by Mathieu Audet | Sep 19, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Flying Colors
« Second Nature«
2014
Le supergroupe américain Flying Colors en avait surpris plus d’un lorsqu’il a sorti son premier album éponyme en 2012. Constitué de Casey McPherson, Neal Morse, Steve Morse, Dave Larue et de Mike Portnoy, le groupe nous avait présenté un opus où plusieurs styles se mélangeaient, parfaitement à l’image de ses différents membres. La barre était donc haute et la table bien mise pour le deuxième album intitulé « Second Nature« , et Flying Colors a su livrer la marchandise avec brio!
Le titre « Second Nature« , en plus de la référence évidente au fait que c’est le deuxième album du groupe, reflète parfaitement la direction musicale empruntée. L’album est moins pop, et plus progressif que son prédécesseur. Bill Evans, qui est celui qui a eu l’idée de créer ce groupe, n’a pas été impliqué dans la production de cet album, contrairement au premier. Les cinq membres avaient donc le champs libre pour la direction musicale, et le naturel qui avait été un peu mis de côté pour le premier album est revenu au galop. On peut clairement sentir le style de composition de Neal Morse dans plusieurs chansons, et c’est loin d’être une mauvaise chose. Ce gars-là est une machine à composer des chefs-d’œuvre, et la source secrète à laquelle il s’abreuve semble inépuisable. Il prend également un peu plus de place au chant, en ayant plus de parties de lead et de back vocals. Mike Portnoy est également de la partie pour le chant, en occupant le même genre de petit rôle que sur le premier album.
Parlons maintenant des chansons. L’album commence et se termine par les deux chansons les plus progressives de l’album. « Open up Your Eyes » commence avec une longue intro qui met bien la table pour le reste de la chanson. Du « Neal Morse 101″. Alors qu’on pense que la chanson part dans une autre direction après le refrain final, elle se termine abruptement, ce qui vient contraster violemment avec son intro longue et articulée. « Mask Machine » est le premier single qui est paru il y a quelques semaines. C’est la chanson la plus pop de l’album, avec un bridge mystérieux au milieu qui est à mon avis un des meilleurs moment de l’album. « Bombs Away » possède un bon groove qui rappelle le bon vieux rock bien rétro, et la basse de Dave Larue claque à souhait. « A Place in Your World » est chantée principalement par Neal Morse, et on peut également y entendre Mike Portnoy. « The Fury of My Love, Lost Without You » et « One Love Forever » sont les chansons qui rappellent le plus le style du premier album, avec des mélodies accrocheuses qui restent longtemps dans la tête. « Peaceful Harbor » est la chanson la plus mollo et la plus lente de l’album. Bien qu’elle s’écoute bien, j’ai l’impression qu’elle aurait pu être un peu raccourcie. Pour finir en beauté, nous avons « Cosmic Symphony » qui est une chanson en trois mouvements. Le style de la chanson se démarque du reste de l’album, et la performance de Casey McPherson est très impressionnante. La chanson se termine sur des notes aux allures tritoniques qui viennent clore parfaitement l’album.
Je ne peux pas vous parler du livret et de tout l’emballage, car la copie promo que j’ai reçue était une version simplifiée. Je peux cependant vous parler de la couverture principale. Hugh Syme, qui a notamment travaillé sur plusieurs pochettes de Dream Theater dans le passé, a réussi à insérer plusieurs éléments très intéressants. Il y a d’abord le papillon coloré entre les mots « Flying » et « Colors« , qui rappelle à la fois le nom du groupe et le nom de l’album. Quoi de mieux qu’un papillon coloré pour rappeler des « couleurs qui volent » et une « deuxième nature », étant lui-même le résultat de la transformation d’une chenille. Il y a cinq montgolfières très colorées, rappelant sans doute les cinq membres du groupe. Il y a également deux éoliennes, qui doivent très certainement rappeler les deux albums du groupe. Fait intéressant à noter ici entre les montgolfières et les éoliennes: Le temps idéal pour voler en montgolfière est lorsqu’il n’y a pas ou peu de vent, ce qui vient contraster avec les bons vents requis pour faire fonctionner pleinement les éoliennes…
Flying Colors nous livre donc un deuxième album frais et inspiré. « Second Nature » est un album à la hauteur de toutes mes attentes, et c’est très certainement un des meilleurs albums de 2014. Le très grand fan de prog en moi est bien sûr satisfait de la nouvelle tangente prise par le groupe, ce fameux naturel qui est revenu au galop, mais c’est un album qui peut être pleinement apprécié pour la multitude de styles musicaux qu’il a à offrir.
Note: 9/10
Mathieu Audet
L’album sera disponible à compter du 30 septembre 2014.
Vidéoclip de « Mask Machine« , premier single de l’album.
by Mathieu Audet | Juil 30, 2014 | Entrevue
Entrevue avec Richard Henshall et Ross Jennings, respectivement guitariste et chanteur du groupe de métal progressif britannique Haken. Entrevue réalisée (en anglais et traduite) par Mathieu Audet et Sébastien Malenfant sur le bateau de la croisière musicale Progressive Nation at Sea du 18 au 22 février 2014.

D’abord, merci beaucoup de nous accorder du temps pour cette entrevue! Vous ressortez tout juste de votre premier spectacle sur le bateau, j’avais vraiment hâte de vous voir et je n’ai pas été déçu!
Merci, c’est très gentil!
Surtout que vous n’aviez joué qu’une seule fois en Amérique du Nord auparavant. Maintenant que vous avez une entente avec InsideOut Music, j’imagine que les possibilités de spectacle pour vous seront plus grandes?
Oui c’était il y a de ça trois ans, dans un festival. Nous venions tout juste de sortir l’album « Visions« . Nous avons effectivement des plans de tournée en Amérique du Nord, mais nous ne pouvons pas en parler plus pour l’instant… À suivre!
« Haken », comme dans « bacon ». J’imagine que vous avez créé cette expression parce que les gens n’arrivaient pas à prononcer correctement le nom de votre groupe?
Oui, notre nom a été massacré à plusieurs reprises, et de plusieurs façons différentes, alors on s’est dit que ça aiderait les gens. Et on aime bien le bacon, alors c’était un bon fit.
Ça vient de où ça, « Haken »?
« Haken » vient du nom d’un des personnages de jeu fantastique d’un de nos amis. On trouvait que ça représentait bien le groupe, c’est un peu mystérieux et il y a également du fantastique dans les paroles de certaines de nos chansons. Ce n’est pas le meilleur des noms, mais au moins il est facile à retenir!
Comment avez-vous réussi à être sur le lineup de la croisière? Est-ce que c’est grâce à votre entente avec InsideOut Music, ou vous avez fait affaire avec Mike Portnoy directement?
Mike Portnoy nous a contacté directement par courriel. Il nous a dit qu’il aimerait qu’on fasse partie de cette expérience unique, et on a dit oui bien entendu! Nous sommes très reconnaissants envers lui de nous avoir donné cette belle opportunité!
C’est quoi les autres bands que vous voulez voir sur la croisière?
On aime beaucoup The Dear Hunter, Animals as Leaders et Periphery, mais je crois qu’on va essayer d’en voir le plus possible!
Les gars d’Animals as Leaders jouent avec des 8 cordes, tout comme vous d’ailleurs!
Oui on a remarqué, c’est vraiment cool! Ça fait un bout qu’on expérimente avec des guitares 8 cordes et on aime bien. Ça offre plus de possibilités, et ça donne un son plus sombre et plus pesant à la fois.
Parlons de vos albums, mais avant, de votre démo « Enter the 5th Dimension« . Il y a beaucoup de bon stock là-dessus, avez-vous l’intention de réenregistrer ces chansons un jour?
Oui y’a beaucoup de gens qui nous le demandent! C’est quelque chose qu’on pourrait éventuellement considérer, mais pour l’instant, on ne peut pas vraiment savoir si ça va arriver… La chanson « Snow » est la chanson préférée des fans sur ce démo, alors peut-être qu’on pourrait la réenregistrer pour le 10e anniversaire du démo, je ne sais pas trop…
Votre album « Aquarius » parle de sirènes! Pouvez-vous m’éclairer sur ce choix?
En gros, c’est l’histoire d’un couple qui met au monde un enfant sirène, qui est au centre d’une prophétie pour sauver la planète d’une catastrophe causée par l’être humain. C’est une histoire un peu extravagante, mais il y a quand même un message qu’on peut dégager de tout ça, comme quoi les ressources de notre planète sont limitées et qu’il faut y faire attention.
La première fois que j’ai entendu Haken, c’était « The Point of No Return » et j’ai été jeté par terre! C’est quoi votre chanson préférée sur cet album et surtout, est-ce que c’est la même que quand vous avez sorti l’album en 2010, ou ça a changé avec le temps?
J’aime bien « Streams », en particulier pour son intro de piano. Ça me rappelle du Genesis, ou même du Dream Theater avec la chanson « Six Degrees of Inner Turbulence ».
Parlons rapidement de l’album « Visions« . Vous avez justement terminé votre premier spectacle avec la chansons « Visions » qui est très longue (22:25) et qui était la chanson parfaite pour clore le show à mon avis.
« Visions » a été la chanson qui a été la plus longue à écrire. Nous avons pris notre temps, car cette chanson était à la fois le point de départ et le point central de l’album.
Avez-vous un plan quand vous écrivez une chanson de ce type? Est-ce que vous écrivez les paroles en premier, ou la première approche se fait avec la musique?
Pour l’album « Aquarius« , Ross a créé tout le concept de l’histoire, et nous avons fait suivre la musique pour suivre cette histoire. Pour « Visions« , ce fut complètement le contraire. Nous avons écrit toute la musique pour ensuite écrire les paroles. Pour « The Mountain« , la musique est également venue en premier, même si nous avions quelques idées pour l’histoire que nous allions raconter. Les paroles de « The Mountain » sont le résultat d’un effort collectif, contrairement aux deux premiers, qui ont été écrites par Ross seulement.
Vous avez sorti l’album « The Mountain » en septembre dernier. J’imagine que l’année 2013 a été une année extrêmement chargée pour vous, en particulier avec l’enregistrement de l’album. Comment ça s’est passé pour vous cette année de fou?
Avec Haken, nous avons une liste de choses que nous voulons accomplir, et une de celles-ci était d’être signés avec InsideOut Music. Nous sommes très fiers d’avoir réussi à accomplir cela en 2013. C’est très important pour nous, et ça nous aide beaucoup à tous les niveaux. L’enregistrement de l’album a bien évidemment pris une bonne partie de notre temps. Ça a été un long processus, nous n’avons pas fait beaucoup de spectacles au travers, car nous voulions mettre l’emphase sur l’enregistrement.
Parlant de processus… vos deux premiers albums racontent une histoire à la troisième personne, tandis que « The Mountain » semble beaucoup plus introspectif…
Tout à fait. On s’identifie beaucoup plus aux thèmes de notre dernier album que de ceux des deux premiers, on s’est un peu inspiré de nos vies personnelles pour celui-là.
« The Cockroach King » est une chanson formidable sur cet album, en particulier la mélodie principale. Comment en êtes-vous arrivés à avoir plusieurs couches de voix? C’est vraiment cool, on dirait du Gentle Giant!
Oui en fait, c’était voulu! (rires). C’est notre façon de leur rendre hommage, et on voulait voir ce que ça donnerait de mélanger du heavy metal avec du Gentle Giant! On aime beaucoup cette chanson, et on a décidé d’en faire un vidéoclip.
*** l’entrevue continue plus bas pendant que vous écoutez « The Cockroach King« . ***
C’est quoi le lien entre une chanson comme « The Cockroach King » et le reste des thèmes abordés sur l’album?
En fait ça parle des luttes qu’on a à mener dans la vie en général. L’album « The Mountain » n’est pas nécessairement un album concept en tant que tel, même si certains thèmes se retrouvent sur plusieurs chansons. Cet album est aussi une allégorie des aventures et des combats que nous avons vécus en tant que groupe jusqu’à présent, mais je suis sûr que n’importe qui peut s’identifier à ces thèmes assez facilement.
Vous avez sorti trois albums en moins de quatre ans, trois chefs-d’œuvre! Selon les standards d’aujourd’hui, c’est vraiment incroyable! Je veux dire, comment est-ce même possible d’écrire, d’enregistrer et de promouvoir autant de matériel en si peu de temps? Et je vous le redis, parce que je suis un fan fini, ces trois albums sont des chefs-d’œuvre! Avez-vous un travail régulier en dehors du groupe?
Quand on sort un album, on ne peut jamais savoir si les gens vont l’apprécier ou non, alors merci pour les commentaires, c’est très apprécié! Ross est photographe, moi je suis enseignant. Je dois dire qu’on investit la presque totalité de notre temps libre dans le groupe. L’écriture, répondre aux courriels, s’occuper de la gestion du groupe jusqu’à un certain point, c’est beaucoup de travail, mais nous sommes satisfaits des résultats que ça rapporte, donc ça nous motive à continuer!
Ressentez-vous de la pression quand vous travaillez sur un nouvel album? Par exemple, avant que l’album « The Mountain » ne sorte, vos deux premiers albums avaient connu un très bon succès, et il y avait beaucoup d’attentes face à cet album, est-ce que c’est quelque chose qui vous tracasse?
On essaye de ne pas trop y penser, mais en même temps, dans le cas de « The Mountain« , nous étions un peu conscients des attentes des gens. On essaye d’écrire la meilleure musique qu’on peut, l’important c’est que ce soit de la musique qu’on aime jouer, et on va voir où ça nous mènera.
Je sais que Dream Theater est une grande source d’influence pour vous, en dehors de l’aspect « métal progressif », avez-vous d’autres influences?
Oh oui, on aime bien le jazz, d’ailleurs on en retrouve sur notre dernier album. On a aussi des influences « classic rock » et « 70s prog rock », en particulier Gentle GIant. On écoute aussi beaucoup de musique de tous les styles en tournée, alors il y a un peu de tout dans nos chansons.
*** Cette entrevue est soudainement interrompue par Pete Trevawas, bassiste de Marillion et Transatlantic, qui vient faire son tour pour féliciter les gars d’Haken pour le spectacle qu’ils viennent juste de donner ***
Salut Pete, ça va?
Pete: Oh oui! Ces gars là sont vraiment bons!
*** reprise de l’entrevue quelques minutes plus tard ***
J’aurais encore beaucoup de questions pour vous, mais ça fait déjà plus de 30 minutes que dure l’entrevue et je ne veux pas prendre trop de votre temps. Vous devez venir jouer au Canada! En particulier à Montréal et à Québec, vous avez beaucoup de fans là-bas! Avez-vous un message pour eux?
On s’excuse si c’est long avant de venir! (rires). Comme on le disait tout à l’heure, on travaille fort sur une tournée nord-américaine, alors espérons que nous aurons la chance de venir jouer dans votre coin de pays!
Terminons en beauté avec une question d’un fan: Préfériez-vous combattre 100 chevaux de la grosseur d’un canard, ou un canard de la grosseur d’un cheval?
J’aime bien l’idée d’un canard de la grosseur d’un cheval! Je perdrais c’est sûr, mais ça serait drôle! En fait je perdrais dans les deux situations!
Richard et Ross, merci beaucoup pour votre temps, c’était un honneur pour nous!
Merci!
*** Tous les membres d’Haken ont également animé une dégustation de Whisky sur le bateau, dégustation très humoristique et arrosée à laquelle nous avons assistée avec beaucoup de plaisir bien évidemment! ***
by Mathieu Audet | Juil 6, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Entrevue avec Mariusz Duda, chanteur et bassiste du groupe de rock progressif polonais Riverside, réalisée sur le bateau de la croisière musicale Progressive Nation at Sea du 18 au 22 février 2014.
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Merci beaucoup Mariusz de faire cette entrevue, c’est très apprécié! Comment trouves-tu la croisière jusqu’à maintenant?
C’est la première fois qu’on joue sur un bateau, c’est quelque chose dont on va se souvenir pendant longtemps, j’espère qu’il y aura d’autres éditions d’un évènement du genre.
C’est le fun d’être ici à la chaleur, on vient de Québec et il fait très froid là-bas, j’imagine que c’est la même chose en Pologne?
En Pologne, on a juste un mois d’été (rires), alors c’est un bon timing que la croisière soit au mois de février.
Quels sont les groupes sur la croisière que tu n’as jamais vu live et que tu veux aller voir?
Plusieurs! En fait, je me promène de spectacle en spectacle. La beauté de cette croisière est que tu peux voir tous les bands. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas supporter plus de 4 chansons d’Animals as Leaders (rires). J’ai beaucoup aimé le spectacle de Bigelf.
En 2013, vous avez sorti l’album « Shrine of the New Generation Slaves ». Comment ça va pour vous depuis?
2013 a été pour nous une de nos meilleures années. On a fait beaucoup de spectacles pour supporter l’album, et ça va continuer de plus belle cette année. Après ça, nous allons enregistrer notre prochain album. Cet album (Shrine) s’est révélé être un nouveau départ pour nous en quelque sorte. On est moins « mellow », on préfère maintenant mettre le focus sur les mélodies, on s’est aperçu en tournée qu’il y avait plus de gens à nos spectacles que pour les tournée antérieures, alors ça nous motive à continuer dans cette voie.
Parlant de « Shrine of the New Generation Slaves« , j’aimerais que tu me parles un peu des thèmes au niveau des paroles. Je te demande ça parce qu’il semble y avoir différentes approches, selon les chansons. Par exemple, une chanson comme « We got used to us » est beaucoup plus proche de l’expérience personnelle, en contraste avec d’autres chansons sur l’album qui semblent plus détachées et à la troisième personne.
Pour cet album, je voulais surtout traiter du thème de l’esclavage moderne. J’ai été inspiré par plusieurs sources différentes. Par exemple, un jour j’étais dans un taxi, et tout ce que le chauffeur faisait, c’était de se plaindre de son travail, qu’il n’avait pas d’argent, qu’il avait toutes sortes de problèmes et qu’il n’était pas heureux. Les gens travaillent toute la semaine avec en tête la fin de semaine qui s’en vient et qui viendra les libérer du fardeau qu’est leur travail. Je me considère très chanceux que ma passion soit également mon travail. Tout ça pour dire que j’ai décidé d’écrire sur ces différents éléments qui rendent les gens esclaves d’une chose ou d’une autre. Il y a donc une chanson qui est à propos de se plaindre. Une autre qui est à propos des gens qui se mentent à eux-mêmes et qui cherchent à fuir leurs problèmes. « We got used to us » décrit comment quelqu’un peut devenir dépendant affectif dans une relation de couple. « Deprived » traite de la dépendance que nous avons de nos jours face à nos téléphones intelligents et à la technologie en général, ce qui était différent quand nous étions jeunes où nous avions plus souvent recours à notre imagination.
« Escalator shrine » est de loin la chanson la plus progressive de l’album. Est-ce que c’était volontaire de faire une chanson beaucoup plus longue, ou est-ce qu’elle s’est développée d’elle-même?
Quand nous avons enregistré nos démos en mars 2012, nous n’avions pas cette chanson. Nous étions satisfaits des autres chansons, mais nous trouvions qu’il manquait quelque chose. Nous voulions ajouter quelque chose de pas nécessairement plus progressif, mais disons plus complexe, pour conclure l’album. Nous sommes donc retournés en studio et nous avons créé cette chanson. Je l’aime bien, car elle regroupe tous les aspects de notre musique. Nous terminons toujours nos spectacles avec cette chanson.
Tu as parlé plus tôt du prochain album qui est déjà en chantier. Je trouve que votre son a grandement évolué depuis le premier album, est-ce qu’on doit s’attendre à une telle évolution pour le prochain album?
Je ne sais pas, peut-être que c’est le début d’une nouvelle trilogie (en faisant référence aux trois premiers albums de Riverside). Une chose est sûre, c’est que je veux qu’il soit différent des autres albums. Nos deux derniers albums sont musicalement très différents, mais au niveau des paroles, ils traitent de la vie moderne, et je crois que je veux continuer dans cette direction. Je crois que la musique du prochain album sera un peu plus complexe.
Vous avez joué une seule fois au Québec, et c’était à Montréal. Avez-vous des plans dans le futur de revenir au Québec, au Canada et aux USA, bref des plans de tournée nord-américaine?
Nous n’avons pas joué beaucoup en Amérique du nord en dehors de festivals et de quelques dates. Lorsque notre prochain album sera sorti, nous avons des plans pour les États-Unis et le Canada.
Il le faut, car vous avez beaucoup de fans au Québec!
Lorsque j’ai rencontré Steven Wilson au Mexique, je lui ai demandé quels étaient les meilleurs endroits en Amérique pour un groupe de prog et il m’a répondu Montréal et Santiago au Chili!
Quels sont tes 5 meilleurs albums de 2013?
Nick Cave and the Bad Seeds – Push the Sky Away
SigurRos – Kveikur
Steven Wilson – The Raven That Refused to Sing
Foals – Holy Fire
Daft Punk – Random Access Memories
Je suis également un gros amateur de jeux vidéo, alors j’ai bien aimé la trame sonore du jeu The Last of Us.
Tu es un fan de jeux vidéo, à quoi joues-tu en tournée?
Je viens juste de terminer Assassin’s Creed 4.
As-tu eu l’occasion de suivre un peu les Jeux Olympiques un peu? Comment ça va pour la Pologne?
Je crois qu’un skieur polonais a remporté une médaille, mais je ne suis pas vraiment ça…
En terminant, as-tu un message pour tes fans au Québec?
Merci beaucoup pour tout le support, j’espère qu’on va se voir quand nous allons revenir!
by Mathieu Audet | Mar 19, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Entrevue avec Neal Morse réalisée par Mathieu Audet et Sébastien Malenfant, transcription et traduction à partir de l’audio par Sébastien Malenfant– Progressive Nation At Sea – 20 février 2014
Comment se passe la croisière pour toi jusqu’à présent?
C’est super. On ne peut rien demander de mieux que de profiter de la belle température, un bel environnement et pouvoir jouer de la musique. Ma femme est avec moi, mais mes enfants n’ont pas pu venir à cause de l’école. Ça me manque, car ce serait la perfection s’ils pouvaient aussi y être.
Ça doit être le plus difficile lors d’une tournée d’être loin de sa famille?
Oui, et ma fille en particulier adore la chaleur et les plages, mais autrement ça va super bien.
Quels sont tes plans pour 2014? Le deuxième album de Flying Colors devrait sortir cette année?
Oui, nous allons essayer. C’est ce que les rumeurs mentionnent… Lorsque j’aurai terminé cette tournée, je vais me replonger à compléter mes sections pour le nouvel album de Flying Colors.
Comment va l’enregistrement?
La batterie et la basse sont complétées. Il reste donc Steve, Casey et moi à enregistrer pour compléter le tout.
Est-ce que tu peux parler un peu de l’orientation que prendra l’album? Est-ce plus progressif?
Je ne sais pas. C’est comme un tourbillon pour moi actuellement. Je dois m’y remettre pour me faire une idée, car je suis entièrement consacré à Transatlantic pour le moment. Ce fut fort agréable lorsque nous l’avons composé. Nous avons composé et enregistré les démos des chansons. La moitié fut effectuée en mai dernier et nous l’avons complété en décembre. Nous mettions principalement l’emphase sur les arrangements et le côté instrumental. Je jouais sur un clavier emprunté et je travaillais vraiment juste la surface sans aller dans les détails. Je vais m’y remettre suite à cette tournée et nous verrons où ça va nous mener.
Pour l’enregistrement, est-ce que vous procéder à des sessions à distance ou tout le groupe se réunit à ton studio?
C’est une combinaison. Casey viendra et nous serons ensemble pour travailler les paroles et les mélodies. Nous étions tous ensemble pour la composition des bases des chansons. Les pistes de guitares et de claviers supplémentaires (overdub) sont effectuées séparément. Au moment de l’enregistrement, nous savons ce que nous voulons. Nous avons sorti le canevas lors des premières séances et lors de l’enregistrement final, les détails sont appliqués.
Est-ce que tous les membres du groupe participent à la composition des chansons?
Oui. Tout le monde amène des éléments. Mike est l’arrangeur. Il est très bon pour cerner les bonnes sections des chansons.
Lorsqu’un de tes spectacles est enregistré pour un DVD, est-ce que tu es plus nerveux? Est-ce que tu ressens davantage de pression pour ne pas faire d’erreurs?
Je sais que je vais manquer des notes à chaque spectacle. Je ne sais pas… Je ne suis plus très nerveux maintenant. Après un certain temps, je me dis que ce sera comme ce sera et la plupart du temps, c’est très bien. Même lorsque ce n’est pas si bien, les gens semblent aimer ça de toute façon. En particulier pour moi, en tant que chrétien, je donne tout à Dieu. Ça n’a pas d’importance tant que ça pour moi; c’est plutôt pour « Lui », et ce qu’il fera dans le cœur des gens. J’essaie d’enlever l’attention de sur moi. Ça me permet d’avoir plus de plaisir sur scène car je peux être avec le Seigneur, être avec les gens et en profiter davantage.
As-tu des plans pour un nouvel album solo?
Certainement. Nous en avons composé la moitié, et nous l’abordons avec une approche différente cette fois: je ne compose pas seul. J’ai invité le groupe et je n’avais rien de préparé.
Tu es un compositeur très prolifique avec tes différents projets. Est-ce qu’il t’arrive de manquer d’idée à l’occasion?
Ça ne m’est pas encore arrivé, mais cette fois je voulais démarrer le projet sans matériel pour que nous puissions bâtir à partir de rien. C’est une nouvelle expérience et ça va très bien. Je voulais que ce soit différent.
Est-ce que ce sera des chansons plus courtes? Un album concept?
Pas un album concept. Il y aura des chansons courtes et d’autres plus longues. Ce sera un album progressif, mais peut-être un peu plus accessible. Je ne sais pas… Nous n’en avons que la moitié de composé donc nous allons nous réunir dans les prochains mois pour le compléter.
En plus de tes collaborateurs habituels (Mike Portnoy, Randy George), est-ce qu’il y aura des musiciens invités?
Oui, les premières sessions furent composées avec Bill Hubauer et Eric Gillette.
Lorsque tu composes de longues chansons, quelle est ton approche? Est-ce que tu sais à l’avance que ce sera une longue chanson ou elle se développe à mesure?
Je tente de suivre la musique à l’endroit que je sens qu’elle désire aller. Certaines sections sonnent pour aller dans une pièce épique et d’autres moins. Quelques fois c’est difficile à dire. Mike est très bon pour déterminer ce genre de chose. C’est aussi basé sur l’instinct et la façon dont nous réagissons à la musique.
Habituellement, est-ce que la musique vient en premier ou les chansons sont construites à partir des paroles déjà écrites?
Ça va dans toutes les directions, mais habituellement j’écris la musique en premier. Je peux avoir quelques lignes en tête comme une ligne importante d’un refrain, par exemple: Ride the lightning… Je crois que pour avoir une bonne base pour une chanson, il faut avoir une trame lyrique. À l’occasion, j’écris une chanson complète sans paroles et je me dis que je vais les trouver plus tard et d’autres fois, ça ne fonctionne pas aussi bien et la ligne de parole principale est nécessaire. La ligne peut bâtir le refrain au complet. Bref, ça se produit de différentes façons mais habituellement, la musique vient en premier pour moi.
Nous venons de Québec. Les 2 fois que tu es venu à Québec, tu as eu des problèmes d’avion. Est-ce que tu crois qu’il y a une malédiction entre toi et Québec?
À notre première visite avec le Neal Morse band, nous avons eu des problèmes lors de notre arrivée et aussi à notre départ de Québec. Je crois que j’étais pris à Philadelphie à mon retour. Ce fut difficile à chaque fois.
J’espère que ça ne t’empêchera pas de revenir à Québec?
J’adore Québec. C’est très beau au printemps. Très belle ville.
Est-ce que tu envisages faire une autre partie à « Thoughts »?
Je ne sais pas. Je n’avais prévu n’en faire qu’une donc qui sait 🙂
La chanson « Afterthoughts » que tu as coécrit avec ton frère Alan et Ted Leonard, est-ce que c’est lié d’une façon ou d’une autre à « Thoughts »?
Non pas vraiment. Elles sont liées par le fait qu’elles ont des sections de voix superposées mais autrement, elles n’ont pas vraiment de lien entre elles.
Pourquoi n’y a-t-il pas de partie 3 et 4 à « Thoughts »?
C’était l’idée de mon frère Alan. Lorsque j’ai travaillé des chansons avec Randy pour l’album Momentum, j’avais oublié que j’avais travaillé sur un autre « Thoughts » avec Alan plusieurs mois avant. Nous avions donc tous les 2 des albums avec des « Thoughts« . Je me demandais si je devais nommer ma chanson autrement et Alan a dit: appelez-le Part 5 pour faire flipper les gens.
As-tu un message pour tes fans de Québec?
Vous êtes sensationnel 🙂 Très bons fans à Québec. C’est super agréable d’aller à des endroits que nous ne sommes jamais allés auparavant. Nous sommes venus en mai dernier et nous avons eu un très bon spectacle, un très bon public. Nous avons beaucoup apprécié. Nous sommes contents que les fans soient au rendez-vous et continuent d’écouter du prog.
Merci beaucoup!
Merci 🙂
by Mathieu Audet | Mar 11, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques, Critiques de Shows

Progressive Nation at Sea 2014
“Washy washy, happy happy!” dit-elle en aspergeant de produit désinfectant la main de tous ceux qui entraient dans la grande salle à manger pour aller se bourrer la face dans l’énorme et délicieux buffet du bateau de la Progressive Nation at Sea 2014. Si tu es en train de lire ces lignes, c’est que tu as probablement raté l’événement progressif (et l’inside joke) du millénaire(!). Parles-en à Hitler!
La Progressive Nation, festival ambulant de musique progressive, a été créée par Mike Portnoy en 2008 et a connu une seconde édition en 2009. Après cinq ans d’absence, Portnoy a fait équipe avec son ancien coéquipier de Dream Theater, Derek Sherinian et a ressuscité cet incroyable événement en s’inspirant d’une pratique de plus en plus populaire dans l’industrie de la musique: celle de rassembler de nombreux groupes de musique sur un bateau, et partir sur un délire musical de plusieurs jours!
La croisière a eu lieu du 18 au 22 février. Partant du port de Miami, le bateau faisait deux escales sur les îles Bahamas, et les spectacles avaient lieu de 18h00 à minuit (avec pour exception la deuxième journée de la croisière, qui était une journée en mer uniquement, donc nous avons eu droit à douze heures de spectacles! Journée de fou!) Tous les spectacles duraient une heure, et il y avait des spectacles dans cinq salles différentes (avec des capacités allant de 200 à 2000 personnes). Il y avait donc des spectacles qui se chevauchaient, et quelques choix déchirants ont dû être faits! Ce n’est pas tous les bands qui ont fait des setlists différents d’un spectacle à l’autre, et j’ai trouvé ça un peu dommage. Malgré l’horaire chargé des spectacles, j’ai l’impression que la plupart des gens essayaient de voir les deux spectacles des groupes qu’ils aimaient, alors un peu plus de variété aurait été de mise!
Bon, je ne savais pas trop quel format utiliser pour mon compte rendu. Au début, je pensais y aller jour par jour, mais étant donné que les groupes donnaient chacun deux performances à des moments différents pendant la croisière, je me suis dit que ce serait plus facile à suivre si on y va par groupe. Alors allons-y!
Transatlantic
Le groupe en tête d’affiche de la croisière (qui avait lieu dans l’océan Atlantique, haha!). Pour ceux qui sont étrangers à ce groupe, il s’agît d’un super-groupe formé de Mike Portnoy, Neal Morse, Roine Stolt et Pete Trewavas. Ted Leonard, le chanteur actuel de Spock’s Beard, complétait le groupe en tant que cinquième membre live, en remplacement de Daniel Gildenlow (Pain of Salvation) qui est présentement hospitalisé pour des problèmes de bactérie mangeuse de chair!
Le groupe a ouvert les festivités et a commencé son premier spectacle devant une foule nombreuse et très enthousiaste, tandis que le bateau quittait tranquillement le port de Miami. Le groupe a eu quelques ennuis techniques au début (la basse de Pete Trewavas faisait quelques « free games » et Mike était tellement en maudit après son snare qui était désaccordé, qu’il l’a sacré au bout de ses bras par en arrière, mais ils ont su rapidement reprendre le momentum. On a eu droit au dernier album, Kaleidoscope (2014) performé en intégralité.
Setlist 1
INTO THE BLUE
SHINE
BLACK AS THE SKY
BEYOND THE SUN
KALEIDOSCOPE
Pour son deuxième spectacle (qui était le spectacle de fermeture de la croisière), le groupe a joué des pièces des trois premiers albums. Le spectacle a commencé avec un medley de chansons de The Whirlwind. Par la suite, une chanson (Indiscipline) avec Adrian Belew et des chansons des deux premiers albums. La croisière s’est conclue avec une grande finale de plus de 30 minutes avec Jon Anderson (Yes). Moment historique!
Setlist 2
THE WHIRLWIND MEDLEY
INDISCIPLINE (w/ Adrian Belew)
WE ALL NEED SOME LIGHT
ALL OF THE ABOVE / STRANGER IN YOUR SOUL
THE REVEALING SCIENCE OF GOD (w/ Jon Anderson)
LONG DISTANCE RUNAROUND (w/ Jon Anderson)
AND YOU AND I (w/ Jon Anderson)
STARSHIP TROOPER (w/ Jon Anderson)
Transatlantic a offert deux setlists complètement différents, ce qui fut très apprécié!
Portnoy, Sheehan, MacAlpine, Sherinian (PSMS)
PSMS, un autre super-groupe! Formé de Mike Portnoy, Billy Sheehan, Tony MacAlpine et de Derek Sherinian, il s’agît d’un groupe instrumental dont le répertoire est constitué des chansons du passé des quatre membres. Vous pouvez vous imaginer le délire de la foule lorsqu’ils ont ouvert chacun des deux spectacles avec la première section de A Change of Season (de l’époque de Dream Theater où Portnoy et Sherinian étaient dans le groupe). MacAlpine semble avoir eu quelques difficultés avec l’intro de cette chanson à la guitare.
Setlist 1
A CHANGE OF SEASONS PT 1: THE CRIMSON SUNRISE
ACID RAIN
THE STRANGER
APOCALYPSE 1470
TONY MACALPINE SOLO
BIRDS OF PREY
BILLY SHEEHAN SOLO
THE FARANDOLE
MIKE PORTNOY SOLO
NIGHTMARE CINEMA
SHY BOY
Pour le deuxième spectacle, PSMS a varié son setlist (en gardant quelques classiques du premier spectacle) et a fait monter sur scène plusieurs des chanteurs des autres groupes pour chanter des classiques de Dream Theater de l’album Falling Into Infinity (album où ont figuré Portnoy et Sherinian). Un des moments forts de la soirée fut la performance de Devin Townsend sur Burning my Soul. Fidèle à son personnage de scène, Devin est monté sur scène habillé tout croche, son iPad à la main avec les paroles et s’est approprié (si on peut le dire ainsi) les paroles de la chanson. Cette vidéo est à voir:
La performance de Ted Leonard (Spock’s Beard) sur Anna Lee est également digne de mention!
Hell’s Kitchen, quel chef d’œuvre!
Setlist 2
A CHANGE OF SEASONS Pt. 1: THE CRIMSON SUNRISE
APOCALYPSE 1470
STRATUS
BURN (w/ Tony Harnell & Bumblefoot)
ANNA LEE (w/ Ted Leonard)
BURNING MY SOUL (w/ Devin Townsend)
HELL’S KITCHEN
DEREK SHERINIAN SOLO
LINES IN THE SAND (w/ Dug Pinnick & Tony Harnell)
SHY BOY
Haken
Haken est de loin le groupe qui a penché le plus dans la balance quand est venu le temps pour moi de prendre la décision d’aller sur cette croisière ou non. Ce groupe de métal progressif de Londres est présentement sur une montée fulgurante. Ils ont sorti trois albums, trois chefs-d’œuvre, en moins de 4 ans!!! Leur dernier album The Mountain les a clairement positionnés comme les chefs de file de la relève du métal progressif. C’est un must pour tous les fans de Dream Theater et de bonne musique en général! Ils nous ont gâté solide en faisant la chanson Visions en intégralité! (+ de 22 minutes). C’était tellement intense que mon collègue et moi avons versé quelques larmes (le soleil, là, qui était intense dans nos yeux, voyons!). Le drummeur a même été faire une saucette dans le spa au milieu de Visions.
Les gars sont tellement sympathiques et généreux. Ils ont accepté de se prêter au jeu d’une dégustation de whisky sur le bateau. Ça a rapidement dégénéré en beuverie plus qu’en dégustation. Nous avons également eu la chance de les avoir en entrevue juste après leur premier spectacle, j’ai hâte de vous partager ça!
Setlist 1
ATLAS STONE
IN MEMORIAM
DROWNING WITH THE FLOOD
COCKROACH KING
FALLING BACK TO EARTH
VISIONS
Visions, kin toé!
Setlist 2
ATLAS STONE
IN MEMORIAM
COCKROACH KING
FALLING BACK TO EARTH
PAREIDOLIA
SOMEBODY
DROWNING WITH THE FLOODS
Spock’s Beard
Ce sont des machines de guerre en spectacle! Particulièrement Ryo Okumoto et Alan Morse (le frère de l’autre, là, Neal Morse). On va y revenir à lui dans pas long!. Je ne sais pas comment Alan fait pour jouer de la guitare pas de pick (100% du temps), mais c’est quelque chose à voir! Leur nouveau chanteur, Ted Leonard, qui est là depuis le départ de Nick D’Virgillio et qui chante sur le dernier album, est excellent!
Setlist 1
SOMETHING VERY STRANGE
ON A PERFECT DAY
WALKING IN THE WIND
SUBMERGED
CAKEWALK ON EASY STREET
AFTERTHOUGHTS
GO THE WAY YOU GO
Pour le deuxième spectacle, nous avons eu droit à quelque chose qui ne se produit que très rarement : NEAL MORSE AVEC SPOCK’S BEARD!!! Ils ont joué deux classiques de l’époque de Neal avec le band, soit June et The Light. La foule était en délire, et le groupe a eu droit à une ovation debout de plusieurs minutes!
Setlist 2
SOMETHING VERY STRANGE
HIDING OUT
WALKING ON THE WIND
WAITING FOR ME
JUNE (w/ Neal Morse)
THE LIGHT (w/ Neal Morse)
The Flower Kings
C’était la première fois pour moi que je voyais les rois de la Suède malgré le fait qu’ils sont venus quelques fois à Québec par le passé (en particulier pour l’événement Terra Incognita, organisé par le sympathique Michel Bilodeau). Le bassiste était en feu, et le chanteur/guitariste nommé Roine Stolt a été fidèle à lui-même en étant dans sa bulle avec ses riffs « space« . J’aurais aimé qu’ils diversifient un peu les deux sets par contre.
Setlist 1
NUMBERS
DESOLATION ROAD
MEDLEY (1999-2000)
Setlist 2
NUMBERS
MY COSMIC LOVER
MEDLEY (1997-2000)
Riverside
Les gars de Riverside ont eu plusieurs problèmes techniques lors du début de leur premier set: claviers en problème, micro du chanteur sans aucun son. Ils ont quand même bien réchappé le tout, comme on dit! Le chanteur, bien qu’il ait l’air très relax au premier coup d’œil, est probablement une des personnes les plus nerveuses que j’ai rencontrées dans ma vie!
Ils ont joué plusieurs chansons de leur dernier album Shrine of the new generation slaves, qui est un chef-d’œuvre total. J’ai malheureusement manqué le 2ème set (c’était pendant le show de Spock’s Beard avec Neal Morse, alors j’ai manqué une de mes tounes préférées We got used to us (seul changement par rapport au 1er set d’ailleurs).
J’ai réussi à avoir une entrevue avec Mariusz Duda, que je vous partagerai plus tard. C’est cool, ils sont déjà sur le point de se remettre à travailler sur le prochain album!
Setlist 1
NEW GENERATION SLAVE
THE DEPTH OF SELF-DELUSION
FEEL LIKE FALLING
REALITY DREAM III
EGOIST EDONIST
ESCALATOR SHRINE
Setlist 2
NEW GENERATION SLAVE
THE DEPTH OF SELF-DELUSION
FEEL LIKE FALLING
WE GOT USED TO US
REALITY DREAM III
EGOIST EDONIST
ESCALATOR SHRINE
Escalator shrine, quel chef d’oeuvre!
Devin Townsend Project
Je sais que plusieurs vont m’en vouloir, mais je n’ai pu voir que quelques chansons du premier set, conflit d’horaire oblige! Le son extrêmement mauvais a également précipité mon départ vers d’autres spectacles. Je peux cependant vous dire que Devin est à la fois une bête de scène incroyable mais lorsqu’il n’est pas sur scène, il est plutôt réservé (c’était peut-être pas la meilleure idée d’aller lui jaser pendant qu’il se prenait de la bouffe au buffet par contre :P).
Setlist 1
TRUTH
REGULATOR
BAD DEVIL
WAR
PLANET OF THE APES
SUPERCRUSH
KINGDOM
LIBERATION
JUULAR
MORE
GRACE
Setlist 2
ANGEL
WAR
BY YOUR COMMAND
DEADHEAD
NUMBERED
SUPERCRUSH
KINGDOM
JUULAR
MORE
GRACE
Autres groupes, en rafale :
Pain of Salvation
Le chanteur et guitariste n’était pas là (Daniel Gildenlow), mais du peu que j’ai vu, les autres membres du groupe ont très bien pris la relève et la foule semblait apprécier.
Anathema
Excellente prestation au 1er set. Malgré la scène extérieure qui n’est pas toujours optimale pour le son, la qualité sonore était impeccable et leur côté atmosphérique était bien représenté, ainsi que les harmonies vocales des 2 frères accompagnés par la très juste Lee Douglas.
Periphery
Ça bûche, c’est très technique, ils sont très bons! Les entre-tounes de leur show laissent à désirer par contre (des espèces de bruits semi-technos, semi-spaces). Ça casse le beat et ça ne fait pas une très bonne relation avec le public.
Animals as Leaders
Ça bûche aussi, c’est très technique et instrumental. C’est un bon fit avec Periphery.
Bigelf
Damon Fox, avec son excellente présence sur scène, a su conquérir plusieurs spectateurs découvrant le groupe. Mike Portnoy à la batterie a su ajouter ajouter son charisme offrant aussi au groupe une plus grande notoriété.
The Dear Hunter
Le chanteur a une voix incroyable! J’en reviens juste pas! Ils ont couvert les trois actes, les EPs des couleurs et Migrant au travers de leur deux sets. Je dois malheureusement mentionner que leur son live ne rend pas justice à leur son album. On dirait que ça ne sonne pas assez…
Après avoir violemment interrompu Casey en train de manger seul à une des tables du buffet en allant m’asseoir en face de lui (je lui ai quand même demandé si je pouvais m’asseoir là :P), j’ai réussi à avoir quelques infos sur ses plans futurs : Il a plusieurs idées pour les prochains actes (IV à VI), mais pour l’instant il ne peut pas aller de l’avant, car il est impliqué dans d’autres projets, et il a également besoin de financement. Alors on se croise les doigts!
Notes en rafale
Key West, c’est un peu comme le Cap Breton. C’est beau, c’est le fun faire le tour et c’est quelque chose à voir dans sa vie, mais une fois que tu l’as fait, t’as pas nécessairement envie de le refaire.
La Progressive Nation at Sea, c’est trop d’émotions pour un seul homme. Il y a trop de chefs-d’œuvre qui y ont été joués, en trop peu de temps pour être capable de tous les absorber. C’est le plus beau et le plus gros festival musical progressif auquel j’ai assisté!
Le bateau était plein entre la moitié et le deux tiers, environ, ce qui fait qu’il y avait assez de gens pour avoir une bonne ambiance, mais pas trop pour que ça soit jampack.
Le service sur le bateau était INCROYABLE! On aurait dit qu’il y avait une personne de staff pour chaque plaisancier sur le bateau! Wow! Ils ne savent pas comment ouvrir une bouteille de vin, mais je leur pardonne!
J’ai dû battre le record du monde du plus grand nombre de cornets de crème molle ingérés en 4 jours! C’est au-dessus de 20!
Le bateau était un énorme backstage, donc on avait accès aux musiciens en tout temps! Au début tu capotes, mais au bout d’une journée tu trouves ça juste normal de faire la file derrière Neal Morse pour aller au buffet, et de t’asseoir ensuite à la table voisine de Devin Townsend pour manger! C’est fou comme on s’habitue à tout dans la vie!
Le grand manitou de la croisière, j’ai nommé Mike Portnoy, a été beaucoup présent sur la scène (il jouait avec 3 bands), mais pas beaucoup pour les fans sur la croisière. Je ne l’ai pas vu une seule fois en dehors du stage ou du backstage. J’ai demandé à plusieurs personnes sur le bateau à la fin de la croisière, et personne à qui j’ai demandé n’a pu lui parler ou se faire prendre en photo avec lui. Petit bémol s’il n’en est un!
Il y avait plus de québécois que je pensais! J’ai dû en croiser au moins une dizaine! Pas pire pour une croisière qui attirait des gens de partout sur la planète!
John Wesley était sur le bateau! Il sort un album très bientôt, et il a été invité par InsideOut Music sur la croisière pour faire acte de présence et de promotion. C’était très cool de jaser avec lui! Mon collègue et moi-même avons même inventé le « John Wesley Game ». À chaque fois qu’un de nous deux l’avait dans son champ de vision sur le bateau, on devait chanter une ligne différente du refrain de la chanson My ashes de Porcupine Tree (chanté par John Wesley en live). L’autre, en entendant ça, devait trouver où il était!
Bon j’ai terminé avec mes inside jokes, cheers!
Mathieu et Sébastien