by Louis Olivier Brassard Gelinas | Fév 18, 2014 | Critiques d'Albums

Patrons of the Rotting Gate
« The Rose Coil »
(2013)
The Path Less Travelled Records
Liste des pièces
Tři Tváře
Tři Závěti
Carnassial
Secrets In The Soil
Pride In Descent
Chest Of Light
Clandestine Fractures
A Perfect Suicide»
His Crimson Painting
…Of All Eyes
The Battle Of Chamdo [Gorguts Cover]
Caress Of Vines [Orgone Cover]
Originaire de Belfast dans la province britannique de l’Ulster (Irlande du Nord), mais maintenant déménagé à Londres, le jeune projet de Black/Death Metal Progressif nommé Patrons of the Rotting Gate nous surprenait en septembre dernier avec son premier effort complet nommé The Rose Coil. Le duo formé en 2013 par Andrew « Manshrew » Millar (vocal, guitares, basse, batterie claviers) et Adam Irwin (guitares additionnelles) nous démontrait ainsi son sérieux et son éthique de travail élevée en nous offrant aussi rapidement un opus de trois quarts d’heure de matériel original couplé à deux reprises de groupes l’ayant influencé, soit Gorguts et Orgone. Devant une sortie aussi rapide d’autant de matériel, le mélomane sceptique est en droit de se questionner sur la qualité du produit livré, d’autant plus que l’épithète « progressif » attribuée à la musique dudit duo suggère complexité et élaboration. Toutefois, dès la première écoute, ledit auditeur sera inévitablement rassuré par la qualité des pièces présentées, mais sera peut-être un peu déçu du côté de l’originalité et de l’absence d’éléments accrocheurs dans la musique présentée sur cet album.
Effectivement, dès l’introduction intitulée Tři Tváře, vos oreilles seront conviées dans un univers sombre aux textures atmosphériques superbement appliquées par des notes de piano surplombées par une nappe de guitare en trémolo s’accentuant dans un crescendo hautement efficace. Puis, la pièce Tři Závěti commence dans un déchaînement de pédales doubles sur une grosse caisse au son percutant et des motifs de guitare dissonante rappelant immédiatement Gorguts de par leur pesanteur et leur rythmique caractéristique. Aussitôt, une première précision s’impose: même si le groupe présente sa musique sous le nom de Black Metal progressif, celle-ci est largement dominée par des influences de Death Metal progressif/technique, d’abord et avant tout du groupe québécois précédemment nommé, auxquelles le duo a infusé des éléments de Black Metal. Ainsi, le groupe juxtaposera à ses compositions quelques motifs à saveur Black ici et là, des voix qui alternent entre un guttural très inspiré de celui de Luc Lemay et des hurlements plus aigus et un côté atmosphérique assez élaboré nous entraînant dans un univers cauchemardesque. Il ressortira donc de l’ensemble de l’album, une musique élaborée, complexe et un côté atmosphérique très satisfaisant pour les amateurs de noirceur. Pour terminer sur les aspects positifs de l’album, j’aimerais noter la magnifique illustration de la pochette réalisée par Andrew « Manshrew » Millar qui représente la fameuse porte pourrie derrière laquelle on peut apercevoir la silhouette de l’innommable et qui représente très bien la musique du groupe avec des teintes vives et complexes.
La production, œuvre de Andrew « Manshrew » Millar, est généralement plutôt réussie quoiqu’un excès de saturation dans les basses fréquences la rende parfois un brin confuse et frôlant dangereusement le clipping. De plus, le vocal est parfois un peu trop en retrait ce qui le rend difficile à discerner dans la masse sonore formée par la basse omniprésente, les motifs de guitare saturés et les claviers atmosphériques. De plus, l’influence très forte, pour ne pas dire omniprésente de Gorguts fait parfois en sorte qu’on aura l’impression d’écouter un autre album de cette formation, plutôt que celui d’un nouveau groupe. Effectivement, Patrons of the Rotting Gate semble se livrer ici à un exercice de style en répliquant les patrons (jeu de mots facile) rythmiques particuliers inspirés du Jazz, les motifs dissonants et l’atmosphère particulière développée par ces pionniers du Death Metal progressif. Cela est tellement évident, que lorsque le groupe entame sa reprise de Gorguts, la pièce The Battle of Chamdo de l’album Colored Sands (2013) que le duo de Londres a transformé d’une pièce instrumentale et orchestrale en Death Metal instrumental, celle-ci se fond totalement dans le reste de l’album. Le groupe s’est donc efficacement approprié le style de Gorguts en ajoutant un peu d’éléments Black Metal, ce qui aura le double effet, d’en rendre le contenu intéressant comme exercice de style, mais de lui enlever beaucoup de fraîcheur du point de vue de l’originalité. Enfin, on notera un certain manque d’éléments accrocheurs dans les compositions du groupe qui s’imbriquent les unes aux autres sans grande différenciation ce qui rendra les premières écoutes un peu monotones. En effet, l’auditeur aura l’impression que rien ne lui restera imprimé dans la tête à la fin de l’album et devra le réécouter à plusieurs reprises avant de commencer à en retenir certains éléments particuliers et encore là il lui sera difficile de différencier les pièces les unes des autres. Ce sera donc un opus très difficile à apprivoiser.
En conclusion, le premier album de Patrons of the Rotting Gate présente un contenu complexe et élaboré qui pose cependant une énigme au point de vue de l’auditoire visé. En effet, avec une musique presque dépourvue d’éléments accrocheurs et qui ressemble à un exercice de style visant à émuler la musique de Gorguts en ajoutant quelques pelletées de noirceur, on peut se demander qui sera intéressé à écouter l’album de ce duo autrement que par simple curiosité. Autrement, le duo démontre de belles qualités du point de vue du talent musical en ayant conçu des pièces très complexes aux atmosphères sombres réussies, avec une production moderne généralement très bien réalisée, hormis les quelques réserves exprimées plus haut. Heureusement, la formation est récente et aura le temps de travailler sur un second opus qui lui permettra de se différencier de ses maîtres et de trouver des façons d’accrocher l’oreille de ses auditeurs.
Pièces favorites : Tři Závěti et A Perfect Suicide
6,5/10
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Fév 11, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Acacia
«Tills döden skiljer oss åt»
(2013)
Art of Propaganda
Liste des pièces
«Död mans mask»
«Förnimmelsens lund af längtan»
«Amourens redoxreaktion»
«Egocentrisk isolation»
«Tills döden skiljer oss åt»
L’Acacia est une espèce végétale très répandue, notamment en Australie, qui pousse dans les régions semi-arides et se caractérisant par une dualité entre la beauté et l’agressivité. En effet, les arbres de ces espèces ont une apparence jolie et gracieuse, surtout en période de floraison, mais comportent aussi de grandes épines qui peuvent transpercer les imprudents ou les animaux mal avertis qui souhaiteraient s’en nourrir. Cette espèce combine donc vie et morbidité, violence et beauté dans un tandem sublime.
C’est donc avec logique que la formation Acacia, originaire de Suède, a choisi ce nom pour se marier à sa musique combinant les ambiances feutrées du Doom Metal atmosphérique à l’agressivité et la méchanceté du Black Metal. D’abord connue sous le nom de Livsnekad (voir l’album prometteur Den Sociala Vanförheten (2009)), la troupe de Halmstad, comprenant d’anciens membres et un membre actuel (le bassiste Christian Larsson) de l’illustre groupe Shining, a sorti au mois de juin dernier son premier album sous le nom de groupe, Acacia, intitulé Tills döden skiljer oss åt qui signifie, si on le traduit de façon grossière, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare ». La question posée par cette sortie était donc de savoir si le groupe allait parvenir efficacement à faire la symbiose de la douceur et de la rugosité, tel l’arbre précédemment évoqué et si son contenu saurait rivaliser avec des formations apparentées telles que Shining et Lifelover, par exemple? Force est de constater que oui.
En effet, dès les premières notes de piano de Död mans mask, plaquées par le pianiste d’origine japonaise Seiya Ogino, bientôt rejoint par un crescendo dramatique de guitares, de batterie et une superbe orchestration de cordes suivie de l’entrée en scène des superbes voix chantées de Ulf Nylin (qui a malheureusement quitté le groupe en novembre) et de la douce Moa Thorén, l’auditeur est plongé dans une atmosphère dépressive prenante et superbe. La production assurée par le jeune Klas Blomgren (Svart) joue un formidable rôle à cet effet en présentant un son englobant, moderne et d’une qualité irréprochable qui arrive à balancer parfaitement les passages feutrés et les déchaînements de violence du groupe dans un tout cohérent conservant de belles dynamiques. En effet, si la première pièce d’une durée relativement modeste (elle dure 6:30 minute alors que les autres pièces sont toutes au-dessus des 10 minutes) est quelque peu différente du reste de l’album puisqu’elle présente un style plutôt homogène de Doom atmosphérique fortement teinté d’influences Post-Rock, le reste de l’album présente des pièces à développement fortement nuancées entre tristesse passive et crises de folie sur des tempos lents à moyens.
C’est ainsi que dès la seconde pièce de l’album, on entre en territoire plus agressif, mais avec toujours la même efficacité: une alternance de passages marqués par des motifs de guitare puissants créés par Christian Larsson (Shining) et Andreas Thorén (Level Above Human, Ex-Shining) sur un tonnerre de batterie de Richard Schill (Level Above Human), surplombés par des voix hurlées ou des grognements inhumains et des passages atmosphériques piano-voix chantées, des passages lents, lourds et des passages plus véloces et agressifs. La dualité du groupe est donc très bien assumée et fonctionne de manière très efficace, notamment grâce au talent de composition du groupe qui excelle tant dans la livraison d’émotions violentes que dans la douceur. Pour ceux qui s’attarderont à décrypter les paroles exclusivement suédoises, les textes glauques et dépressifs se marient aussi de façon superbe aux ambiances générées par la musique du groupe.
S’il faut absolument trouver une faiblesse à ce petit bijou d’album, ce sera peut-être son léger excès d’homogénéité. Effectivement, bien que le groupe marie les extrêmes avec un très grand succès grâce à un talent musical indéniable, les pièces de l’album s’enchaînent en présentant les mêmes éléments, la même alternance entre passages doux et passages agressifs, ce qui fait que l’auditeur peu familier avec le contenu de l’album aura tendance à confondre les pièces les unes avec les autres. De plus, les pièces sont toutes construites de façon peu conventionnelle et progressive, ce qui fait qu’il est parfois dur de savoir où une pièce commence et où elle se termine. Ce ne sera donc pas un album nécessairement facile à apprivoiser pour toutes les oreilles, car il ne contient pas de pièce facile à digérer, pas de succès instantané. L’album devra donc être consommé de façon pleine et entière et exigera une écoute attentive et immersive de l’auditeur pour être apprécié à sa juste valeur.
En somme, avec son premier opus en carrière, Acacia présente un mariage très réussi entre le Doom Metal atmosphérique et le Black Metal dépressif. En effet, avec un grand talent de composition et une production puissante et moderne, le groupe suédois nous présente une œuvre d’une beauté époustouflante qui n’a pour seule faiblesse que de réclamer une très grande attention de ses auditeurs. Cette œuvre sera donc à conseiller aux amateurs de musique dépressive et sombre en général qui seront prêts à s’immerger pleinement dans l’écoute de pièces longues et toutes en nuances. À consommer sans modération et en entier, le volume à « 11 » avec votre prochaine psychose.
9/ 10
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Fév 6, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Le Thrash Metal Attack 4 avec Alcoholator, Bombnation, Hard Charger, Fatality, Sacramentor et Névrose au Bar La Source de la Martinière le samedi 1er février 2014. Une présentation d’END Productions.
Par un samedi neigeux de février, les amateurs de Thrash Metal de la vieille capitale étaient conviés au fameux Bar La Source dans Limoilou pour une soirée de défonce dédiée à cette prolifique branche du Metal et à ses déclinaisons. Pas moins de six groupes étaient au programme concocté par le sympathique Fred END, dont trois provenant de Québec. Il n’en fallait pas plus pour que votre dévoué serviteur et apôtre de la débauche quitte son repaire limoulois en compagnie de sa fidèle compagne métallique pour prendre part à la sauterie. Arrivés sur place peu avant 19 h 30, nous constatâmes immédiatement que la salle venait à peine d’être repeinte, comme en témoignait la forte odeur de peinture qui régnait dans le débit de boisson. De plus, les murs étaient recouverts d’un tout nouveau revêtement imitant des lattes de bois. Il fut donc plaisant de constater que le propriétaire de ce bar qui accueille des spectacles métalliques depuis peu met le paquet pour améliorer le potentiel des lieux. En effet, l’auteur de ces lignes avait assisté à un tout premier spectacle en ces lieux lors de la venue de Skull Fist le 18 août dernier et il est plaisant de constater que des améliorations ont rapidement été apportées à la configuration des lieux ainsi qu’au matériel sonore mis à la disposition des artistes après des débuts un peu bancals, comme j’avais déjà pu le constater lors du passage de Potion 13 en ces lieux au mois d’octobre dernier. Pendant qu’un mélange bigarré de métalleux, de punks et de clients habitués affluait à l’intérieur, nous nous abreuvâmes de délicieux houblon en discutant avec Jonathan Gauthier (Haeres, Aborgnon, Saccage), Pierro Chicoine (Sacrementor, Ex-Blackwind), Stan (Sacrementor, Phosphorus) et plusieurs autres membres en règle de la scène metal de Québec. Puis, vers 20h, Névrose entama son œuvre de démolition.
Avant de parler de la prestation de ce quatuor de Blackened Crust/D-Beat, attaquons-nous aux présentations d’usage. Névrose est un tout nouveau projet musical formé par des membres de Cyanide Eyes, Saccage et d’anciens membres de Fuck The Facts et Mesrine. La formation se présente comme suis: D. Ray White (David Raymond-Leblanc) à la guitare lead et au vocal, D. Controverse (Dany Beauregard) à la batterie, N. Botch à la guitare rythmique et au vocal et S. Décalisse à la basse et au vocal. Sur scène, Névrose entama sa prestation avec fracas et d’entrée de jeu, nos oreilles furent assaillies par des guitares beaucoup trop prédominantes dans un mix sonore approximatif qui fit en sorte que j’eus besoin de bouchons (merci pour les bouchons Pierro!) pour mieux distinguer les motifs de guitare dans ce flot de distorsion impénétrable. Effectivement, malheureusement pour tous les groupes présents et les très nombreux spectateurs sur place, il n’y avait pas de technicien de son attitré sur place et la console de l’endroit est encore très minimale. Toujours est-il, qu’une fois les bouchons en place, je fus plus en mesure d’apprécier la musique simple et violente proposée par Névrose. Côté présence scénique, le groupe fut aussi très efficace avec une prestation mouvementée et énergique et les nombreux spectateurs semblaient ravis. Ce fut donc un baptême de scène réussi pour Névrose malgré un son mal balancé et je vous encourage à aller écouter la pièce « Neurasthénie » qui est disponible sur leur Bandcamp.
Après une courte pause, c’était maintenant au quintette de Thrash Metal de la vieille école dénommé Sacrementor de venir s’exécuter sur la scène de La Source. Cette formation créée en 2007 est de retour sur scène après avoir connu une période d’inactivité et compte maintenant parmi ses rangs: Louka Simard au vocal, Steve Roussin à la guitare lead, Stan (Phosphorus) à la guitare rythmique, Sebasto à la basse et Pierro « Larcinoz » Chicoine à la batterie. Pendant qu’ils s’installaient sur scène, je me remémorai leur spectacle qui m’avait très agréablement surpris lorsque je les avais vus ouvrir la soirée pour Demona et Skull Fist en août dernier et je me préparais pour une décharge en règle de pur Thrash Metal. Malheureusement, le sort en décida autrement. Tout d’abord, dès les premières notes de leur prestation, le groupe éprouva lui aussi des problèmes de son. Cependant, cette fois c’était l’inverse de ceux éprouvés par Névrose; les guitares étaient presque indiscernables enterrées sous la batterie et la basse. De plus, Pierro était visiblement embêté par de nombreux problèmes avec la batterie fournie par le producteur de la soirée. Le banc de batteur descendait tout seul, la configuration des tambours le rendait mal à l’aise et pour couronner le tout, il était incapable d’entendre quoi que ce soit dans le moniteur qui lui était imparti. Ceci résulta en une performance laborieuse pour le batteur qui, à mi-chemin de la prestation, vit la moitié de la batterie s’effondrer littéralement sur la scène. Qu’à cela ne tienne, le groupe ne se laissa pas démonter, remonta en selle et la présence charismatique des guitaristes et du chanteur permit à Sacrementor de s’en tirer avec plus de peur que de mal. En espérant que le groupe aura moins de problèmes techniques lors de leurs prochains spectacles, je vous encourage à aller consulter leur page Facebook si vous êtes amateurs de bon vieux Thrash.
Fatality, un quatuor de Toronto était le prochain groupe à venir s’exécuter sur scène. Existant depuis plus de dix ans, la formation compte deux albums à son actif: Beers from The Grave (2009) et Psychonaut (2013). Le groupe se compose de: Spencer « The Speen machine » Le Von (guitare, voix), Eytan Gordon (guitare lead), Adam Zlotnik (basse) et Mason Le Von (batterie). Musicalement, le groupe pratique un Thrash Metal moderne ayant comme influences évidentes Exodus et Anthrax. Sur la scène de La Source, le groupe nous démontra rapidement son talent avec une prestation exceptionnellement précise et exempte des gros problèmes de sons éprouvés par les deux premières formations. En fait, au tout début de leur performance, seul le son du vocal manquait un peu de jus, ce qui fut rapidement corrigé. Avec un grand charisme et une chimie de groupe palpable, Fatality nous livra donc un spectacle hautement efficace, pratiquement impeccable. Les nombreux spectateurs semblèrent grandement apprécier la performance des Ontariens quoique, comme c’est souvent le cas à Québec avec des formations un peu moins populaires venant de l’extérieur, ceux-ci restèrent un peu en retrait et ne s’agitèrent pas beaucoup pendant la prestation. En somme, je fus très impressionné par Fatality et c’est un groupe que je surveillerai très certainement à l’avenir. Vous pourrez trouver plus de renseignements sur eux sur leur page Facebook.
L’alcool faisait maintenant son œuvre et des fumées étranges flottaient à l’extérieur lorsque Hard Charger entama son tour de chant. Le trio originaire de Fredericton au Nouveau-Brunswick venait nous présenter son mélange de Punk, de Metal et de Rock qu’il désigne du terme Crust n’ Roll. La formation évoluant depuis 2006 est constituée de Tom (vocal, batterie), Dave (guitare, voix) et Rikki (basse). Sur scène, ma première expérience avec le groupe fit ressortir d’abord et avant tout leurs influences. En effet, la musique de Hard Charger laisse transparaître de forts relents de Discharge, Zeke, mais d’abord et avant tout Motörhead. Menée avec expérience, leur performance était précise et agressive tout en étant très sobre en ce qui concerne la présence scénique. Le groupe jouait ses pièces avec conviction sans toutefois se laisser aller à bouger et à rejoindre le public qui se tenait encore une fois plutôt en retrait à l’exception d’un fanatique convaincu du groupe qui menait une fosse à lui seul, parfois rejoint de quelques acolytes, y allant même de mouvements de breakdance. Passé cette scène surréaliste, je fus quand même circonspect quant à mon appréciation générale de Hard Charger. Effectivement, je fus un peu déçu par le côté répétitif de la musique qui faisait en sorte que les pièces semblaient pareilles à mes oreilles. De plus, le son était encore une fois assez approximatif, ce qui m’empêcha de pleinement me laisser emporter. Une prestation honnête, en somme. Si vous voulez vous renseigner sur Hard Charger, leur page Facebook saura vous répondre.
Le prochain groupe à s’amener au marbre était le fameux quintette de Québec connu sous le nom de Bombnation. Terrorisant la ville de Québec depuis 2007 avec leur Crossover Thrash Metal, la formation compte parmi ses rangs: Jack Moose (guitares), Mike Waters (Stoned Horses)(vocal), John Whale (guitare), Daniel Corriveau (basse) et Christian « Crocko » Labrecque (Stoned Horses, Fistfuck) (batterie). Bombnation a déjà plusieurs sorties à son actif et prévoit lancer un troisième album intitulé Night Invasion cet été. Sur scène, le groupe s’installa rapidement et le chanteur Mike Waters, vêtu d’un bandeau bleu autour de la tête tel Mike Muir de Suicidal Tendencies, se plaça rapidement en avant de la scène, se pavanant tel un lion en cage et interpellant les spectateurs avec une diatribe teintée de son humour particulier. Aussitôt, les spectateurs se rapprochèrent de la scène et le groupe se lança dans une prestation précise, puissante et divertissante qui déclencha hostilités et délire dans la fosse. Bénéficiant d’un son enfin correct, Bombnation démontra aussi une présence scénique solide et me fit en somme fort bonne impression avec une musique simple et efficace qui prend tout son sens sur scène. Si vous aimez Slayer, Nuclear Assault, DRI, Suicidal Tendencies et Anthrax, je vous conseille fortement d’aller jeter un coup d’œil du côté de la page Facebook de Bombnation!
La soirée était maintenant très avancée et c’était au tour de Alcoholator de venir nous achever avec leur Thrash Metal de la vieille école aux thèmes éthyliques. Ce quatuor montréalais est formé de: Matt Butcher (guitares, vocal), Oli Whiskey (guitares, backvocal), Phil Macht (batterie) et Gord (basse). La formation jouit d’une réputation grandissante dans l’univers du Thrash avec le succès de son album Coma lancé en 2011. Égal à lui-même, le groupe nous livra sa musique tout droit sortie des bas-fonds des années 1980 avec son efficacité légendaire, son humour alcoolique et sa présence charismatique. Tout comme Bombnation avant eux, ils bénéficièrent du meilleur son de la soirée, ce qui ajouta à l’efficacité de leurs hymnes à la débauche. Comme de raison, ce fut aussi la prestation à laquelle les spectateurs répondirent avec le plus de ferveur, se précipitant en avant dès le début et déclenchant des hostilités dans la fosse avec enthousiasme. Le tout se termina par une finale très chaotique où le groupe cherchait avec humour d’autres rappels à interpréter sous la pression des spectateurs. En somme, ce fut certainement la meilleure prestation de la soirée et allez découvrir Alcoholator dès maintenant sur leur page Facebook.
En conclusion, ce fut un formidable marathon de Thrash qui nous fut offert en ce samedi soir neigeux de février. Mes seules déceptions de la soirée furent les aléas du son qui handicapèrent plusieurs des prestations de la soirée, ainsi que le passage difficile de Sacrementor qui eut de nombreux problèmes techniques avec la batterie et la sonorisation. Cependant, je suis très sûr que ce groupe se reprendra dès son prochain spectacle. Mis à part ces désagréments, la soirée fut hautement divertissante, donna lieu à d’intéressantes découvertes musicales pour moi, ainsi qu’à d’excellentes prestations par des groupes que j’apprécie. Pour terminer, je remercie chaleureusement Fred END pour l’accès au spectacle!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Jan 31, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Behemoth
The Satanist »
Metal Blade Records
2014
Liste des pièces
Blow Your Trumpets Gabriel
Furor Divinus
Messe Noire
Ora Pro Nobis Lucifer
Amen
The Satanist
Ben Sahar
In The Absence ov Light
O Father O Satan O Sun!
Le Béhémoth, entité biblique dérivée d’un monstre mythique des Babyloniens et mentionnée dans le Livre de Job (40 :15-24), serait une bête dont le nom, sous forme hébraïque plurielle, signifierait qu’elle est la plus grande et la plus puissante des créatures terrestres. Utilisée symboliquement pour évoquer la Bête, l’animal intérieur que l’Homme est incapable de domestiquer ou de contrôler ou encore le Démon et le mal qu’il incarne, ladite créature n’a jamais eu de forme définie. En effet, elle a tantôt été représentée par un hippopotame, un rhinocéros ou une créature marine mâle imaginaire dont la femelle serait le Léviathan.
Le même constat pourrait s’appliquer au légendaire groupe polonais aussi connu sous le nom de Behemoth. Effectivement, ayant d’abord évolué comme une formation de Black Metal cru de 1991 à 1996 environ (voir les albums Sventevith (Storming Near The Baltic) (1995), Grom (1996) et les EP précédents), Behemoth a ensuite opéré une transformation, à partir de l’album Pandemonic Incantations (1998) qui l’a mené à progresser de plus en plus vers un Death Metal moderne caractérisé par une production léchée, des pièces ultras rapides et des thèmes lyriques sataniques connaissant son aboutissement logique avec l’album Evangelion en 2009. Or, alors que rien ne semblait pouvoir arrêter ces Polonais, Behemoth subit un coup dur lorsque son leader, Nergal, apprit qu’il souffrait de leucémie. C’est donc après avoir vaincu la mort et repris la tournée avec brio que Nergal et ses acolytes nous reviennent, presque cinq ans plus tard, avec un album logiquement intitulé The Satanist. Est-ce que les membres de Behemoth reprendront là où ils nous avaient laissés avec la formule qu’ils avaient peaufinée depuis Satanica (1999) et qui s’est fixée avec Demigod (2004), ou auront-ils opéré un changement dans leur direction musicale? Est-ce que le groupe arrivera à satisfaire les attentes démesurées et contradictoires (désir de changement ou continuité) de ses nombreux fanatiques? Voilà les questions que votre humble serviteur s’est posées lorsqu’il entamait sa première écoute d’une offrande longuement attendue, et auxquelles il tentera de fournir une réponse dans les prochaines lignes.
Tout d’abord, cherchant sans doute à déstabiliser ses auditeurs et à proposer quelque chose de différent, Nergal et sa bande nous accueillent avec l’atmosphérique Blow Your Trumpets Gabriel, rompant ainsi avec les albums précédents qui s’ouvraient habituellement sur une pièce rapide et accrocheuse. Construite sur des motifs de guitare très simples enveloppés de claviers aux textures sombres et guidés par une batterie toujours aussi excellente de Inferno qui entraîne la pièce d’un tempo très lent à un passage rapide au milieu pour revenir à un tempo moyen accompagné de cuivres en finale, la pièce aura tout pour diviser les amateurs de Behemoth. En effet, ceux qui s’attendaient à recevoir un coup de poing sur le visage d’entrée de jeu seront déçus, alors que ceux qui recherchent une atmosphère sombre et quelque chose qui démontre certain retour à un son plus méchant, plus près des origines Black Metal de la formation, seront enchantés. La production jouera aussi un rôle important à cet effet, puisque le groupe a opté pour un son beaucoup moins propre et surproduit que sur Evangelion. Des guitares légèrement plus méchantes et des voix toujours étagées et inhumaines, mais plus naturelles dans leur sonorité que sur les derniers opus sur une batterie qui arrache tout seront les éléments distinctifs de cette production. Celle-ci fera donc ressortir la magnifique performance vocale de Nergal et le talent surhumain de Inferno à la batterie. La première pièce déstabilisera, donc, mais elle ne sera pas nécessairement représentative de ce qui suit et fonctionnera plutôt comme une introduction à l’album, car le groupe renoue brièvement avec son Death Metal typique dès la seconde pièce intitulée Furor Divinus.
Les mots-clés de cet album seront donc la diversité et la richesse des compositions tout en restant dans une certaine forme de simplicité très efficace. En ce qui concerne la diversité et la richesse, on aura droit à des pièces rapides et hyper agressives telles que celle nommée précédemment, Ora Pro Nobis Lucifer qui rappelle fortement l’époque de Satanica de par sa continuité et son rythme stable, Amen ou encore In the Absence ov Light dont le rythme effréné fait bientôt place à un passage de guitare acoustique accompagnée de saxophone et d’une narration en Polonais de Nergal pour ensuite revenir à la tuerie. On aura aussi droit à des pièces plus épiques et atmosphériques telles que Messe Noire, The Satanist et Ben Sahar qui nous montrent une autre facette de ce que peut être Behemoth. Nous sommes donc en présence d’un album synthèse qui présente tous les visages du groupe sans nécessairement totalement réinventer son identité sonore. Toutefois, O Father O Satan O Sun!, la dernière pièce de l’album, présente une toute nouvelle facette du groupe avec une approche musicale plus rock, un tempo moyen, des chœurs de voix claires et de voix gutturales mélangées et des passages ambiants narrés à saveur gothique. Elle laisse transpirer pour la première fois dans l’histoire de Behemoth une très grande influence du célèbre groupe britannique Fields of The Nephilim dont Nergal est un grand fanatique. Enfin, à ce qui à trait à la simplicité évoquée plus haut, Behemoth opte cette fois pour des motifs de guitares relativement simples et des rythmiques beaucoup plus stables que par le passé, misant plutôt sur la diversité des arrangements et des structures pour apporter richesse et profondeur à ses compositions. Cela aura pour effet que les pièces auront peut-être moins d’impact individuellement, mais prendront tout leur sens lorsque l’album sera écouté dans son ensemble, comme une œuvre entière et non une succession de petites œuvres.
En somme, avec The Satanist, Behemoth nous présente un album qui fait la synthèse de tout ce qu’est et ce que peut être leur musique. Misant sur une diversité de structures et d’arrangements, une production aux textures sombres et malveillantes et en gardant une certaine forme de simplicité, la troupe polonaise réussit donc le pari de nous présenter quelque chose de différent, de nouveau tout en restant ancrée dans sa personnalité sonore. Ainsi, l’album pris dans son ensemble plaira très certainement à ceux, comme votre serviteur, qui ont toujours suivi avec intérêt les sorties de Behemoth, mais ne fera peut-être pas l’unanimité auprès de ceux qui s’attendraient à réécouter un Demigod version 2.0 ou encore qui s’attendent à un retour au son du début des années 1990. Behemoth continue donc à évoluer, à changer et à nous présenter de nouvelles facettes de leur musique, ce qui démontre que sa créativité est loin d’être épuisée après plus de vingt ans d’existence.
8,5/10
Pièces favorites : Furor Divinus, Ora Pro Nobis Lucifer, O Father O Satan O Sun!
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Jan 29, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Vendredi dernier étaient convoqués les ténébreux soldats du côté obscur du Metal et autres créatures noctambules, pour une messe noire au potentiel explosif. Effectivement, Matrak (Chasse-Galerie, Forteresse, Mêlée des Aurores) de l’étiquette locale Hymnes d’Antan nous avait organisé, en ce mois de janvier froid et lugubre, une soirée à l’alignement impressionnant en terme de qualité. Nous aurions ainsi droit à la première performance dans sa ville d’origine des prodiges de Au-delà des Ruines après leur passage remarqué à la Messe des Morts, le 30 novembre dernier. Comme si cela n’était pas assez, les Ontariens de Thantifaxath assureraient la position mitoyenne de la soirée avec leur Black Metal atmosphérique et pour couronner le tout, les psychopathes locaux de Morgue viendraient nous démolir avec leur proverbial bulldozer musical de metal de mort noirci. C’est donc avec un enthousiasme aucunement affecté par la polaire température qui régnait à l’extérieur que nous quittâmes notre tanière urbaine, ma lionne métallique et moi, pour assister à cette tuerie en règle.
Arrivés sur les lieux de la macabre messe vers 19 h 30, nous eûmes le temps de nous abreuver de délicieux houblon et de marchander avec l’hôte de la soirée qui avait plusieurs offrandes auditives à nous présenter, dont un tout nouveau split de Chasse-Galerie et Mêlée des Aurores intitulé D’ost et de verve/Musique d’expatriés, malheureusement seulement disponible en précommande en raison d’un problème technique allongeant les délais de fabrication dudit disque. Effectivement, celui-ci devait être lancé ce soir-là, mais un master sautillant aura rajouté des délais à la fabrication des disques compacts qui seront envoyés aux acheteurs hâtifs dès leur arrivée entre les mains de Matrak. Cependant, l’attente en vaudra très certainement la peine comme le prouvent les deux extraits que vous pourrez entendre avec l’entrevue que l’omniprésent Dave Rouleau et moi avons menée avec Matrak il y a quelque temps. Pendant que nous conversions avec Max « Zulnoch » Dugas de Svalbard et HSP Productions, la salle se remplissait à vue d’œil et vers 20 h 30, Au-delà des Ruines s’installa sur la scène pour nous détruire en beauté.
Duo né après la séparation de Culte d’Ébola et composé, sur album, de Blanc Feu (voix, guitares, basse) et de Cadavre (percussions) (tous deux dans Chasse-Galerie et Mêlée des Aurores), Au-delà des Ruines devient un quatuor pour les besoins de la scène avec l’ajout de Viscère (Chasse-Galerie) à la seconde guitare et Aquilon à la basse. Le groupe interprète un Blackened Death Metal brutal et technique qui est un style peu visité par les groupes francophones québécois et leur premier album paru fin 2013 m’a très favorablement impressionné (vous pouvez lire ma critique ici). Sur scène, le groupe en était à sa seconde prestation seulement à vie et démarra en trombe avec les extraits les plus brutaux de son album. Le départ de leur spectacle fut tellement brutal et rapide que Cadavre accéléra un peu trop la cadence, ce qui laissa transparaître une certaine nervosité et causa un petit passage escamoté à la guitare. Cependant, ce n’était qu’une petite anicroche mineure considérant le fait que le groupe retrouva très rapidement son aplomb et nous démontra ensuite la pleine mesure de son talent avec une livraison agressive, technique et puissante de leurs titres. Le public, peut-être encore gelé par le froid sibérien qui régnait à l’extérieur, écoutait attentivement, mais réagit d’abord de façon plutôt silencieuse entre les pièces, quoique cela s’améliora grandement au fur et à mesure que leur performance avançait. Le groupe rompit donc la glace de belle façon dans sa ville natale avec une prestation très musclée et technique, notamment de Cadavre derrière sa batterie qui démolissait tout sur son passage. De plus, Au-delà des Ruines nous ramena même en arrière pour nous offrir une pièce de l’époque du Culte d’Ébola. Il est aussi à noter que l’excellente sonorisation de François C. Fortin nous permit d’apprécier pleinement la complexité et les subtilités de la musique de Au-delà des Ruines. Le groupe est donc promis à un bel avenir sur les planches de la vieille capitale, car sa musique et l’expérience de ses membres lui donnent un potentiel impressionnant sur scène.


Après s’être fait arracher le visage par nos compatriotes, c’était maintenant aux Ontariens de Thantifaxath de venir nous montrer ce dont ils étaient capables. Connaissant ce groupe plus de réputation que par sa musique dont je n’avais entendu que quelques extraits, l’idée m’effleura l’esprit qu’ils auraient de la difficulté à nous impressionner après la très belle performance du groupe précédent. C’était bien mal les connaître. N’ayant qu’un seul EP éponyme (2011) à son actif et étant actuellement en train de travailler à la réalisation de son premier album complet, Thantifaxath s’est plutôt fait connaître pour les qualités oniriques et puissantes de leur musique en spectacle. Le groupe évolue sous la forme d’un trio et les membres préfèrent garder l’anonymat pour augmenter l’aura de mystère qui plane sur eux. Sur scène, le groupe se présenta, leurs visages et leurs corps cachés par leurs habits de moines moyenâgeux et il entama sa prestation avec autorité. Précis, puissant et nous emportant dans un univers glauque, leur Black Metal atmosphérique fut une expérience hypnotique. Misant sur le caractère mystérieux et hiératique de leur présence scénique plutôt que sur le mouvement, leur prestation fut néanmoins très captivante aidée en cela, encore une fois, par un son enveloppant et d’une qualité irréprochable. Leur prestation m’absorba tellement que je me sentis à la fin, comme quelqu’un qu’on tire d’un rêve prématurément. Surveillez les activités de Thantifaxath sur leur page last fm.



La soirée allait bon train et c’était maintenant au tour de Morgue de venir nous achever avec son Blackened Death Metal hautement efficace. Le célèbre quintette de Québec bénéficie déjà de plusieurs années d’expérience et ses nombreuses prestations sont reconnues comme étant un exemple de destruction métallique. Cette fois n’allait pas faire exception et la troupe de morts-vivants se lança dans un assaut composé de ses meilleurs titres en carrière avec une performance survoltée, énergique et mouvementée. Ne laissant place à aucun temps mort, leur spectacle fut très bien reçu par les spectateurs présents bien que je doive faire le désagréable constat que plusieurs spectateurs avaient déserté la salle même si la taille de la foule était très décente encore. Qu’à cela ne tienne, la fosse s’agita plus qu’à tout autre moment dans la soirée et les spectateurs démontrèrent leur loyauté envers Morgue. Le groupe nous offrit aussi un cadeau en nous interprétant une toute nouvelle composition qui se retrouvera sur leur troisième opus. Cela aura d’ailleurs été leur dernier spectacle en tête d’affiche en 2014, eux qui rejoueront à l’Impérial le 22 avril prochain en ouverture de Nile. En effet, Morgue se retirera bientôt dans ses quartiers pour composer et enregistrer un prochain opus fort attendu. En somme, le groupe nous offrit une performance à la hauteur de sa réputation et me donna toutes les raisons d’avoir hâte de les revoir avec du nouveau matériel! Vous pourrez trouver tout ce que vous voulez savoir sur Morgue ici.





En conclusion, ce fut encore une excellente soirée métallique dans l’infâme ville de Québec et nous terminâmes la soirée en étanchant notre soif de houblon en très bonne compagnie. Les trois groupes présents ont satisfait et même dépassé les attentes des fanatiques de musique sombre et la soirée fut un succès en terme de participation. Félicitations et merci à Matrak de Hymnes d’Antan pour l’accès à la soirée, merci à François C. Fortin pour le travail formidable à la sonorisation et merci à la très sympathique Marylou Boulianne de l’Agitée derrière le bar!
Je termine en vous mettant le lien pour l’album photo de la soirée.
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas