by Marryah Noch Mulligore | Juil 19, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

KING HEAVY
«King Heavy»
Cruz Del Sur Music
18 Septembre 2015
*English version follows
Avec un nom de groupe comme KING HEAVY, on aurait pu s’attendre à ce que la formation chilienne/belge existe depuis un bail. J’avais en quelque sorte cru avoir déjà entendu ces gars-là avant, même si j’étais assis avec leur premier album pour travailler sur cette revue.
Musicalement parlant, je peux pas dire que j’entends des trucs bein originaux mais dans le cas du epic doom (j’utilise le terme de façon très lousse dans ce contexte), rebrasser le passé peut faire des merveilles quand c’est bien fait… et en fait, j’ai entendu ce groupe auparavant, dans littéralement des centaines d’incarnations différentes autour du globe – et je suis toujours heureuse de découvrir un autre cercle qui connaît ce genre assez bien pour lui accorder le respect qu’il mérite. Des influences à la newschool Candlemass sont mises de l’avant sans gêne et de façon flagrante, et je félicite cet hommage puisqu’il est très sincèrement dévoilé.
Ces gars-là savent créer du momentum et des hooks savoureux mais mon reproche principal est que ça pas pris grand temps avant que je constate leur tendance à vouloir élaborer un peu trop sur leurs chansons quand ils auraient été mieux de garder ça compact au lieu d’étirer la sauce excessivement pour le kick de sonner plus abstrait. Question d’illustrer mon point un peu mieux, j’vais expliquer que ce genre de compositions est typiquement formé de quatre minutes de musique à la structure claire et aux couplets engageants, des transitions mémorables avec des licks qui ont de la viande après l’os et des refrains qui nous font nous demander si on a vraiment d’affaire à se plaindre d’un autre album qui worship «Born again»… suivi de deux minutes incroyablement déroutantes et franchement ennuyeuses de radotage ambiant fortement introspectif qui vient ajouter une pincée de surnaturel dans un paysage qui est déjà suffisamment et efficacement invoqué par la substance même de la chanson sans qu’ils aient besoin d’une gimmick saupoudrée sur le dessus pour attirer la curiosité et retenir l’attention.
Tout cela fait en sorte que l’album est rapidement dépouillé de son impact direct (considérant le fait que toutes les pièces contiennent ces moments paralysants qui s’étirent à perte de vue) et mon attention avait tendance à finir par s’évaporer steady. En plus, le chanteur aurait eu intérêt à pratiquer plus avant les sessions d’enregistrement et je dis ça par amour et reconnaissance envers sa sous-utilisation de la gamme vocale à sa disposition, qui malheureusement sonnait usée et «off-key» durant de longs passages de ces tracks. Je salue pourtant son style et son charisme, mais ne saurais trop insister sur le fait que ce genre est très impitoyable en termes de donner au chanteur une abondance de théorie à creuser- et ça exige tout autant des exercices d’échauffement à travailler sans modération. Je suis convaincue que sur leur prochaine parution, l’accent sera davantage mis sur l’importance de ce que je viens de mentionner. Les «building blocks» sont déjà là, tout ce qui manque c’est une augmentation du focus et de recherche d’individualité assez tête forte pour définir vraiment qui ils sont dans cette scène qui ne manque pas de compétiteurs.
Je suis curieuse d’apprendre à mieux connaître ces gars-là, puisque ce premier album n’en révèle pas tout à fait assez pour que j’aie une quelconque impression claire.
Noch la Décapiteuse
With a band name like KING HEAVY, you’d expect this Chilean/Belgian unit has been around for quite the long haul. I’d somehow expected I’d heard these guys before, regardless of the less than deniable fact that I was sitting with their self-titled debut as I worked on this review.
Sonically speaking, I can’t say I am hearing vastly original elements, but in the case of epic doom (I use the terms loosely in this context), a rehash of the past does work wonders when it’s being executed correctly- and thus, I -actually- have heard this band before, in literally hundreds of different incarnations from around the globe- and I’m still fucking happy to discover another circle that knows this genre well enough to grant it the respect it deserves. Newschool CANDLEMASS influence is being waved around in a shamelessly blatant manner here, and I applaud this tribute, considering it’s very sincerely unveiled in plain sight.
These dudes know how to create momentum and tasty hooks, my one complaint being that I struggled little to manage to pinpoint their tendancy to want to elaborate further on songs that would’ve been more effective in a compact format, rather than long-winded and abstract for the sake of it. To further illustrate my point, I will explain that this type of track is typically comprised of four minutes of clear structure including very engaging verses, unforgettable bridges chock-full of meaty licks, and choruses that get you thinking again about »not needing » one more album that worships «Born Again»- followed by two incredibly perplexing and frankly endlessly boring minutes of strongly introspective ambient drivel that strives to add a pinch of »eerie » to a landscape that is already sufficiently and effectively invoked by the actual substance of the song, without -truly- needing a gimmick sprinkled on top to be noteworthy and capable of a commandable staying power.
The result is that this record is stripped of its straightforward nature very early on (considering most tracks do include this type of a paralyzing passage), and that got my attention to drift- added to the fact that the vocalist should have dedicated himself to rehearsing more before the studio sessions, and I say that with true love and recognition for the underused power of his range, which unfortunately sounded worn out and not very on-key for the duration of numerous parts of those pieces. I do salute his style and charisma, but would strongly stress the fact that this genre is very unforgiving in terms of giving a singer plenty of theory and demanding warm-up exercises to work on, and I am confident that on the upcoming release, more emphasis will be brought to the importance of this fact. The groundwork is already laid for this band to bring solid material to the table, all it takes is an increased focus and stubborn individuality to truly define what they are about in this very crowded scene.
I am excited to get to know them better, since this debut does not reveal quite enough for now.
Noch la Décapiteuse
by Marryah Noch Mulligore | Juil 17, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

CRADLE OF FILTH
«Hammer of the Witches»
Nuclear Blast Records
2015
*English version follows
C’est pas un secret que je déteste les gimmicks. Ce fait ne peut être pertinent que lorsque l’on parle de groupes qui perdent leur focus afin de suivre cette voie stupidement égocentrique qui fige un gros chunk de leur productivité, sacrifiant le véritable dévouement envers l’importance du son, envers ses racines fermement plantées qui finissent par être négligés et finalement oubliés, et tout ça à partir d’un besoin désespéré d’avoir une gratification immédiate de leur image autoproclamée. J’ai parlé de ce problème à plusieurs reprises, parce que dans mon livre, vous ne devriez pas avoir à vouloir maquiller quelque chose qui est déjà brillant et suffisamment représentatif; pas quand cette décision vous mène à oublier vos tripes.
Je ne dis pas CRADLE OF FILTH a entièrement oublié comment ils ont commencé. Mais je peux dire que ça a été une tâche ardue de vouloir vraiment suivre leur ligne de pensée quand ils ont amené leur style de métal à l’extrême où il était difficile de les associer à leurs travaux antérieurs et de comprendre l’évolution de leur dégringolade temporaire; cette dernière pour moi tenant à la nécessité importante qu’ils semblaient exprimer d’être plus largement accessible. J’ai eu quelques difficultés à repérer cette urgence revigorante dans la structure des chansons et d’album en album, l’originalité était rare à un point où je la sentais sous étroitement surveillance. Leur folie insouciante d’antan semblait consciemment mis en cage.
Sur «Hammer of the witches», c’est loin d’être le cas. La bête est effectivement libérée de nouveau aux oreilles de tous.
Pour commencer, ces chansons sont infusées d’une dose massive de black metal. La vitesse et les motifs abstraits de drum franchement pognant sont associés avec les plus beaux leads de guitare et basse que j’ai entendu sur un album de Cradle of Filth depuis des années. Ce genre de riffs frappe d’aplomb et fait qu’on veut encore plus de ces doses d’adrénaline. J’entends également les influences orageuses du oldschool death-thrash dans la façon dont les riffs contrastées sont lacés avec une nécessité pure et véritablement dépouillée de faire rage.
Ça me ramène aux premiers jours de la formation quand elle ne se mettait pas de pression pour fitter dans un moule ou une formule. Ici, elle nous montre son essence. Elle met ses tripes sur la table en restant quand même séduisante dans sa noirceur aux allures cinématiques qu’elle n’aurait jamais vraiment passé proche de perdre si elle avait continué à créer le type de chaos qu’elle offre ici.
Le point semble réglé, ils sont de retour. Je me suis ennuyée d’eux.
Noch la Décapiteuse
It is no secret that I detest gimmicks. That fact may only be relevant when speaking of bands that lose their focus in order to follow that mindlessly self-centered banter that is seizing up a generous chunk of their productivity, sacrificing true dedication to the importance of sound and its organic, firmly-planted roots that end up going neglected and eventually forgotten for the sake of immediate gratification of a desperate need for a self-appointed image. I talk about this type of issue plenty, because in my book, you shouldn’t need to want to »embellish » something that is already brilliant and sufficiently self-representative; not when that decision gets you to forget who you bleeding are.
I am not saying CRADLE OF FILTH entirely forgot how they first started- it remains very factual, however, that for the last few years, it’s been a daunting task to truly want to follow their train of thought as they took their brand of metal to extremes where it was difficult to associate them to their earlier works and comprehend the progression of their temporary downfall- the latter, to me, is represented by the significant need they seemed to express that went along the lines of being more broadly accessible. I had some difficulty pinpointing any invigorating urgency in their song structures and from album to album, originality was scarce to a point where it felt too closely self-monitored. Their carefree madness of yore seemed consciously caged.
On «Hammer of the Witches», it’s far from being the case. The beast is actually freed for all to witness again at last.
For starters, those songs are infused with plenty of black metal regalia. Speed riffage and frankly moving abstract flourishes in the drum patterning are coupled with what I would essentially call the most grippingly beautiful guitar and bass leads I’ve heard on a Cradle of Filth record in decades. Those types of melodies simply grip the back of your throat and yank your head back so you keep wanting to return to them for another one of those gorgeous adrenalin fixes. I am also hearing the tempestuous and strongly tempermental influence of oldschool death-thrash in the mode of thought around how the contrasting riffs are laced together with a genuinely stripped down type of a sheer need to rage on.
That also brings me back to the early days of this band, when they didn’t pressure themselves to fit any mold or formula. Here, they show us their core. They put their guts on the goddamned floor, while remaining seductively dark and cinematic in a way that was never truly in danger of being lost on them, even if they had kept on creating their very own brand of chaos throughout the times, as they are now.
Case in point, they’re back. I did miss having them around.
Noch, La Décapiteuse
by Marryah Noch Mulligore | Juil 16, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

BLACK TONGUE
«The Unconquerable Dark»
Century Media
4 September 2015
*English version follows
Basé au Royaume-Uni, ces pourvoyeurs de haine nommé BLACK TONGUE présentent une démonstration particulièrement éblouissante de «Fuck you Attitude» sur cette parution, en ce sens qu’ils font redécouvrir la force de tous les sous-genres de core qui existent (hardcore, deathcore, et leur auto-proclamé doomcore). Il est facile de commencer à apprécier cette formation dans un contexte comme celui-ci, compte tenu que rien passe même proche d’être trendy, pré-fabriqués, ou pré-médités venant de ces mecs.
Il y a une sincérité organique dans la façon dont les morceaux sont très schizophréniquement construits et je pense que la définition de l’identité du groupe a fleuri d’une manière inattendue avec la direction de leurs jams, et de cet album dans son ensemble. Ça se sent. Le résultat est une prestation très personnelle d’agression passionnée qui vous rattle d’une manière qui répond aux envies legit d’une sonorité réconfortante, torride et explosive qui permet de se purger des tensions excessives. C’est, après tout, à ça que toute cette partie de la scène devrait toujours servir. Ces gars-là ont catché ça assez vite.
Un sentiment rasoir-sharp et profondément troublant de composer des concoctions pertinentes tout en marchant sur un fil, crée une ambiance qui fend la chair. Personnellement, je n’ai pas entendu ce type de démonstration froidement calculée et obsédante nous débilitant progressivement sur un release hardcore depuis «Wormwood» de The Acacia Strain en 2010. Déjà cela devrait garantir que vous allez embarquer sans retenue dans l’expérience d’écoute. Ajoutez à cela l’assaut auditif victorieux causé par la rencontre de la dissonance délicieusement lourde du stoner rock avec le blackcore donnant une identité aux riffs, des motifs de batterie déferlant brutalement hors de contrôle tel un rouleau compresseur, des voix déchirantes et des licks de basse languissants, et vous avez une idée générale de ce que vous aurez dans les oreilles.
Ça va être tricky de s’asseoir avec ça et ne pas vous sentir heureux de vous faire défoncer la face. Les aspirations sadiques qui grossiront en vous avec chaque respiration à mesure que vous vous gavez de ce type de rituel aura pas de problème à vous en faire demander plus. Par contre, si seulement les breakdowns étaient moins un dénominateur commun bien défini dans l’ensemble de la construction des tracks, et si l’identité amené par le riffage (avec son efficacité unique et tordue véritablement addictive) pouvait prendre plus d’espace sur leurs tabs, mon trip serait fortement augmenté. Je suis tout à fait certaine que je ne vais pas être laissée sur mon appétit longtemps parce que je suis sûr que cette gang-là est prolifique et naturellement productive, étant donné la nature spontanée des remarquablement excellentes compositions de l’album que j’ai sous la main.
Noch la Décapiteuse
UK-based hate purveyors BLACK TONGUE come up with an especially dazzling display of Fuck You behavior on this release, in the sense that they make one rediscover the strength of all core sub-genres that exist all across the board (hardcore, deathcore, and their own self-appointed take on doomcore). It is easy to begin to appreciate this band-wagon in a context such as this one, considering none of it sounds even remotely trendy, pre-fabricated, or pre-meditated coming from these dudes in particular.
There is an organic sincerity to the way the songs are very schizophrenically constructed, and I think the definition of the identity of the group has blossomed in an unexpected manner along with the direction of their jams, and of this full-length as a whole – it can be felt. The result is a very personal delivery of passionate aggression that will rattle you in a manner that will respond to legit cravings of comforting, raunchy, and explosive sonic grit that allows one to purge themselves of excess tension. It is, after all, what this whole area of the scene should’ve always been about- those lads catch the drift promptly.
A razor-sharp and profoundly unsettling sense of worthwhile cliff-hanger concoction coats these tracks, creating an ambience that slices through flesh. I personally haven’t heard this type of a coldly calculated and haunting display of progressively debilitating oomph on a hardcore release since THE ACACIA STRAIN‘s «Wormwood» back in 2010. This already ensures the capturing of one’s full dedication to the listening experience. Add to that the victorious aural assault of the delectably heavy dissonance of the stoner rock meets blackcore regalia type of an identity to the riff sections, a brutally out of control steamroller of a drum pattern sequence, pleading and searing vocals, and longing bass licks, and you got a general idea of what you’re in for.
It is genuinely tricky to sit with this and not appreciate getting your face quite literally melted off. The sadistic aspirations rising within you with every in-breath as you feast on this type of a ritual will simply make you lust for more. Now, if only staccato breakdowns were less of a well-defined common denominator in the general build of this group of tracks, and the identity-revealing riffage (with a unique and truly mind-bendingly addictive effectiveness) could take up more space on them tabs, my thrill would be significantly augmented. I’m quite certain I will not be left to that starvation long as I am sure this band is prolific and naturally productive, given the spontaneous nature of the remarkably excellent composition of the album at hand.
Noch la Décapiteuse
by Marc-Andre Jobin | Juil 14, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Feral
«Where Dead Dreams Dwell»
Cyclone Empire
29 mai 2015
*English version follows
Vers environ 2006, lorsque j’ai commencé à écouter et aimer plus régulièrement le death métal, le groupe que je préférais était Dismember, un des groupes de la première vague du death métal suédois avec Grave, Entombed et Unleashed, que je considère comme étant le Big 4 du death métal «old school» de la Suède. Ceci pourrait être un bon sujet à débattre. D’ailleurs, j’ai toujours aimé davantage la scène suédoise que la scène américaine dans le death métal. J’ai donc, comme des milliers de fans, été très déçu de la décision de Dismember de se séparer après un peu plus de 20 ans de carrière en 2011, l’année qui a marqué les 20 ans de leur premier album culte intitulé «Like An Ever Flowing Stream». Bref, si je vous parle de Dismember et un peu de la scène suédoise du «old school» death métal, c’est que je veux vous faire la critique de «Where Dead Dreams Dwell», le deuxième album du groupe suédois Feral, sorti cette année via le label Cyclone Empire. Feral, composé de quatre membres, dont un chanteur, un guitariste, un bassiste et un batteur, avait sorti son premier album intitulé «Dragged To The Altar» en 2011 sous le label Ibex Moon Records. Voyons voir à quoi on doit s’attendre avec leur deuxième album…
Musicalement, on ne se le cachera pas, et comme je l’ai indiqué dans mon introduction, Feral fait typiquement du death métal «old school» à saveur suédoise. C’est sûr qu’on peut se douter que ça manque un peu d’originalité, mais la formule gagnante est là tout de même. Les guitares me font penser à ce que Dismember et Unleashed faisaient, mais le groupe propose tout de même des riffs originaux où leur exécution est bien faite et font bouger la tête tout au long de l’album. Cependant, à mon avis, on entend trop la basse, qui a une présence très forte et qui enterre parfois la guitare tout au long de cet album. Les amateurs de basse sauteront probablement de joie en lisant ses lignes, mais sa trop forte présence gâche un peu l’œuvre du groupe.
Pour la voix, elle me fait beaucoup penser à celle de Lars-Göran Petrov d’Entombed (maintenant Entombed A.D.) avec un petit côté de celle d’Ola Lindgren de Grave. Je trouve que c’est un mélange très intéressant.
Pour la production, à quelques reprises, j’ai remarqué des irrégularités. Le son n’est pas tout le temps au même niveau de chanson en chanson ce qui est la principale faiblesse de cet album. Par exemple, sur certains passages où seule la guitare se fait entendre, le son va être plus élevé pour l’instrument, mais aussitôt que les autres instruments embarquent, le son est moins fort tout d’un coup. Et pour finir, comme je l’ai dit, la basse est trop forte dans le mixage et enterre parfois la guitare, ce qui est un peu fatigant.
En conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» est en quelque sorte un bel hommage à la première vague du death metal «old school» suédois avec son 43 minutes et 48 secondes. Certes, on a entendu ce genre de death metal à plusieurs reprises, mais n’empêche qu’on ne pourra pas s’empêcher de bouger la tête au rythme de la musique. Selon moi, ce n’est pas l’originalité qui a fait en sorte que cet album est moins bon, mais plutôt la production. Vous pouvez vous procurer l’album depuis le 29 mai dernier via le label Cyclone Empire.
Marc-André Jobin
Around 2006, when I began to enjoy and listen more regularly to death metal, my favorite band was Dismember, one of the bands of the first wave of Swedish death metal with Grave, Entombed and Unleashed, which I consider to be the Big 4 of the old school Swedish death metal. (This could be a good discussion topic) Besides, I always liked more the Swedish scene that the American death metal scene. Thus I, like thousands of fans, was very disappointed with Dismember‘s decision to call it a quit after just over a 20-year career in 2011, the year that marked the 20th anniversary of their «cult» first album «Like An Ever Flowing Stream».
The reason I talk about Dismember and the old school Swedish death metal scene is because I want to talk about «Where Dead Dreams Dwell», the second album of the Swedish band Feral released this year via Cyclone Empire. Feral, consisting of four members, including a singer, a guitarist, a bassist and a drummer, had released its first album titled «Dragged To The Altar» in 2011 via Ibex Moon Records. Let’s see what is to be expected from their second album…
Musically, I have to say it again though I did in my introduction, Feral is typically old school swedish death metal. Of course we can suspect that it lacks a little of originality, but the winning formula is there nonetheless. The guitars remind me of what Dismember and Unleashed did, but the band still offers original riffs well executed that had me headbanging throughout the album. However, in my opinion, the bass guitar is too loud in the mix and at times buries the guitar. Bass guitar lovers will probably jump up in joy reading these lines, but its strong presence just spoils the work.
On the vocal side, it reminds me of Lars-Göran Petrov from Entombed (now Entombed AD) with a small side of Ola Lindgren from Grave. I think it’s a very interesting mix.
For the production, a few times I noticed irregularities. The sound of the album is not all the time at the same level from song to song which is the main weakness. For example, on some passages where only the guitar is heard, its volume would be cranked up, but as other instruments gets involved, its sound gets weaker suddenly. And finally, as I said, the bass is too loud in the mix sometimes burying the guitar, which is a bit tiring.
In conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» is some kind of a tribute to the first wave of old school swedish death metal with his 43 minutes and 48 seconds. Certainly, I heard this kind of death metal several times, but be sure that we can’t help but headbang to the beat. To me, it is not the lack of originality of the composition that is the weak side to this album, but production. You can get the album now via Cyclone Empire.
Marc-André Jobin
by Marryah Noch Mulligore | Juil 13, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

MY HOLLOW
«On Borrowed Time»
Indépendant/Self-Released
Date de sortie: 31 Juillet 2015
Les bands de groove metal qui ont une sacro-sainte coche à péter, y’en manque pas, que ce soit aux US ou au Canada. PANTERA continuent à tous nous influencer à sacrer le bordel le plus possible en studio et sur les stages des festivals internationaux. Les Torontois MY HOLLOW se gâtent pas mal en ce sens sur ce premier album qui est hot on the trail de leur EP «Cold Dark Days». Y’a pas de doute, leur son va vous brasser. Ces gars-là sont confiants, déments, et hantés par leur quête d’un moyen véritablement efficace de se libérer l’esprit, chose qui est assez facile à remarquer, pour le meilleur et pour le pire, à travers la tracklist qui se retrouve ici.
Le problème, c’est un cossin dont j’avais déjà parlé dans ma dernière Décapiteuse. De la testosterone on overdrive, ça peut être une maudite bonne nouvelle quand l’album est empli de riffs réellement mémorables, plutôt que pris dans leur formule «choked in mid-thought» qui semble seulement servir d’ammo avec pour seul champ de tir l’unique but de sonner aussi brutal que possible. Je dis pas que ce mélange de thrash, hardcore, et nu-groove ne devrait pas être impulsif, bien au contraire mais j’apprécie davantage les moments où j’entends ce band reprendre son souffle et chiller vraiment dans leur créativité en finissant de développer une idée et en la peaufinant plutôt que quand ils décident de l’abandonner à mi-élan comme s’ils étaient en train de barrer des items sur une grocery list de manière systématique. Ça commence à être tannant en titi quand toutes les tounes se fondent l’une dans l’autre parce que le vocaliste refuse tout simplement d’exploiter son clean le peu de fois qu’il semble vouloir sortir de son permascream (qui change vraiment rarement de tonalité et qui ne présente aucune réelle subtilité d’intérêt notable) et ce, même si les riffs deviennent parfois un peu plus aiguisés et efficaces. Malgré la quasi absence de leads mélodiques vu le manque de réel espace pour les laisser respirer, ce genre de calcul aurait dû être prévu question de donner une réelle identité à chacune des tracks. Ce qu’on reçoit dans ce cas-ci est plutôt un album bon, mais qui manque de cran. Je sais que ces gars-là savent pousser plus loin. J’vais me remonter les manches quand ça arrivera parce que dans ce cas-ci j’arrive à m’emmerder assez rapidement.
Noch la Décapiteuse
There’s no shortage of groove metal bands which have a sacrosanct fuse to blow, either in the US or Canada. PANTERA continue to influence us all to stir shit as much as possible in the studio and on stage at international festivals. Fellow Canadians from Toronto, MY HOLLOW treat themselves in this sense on their first album which is hot on the trail of their EP «Cold Dark Days». There’s no doubt, their sound will shake you. These guys are confident, demented and obsessed with their quest for a truly effective way to free their mind, something that is quite easy to notice, for better and for worse, through the tracklist found here.
The main problem here is one I have already spoken of before. Testosterone on overdrive can be a damn’ good thing when the album is full of really memorable riffs, rather than taken as a formula «choked in mid-thought» that seems to be used as ammo with the sole purpose of sounding as brutal as possible, precise target shots being secondary. I’m not saying that this mixture of thrash, hardcore and nu-groove should not be impulsive, on the contrary, but I must also say that I appreciate more when they take a breath and really chill in creativity and finish to develop and refine an idea rather than when they decide to abandon it halfway through as if they were systematically crossing out items on a grocery list.
It’s getting on my nerves also when all the songs start to sound alike because the vocalist simply refuses to exploit his clean the few times he seems to get out of his permascream (which really rarely changes tone and shows no real subtlety of significant interest), eventhough sometimes the riffs get a little more sharp and effective. Despite the virtual absence of melodic leads given the lack of real space to let them breathe, this kind of calculation would provide a real identity to each of the tracks.
What we receive in this case is quite a good album, but which lacks of guts. I know these guys know how to push further. I’ll roll up my sleeves when it happens because here with this one I get bored pretty quickly.
Noch la Décapiteuse
by Marryah Noch Mulligore | Juil 12, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

ORGAN DEALER
«Visceral Infection»
Horror Pain Gore Death Productions
Date de sortie: 14 Juillet 2015
J’ai toujours eu un peu de difficulté à vraiment comprendre l’utilité des tounes de deathgrind qui durent entre quarante secondes et 1 minute trente. Ma raison est simple; quand je procède à l’écoute d’un album et que j’ai même pas le temps de vraiment caler dans une pièce et me laisser submerger dans son essence créative, j’ai juste pas la chance de «grasper» ce qui se passe pantoute et la dernière note a déjà été jouée. Je comprends bien que le but du deathgrind est de subitement fracasser le cerveau du bonasse utilisateur. Ceci dit, ça me tape sur les nerfs quand on parle de vraiment sonder l’identité d’un groupe, surtout quand c’est leur premier album et qu’il semble assez important de cerner le but de leur approche avant d’interpréter l’efficacité des résultats, sinon on se ramasse avec pas mal de bullshit qui relève du mythe et de l’art d’assumer quand on a réellement juste rien compris.
C’est une pas pire description de comment je me sentais initialement en me claquant ce monumentalement confus amas de riffs qui ont pris un certain temps avant de se disperser pour révéler l’identité d’ORGAN DEALER et me donner mon occasion inespérée de vous décrire un peu à quel genre de dudes on a affaire sur «Visceral Infection». Ça fait du bien d’y voir clair… surtout quand t’as pas un temps fou pour le faire.
Les tracks les plus longues qu’on a ici donnent dans le deux minutes. Celles-ci sont les plus révélatrices à mes oreilles car j’analyse assez automatiquement ce que j’entends en termes de technicalité, et très organiquement ce que ça m’apporte en termes de feel. Ce type de grind est dans le même ordre d’idées que le NAPALM DEATH oldschool (on oublie la nouvelle ère; vous n’entendrez pas d’influences de la scène death doom ici, c’est pas mal plus straight pipe). Plusieurs influences deathblack sont aussi au menu. Avec un peu de perspective, je peux affirmer que la réelle originalité du placement des patterns diversifiés de drumming ainsi que l’aspect bleak des mélodies tranchantes et sensuellement essoufflantes fait également un peu penser à ce qu’on aime retrouver sur un album récent de CATTLE DECAPITATION.
Le fait que ces gars-là soient capables d’être ambitieux dans la manière qu’ils utilisent les apprentissages découlant de leurs influences, ça les aide dans leur quête d’identité et ça indique qu’ils ont réellement l’intention de pas être paresseux avec leur package, même avec des tounes aussi «narrow» en termes de réelles possibilités. Je manque pas de respect pour ça. On remarque ce type d’intention surtout à la mi-album car en entrant, on se fait juste massacrer solide. En reprenant un certain équilibre, ces gars-là sont mauditement capables de nous sacrer un plan de guerre dans la face et nous faire suivre leur lead. Ça me met de bonne humeur et ça risque d’être pareil pour la majorité d’entre vous si vous aimez le métal extrême. Sinon, je ne promettrai pas que vous êtes prêts.
Noch la Décapiteuse
I’ve always had a bit of difficulty in really understanding the utility of deathgrind songs which last between forty seconds and 1 minute thirty. My reason is simple. When I listen to an album and don’t even have time to really sink in a song and let me submerge in its creative essence, I just don’t have the chance to grasp what happened before the last note has been played. I understand that the aim of deathgrind is to suddenly shatter the brain of the innocent listener. That said, it gets on my nerves when it comes to really probe the identity of a band, especially when at its first album and I think it’s fairly important to identify the purpose of their approach before interpreting the effectiveness of results. Otherwise I could write a lot of bullshit in an occult style plainly showing in an assume way I just don’t really get it.
This is not a bad description of how I initially felt confronted with this monumentally confused mass of riffs that took some time before clearing out a bit to reveal the identity of ORGAN DEALER and give me my unexpected opportunity to describe just what kind of dudes we deal with on «Visceral infection». It’s good to see clearly … especially when you don’t have a lot of time to do it.
The longest tracks here round up in about two minutes. These are the most revealing to my ears because I quite automatically analyzes what I hear in terms of technicality, and feel it very organically. This type of grind is in the same vein as oldschool NAPALM DEATH (forget about the new era; you won’t hear influences of death-doom metal, here it’s quite a bit more straight pipe). Several death-black influences are also on the menu. With a little perspective, I can say that the really original offering of the diverse drumming patterns and the bleak atmosphere of the sharp and sensual melodies reminds me also a bit of what is to find on the recent CATTLE DECAPITATION album.
The fact that these guys are able to be ambitious in the way they use the learnings from their influences helps them in their search for identity. It also shows that they really intend NOT to be lazy with their package, even with songs as «narrow» in terms of real possibilities. I DO respect that. I sensed especially this type of intent at mid-album because from the start, I just got massacred. By reaching a certain balance, these guys are able to elaborate a hell of a warplan delivered right in the face and prompting us to follow their lead. It makes me happy and it might be the same for the majority of you if you like extreme metal. Otherwise, I will not promise that you are ready.
Noch la Décapiteuse