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Tidal Arms

« Tidal Arms« 

Black Numbers

2013

Liste des pièces
Gooski’s ladder
Mirrorbox
Dunston mass
Jungle of dust
Mad glacier
Molasses
Tide alarms
Jelloshotgun
Beach Torture
Cosmic Donald’s

Bon, là, je m’asseois devant mon ordinateur pour vous écrire cette critique que je dois écrire depuis déjà un bon moment.  J’ai l’habitude de prendre beaucoup de temps pour écrire mes critiques (je n’en fais pas beaucoup, je me donne donc le droit), mais pour cet album, ce fut particulièrement long.  Était-ce parce que je n’avais pas le goût ou parce que je ne prenais pas le temps? Ni un ni l’autre.  C’est simplement parce que, après plusieurs, et plusieurs écoutes, je ne savais toujours pas quoi penser de cet album. J’avais donc décidé, tel un bon vin, de le laisser vieillir un peu, savoir comment il mûrirait dans mon esprit.

Et après tout ce temps, je ne suis toujours pas certain de cet album.  Tidal Arms arrive avec un album, disons le, loin d’être monotone.  Un peu bipolaire même.  Avec des périodes très ambiantes, très « personnelles », et BANG, un rythme un peu plus énervé, plus punk, avec des dissonances à travers tout ça.  Ça demande plusieurs écoutes.

Et pour complexifier la tâche, chaque fois que je mets l’album, je le trouve plutôt moyen, et quand l’album fini, à chaque fois, je me dis:

Mais c’était très bien cet album! Pourquoi je n’arrive pas à accrocher?

et, le lendemain, quand je repars l’album, j’ai exactement le même feeling.

 

Le Secret

Alors voilà, c’est simplement que plus l’album avance… plus il va vers la fin, plus les chansons sont matures, plus texturées, plus détaillées, avec des transitions plus naturelles alors que le début de l’album semble être un groupe qui se cherche, dont la moitié des membres vont dans une direction, et l’autre moitié, dans l’autre.  Des chansons comme Beach Torture, la 9e chanson, ou Cosmic Donald’s, la 10e chanson, sont d’excellentes chansons. Lourde, ambiante, agressive, un peu à la Cult of Luna pendant Somewhere along the Highway.  Et pourtant une chanson comme Gooskis Ladder, la première, me donne le goût d’arrêter d’écouter l’album.

Est-ce parce que je suis biaisé, et que je préfère des chansons dans un style plutôt qu’un autre? Peut-être…  Peut-être aussi s’agît-il de la voix de Tom Tierney, qui, selon moi, se mélange mieux à la partie plus post qu’à la partie hardcore. Je vous mets Gooskis Ladder et Beach Torture au bas du texte pour vous faire entendre la différence.

La Production

La qualité audio de l’album est bien agréable.  Un son très garage, très naturel, avec un drum bien présent qui sonne comme dans une grande pièce.  Et les guitares/basse s’équilibrent bien alors quand il y a un punch dans les basses fréquences, on sent toute la puissance de l’album.

Finalement

L’album vaut le détour.  Il s’écoute un peu comme un récit bizarre, avec des bouts d’incompréhension, des hauts, des bas.  Je vais sans aucun doute continuer à le laisser rouler de temps en temps, et voir comment il vieillira.  Chose certaine, ne met pas ça dans ton party, ça risque de le fucker pas mal.

 Maxime Bellerose