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AVE TENEBRAE
«Tandis que les Parjures se Meurent»
M & O Music
25 Novembre 2016

Liste des pièces
1. «À Travers la Prairie d’Asphodèles»
2. «Elagabalium»
3. «La Tristesse du Bien Divin»
4. «Quand Notre Monde a Perdu son Éclat»
5. «La Gloire des Avatars Déchus»
6. «La Table d’Émeraude»
7. «Tandis que les Parjures se Meurent»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Dix-huit ans d’existence pour le groupe français de Black Metal AVE TENEBRAE, célébrant donc cette année sa majorité étant donné son pays d’origine. Cependant, la formation n’a pas attendu son nouvel album, «Tandis que les Parjures se Meurent», pour se soumettre à des pratiques obscures avec ses instruments.

L’atmosphère sombre au possible se ressent tout au long du disque et ceci sans aucune difficulté pour le trio, du moins c’est ce qu’il en ressort à l’écoute. Ceci étant plutôt bon signe, puisque si le groupe ne semble pas avoir besoin de forcer, le résultat n’en est que meilleur. Sa facette ténébreuse coulant alors tout autant dans nos veines que dans celles de ses membres, que l’on soit dans un moment à la puissance déjà élevée mais contenue ou que l’on passe à la plus dévastatrice, comme dans la première partie de «La Tristesse du Bien Divin», voire plus pesant à l’instar de la suite du passage calme mettant un terme à cette même première partie.

Le calme justement fait partie de l’univers de AVE TENEBRAE, sachant osciller entre des plages très délicates, permettant de laisser reposer la pâte avant le retour en fanfare de l’ambiance lourde dans le bon sens du terme, ainsi que des instruments capables de passer de l’énergique en quelque sorte, à une puissance dévastatrice. La rage Black Metal dégage ainsi tout autant de présence et de prestance que l’enrobage mélodique. Parfois au cours de véritables affrontements, parfois en s’entremêlant, comme tout au long de la deuxième piste «Elagabalium».

On en profite également pour se régaler de mélodies assez variées, tantôt douces, tantôt moins, comme lors des premières secondes de «La Gloire des Avatars Déchus», sur le passage précédant la mi-parcours de «La Table d’Émeraude» ou encore le final de «Tandis que les Parjures se Meurent».

Passant de la plus sombre à la plus délicate des sonorités, AVE TENEBRAE cultive la différence et l’on en a bien besoin, alors que les écarts se creusent partout dans notre monde. Hormis sur un CD apparemment, l’un des seuls endroits où l’on peut encore découvrir des genres se mêler sans qu’ils ne se craignent.

Blytch

Eighteen years of existence for the French Black Metal group AVE TENEBRAE, thus celebrating this year its majority given its country of origin. However, the formation did not wait for this new album, «Tandis que les Parjures se Meurent», to engage into obscure practices with its instruments.

The dark atmosphere is felt throughout the album easily crafted by the trio, at least it is what emerges from listening. This is a rather good sign since if it does not seem forced, the result is only better. Its dark facet then flows as much in our veins as in those of AVE TENEBRAE‘s members, whether in a moment of high but contained energy or shifting to a most devastating power, as in the first part of «La Tristesse du Bien Divin», or even louder following the calm passage putting an end to this same first part.

Calm precisely is a key element of the universe of AVE TENEBRAE, which knows how to oscillate between very delicate soundscapes, allowing to settle down before returning with a bang to the heavy atmospheres as instruments roar with energy growing into a devastating power. The Black Metal rage thus exudes as much presence as the melodic coating, sometimes during real confrontations, sometimes intermingling, as throughout the second track «Elagabalium».

I could feast on quite varied melodies, sometimes soft, sometimes not so soft, as in the first few seconds of «La Gloire des Avatars Déchus», in the passage before the middle of «La Table d’Émeraude» or even the final of «Tandis que les Parjures se Meurent».

Moving from the darkest to the most delicate of sounds, AVE TENEBRAE cultivates the difference and we need it, as gaps widen all over our world.

Blytch