Feral - Where dead dreams dwell

 

Feral

«Where Dead Dreams Dwell»

Cyclone Empire

29 mai 2015

 

*English version follows
Vers environ 2006, lorsque j’ai commencé à écouter et aimer plus régulièrement le death métal, le groupe que je préférais était Dismember, un des groupes de la première vague du death métal suédois avec Grave, Entombed et Unleashed, que je considère comme étant le Big 4 du death métal «old school» de la Suède. Ceci pourrait être un bon sujet à débattre. D’ailleurs, j’ai toujours aimé davantage la scène suédoise que la scène américaine dans le death métal. J’ai donc, comme des milliers de fans, été très déçu de la décision de Dismember de se séparer après un peu plus de 20 ans de carrière en 2011, l’année qui a marqué les 20 ans de leur premier album culte intitulé «Like An Ever Flowing Stream». Bref, si je vous parle de Dismember et un peu de la scène suédoise du «old school» death métal, c’est que je veux vous faire la critique de «Where Dead Dreams Dwell», le deuxième album du groupe suédois Feral, sorti cette année via le label Cyclone Empire. Feral, composé de quatre membres, dont un chanteur, un guitariste, un bassiste et un batteur, avait sorti son premier album intitulé «Dragged To The Altar» en 2011 sous le label Ibex Moon Records. Voyons voir à quoi on doit s’attendre avec leur deuxième album…

Musicalement, on ne se le cachera pas, et comme je l’ai indiqué dans mon introduction, Feral fait typiquement du death métal «old school» à saveur suédoise. C’est sûr qu’on peut se douter que ça manque un peu d’originalité, mais la formule gagnante est là tout de même. Les guitares me font penser à ce que Dismember et Unleashed faisaient, mais le groupe propose tout de même des riffs originaux où leur exécution est bien faite et font bouger la tête tout au long de l’album. Cependant, à mon avis, on entend trop la basse, qui a une présence très forte et qui enterre parfois la guitare tout au long de cet album. Les amateurs de basse sauteront probablement de joie en lisant ses lignes, mais sa trop forte présence gâche un peu l’œuvre du groupe.

Pour la voix, elle me fait beaucoup penser à celle de Lars-Göran Petrov d’Entombed (maintenant Entombed A.D.) avec un petit côté de celle d’Ola Lindgren de Grave. Je trouve que c’est un mélange très intéressant.

Pour la production, à quelques reprises, j’ai remarqué des irrégularités. Le son n’est pas tout le temps au même niveau de chanson en chanson ce qui est la principale faiblesse de cet album. Par exemple, sur certains passages où seule la guitare se fait entendre, le son va être plus élevé pour l’instrument, mais aussitôt que les autres instruments embarquent, le son est moins fort tout d’un coup. Et pour finir, comme je l’ai dit, la basse est trop forte dans le mixage et enterre parfois la guitare, ce qui est un peu fatigant.

En conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» est en quelque sorte un bel hommage à la première vague du death metal «old school» suédois avec son 43 minutes et 48 secondes. Certes, on a entendu ce genre de death metal à plusieurs reprises, mais n’empêche qu’on ne pourra pas s’empêcher de bouger la tête au rythme de la musique. Selon moi, ce n’est pas l’originalité qui a fait en sorte que cet album est moins bon, mais plutôt la production. Vous pouvez vous procurer l’album depuis le 29 mai dernier via le label Cyclone Empire.

Marc-André Jobin

 

Around 2006, when I began to enjoy and listen more regularly to death metal, my favorite band was Dismember, one of the bands of the first wave of Swedish death metal with Grave, Entombed and Unleashed, which I consider to be the Big 4 of the old school Swedish death metal. (This could be a good discussion topic) Besides, I always liked more the Swedish scene that the American death metal scene. Thus I, like thousands of fans, was very disappointed with Dismember‘s decision to call it a quit after  just over a 20-year career in 2011, the year that marked the 20th anniversary of their «cult» first album «Like An Ever Flowing Stream».

The reason I talk about Dismember and the old school Swedish death metal scene is because I want to talk about «Where Dead Dreams Dwell», the second album of the Swedish band Feral released this year via Cyclone Empire. Feral, consisting of four members, including a singer, a guitarist, a bassist and a drummer, had released its first album titled «Dragged To The Altar» in 2011 via Ibex Moon Records. Let’s see what is to be expected from their second album…

Musically, I have to say it again though I did in my introduction, Feral is typically old school swedish death metal. Of course we can suspect that it lacks a little of originality, but the winning formula is there nonetheless. The guitars remind me of what Dismember and Unleashed did, but the band still offers original riffs well executed that had me headbanging throughout the album. However, in my opinion, the bass guitar is too loud in the mix and at times buries the guitar. Bass guitar lovers will probably jump up in joy reading these lines, but its strong presence just spoils the work.

On the vocal side, it reminds me of Lars-Göran Petrov from Entombed (now Entombed AD) with a small side of Ola Lindgren from Grave. I think it’s a very interesting mix.

For the production, a few times I noticed irregularities. The sound of the album is not all the time at the same level from song to song which is the main weakness. For example, on some passages where only the guitar is heard, its volume would be cranked up, but as other instruments gets involved, its sound gets weaker suddenly. And finally, as I said, the bass is too loud in the mix sometimes burying the guitar, which is a bit tiring.

In conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» is some kind of a tribute to the first wave of old school swedish death metal with his 43 minutes and 48 seconds. Certainly, I heard this kind of death metal several times, but be sure that we can’t help but headbang to the beat. To me, it is not the lack of originality of the composition that is the weak side to this album, but production. You can get the album now via Cyclone Empire.

Marc-André Jobin