ne pas dire dans l’obscurité totale, des maîtres de ce genre que sont Graveland et Behemoth (qui pratiquait le Black Metal païen à l’époque) et ce, malgré des plans de tournée avortés avec nul autre que Darkthrone au cours de ladite décennie. Après avoir disparu au tournant des années 2000, la formation reprenait le flambeau début 2015 et nous offrait une version remastérisée et affublée d’une toute nouvelle présentation graphique de son seul long-jeu en carrière, originellement paru en 1996. La question était donc de savoir si cette réédition en vaudrait vraiment la chandelle ou même si le groupe détruirait la magie de son opus original?
Tout d’abord, l’auditeur assidu constatera d’entrée de jeu que Sacrilegium a évité l’erreur que bien des groupes font en retravaillant leurs œuvres du passé, soit de trop polir le son et d’en tuer ainsi tout le caractère particulier. Effectivement, le groupe s’est contenté avec raison de corriger seulement les lacunes de la production de l’opus original, soit une basse et une batterie beaucoup trop étouffées. En résulte donc une appréciation améliorée de la musique contenue sur une galette où Suclagus (chant, guitares, claviers), Nantur Aldaron (chant, basse) et Thoarinus (batterie) nous présentaient en 1996 , un Black Metal païen particulièrement abouti caractérisée par des pièces aux structures plutôt variées pour le genre, conduites par de superbes mélodies de guitares et de claviers surplombées par un vocal râpeux déclamé exécuté avec aplomb et des voix claires aux qualités souvent incantatoires. La production, bien qu’améliorée, conserve donc le côté sale, notamment en ce qui à trait au caractère organique et sans compromis de la batterie, nécessaire à la splendeur occulte et mystique du Black Metal de l’époque. Le groupe a donc su conserver ce qui faisait le charme originel de cet album, quitte à oublier quelques défauts, comme un chant clair pas toujours juste et un son de caisse claire un peu sourd et agaçant par moment. Qu’à cela ne tienne, l’excellente musique du groupe revampée avec une rénovation sonore très appropriée accentuera le caractère intemporel de l’œuvre et permettra certainement à Sacrilegium de se faire découvrir ou redécouvrir.
En somme, la formation polonaise frappe droit dans le mille avec une réédition d’un album presque dans la vingtaine qui aurait eu toutes les raisons de se retrouver aux côtés des grands classiques du genre. Avec une production juste assez rééquilibrée pour corriger les lacunes principales de l’originale tout en conservant le charme de celle-ci, Sacrilegium réussira sans doute le pari d’aller rechercher ses adeptes d’antan tout en allant chercher de nouveaux fidèles. Il reste à voir ce que la troupe nous réserve à l’avenir.
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Lex Ivian | Mai 16, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

GosT
Behemoth
Blood Music
2015
Liste des pièces:
«Beyond»
«Genesee Avenue»
«Night Crawler»
«Master»
«Reign in Hell»
«Tongue»
«Without a Trace» (feat. Hayley Stewart)
«Ripper 0»
«Bathory Bitch»
«Sacrament»
«Behemoth»
«Reign in Hell» (Dance with the Dead remix)
«Behemoth» (Perturbator remix)
Démons et années 80
L’une des raisons pour laquelle j’écris des textes pour Ondes Chocs, c’est que je ne sais jamais sur quel genre de musique je vais tomber. Dernièrement, Lex m’a fait découvrir des groupes totalement éclatés. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est loin de ce que je m’attendais. Quand j’ai eu le lien pour télécharger l’album, je croyais que c’était du Black ou du Death métal. Bien franchement, avec un nom de groupe comme GosT et un titre d’album comme «Behemoth», je m’attendais à une symphonie d’instrument électrique. À ma grande surprise, j’ai plus eu droit à un concert d’instrument électronique aux saveurs de synthétiseur des années 80. GosT est un projet solo finlandais de Baalberith qui semble est très confortable avec tout ce qui tourne autour de la démonologie. La pochette de l’album montre un squelette vêtu d’un manteau noir qui semble se faire éclater la tête et qui tient une croix à l’envers, entouré de ce qui ressemble à de la vitre cassée.
Quand j’ai commencé l’écoute de l’album, je n’aurais jamais pensé écouter de la musique électronique. En plus, un style très particulier à lui. Tout commence de manière très agressive, tout en restant dans la palette du synthétiseur. L’une des choses que j’apprécie beaucoup de cet album est que je n’ai pas la sensation que je change de «track». Je m’explique. La plupart du temps, quand j’écoute un album, je sens très bien les débuts et les fins de chaque piste. Avec cette album-là, je n’ai pas cette impression-là mais plus la sensation de l’évolution musicale d’une œuvre. Malgré le fait que les pièces se ressemblent et que oui la musique électronique est une musique qui se répète, ce n’est pas fait n’importe comment. Il a su faire varier ses pistes.
Au début, j’ai essayé de trouver le lien entre sa fascination des forces obscures et sa musique. J’ai souvent associé ce type de musique (synthé-électronique) aux films des années 80. Ironiquement, après la première écoute, j’avais une folle envie d’écouter des films de série B ou le chef d’oeuvre «Métropolis» ou encore partir à la conquête du monde habillée en super héros. Après plusieurs écoutes et quand l’album avance vers la fin, j’ai plus entendu les sons stressants et les ambiances étranges qu’il a voulu véhiculer. Les dernières pièces par exemple, m’ont beaucoup fait penser au groupe E Nomine (Groupe Allemand d’industriel avec des chants grégorien). La différence avec le groupe Allemand, c’est qu’on comprend bien que ce n’est pas des prières, mais plutôt des rites sataniques en hommage aux démons. L’une de mes favorites est «Behemoth». Elle est très agressive avec parfois des moments de musique stridente et elle a beaucoup de variation musicale.
Personnellement, cet album est rendu dans mon Ipod et je l’écoute fréquemment. Je n’ai peut-être pas dit grand chose sur le sujet, mais c’est un personnage qu’il faut découvrir par soi-même. C’est le genre d’album que tu peux écouter en te réveillant le matin ou pour aller faire de la route. Si vous êtes fans de musique des années 80, avec un brin d’agressivité, c’est une découverte pour vous surtout que l’album se télécharge à votre prix sur leur bandcamp.
Marie-Noëlle
by Marc-Andre Jobin | Mai 14, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Vermord
«Dawn Of The Black Harvest»
Grimoire Records
Avril 2015
Liste des pièces:
«Disciples of Shakhbûrz»
«Plagued Eyes from the Scrolls of Xafmirtas»
«Ophite Cultus Satanas»
«Encrimsoned Baptism»
«Derodidymus»
«Dark Harvest»
Comme pour tout le monde, il arrive qu’un ami me suggère d’écouter tel groupe qui m’est inconnu mais qui pourrait éventuellement m’intéresser et me faire devenir fan par la suite. La question qu’on se pose tous lorsqu’on écoute un groupe suggéré par quelqu’un est: est-ce que je vais aimer ça? Certains cas où je n’ai pas apprécié ce que j’ai entendu et d’autres qui m’ont fait dire: comment ça se fait que je n’ai pas entendu parler de ce groupe avant? Lex, mon collègue responsable de la gestion des albums promos qu’on reçoit à Ondes Chocs, m’a suggéré une écoute de Vermord, groupe de blackened/death métal qui vient du Maryland aux États-Unis. Il a été formé en 2013 et il est composé de cinq membres, dont un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un joueur de batterie. Depuis environ un mois, le groupe a sorti sa première offrande qui s’intitule «Dawn Of The Black Harvest» via le label Grimoire Records. Voyons à quoi ressemble ce premier EP.
Tout d’abord, le groupe débute avec une pièce intro, «Disciples of Shakhbûrz», qui dure un peu plus d’une minute pour nous mettre dans l’ambiance sombre et ténébreuse de leur musique, et qui introduit parfaitement ce à quoi on doit s’attendre de ce groupe. Dès que la pièce suivante, «Plagued Eyes from the Scrolls of Xafmirtas», a démarré, j’ai tout de suite senti les grandes influences du groupe qui sont Behemoth, Dark Funeral, Dissection et même un petit côté d’Anorexia Nervosa. Un peu plus tard, j’ai pu sentir un côté à la Emperor et à la Nile. Des influences très intéressantes en partant. Mais surtout pour les mélodies qui sonnent beaucoup comme si Dark Funeral les avait enregistrées pour un album. alors que certaines mélodies peuvent ressembler à ce que Dissection fait également. La musique est non seulement mélodique, mais elle est aussi très sombre et sauvage tout en variant leurs compositions. Ce que j’apprécie de leurs compositions, c’est que les membres vont droit au but. Leurs chansons ne sont pas trop compliquées et ne traînent pas en longueur. Au niveau du vocal, ça me fait beaucoup penser au chanteur Emperor Magus Caligula, anciennement chanteur de Dark Funeral, ce qui me plait en général.
On sait que c’est à la mode que des groupes reprennent ce que les groupes de stoner/doom faisaient dans les années 70, mais qu’un groupe de black métal nous fasse revenir 15-20 ans en arrière sur ce qui se faisait de mieux, j’avoue que je n’en ai pas entendu des tonnes. Je sais bien que c’est un EP, mais les vingt minutes m’ont paru très courtes et mon appétit de musique n’était clairement pas satisfait. Mon coup de cœur de l’album revient à la chanson «Dark Harvest», soit la dernière du EP.
Au niveau de la production, c’est très bien pour un groupe underground. Une qualité qui équivaut les groupes de black métal renommés durant les belles années. Ce qui est très bien avec cette production, c’est qu’on entend très bien tous les instruments de musique. Personne n’embarque sur l’autre et je crois que c’est un point très positif de cet album.
En conclusion, Vermord a produit un EP fort intéressant. Par contre, la durée de vingt minutes ne m’a pas satisfait dans le sens que j’aurais voulu entendre un peu plus venant du groupe mais c’est leur première parution alors soyons patient. J’imagine que je vais devoir attendre un prochain EP ou un album complet pour satisfaire mon appétit d’écouter plus et encore plus venant d’un groupe qui a un bon potentiel.
8,5/10
Marc-André Jobin