by Blytch | Déc 1, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

BEYOND CHRONICLES
«Human Nation»
autoprod
21 Octobre 2016
Liste des pièces
1. «Ground Zero»
2. «Cold Vengeance»
3. «Last Transmission»
4. «Powerless»
5. «Upon Them»
6. «Not Scared to Die»
7. «Human Nation»
8. «The Best at Everything»
9. «Trebuchet»
10. «We’ll March On»
11. «Beyond The Dark»
12. «Win by Blood»
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Après son EP «Shatter», le groupe français de Melodic Death Metal BEYOND CHRONICLES a décidé de doubler le contenu entre celui-ci et son nouveau CD «Human Nation». Deux fois plus de plaisir ou deux fois trop long?
En passant par la case album, le band en a profité pour cette fois-ci nous sortir d’emblée une introduction instrumentale: «Ground Zero». On se retrouvait presque étonné de ne pas en avoir une sur l’EP sorti auparavant, mais sa durée avait certainement été la cause du choix de BEYOND CHRONICLES de ne point en délivrer. L’atmosphère est désormais posée, mais l’univers musical pas encore. Surtout si vous n’aviez pas eu l’occasion de vous pencher sur son prédécesseur. Il vous faudra donc attendre un peu plus d’une 1.30 minute afin de le découvrir via «Cold Vengeance» que je vous offre d’écouter plus bas. Celle-ci permet notamment d’assister au match entre les deux chants, le hurlé et le clair, se défiant tour à tour et sachant même parfois se chevaucher. L’amalgame fonctionne particulièrement bien, ceci tout autant sur un titre plus sombre, «Trebuchet», que sur un davantage rageur, «Last Transmission».
De l’alchimie créée par cette doublette peut même parfois ressortir quelque chose d’étonnant. Là où on le ressent peut-être le plus, c’est au cours du final de la chanson «Human Nation». Celui-ci sonnant bon le mélodique mélancolique, sur une plage suffisamment longue pour être relevé. Cela valant également pour le terme de «We’ll March On« , car si les deux possèdent des approches différentes, ils n’en évoluent pas moins dans des sphères semblables. «Beyond the Dark» préfère s’en démarquer immédiatement, en balançant un monde maléfique d’emblée, où le chant hurlé se fait plus ténébreux que jamais.
Avec désormais un monde plus établi grâce à une quantité de pistes augmentée, ainsi qu’une dualité vocale toujours au top, le groupe français de Melodic Death Metal, BEYOND CHRONICLES risque même avec «Human Nation» d’apporter davantage que deux fois plus de plaisir.
Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Édition)
After its EP «Shatter», the French Melodic Death Metal group BEYOND CHRONICLES decided to double the content for its new CD «Human Nation». Twice as much fun or only twice the length?
Now in a full-length album format, the band thought it was time to bring an instrumental introduction: «Ground Zero». I was almost surprised not to have one on the EP released before, but its duration had certainly been the cause of that choice. The atmosphere is now posed, but not the musical universe yet. Especially if you did not have the opportunity to listen to its predecessor. You will just have to wait a little more than a 1.30 minute to discover it via «Cold Vengeance» (that I put in the text so you can listen to it). This one allows to witness the match between the two vocals, the scream and the clean, confronting themselves but also sometimes overlapping. The amalgam works particularly well, as much on a dark track like «Trebuchet» or on a more raging one like «Last Transmission».
Of the alchemy created by this duo can even sometimes come out something amazing. Where it may be felt the most is during the finale of the song «Human Nation» where it carries a good melancholic melody, on a portion of the song long enough to really appreciate it. This is also true for «We’ll March On», because if they both have different approaches, they still evolve in similar spheres. «Beyond the Dark» stands out on its own, proposing an evil world right from the start, where the screaming vocal is darker than ever.
With a more established musical universe thanks to an increased number of tracks, as well as a vocal duality always at the top, the French Melodic Death Metal outfit, BEYOND CHRONICLES even risks with «Human Nation» to bring more than twice the pleasure.
Blytch
by Blytch | Nov 25, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

AVE TENEBRAE
«Tandis que les Parjures se Meurent»
M & O Music
25 Novembre 2016
Liste des pièces
1. «À Travers la Prairie d’Asphodèles»
2. «Elagabalium»
3. «La Tristesse du Bien Divin»
4. «Quand Notre Monde a Perdu son Éclat»
5. «La Gloire des Avatars Déchus»
6. «La Table d’Émeraude»
7. «Tandis que les Parjures se Meurent»
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Dix-huit ans d’existence pour le groupe français de Black Metal AVE TENEBRAE, célébrant donc cette année sa majorité étant donné son pays d’origine. Cependant, la formation n’a pas attendu son nouvel album, «Tandis que les Parjures se Meurent», pour se soumettre à des pratiques obscures avec ses instruments.
L’atmosphère sombre au possible se ressent tout au long du disque et ceci sans aucune difficulté pour le trio, du moins c’est ce qu’il en ressort à l’écoute. Ceci étant plutôt bon signe, puisque si le groupe ne semble pas avoir besoin de forcer, le résultat n’en est que meilleur. Sa facette ténébreuse coulant alors tout autant dans nos veines que dans celles de ses membres, que l’on soit dans un moment à la puissance déjà élevée mais contenue ou que l’on passe à la plus dévastatrice, comme dans la première partie de «La Tristesse du Bien Divin», voire plus pesant à l’instar de la suite du passage calme mettant un terme à cette même première partie.
Le calme justement fait partie de l’univers de AVE TENEBRAE, sachant osciller entre des plages très délicates, permettant de laisser reposer la pâte avant le retour en fanfare de l’ambiance lourde dans le bon sens du terme, ainsi que des instruments capables de passer de l’énergique en quelque sorte, à une puissance dévastatrice. La rage Black Metal dégage ainsi tout autant de présence et de prestance que l’enrobage mélodique. Parfois au cours de véritables affrontements, parfois en s’entremêlant, comme tout au long de la deuxième piste «Elagabalium».
On en profite également pour se régaler de mélodies assez variées, tantôt douces, tantôt moins, comme lors des premières secondes de «La Gloire des Avatars Déchus», sur le passage précédant la mi-parcours de «La Table d’Émeraude» ou encore le final de «Tandis que les Parjures se Meurent».
Passant de la plus sombre à la plus délicate des sonorités, AVE TENEBRAE cultive la différence et l’on en a bien besoin, alors que les écarts se creusent partout dans notre monde. Hormis sur un CD apparemment, l’un des seuls endroits où l’on peut encore découvrir des genres se mêler sans qu’ils ne se craignent.
Blytch
Eighteen years of existence for the French Black Metal group AVE TENEBRAE, thus celebrating this year its majority given its country of origin. However, the formation did not wait for this new album, «Tandis que les Parjures se Meurent», to engage into obscure practices with its instruments.
The dark atmosphere is felt throughout the album easily crafted by the trio, at least it is what emerges from listening. This is a rather good sign since if it does not seem forced, the result is only better. Its dark facet then flows as much in our veins as in those of AVE TENEBRAE‘s members, whether in a moment of high but contained energy or shifting to a most devastating power, as in the first part of «La Tristesse du Bien Divin», or even louder following the calm passage putting an end to this same first part.
Calm precisely is a key element of the universe of AVE TENEBRAE, which knows how to oscillate between very delicate soundscapes, allowing to settle down before returning with a bang to the heavy atmospheres as instruments roar with energy growing into a devastating power. The Black Metal rage thus exudes as much presence as the melodic coating, sometimes during real confrontations, sometimes intermingling, as throughout the second track «Elagabalium».
I could feast on quite varied melodies, sometimes soft, sometimes not so soft, as in the first few seconds of «La Gloire des Avatars Déchus», in the passage before the middle of «La Table d’Émeraude» or even the final of «Tandis que les Parjures se Meurent».
Moving from the darkest to the most delicate of sounds, AVE TENEBRAE cultivates the difference and we need it, as gaps widen all over our world.
Blytch
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 24, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

SACRILEGIUM (Pologne)
«Anima Lucifera»
Pagan Records
Mars 2016
Liste des pièces :
1- «Preludium»
2- «Heavenwings Shrugged»
3- «Angelus (Anima Lucifera)»
4- «Mare Tenebrarum»
5- «The Serpent Throne»
6- «…and Soul»
7- «Venomous Spell of Fate»
8- «Desiderium Immortalis»
9- «Anima Lucifera»
10- «Epilog»
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Après une absence totale de la scène Black Metal causée par une séparation de 15 ans (2000-2015) et une absence d’album complet ayant duré 20 ans, la formation polonaise SACRILEGIUM nous revenait enfin en mars avec un album pleine longueur intitulé «Anima Lucifera». Ayant été ébloui l’an passé par la réédition remastérisée de leur chef-d’œuvre de Black Metal païen, «Wicher» (lire ma revue en cliquant ce lien), paru originalement en 1996, j’étais donc très curieux de découvrir ce que SACRILEGIUM nous offrirait en 2016. Est-ce que la troupe parviendrait à surpasser ou à rencontrer les attentes après une si longue absence? Telle était ma question de départ en entamant mes écoutes de ladite galette de plastique.
Tout d’abord, la première chose qui me sauta aux oreilles et aux yeux dès les premières écoutes de «Anima Lucifera» fut l’abandon du côté «païen» qui caractérisait autant le son que l’imagerie du groupe à ses débuts. En effet, sur ce nouvel opus, SACRILEGIUM délaisse les mélodies importées du folklore slave accompagné de «blastbeats» mur à mur pour un Black Metal teinté de Death/Thrash mélodique où on sent une forte influence de la célèbre formation suédoise Dissection. De plus, l’imagerie du groupe se veut maintenant plus luciférienne que païenne. Seule «Preludium», l’introduction, un interlude et «Epilog, la conclusion, présentent des sons nocturnes et forestiers qui rappellent le passé «païen» du groupe. Pour terminer cet aspect, je soulignerais aussi que le groupe a abandonné sa langue natale pour utiliser l’anglais et le latin, ce qui marque aussi une coupure avec le côté «folklore païen» de leur musique dans les années 1990.
Cela dit, la transformation sonore est bien opérée avec des motifs de guitare superbes, mélodiques et entraînant surplombant une batterie variée qui alterne entre passages groovys et «blastbeats» furieux. Les claviers prennent aussi du recul par rapport au rôle constant qu’ils avaient sur «Wicher». Si à cette époque les nappes de claviers en fond sonore omniprésentes caractérisaient la musique des Polonais, maintenant ils ont un rôle plus circonscrit à introduire certaines pièces ou à en rehausser quelques passages sporadiques.
L’approche vocale non orthodoxe adoptée par Nantur Aldaron, contribue aussi à distinguer le nouveau SACRILEGIUM du lot. Effectivement, celui-ci place son chant de façon plus viscérale que purement musicale en suivant des patrons non conventionnels par rapport à ce qui se fait habituellement dans ce type de Death/Black mélodique. De plus, comparativement au passé, sa voix râpeuse prend une tonalité sensiblement plus grave que ce qu’on pouvait entendre sur «Wicher».
Enfin, au chapitre de la production, la troupe polonaise nous présente un son très moderne et léché, délaissant le caractère crasseux du Black Metal des années 1990. Bien que cela leur permette de mieux mettre en valeur des compositions plus subtiles et nuancées que leurs œuvres précédentes, l’excès de propreté est peut-être à craindre ici, car j’ai constaté un certain manque de spontanéité et d’atmosphère au cours de mes nombreuses écoutes. Cependant, il va de soi que ce type de production est plus adapté à montrer les fioritures plus élaborées de leurs nouvelles pièces.
En somme, avec «Anima Lucifera», SACRILEGIUM marque un changement de style qui rend toute comparaison avec leurs efforts précédents difficile, délaissant le Black païen typiquement slave pour un Death/Black mélodique rappelant l’école suédoise des Dissection, Dawn, Sacramentum et compagnie. Si le groupe maintient certains aspects propres à lui, notamment en ce qui a trait au vocal, le changement sera sans doute surprenant pour ceux qui s’attendaient à une poursuite de ce qu’ils faisaient il y a quinze à vingt ans et il demeure difficile de se prononcer à savoir si le groupe n’a pas perdu un pan de sa personnalité propre à travers une longue pause et un changement stylistique. Toutefois, des motifs de guitare très intéressants et une production moderne de qualité en appelleront certainement à de nouveaux fanatiques pour SACRILEGIUM, même si certains de leurs aficionados de la première heure descendront peut-être en gare.
Pièces favorites: «Heavenwings Shrugged» et «Anima Lucifera».
7/10
Louis-Olivier «Winterthrone» Brassard-Gélinas (Rédaction)
Lex Ivian (Édition)
After a total absence of the Black Metal scene caused by a separation of 15 years (2000-2015) and a complete absence of album lasting 20 years, the Polish group SACRILEGIUM finally returned in March with a full length album entitled «Anima Lucifera». Having been dazzled last year by the remastered reissue of their pagan Black Metal masterpiece, «Wicher» (click here to read my review), originally released in 1996, I was very curious to discover what SACRILEGIUM would offer us in 2016. Would the troupe manage to surpass or meet expectations after such a long absence? That was my question when starting my listening of the said album.
First of all, the first thing that caught my ears and eyes from the first listenings of «Anima Lucifera» was the abandonment of the pagan side that characterized both the sound and the imagery of the group at its beginnings. Indeed, on this new opus, SACRILEGIUM abandons the melodies imported from the Slavic folklore accompanied by blastbeats for a Black Metal tinged with Melodic Death/Thrash where one feels a strong influence of the famous Swedish formation Dissection. Moreover, the imagery of the group is now more luciferian than pagan. Only the introduction «Preludium», an interlude and the conclusion, «Epilog», present nocturnal and forest sounds that recall the pagan past of the group. To conclude on this, I would also point out that the band abandoned their native language to use English and Latin, which also marks a break with the pagan folklore side of their music in the 1990s.
That said, the sound transformation is well operated with superb melodic and dramatic guitar patterns, overhanging varied drum beats that alternate between groovy passages and furious blastbeats. The keyboards also stand back from the constant role they had on «Wicher». If at that time, the omnipresence of keyboards in the background characteristized the music, now they have a more circumscribed role to introduce certain songs or to enhance some sporadic passages.
The non-orthodox vocal approach adopted by Nantur Aldaron also helps to distinguish the new SACRILEGIUM from the lot. Indeed, he delivers in a more visceral than purely musical fashion, following unconventional patterns compared to what is usually done in this type of Melodic Death/Black Metal. Moreover, compared to the past, his raspy voice takes on a significantly deeper tone than what could be heard on «Wicher».
Finally, in terms of production, the Polish troupe presents a very modern and licked sound, neglecting the filthy character of the Black Metal of the 1990s. Although this allows them to better showcase more subtle and nuanced compositions than their previous works, the excess of cleanliness is perhaps to be feared here, for I have observed a certain lack of spontaneity and feelings during my numerous listening sessions. However, it goes without saying that this type of production is more suitable to show the more elaborate new songs.
In short, with «Anima Lucifera», SACRILEGIUM marks a change in style that makes any comparison with their previous efforts difficult, abandoning the typically Slavic Pagan Black Metal for a Melodic Death/Black Metal reminding the Swedish school of Dissection, Dawn, Sacramentum and als. While the group maintains certain of its specific aspects, particularly with respect to the vocal, the whole change is likely to be surprising for those who expected the pursuit of what they did fifteen to twenty years ago, Difficult to decide whether the group lost a part of its own personality through a long break and a stylistic change. However, very interesting guitar patterns and a modern production of quality will certainly appeal to new fanatics for SACRILEGIUM, even if some of their aficionados of the first hour may jump off the wagon.
Favorite tracks: «Heavenwings Shrugged» et «Anima Lucifera».
7/10
Louis-Olivier «Winterthrone» Brassard-Gélinas
by Lex Ivian | Nov 22, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

LACRIMAS PROFUNDERE
«Hope is here»
Oblivion/SPV
Août 2016
Liste des pièces
1. «The Worship Of Counting Down»
2. «My Halo Ground»
3. «Hope Is Here»
4. «Aramis»
5. «A Million Miles»
6. «No Man’s Land»
7. «Pageant»
8. «You, My North»
9. «Awake»
10. «The Path Of Broken Homes»
11. «Timbre»
12. «Black Moon»
**Scroll down for English version.
Le groupe allemand de Goth Metal, LACRIMAS PROFUNDERE vient de faire paraître en août dernier le onzième album d’une discographie qui compte également deux démos et deux EP depuis sa formation en 1993 et la sortie deux ans plus tard de son tout premier «…And the Wings Embraced Us» (1995). Toujours mené par son fondateur et dernier membre original Olivier Nikolas Schmid, le groupe a fait un bon bout de chemin depuis ses débuts faisant passer sa musique du Doom Metal au Goth Metal au fil des ans pour finalement s’établir comme un chef de file de ce style avec la sortie de «Ave End» (2004) et «Filthy Notes for Frozen Hearts» (2006). Voici ce que j’ai pensé de son plus récent album, «Hope is Here», paru trois ans après «Antiadore» (2013) .
Premièrement, c’est une musique très tranquille et accessible que l’on peut facilement entendre à la radio. La musicalité est simple, mais très efficace. C’est des riffs très accessibles à tout le monde. Des belles ballades légèrement dépressives qui ne nous remontent pas le moral, mais qui font toujours du bien quand on est dans les profondeurs de nos idées les plus obscures.
Dès le début de l’album, j’ai été charmé par «The Worship Of Counting Down». J’adore la petite mélodie de guitare. J’adore la jolie voix du chanteur qui me semble parfaite pour ces paroles très profondes sur le mal de vivre dans notre société actuelle. J’aime également que la batterie s’enflamme alors que la guitare reste tranquille. Les variations musicales de tranquille à un peu plus rythmées à tranquille de nouveau me transportent et l’arrivée de la mélodie répétitive au piano crée une atmosphère romantico-nostalgique pendant que la trame des claviers à l’arrière-plan drape le tout d’un voile lancinant de désespoir.
On enchaîne ensuite avec «My Halo Ground», une pièce à la rythmique qui rappelle le New Wave et le Dark Wave mais boosté aux stéroïdes. Imaginez du Simple Minds, The Cult ou encore Fields of Nephilim en version heavy et laissez vous transporter vers le plancher de danse le plus près.
Avec «Hope is Here», on sent fortement le côté romantique bien appuyé par les orchestrations languissantes en arrière-plan. La progression bien que relativement simple construit un crescendo qui mène vers un barrage sonique qui ondoie comme les lumières changeantes d’une aurore boréale alors que le titre de la pièce servant de refrain, se veut un cri déchirant d’espoir.
Avec «Aramis» la batterie se met en évidence et sort du carcan rythmique qu’elle s’imposait depuis le début. On a ici des rythmiques atypiques qui troublent cette ambiance qui serait un peu pop sans ça.
«A Million Miles» sort un peu plus de muscles musicalement mais reste tout de même assez smooth par l’entremise de la ligne mélodique du chant. Puisant dans cette énergie plus Rock, le seul solo de guitare de l’album vient nous rappeler que LACRIMAS PROFUNDERE avait quand même un son plus heavy sur ses albums précédents.
«Pageant» est totalement particulière avec ses ambiances. Je vais dire de quoi de spécial ici, le début de la pièce m’a fait penser à Calexico et le Southwest Desert Rock avec sa guitare au son country alors que plus loin le refrain m’a fait penser à «Dark Side of the Moon» de Pink Floyd. Ça fait une pièce qui, aussi bizarre que ça puisse paraître, accompagnerait très bien «The Last Day On Earth» de Marilyn Manson sur la playlist de votre ipod.
Alors que «You, My North» se veut douce bien qu’elle offre aussi un crescendo typique de la musique de LACRIMAS PROFUNDERE, «Awake» avec ses orchestrations s’impose avec une certaine majesté. Suit l’interlude «The Path Of Broken Homes» qui n’est pas sans rappeler l’univers de Tangerine Dream avant d’enchaîner avec «Timbre», la pièce comportant les moments les plus heavy de l’album tout en gardant ce côté nostalgique. L’album se termine avec «Black Moon», un duo guitare-piano qui amène l’atmosphère appropriée afin de clore cet album telle la musique annonçant la dernière scène d’un film et cristallisant d’un même coup l’impact de celle-ci et également de toute l’histoire racontée au fil de l’album.
LACRIMAS PROFUNDERE a fait paraître son premier album concept racontant le mal de vivre d’un jeune garçon rejeté et la musique rend très bien les émotions sombres et tristes qui accompagnent les sentiments de rejet. Les pièces se succèdent en alternant le côté smooth et nostalgique avec le côté plus agressif mais ça reste quand même plus smooth que ce que le groupe nous a proposé sur ses albums précédents. Les amateurs de Katatonia, Paradise Lost et autres groupes de Goth Metal avec un penchant certain vers le doom devraient définitivement écouter cet album.
Lex Ivian
The German Goth Metal group, LACRIMAS PROFUNDERE released in August the eleventh album of a discography which also includes two demos and two EP since its formation in 1993 and the release two years later of its very first «...And the Wings Embraced Us» (1995). Always led by its founder and last original member Olivier Nikolas Schmid, the band has come a long way since its beginnings with its music moving from Doom Metal to Goth Metal over the years to finally establish itself as one of the leaders of this style with the release of «Ave End» (2004) and «Filthy Notes for Frozen Hearts» (2006). Here’s what I thought of their most recent album, «Hope is Here» released three years after «Antiadore» (2013).
First, it is very quiet and accessible music that can be easily heard on the radio. Musicality is simple, but very effective. These are riffs very accessible to everyone. It proposes beautiful, slightly depressive ballads that do not sparkle joy around, but which is good when I am in the depths of my most obscure ideas.
From the beginning of the album, I was charmed by «The Worship Of Counting Down». I love the gentle guitar melody. I love the warm voice of the singer that seems perfect for these words about the evil of living in our present society. I also like that the drum at some point ignites while the guitar remains quiet. The musical variations from quiet to a little more rhythmic to quiet again carry me and the arrival of the repetitive melody on the piano creates a romantico-nostalgic atmosphere while the keyboards in the background drape it all of a haunting veil of despair.
Follows «My Halo Ground», a rhythmic track reminiscent of the New Wave and the Dark Wave but boosted with steroids. Imagine Simple Minds, The Cult or Fields of Nephilim in Heavy mode and let yourself be transported to the nearest dance floor.
With the title track «Hope is Here», I felt strongly the romantic side well supported by the languishing orchestrations in the background. The progression, although relatively simple, builds a crescendo that leads to a sonic barrage that waves like the Northern Lights, while the title of the song used as a refrain becomes a heart-rending cry of hope.
With «Aramis» the drums highlight and leave the rhythmic shackles bounding it from the beginning. Here, atypical rhythms disturb this atmosphere that would be a little pop without it.
«A Million Miles» releases a little more muscles musically but remains quite smooth through the melody line of the lyrics. Drawing in this energy more Rock, the only guitar solo of the album reminds me that LACRIMAS PROFUNDERE can be heavier than what I heard so far.
«Pageant» is totally unique with its country music guitar, reminding me of Calexico and the Southwest Desert Rock, while the refrain brought to my mind «Dark Side of the Moon» from Pink Floyd. It gives a song that, as weird as it can seem, would mix perfectly with Marilyn Manson‘s «Last Day On Earth» on the playlist of your ipod.
While «You, My North» is gentle though it also offers a crescendo typical of the music of LACRIMAS PROFUNDERE, «Awake» with its orchestrations imposes itself with a certain majesty. Follow the interlude «The Path Of Broken Homes» which reminded me of the universe of Tangerine Dream before continuing with «Timbre», the track featuring the heaviest moments of the album while keeping this nostalgic side. The album ends with «Black Moon», a guitar-piano duo that brings the appropriate atmosphere to close this album as the music announcing the last scene of a film and crystallizing at the same time the impact of this last scene and also at the same time of the whole story told throughout.
LACRIMAS PROFUNDERE released its first concept album in its career relating the story of a little boy rejected, outcast cause he is not like the other ones and the songs conveys all the dark and sad emotions usually coupled with rejection. The songs follow one another alternating the smooth and nostalgic side with the more aggressive side but still, it is the smoothest album it offered so far. Fans of Katatonia, Paradise Lost and other Goth Metal bands with a definite inclination towards doom should definitely listen to this album.
Lex Ivian
by Blytch | Nov 21, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

EYES WIDE SHOT
«Back From Hell»
autoprod
7 Octobre 2016
Liste des pièces
1 – «Waiting In Vain»
2 – «A Glimpse Of Me»
3 – «My Redemption»
4 – «Lost For You»
5 – «Lisp Off My Lips»
6 – «Back From Hell»
7 – «Under The Knife»
8 – «Living The Dream»
9 – «See What I’ve Seen»
10 – «Watch Me» (feat. Boots)
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
N’ayant point connu l’EP d’EYES WIDE SHOT sorti en 2013, je découvre directement le quatuor français avec son album «Back From Hell», dont je vais vous évoquer d’emblée le concept, car il y en a un derrière allant plus loin qu’un simple enchainement de tracks.
Effectivement, avant d’entrer dans le vif du sujet, sachez que ce disque conte une histoire, à savoir celle d’une personne désirant intégrer le si attractif et perfide show-business. La pochette nous le démontrant justement, avec ce même gaillard ayant un sacré retour en bouche de tout ce qu’il a avalé de faux-semblants dans ce milieu. Je connais particulièrement bien ce dernier puisque c’est mon domaine et effectivement tout n’est que vent et trahisons, mais en réalité chaque univers est ainsi et reflète juste ce qu’est la vie tout court. Espérons donc que cela puisse faire réfléchir certain(e)s idéalisant ce monde du spectacle, qui rince mentalement jusqu’à plus soif un maximum de gens en coulisses et sur scène. Pourtant, nombreux seront ceux à ne même pas s’en apercevoir, alors que ce ne sont pas des couteaux qui sont plantés dans leur dos, mais des haches, des katanas, la lance de Rahan…
Et bien EYES WIDE SHOT c’est un peu tout ça, secoué dans un bocal de Metalcore comme «Waiting In Vain» et «A Glimpse Of Me» le prouvent. Cependant, on dénote également quelques touches électroniques et celles-ci auront droit de se faire plus importantes lors de l’introduction de «My Redemption», ainsi qu’en début de dernier tiers. Les effets deviennent à partir de là de plus en plus présents, mais en agissant par de brefs passages, comme au départ de «Lost For You». Tandis qu’entre deux tentatives très marquées, on replonge dans une puissance rock aux accents Metal.
Le band n’en oublie cependant pas de parfois laisser retomber la sauce, comme au cours de la chanson «Back From Hell», afin de mieux la faire remonter par la suite. Il sait également proposer des refrains assez catchy, particulièrement celui du titre «Under The Knife», que l’on pourra aisément reprendre en chœurs. Ceci sans omettre les «oh oh oh oh oh» de «See What I’ve Seen». On imagine déjà la puissance fédératrice que ce passage devrait posséder en concert, avec un public s’éclatant dessus. Mais quelque part celui que l’on retiendra le plus n’est autre que le final du CD, «Watch Me». L’ambiance se démarquant grandement de ce que l’on a entendu jusqu’ici avec EYES WIDE SHOT. Cela pourra d’ailleurs ne pas plaire à une frange des auditrices/eurs ayant adoré les 9 pistes précédentes. Pour ma part ça ne marche pas ainsi, au contraire même. Je ne peux pas affirmer qu’il s’agit de ma favorite de l’album, car ce serait réducteur, mais évidemment son atmosphère nouvelle fait qu’elle me colle plus en tête. D’ailleurs, je vous en mets une version en spectacle ici bas bien que, comme mentionné, elle ne représente pas le son typique d’EYES WIDE SHOT.
Puissant et à la fois accrocheur par certains passages prévus spécialement pour ça, «Back From Hell» nous narre un parcours symbolique de notre monde. Souhaitons juste que les membres d’EYES WIDE SHOT ne deviennent pas eux aussi des escrocs de ce milieu.
Blytch
I did not know about the EP EYES WIDE SHOT released in 2013, I just discovered the French quartet with its album «Back From Hell», from which I will tell you from the outset the concept, because there is one behind the album. It goes beyond a simple gathering of tracks.
Indeed, before entering the heart of the matter, know that this record tells a story, namely that of a person wishing to integrate the so attractive and perfidious world of showbusiness. The cover artwork depicts it precisely, with this same fellow having a backwave of all that he swallowed in this world. I know the latter particularly well since it is my domain and indeed everything is only wind and betrayal, but in reality every universe is such and just reflects what life is all about. Let’s hope that this can make some people give it some thoughts before idealizing the big world of showbusiness, which drains mentally a maximum of people behind the scenes and on stage. However, many will never even notice it, while they have not only knives going for their back, but axes, katanas even Conan’s sword…
Well EYES WIDE SHOT is a bit of all this, served in a mix of Metalcore like «Waiting In Vain» and «A Glimpse Of Me» prove it. However, there are also some electronics involved and these will have the right to be more important in the introduction to «My Redemption», as well as for the last third. The electronic effects become more and more present from there, but acting by brief passages, like the start of «Lost For You».
The band does not forget to mellow it down sometimes, as in the song «Back From Hell», to come back ever stronger. It also knows how to propose rather catchy refrains, especially the one from «Under The Knife», which has a big sing along potential. This without omitting the «oh oh oh oh oh» from «See What I’ve Seen». We can already imagine the federating power that this passage should have in concert. But the song I will remember most is none other than the final of the album, «Watch Me». The atmosphere of this one differs greatly from what we have heard so far with EYES WIDE SHOT. This may not appeal to a bunch of listeners who loved the previous nine tracks. For my part, it does not work that way, on the contrary. I can not say that this is my favorite of the album, because it would be reductive, but obviously its new atmosphere makes it stick more into my mind.
Powerful and at the same time catchy by certain passages especially planned for that, «Back From Hell» tells us a symbolic journey of our world. We just wish that the members of EYES WIDE SHOT will not also become crooks in their world.
Blytch
by Mathieu Audet | Nov 17, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

The Neal Morse Band
«The Similitude of a Dream»
Radiant Records
11 Novembre 2016
Disc 1.
1. «Long Day»
2. «Overture»
3. «The Dream»
4. «City Of Destruction»
5. «We Have Got To Go»
6. «Makes No Sense»
7. «Draw The Line»
8. «The Slough»
9. «Back To The City»
10. «The Ways Of A Fool»
11. «So Far Gone»
12. «Breath Of Angels»
Disc 2.
1. «Slave To Your Mind»
2. «Shortcut To Salvation»
3. «The Man In The Iron Cage»
4. «The Road Called Home»
5. «Sloth»
6. «Freedom Song»
7. «I’m Running»
8. «The Mask»
9. «Confrontation»
10. «The Battle»
11. «Broken Sky/Long Day Reprise»
***Scroll down for English version.
Je ne vais pas perdre de temps à faire une introduction trop longue qui mentionne le parcours de Neal Morse, ses différents bands, etc. Je vais simplement me contenter de mentionner que pour la deuxième fois en moins de deux ans, le Neal Morse Band (Neal Morse, Mike Portnoy, Randy George, Bill Hubauer et Eric Gillette) vient de nous pondre un grand album. Il y a beaucoup de choses à dire et de points à éclaircir pour «The Similitude of a Dream» alors je me lance.
Je ne pense pas me tromper en avançant que l’album «The Similitude of a Dream» a été l’album le plus attendu de 2016 dans le monde du prog, pour trois raisons.
1. Le nom Neal Morse est généralement associé à de la musique de qualité.
2. Le hype créé par Mike Portnoy (voyez avec ce lien).
3. Au fur et à mesure que les détails concernant l’album sortaient, l’intérêt ne faisait que grandir. Il y avait cette fois-ci encore plus de place pour les autres collaborateurs dans le groupe, autant pour la composition que pour la performance vocale. Musicalement parlant, l’album est massif, avec plus de 1h46 de musique répartie sur deux disques.
4.L’histoire est vaguement basée et adaptée sur le livre Le Voyage du Pèlerin de John Bunyan. Un album concept en bonne et due forme. Avec tout ça, c’est normal que les attentes soient hautes !
Il existe à mon avis deux types bien distincts d’albums concepts. Les albums qui sont dirigés par l’histoire, et les albums qui sont dirigés par la musique. Quand je parle d’un album dirigé par l’histoire, je pense à des albums comme «Testimony 1 et 2», «Snow» et «The Astonishing», où l’histoire sert de ligne directrice pour ensuite bâtir et faire «fitter» la musique autour. Quand je parle d’un album dirigé par la musique, je pense à des albums comme «Sola Scriptura», «Question Mark», «Scenes From a Memory» et «The Whirlwind» où la musique est (probablement) venue en premier, à laquelle une histoire a été attachée par la suite. Personnellement, j’ai une nette préférence pour les albums dirigés par la musique, parce que j’ai toujours accordé une plus grande importance à la musique qu’aux paroles ou à l’histoire, et que généralement ces albums sont musicalement excellents. Les albums que j’ai cités plus hauts figurent parmi mes favoris de tous les temps. Avec «The Similitude of a Dream», j’ai l’impression que c’est un mix des deux. C’est difficile à dire, parce qu’il y a des éléments de l’album qui sont très forts musicalement, et je sens qu’ils sont venus d’eux-mêmes pendant les sessions de composition sans devoir être attachés à une histoire. De l’autre côté, Neal Morse avait une histoire bien précise à raconter, et à quelques endroits ça me semble forcé un peu.
L’album est long, très long, trop long. Même s’il n’y a pas vraiment de longueurs dans le sens classique du terme, ni de chanson/transition ridicules (comme des bruits de machine et de robots sur un album vraiment trop long dont je vais taire le nom pour ne pas repartir dessus encore pendant deux pages), j’ai l’impression que cet album aurait eu encore plus d’impact s’il avait été épuré à un seul bon disque de 80 minutes. S’ils avaient tenu mordicus à sortir toute cette musique, deux formats auraient probablement été plus appropriés :
1. Format «The Whirlwind»: Album principal de 75-80 minutes sur le premier disque, avec les chansons bonus sur le deuxième disque. Deux des quatre chansons bonus qui sont des compositions originales sur «The Whirlwind» étaient musicalement directement liées avec les chansons du disque principal, mais ne faisaient pas partie officiellement du canon de l’histoire, et c’était très bien ainsi. Un album est habituellement évalué sur la qualité de son contenu principal, rarement sur la qualité du disque bonus, quand il y en a un. Après tout, c’est le genre de packaging qu’ils ont fait avec «The Grand Experiment». Cinq chansons sur le disque principal faisant «seulement» 52 minutes, deux compositions originales, une reprise et deux chansons live en bonus sur le deuxième disque.
2. Format «Six Degrees of Inner Turbulence»: Un disque de chansons indépendantes, et un disque avec une chanson très longue et épique qui raconte une histoire. Sur «The Similitude of a Dream», il y a certaines transitions entre les chansons qui paraissent un peu forcées. J’ai l’impression que pour certaines chansons, ça aurait été mieux qu’elles aient eu un début et une fin bien définis, comme sur un album régulier. J’ai l’impression que ça a eu un facteur limitateur sur la façon dont elles ont été écrites.
Je pense que ça vaut la peine de s’attarder sur ce point, car il a été dit en entrevue que lors de la conception de cet album, il y avait plusieurs points de vue dans le band. Mike Portnoy était contre l’idée d’un album double (»The Similitude of a Dream Theater, quelqu’un ?). Bill Hubauer voulait faire deux albums de 45-50 minutes. Neal Morse voulait explorer le concept de façon exhaustive. Alors ça a donné un album double de 1h46 minutes!
Même si l’album s’écoute relativement bien de A à Z, il y a certaines chansons qui sont clairement des transitions musicalement non nécessaires. La troisième «The Dream» et la cinquième «We Have Got to Go» en sont de bons exemples. Elles viennent beaucoup trop ralentir le rythme imposé par «Long Day»/«Overture» et l’excellente «City of Destruction». Quand je parlais d’album dirigé par l’histoire, ce sont deux chansons qui, à mon avis, ont été ajoutées par la suite pour faire couler l’histoire de façon plus linéaire. Personnellement, j’aurais enlevé ces deux chansons, et je me serais servi du ton dramatique de «City of Destruction» pour nous envoyer l’élément déclencheur en pleine face directement après l’ouverture. Les éléments expliqués par «The Dream» et «We Have Got to Go» auraient pu être utilisés de façon rétroactive (en flashbacks) dans les autres chansons de l’album, pour avoir ainsi une histoire moins linéaire.
Il y a quelques autres chansons qui auraient pu être enlevées ou dont les éléments intéressants auraient pu être mergés/résumés dans d’autres chansons. C’est le cas de «The Slough», «Confrontation» et «The Battle» qui sont des instrumentales avec des éléments intéressants, mais qui répètent souvent des thèmes qui ont été utilisés à plusieurs autres endroits sur l’album.
Parmi les chansons les mieux réussies, je dois lever mon chapeau à «Long Day/Overture» et «Broken Sky/Long Day (Reprise)» qui contiennent plusieurs éléments signature de Neal Morse et qui démontrent encore une fois tout son talent et sa facilité à composer du bon prog. «City of Destruction», «Make No Sense», «The Ways of a Fool», «So Far Gone» et «The Man in the Iron Cage» sont mes autres préférées de l’album.
«The Similitude of a Dream» est un excellent album. Je pense par contre que Mike Portnoy a mis la barre trop haute pour les attentes. Ce n’est jamais facile de faire une critique d’un album aussi complexe en peu de temps (7 écoutes complètes en 10 jours), c’est le genre d’album qu’il faut se donner beaucoup de temps et de recul pour pleinement apprécier. Mais je ne pense pas qu’il s’élèvera au statut de chef-d’œuvre aux côtés des «The Wall», «Tommy», «The Whirlwind» et «Scenes From a Memory». Tant mieux si je me trompe. Est-ce que ce sera l’album prog de l’année? Fort probablement, en partie pour sa qualité, mais aussi en partie parce que 2016 n’a pas été une très bonne année pour le prog.
Note : 9/10
Mathieu Audet (Rédaction)
Lex Ivian (Édition)
I won’t waste a lot of time with a too long introduction about Neal Morse’s career, his different bands, etc. I will simply state that for the second time in less than two years, the Neal Morse Band (Neal Morse, Mike Portnoy, Randy George, Bill Hubauer and Eric Gillette) managed to release another great album. There is much to say and clarify about «The Similitude of a Dream», so here we go.
I don’t think I am mistaken when I say that «The Similitude of a Dream» was the most hyped album of 2016 in the prog world, for three main reasons.
1. The Neal Morse name is generally associated with quality music.
2. The hyped created by Mike Portnoy (Here’s the link to see what it was all about).
3. Each time new information was revealed about the album the hype was growing. There was even more involvement from the other band members during the writing process and the vocal performance as well. The album is massive, clocking at more than 1h46 of music.
4. The story is loosely based on The Pilgrm’s Progress by John Bunyan. A concept album as it should be. With all these elements on the table, the hype is real!
There are two kinds of concept albums in my opinion. The ones that are story driven, and the ones that are music driven. When I’m talking about story driven albums, I’m referring to albums such as «Testimony 1 and 2», «Snow» and «The Astonishing», to name a few, where the story is used to build the music around it. When I’m talking about music driven albums, I’m referring to albums such as «Sola Scriptura», «Question Mark», «Scenes from a Memory» and «The Whirlwind», where the music came first, and then the conceptual lyrics are attached to it. I have a personal preference for the music driven conceptual albums, because I have always thought that the music was more important than the lyrics when you want to tell a story. With «The Similitude of a Dream», it is hard to tell whether it is a story driven album or a music driven album. Seems like it a mixture of both to me. There are very strong elements on the musical side of things, and on the other side, Neal Morse has a great story to tell. Sometimes it feels like the connection between the music and the lyrics was a bit forced.
The album is long, very long, too long. Even though there are no fillers on this album and no absurd transitions (like machines/robot sounds on an album I won’t name because I don’t want to write another two pages on it), I think that this album would have had more impact as a one disc album. If they wanted to release all this music, they could have used on of these two formats:
1. «The Whirlwind» format: Main album 75-80 minutes on the first disc and the others songs as bonus songs of the second disc. Two of the four bonus songs on «The Whirlwind» where musically tied to the main album, but where not «canon» to its story, hence the bonus disc. An album is almost always judged on it’s «main» content, not on its bonus content. It’s the kind of packaging that they used on «The Grand Experiment». Five songs on the main disc clocking at «only» 52 minutes, with two original song, a cover and two live songs as bonus content on the second disc.
2. «Six Degrees of Inner Turbulence» format: One disc with independent songs, and a second disc with a big, epic and lengthy song to tell a great story. On «The Similitude of a Dream», there are some transitions between song that are a bit forced and stretched. I think that some songs on this album should have a clear beginning and ending, like a «regular» song on a «regular» album. It feels like these songs could have been more expanded if they had not to fit with the story.
I think that the whole packaging thing is worth of a lengthy discussion, because it has been mentioned several times during interviews with the band. Mike Portnoy was against the idea of a double concept album (The Similitude of a Dream Theater, anyone?). Bill Hubauer wanted to do two 45-50 minutes albums. Neal Morse wanted to explore the concept extensively. In the end, this gave birth to this massive 1h46 minutes double concept album!
Even though you can listen to the whole album very easily, there are a few songs that are more useless transitions than real songs. It is the case with «The Dream» and «We Have Got to Go». They slow down too much the pace settled by «Long Day»/«Overture» and the excellent «City of Destruction». When I was talking about story driven albums, these two songs are a perfect example. I don’t think that these two songs where an absolute necessity. They could have used the dramatic tone of «City of Destruction» as the initiating event for the story immediately after the overture for a more confusing and in-your-face feeling, in a good way. The story that is told by «The Dream» and «We Have Got to Go» could have been easily integrated in the others songs, as a way to tell the story with flashback elements to get a less linear story.
There are some songs that could have been removed from the main story line, or some elements that could have been merged/streamlined in other songs. This is the case with «The Slough», «Confrontation» and «The Battle». They are instrumental with some interesting elements, but they also contain too many repetitions of other patterns from the rest of the album.
The greatest songs on this album in my opinion are «Long Day»/«Overture» and «Broken Sky/Long Day (Reprise)». They are the opener and the closer songs, and they contain everything we long from Neal Morse. «City of Destruction», «Make No Sense», «The Ways of a Fool», «So Far Gone» and «The Man in the Iron Cage» are my other favorites.
Make no mistake, «The Similitude of a Dream» is an excellent album. I just think that Mike Portnoy put the bar too high when he spoke publicly about the album. It is never easy to do a review of such a massive album in a short period of time (7 complete listens in 10 days). It’s the kind of album that needs time and that I am sure will grow even more on me. But I don’t think it’s THE MASTERPIECE that was promised to us. I might be wrong. Is it going to be the prog album of the year? It is very likely. In part because it is a great album, but also because 2016 was not the best year for prog.
Note: 9/10
Mathieu Audet