Gothic Music Orgy vol 1

 

Une orgie de musique «GOTHS»

Dernièrement, j’ai eu la chance d’écouter la nouvelle compilation «Gothic Music Orgy vol. 1» de darkTunes Music Group, label de l’Allemagne qui s’est donné comme mission de faire connaître la musique Rock, Metal, Industrial et Electronic. D’ailleurs, il a également fait paraître la compilation «The Battle of Metal vol 1» plus tôt cette année et vous pouvez lire ce que mon collègue Marc-André avait à en dire en cliquant ce lien.

Donc, voici une compilation de musique gothique. Ce qui m’a mené à me poser ainsi qu’à mes amis, la question suivante: Qu’est pour nous la musique goth? Je ne croyais pas que cette question stimulerait un débat sur mon mur facebook mais ce fut le cas. Naturellement, nous n’avons pu trancher la question mais la tendance des réponses semblait aller dans le sens de: Tout dépendamment de comment tu tripes sur le style gothique, tu vas aimer différents styles de musique. Pour certains puristes, le style de musique gothique s’arrête au Dark Wave et à l’Industrial et pour d’autres, tu peux y mettre plusieurs genres différents comme l’Alternative, l’Electro, le Metal, etc. Je crois justement que la vision de darkTunes est la suivante: tu ne peux pas encourager qu’une seule sorte de musique, tu te dois d’aller chercher tout le monde. Autant pour la vente d’album que pour encourager le plus de monde possible. C’est justement la beauté de faire une compilation de cinquante chansons totalement différentes permettant de présenter 50 groupes.

Faire une compilation de genres musicaux différents est à la fois génial et à la fois dangereux. Même si tu gardes la même ligne directrice tout le long de tes choix musicaux, tu peux malheureusement perdre une certaine constance dans tes choix. Je suis une fille de compilation(!). J’en ai écouté des dizaines de différentes. J’adore ça car la plupart du temps je découvre de nouveaux noms, de nouveaux mélanges musicaux et je développe mon ouverture devant le magnifique éventail que peuvent nous donner différentes cultures. Ça c’est le beau côté. Le mauvais côté, c’est qu’il y a souvent tellement de choix dans ce contexte qu’il est impossible de plaire à tout le monde. Comme mentionné plus haut, si on exclut la vision des puristes, la musique gothique peut contenir tellement de sortes, de genres différents qu’il peut être compliqué de garder une constance dans l’évolution d’une compilation.

Voilà donc la portée de ma réflexion avant d’appuyer «Play» et voici ce qu’a donné mon écoute de «Gothic Music Orgy vol. 1». Premièrement, cinquante chansons pour une compilation, je trouve que c’est beaucoup. Pour ma part, c’est la première fois que j’écoute autant de musiques différentes en succession. J’adore écouter de la musique pendant une longue période mais ici, il y a trop de divergences pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Je comprend l’idée d’une orgie musicale et cela est très apprécié. C’est le fun d’avoir plein de choix quand tu paies pour de la musique. Mais bon, personnellement, j’aurais regroupé les différents genres musicaux en plusieurs compilations distinctes ou à tout le moins regroupé les pièces selon une progression différente sur la compilation. J’ai trouvé cela très étourdissant car parfois, ça passait de l’Indutrial au Metal en passant par l’Alternative et j’ai fini par perdre l’intérêt pour certains groupes. Si la compilation avait été regroupée en trois volumes différents (ou en trois blocs sur la compilation), je crois qu’elle serait plus facile à écouter. Et je dois mentionner que ça m’a rappelé que ce qui me plaisait des compilations plus constantes est qu’on pouvait s’en servir directement sans avoir à skipper de pièces, comme mix de party maison lorsque le DJ prenait un break.

Maintenant que je vous ai donné mon l’impression générale de mon écoute, voici rapidement ce qui m’a interpelé. J’ai commencé à vraiment apprécier la compilation à partir de la pièce numéro six «Raiding Party» de Stoppenberg. Mon coup de cœur est la pièce qui suit, «Retina» (Darktunes Mix) de Shiv-r. Il y a une pièce qui m’a marqué soit «Venom» de Bäd Influence. Je ne sais pas si j’ai halluciné mais il me semble avoir entendu du didgeridoo. Pour une pièce à saveur Heavy Metal, je n’aurais jamais pensé entendre cet instrument. C’est une excellente idée. J’ai vraiment apprécié que Der Bassstimmführer, avec leur titre du même nom, complétait la compilation. J’ai découvert ce groupe dernièrement, justement suite à un envoi promo de darkTunes, et je l’écoute souvent. Si leur pièce vous plaît, je vous invite à cliquer ce lien pour lire ma revue de leur album et en découvrir plus à leur sujet.

Donc en général, c’est une excellente compilation que je reclasserais sur mon Ipod en trois blocs distincts: Metal/Alternative/Pop; Industrial/DarkWave; et Electronic/Autre. Selon moi, je vais avoir une meilleure constance dans mon écoute et ainsi une meilleure appréciation des différents groupes. La plus belle qualité de cette compilation est qu’ils ont réellement regroupé cinquante dérivés de la musique gothique. Il y en a pour tous les goûts. Il n’y a qu’une seule pièce que je n’ai pas aimée du tout. Je trouve que sur cinquante, c’est un excellent résultat.

Pour les fans de musique Gothic Metal, Industrial, Dark Electro, Futurepop, Alternative, DarkWave, SynthPop, BatCave, Heavy Metal et j’en passe, cette compilation est parfaite pour vous. Il y a beaucoup de talents à découvrir. La compilation est en vente depuis le 15 mai 2015 sur Itunes ou sur Amazon. Je laisse maintenant la parole à Lex sous le lecteur pendant que vous écoutez «Retina» de Shiv-r.

Marie-Noëlle Anctil

 

Premièrement, je ne répèterai pas ce que Marie nous dit plus haut à propos de la musique gothique et le format de la compilation et soulignerai que je suis d’accord avec ses réflexions. La progression d’un album et son appréciation dépend de l’atmosphère créée et les écarts brusques brisent celle-ci et fait que je ne sens pas que j’apprécie certaines pièces à sa juste valeur ou pour ce qu’elle est. Enfin ceci étant réglé et compris, j’ai donc fait l’exercice d’écouter les pièces à ma guise et non selon l’ordre de la compilation. Je peux maintenant passer aux pièces de la compilation.

Comme mentionné, il y a plusieurs genres et j’ai eu comme un feeling de revisiter en mode «random» l’évolution de Prodigy – si on oublie les pièces gothmetal, le seul genre non visité par ceux-ci. Et oublier les pièces gothmetal s’est avéré le cas, je n’ai pas accroché sur les quelques pièces gothmetal de la compilation bien que je sais que les fans de HIM, Avenged Sevenfold ou encore du soundtrack du film «Queen of the Damned» y trouveront leur compte.

Ainsi si je reviens à mon feeling Prodigy, la compilation couvre la première période du groupe, celle de «Experience» (1992) avec plusieurs pièces technorave. Dans le genre, j’ai bien aimé le remix par Roman Magpie de «Polaris» de Ginger Snap5, «A light» de BlutKraftFace your fears» de Kryonix, «One man» de Annoyed, «Goldener schwanz» de Perversion Index et «Melody overload» de SynthAttack.

Vous êtes fans de leur période «Fat of the Land» (1997) plus Industrial/Darkwave. Moi aussi. J’ai donc plus trippé sur des pièces comme «Raiding Party» de Stoppenberg, «Retina» (darkTunes mix) de Shiv-r (ma préférée de la compilation aussi) et «Paincrusher» de Insectrum et son côté Godflesh.

Vous allez pouvoir faire la danse du robot avec «Don’t fear the beast» de Basszilla qui, avec ses petites passes qui m’ont rappelé Kraftwerk, aurait pu très bien se retrouver au côté de «Girls» sur l’album retour de Prodigy, «Always Outnumbered, Never Outgunned» (2004).

Voici en vrac le reste de celles qui m’ont interpellé,

«Casting light» de Seelennacht et «Piratentanz» de Desastroes avec leur musique qui aurait bien fait avec Blutengel et Joy Division,
«Mine» de Everpresent qui m’a fait penser à Spahn Ranch et «Venomous» de Shadow System qui sont dans un style technofunky;
«Redemption» de T3rr0r 3rr0r qui offre un mélange pas mal cool de bit-core, drum’n bass et trip hop avec à un moment donné des vocaux rappés pour ceux qui trippent sur le lounge et veulent une approche fraîche;
Les trois pièces gothambiant qui se suivent que j’ai appréciées en bloc: «Reason» de Omnimar, Devil-M et sa pièce de piano «I am God» (Attention leur album est pas mal différent et je vous en parlerai bientôt) et la planante de «Gone together again» de Studio X vs Simon Carter;
Mention au solo en trémolo de violon dans la pièce de piano «Deep down inside you need love» de Heaven Your Arms et aussi pour le didgeridoo dans «Venom» de Bäd Influence;
Attention à «Self animation Process» de Shear Faith et le Extize Dirt-E remix de «Danceslut» de Nano Effect qui revisitent le style de Atari Teenage Riot;
«Kind aus staub» de Last Satanic Divine et son côté Rammstein;
«Somehow» de Violet Light Syndrome qui, avec son côté pop, m’a rappelé «I can’t love without you» d’un de mes groupes favoris Technikult of Flesh;

Vous pouvez donc lire avec cette énumération que la compilation en offrent pour tous les goûts tant que vous aimez le noir surtout sous les blacklights. Que ce soit les sons synthétisés pilonnant comme des pistons qui vous attirent ou des trucs plus atmosphériques qui mettent l’emphase sur des émotions darkgoth particulières, la compilation a tout ça. Je vous rappelle que les liens pour commander la compilation sont plus haut. Bonne découverte!!

Lex