GosT - Behemoth

 

GosT

Behemoth

Blood Music

2015

Liste des pièces:
«Beyond»
«Genesee Avenue»
«Night Crawler»
«Master»
«Reign in Hell»
«Tongue»
«Without a Trace» (feat. Hayley Stewart)
«Ripper 0»
«Bathory Bitch»
«Sacrament»
«Behemoth»
«Reign in Hell» (Dance with the Dead remix)
«Behemoth» (Perturbator remix)

 

Démons et années 80

L’une des raisons pour laquelle j’écris des textes pour Ondes Chocs, c’est que je ne sais jamais sur quel genre de musique je vais tomber. Dernièrement, Lex m’a fait découvrir des groupes totalement éclatés. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est loin de ce que je m’attendais. Quand j’ai eu le lien pour télécharger l’album, je croyais que c’était du Black ou du Death métal. Bien franchement, avec un nom de groupe comme GosT et un titre d’album comme «Behemoth», je m’attendais à une symphonie d’instrument électrique. À ma grande surprise, j’ai plus eu droit à un concert d’instrument électronique aux saveurs de synthétiseur des années 80. GosT est un projet solo finlandais de Baalberith qui semble est très confortable avec tout ce qui tourne autour de la démonologie. La pochette de l’album montre un squelette vêtu d’un manteau noir qui semble se faire éclater la tête et qui tient une croix à l’envers, entouré de ce qui ressemble à de la vitre cassée.

Quand j’ai commencé l’écoute de l’album, je n’aurais jamais pensé écouter de la musique électronique. En plus, un style très particulier à lui. Tout commence de manière très agressive, tout en restant dans la palette du synthétiseur. L’une des choses que j’apprécie beaucoup de cet album est que je n’ai pas la sensation que je change de «track». Je m’explique. La plupart du temps, quand j’écoute un album, je sens très bien les débuts et les fins de chaque piste. Avec cette album-là, je n’ai pas cette impression-là mais plus la sensation de l’évolution musicale d’une œuvre. Malgré le fait que les pièces se ressemblent et que oui la musique électronique est une musique qui se répète, ce n’est pas fait n’importe comment. Il a su faire varier ses pistes.

Au début, j’ai essayé de trouver le lien entre sa fascination des forces obscures et sa musique. J’ai souvent associé ce type de musique (synthé-électronique) aux films des années 80. Ironiquement, après la première écoute, j’avais une folle envie d’écouter des films de série B ou le chef d’oeuvre «Métropolis» ou encore partir à la conquête du monde habillée en super héros. Après plusieurs écoutes et quand l’album avance vers la fin, j’ai plus entendu les sons stressants et les ambiances étranges qu’il a voulu véhiculer. Les dernières pièces par exemple, m’ont beaucoup fait penser au groupe E Nomine (Groupe Allemand d’industriel avec des chants grégorien). La différence avec le groupe Allemand, c’est qu’on comprend bien que ce n’est pas des prières, mais plutôt des rites sataniques en hommage aux démons. L’une de mes favorites est «Behemoth». Elle est très agressive avec parfois des moments de musique stridente et elle a beaucoup de variation musicale.

Personnellement, cet album est rendu dans mon Ipod et je l’écoute fréquemment. Je n’ai peut-être pas dit grand chose sur le sujet, mais c’est un personnage qu’il faut découvrir par soi-même. C’est le genre d’album que tu peux écouter en te réveillant le matin ou pour aller faire de la route. Si vous êtes fans de musique des années 80, avec un brin d’agressivité, c’est une découverte pour vous surtout que l’album se télécharge à votre prix sur leur bandcamp.

Marie-Noëlle