DIE-DIE 2013 – Ondes Chocs

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(Design: Marco Chabot)

 

Nous voici à la deuxième édition du Die-Die de Ondes Chocs, notre version du légendaire Bye-Bye, version métal underground.

Ce n’est pas compliqué, on vous produit un compte-rendu écrit et audio de l’année 2013, comme seul Ondes Chocs peut le faire. Ci-dessous, vous retrouverez mon texte d’introduction à propos de la scène underground et notre média, des Tops d’albums 2013 de notre staff (chacun à sa manière…) et ensuite les Top 10 d’albums de différents artisans de la scène underground québécoise (aussi à leur manière…) que nous avons rejoint. Tout ça se termine par la Capsule Ondes Chocs Die-Die 2013 qui vous donne de la musique et un contenu talk avec une discussion très variée de l’année 2013 entre Lex et moi-même, Dave.  Même nous, on ne savait pas où ça allait mener… bienvenue dans notre monde, people. – Dave

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Il y a plusieurs façons de voir « l’industrie » de la musique de nos jours. Je me permet de mettre « industrie » entre guillemets car il y a plusieurs angles à notre passion, étant soit du côté de l’artisan de la scène ou du fan qui fait du air-guitar dans sa chambre en découvrant des milliers de groupes sur le net.

J’aime penser que je suis encore les deux, que je peux analyser un groupe qui m’est étranger, mais quand même prendre le temps, encore, de découvrir une bière… fumer de l’herbe… et tout ça comme en ce 26 décembre 2013 (22:04, précisément) pendant le solo de God Only Knows Who I Am du dernier album de Suicidal Tendencies sorti cette année. Il m’impressionne, puis me déçoit. Cependant, je sais que tout mon être l’analyse, le coeur ayant un pincement pour leur passé et ma tête qui écrit une review pour un webzine.

Je vous décris la situation précédente pour mettre l’emphase sur la quantité et qualité incroyable de groupes et artistes de l’underground qui, chaque jour, nous bombardent de leurs oeuvres, produits, nouvelles, sachant que nous devons absorber le plus possible de tout ça pour découvrir des petits bijoux et aussi se rappeler des racines avec nos amours du passé qui persistent pour notre plus grand bonheur.

Je viens de switcher pour le dernier de Kvelertak pour la dernière ronde de ré-écoute afin de faire mon Top de 2013, bière allemande à la main.  Je regarde ma liste de 105 entrées à écouter et puis essayer de mettre en ordre. Vous savez quoi? C’est tough en crisse, pis j’aime pas me casser la tête. On fait notre gros possible pour tripper avec vous, alors on a pensé vous offrir un melting-pot de sélections par différents personnages de notre staff chez Ondes Chocs et aussi de promoteurs, musiciens et producteurs pour essayer d’en couvrir le plus possible. Comme vous allez voir, les sélections sont vraiment diverses et je crois que tout le monde en aura pour son argent… et, vous verrez, certaines vous surprendront!

On ajoute à ça la Capsule Ondes Chocs du Die-Die 2013 qui présente nos choix et les analyse, tout en vous racontant notre année 2013 parmi vous, pleins de détails croustillants et explications que l’on croyait pertinentes.

J’ai un malin plaisir à détester la scène pop pour sa culture abrutissante et le plus semi des semi-croquants quand je réalise que plusieurs soirées de mes semaines sont occupées à parler avec des trippeux de métal, de charmantes barmaids, des musiciens qui ne demandent qu’à partager leur musique, des promoteurs qui se bataillent pour votre attention, des discussions des dernières découvertes, des distributeurs de flyers des prochains shows, mais surtout ces moments dans un show où tout devient parfait: le riff, les têtes qui headbang et la lumière qui met tout le monde dans le mood de détruire!

Ce n’est pas de tout repos d’essayer de couvrir le plus de shows et sorties d’albums possibles, mais si il y a une chose que j’ai comprise en 2013, c’est bien de ne pas sous-estimer notre bassin de talent. J’aimerais même amener le fait que je crois que nous avons la meilleure scène au monde par son talent et diversité. Comme j’ai écrit dans la pochette de notre Compilation Metal Carnage« Si la Norvège est connue pour le Black Metal et la Floride pour son Death Metal, le Québec est connu pour son Metal. » Ça en dit long car une personne peut passer sa vie à découvrir et re-découvrir les groupes de notre petit coin de la planète et vraiment y trouver son compte.

C’est parfois même alarmant de voir le nombre de shows offerts partout au Québec et parfois même le nombre ahurissant dans une même ville… le même soir. Un bémol pourrait toutefois être mis sur le bien-fondé de cette pratique, amenant souvent à fractionner le nombre déjà restreint de fans de musique extrême. Ceci étant dit, je ne crois pas que je serais plus heureux avec moins d’évènements, au contraire, ça me donne le choix et à la quantité qu’on voit, on est capable de découvrir encore plus de groupes. « Be careful what you wish for », they say.

L’année 2014 réserve plusieurs surprises aux fans de musique underground qui suivent Ondes Chocs, surtout du côté de nos plateformes actuelles qui seront renforcées avec un contenu plus complet et stable (Ondes Chocs Channel et Ondes Chocs Radio), mais aussi du sang nouveau pour vous assurer plus de critiques de shows et albums, car oui, on aimerait vraiment en parler plus de ces petits bijoux qui nous passent entre les mains, mais qui par manque de temps ne reçoivent pas l’attention qu’on aimerait leur donner.

C’est pourquoi on espère que le Die-Die vous fera découvrir ou re-découvrir des groupes intéressants du Québec, Canada et du reste du monde. C’est notre mission, notre façon de faire: tripper avec vous et utiliser votre énergie pour en faire encore plus.

Certains nous demandent pourquoi on fait des Top 5/10 d’albums international ET québécois, pourquoi on ne traite pas les groupes d’ici comme les autres? C’est tout simplement parce que la mission de Ondes Chocs est de mettre le focus sur la scène d’ici et de ne pas la mêler à un bassin de milliers de groupes du monde entier. On essaie donc de les mettre à part car croyez-moi, pour avoir assister à des quantités innombrables d’évènements, c’est facile de s’y perdre. La scène regorge de talent et de lui donner un spotlight est une façon de l’encourager. Je l’ai dit et je le répète: on voulait botter le cul à la scène underground et se le faire botter en retour.  Mission accomplished, now let’s rock’ n’ roll, fuckers.

– Dave

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COUPS DE COEUR – QUÉBEC

Gorguts – « Colored Sands »

Unhuman – « Unhuman »

Tunguska Mammoth – « Tunguska Mammoth »

Nordheim – « Refill »

BornBroken – « The Healing Powers of Hate »

Insurrection – « Prototype »

Sandveiss – « Scream Queen »

Incandescence – « Abstractionnisme »

Karmatik – « Humani-T »

Dissension – « Of Time and Chronic Disease »

Daedalean Complex – « The Rise of Icarus »

Voivod – « Target Earth »

Kataklysm – « Waiting For the End to Come »

Tribunal – « Zing »

Ancestors Revenge – « The Archaic Return »

Reanimator – « Great Balls » EP

Retardnation – « Tortured to Death » EP

Burning the Oppressor – « Verbal Aggressor »

Bookakee – « Whorrific »

WarCall – « Blood, Guts and Dirt »

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COUPS DE COEUR CANADA/INTERNATIONAL

Toxic Holocaust – « Chemistry of Consciousness »

Deafheaven – « Sunbather »

Armed For Apocalypse – « Road Will End »

Dillinger Escape Plan – « One Of Us Is the Killer »

In Vain – « Aenigma »

Shining – « One One One »

Power Trip – « Manifest Decimation »

Protest the Hero – « Volition »

August Burns Red – « Rescue & Restore »

Nails – « Abandon All Life »

Ereb Altor – « Fire Meets Ice »

Clutch – « Earth Rocker »

Suffocation – « Pinnacles of Bedlam »

Ghost – « Infestissumam »

Revocation – « Revocation »

Kröwnn – « Hyborian Age »

Black Crown Initiate – « Song of the Crippled Bull »

Monolith Deathcult – « Tetragrammaton »

Death Toll Rising – « Infection Legacy »

Deicide – « In the Minds of Evil »

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***La voici cette méga Capsule Ondes Chocs annuelle, le Die-Die! Notre version métallique du Bye-Bye avec de la musique et des discussions sur l’année 2013 dans la scène underground, québécoise et internationale. Nos points forts, points faibles et pleins d’opinions diverses qui complètent l’édition écrite du Die-Die 2013 sur ondeschocs.com. Enjoy, fuckers.***

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TOPs 2013 – Staff

Karolane (photographe)

10.  In Solitude, Foufounes Électriques, 11 octobre – Une petite lune éclaire la nuit froide de In Solitude.  Son corps transperce la brume et clic, une photo très rock est née.

 

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9.  Black Pussy, Théatre Corona, 23 septembre – La salle était presque vide durant la performance de Black Pussy (!), je me suis placée devant la scène où j’ai observé les gars entamer leur rock hypnotique sans pouvoir détacher mon regard. Découverte de la soirée, j’ai dis à Lex que c’était exactement le son que je cherchais: lourd, lent et pourtant rythmé, le genre de musique qui te fait figer un bon moment, conscient de ton propre corps. Le batteur survolté volait la vedette, ponctuant chaque note d’un booooooum d’une autre dimension. Cette image immortalise le bref répit qu’il nous alloue avant que la bombe ne retentisse de nouveau.

 

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8.  Eklipse, Club Soda, 8 septembre – Je ne sais pas qui est cette femme. Elle est en plein centre du cadrage, il y a peu de place au hasard et pourtant je n’ai aucun souvenir d’avoir pris une telle photo. Le focus est sur la foule visiblement amusée de la performance, elle est encadrée des têtes hors-champs. Elle est calme et captivée.

 

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7. Tribunal, Café Chaos, 4 septembre – J’ai navigué brièvement dans les eaux de la scène burlesque. C’est toujours intéressant à photographier, les costumes sont tellement brillants qu’ils risquent de bousiller le trois quart de tes expositions (heureusement que je travaille avec du numérique en spectacle). Ça demande une différente approche, mais surtout une concentration accrue pour saisir tout ce qui se passe sur la scène. Quand j’ai assisté à mon premier show de Tribunal (on n’oublie pas sa première rencontre avec eux), ils m’ont ramené dans ce monde coloré et animé qui clash royalement avec la scène metal plus, disons le, puriste. J’pense qu’une fois dans mon lit les yeux fermés, je voyais une salade de fruit surexcitée s’agiter sur ma rétine. Un gros merci aux gars de m’avoir laissé monter sur la scène pour saisir leur folie de l’intérieur.

 

7

 

6.  Aversion, Coop Katacombes, 13 septembre – Si je me rappelle bien, j’avais attendu longtemps avant d’être capable de prendre cette photo. J’avais croisé Vana Kava en arrivant aux Katacombes et on avait parlé brièvement.  Quand je l’ai vue monter sur scène, je me suis dis c’est parfait, les studs, les cheveux blonds, elle va capter toute la lumière possible (je sais, je parle vraiment en terme de faiseuse d’image). Et je n’ai pas été déçue, elle déménage sur scène, belle énergie, contact avec la foule, elle ne décroche pas de son rôle entre les chansons, c’est réussi.  Ici, avec un petit sourire en coin, elle semble se positionner avant de relâcher la bête.

 

6

 

5.  Open your mind, Café Chaos, 5 juillet – Faisait 45 degré celcius au Café Chaos, avant qu’ils installent la climatisation à côté du bar. Tout le monde suait et malgré tout le party était pris dans la place. Quand j’ai vu le gros fusil à l’eau, ça ne m’a pas pris grand temps me poser la question, click. Quand j’ai vu cette photo-là, j’ai senti que c’était ce que le groupe représentait; un groupe d’ados qui s’offrent une grosse fête sur scène. Et merci, merci de nous avoir rafraîchi, autant avec votre musique que votre fusil à eau.

 

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4.  Kreator, Club Soda, 2 novembre – J’étais près de la scène après avoir photographié Kreator.  Je vois un frisé qui fume une pipe électrique. Je lui dis: « Great set ». Il s’approche de moi et me dit « Sorry!  I CAN’T HEAR YOU! » Je répète. Avec un grand sourire il me dit merci avec une tape dans le dos. Je retourne mon attention sur la scène. La tension est palpable. Kreator dépoussièrent leurs classiques et les fans s’excitent. Quand Pettroza brandit son drapeau, je choisi un appareil (j’avais loué un full frame pour l’évènement, pourtant j’ai préféré y aller avec mon bon vieux Nikon que je connais comme le fond de ma poche) et j’attends qu’il brandisse son « Flag of Hate« . Je ne vois pas grand-chose, juste assez pour saisir ce qui se passe. Ça me suffit, j’ai un beau cadrage, l’éclairage tombe derrière lui. Ah merde, encore le grand frisé devant moi. Il me remarque, il rit en voyant ma caméra et mon air déconfit, il me pousse devant lui. Voilà, c’est l’angle rêvé. J’ai photographié l’apogée de la soirée sous la bénédiction de Bobby Ellsworth.

 

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3.  Nälzer, Coop Katacombes, 13 septembre – Avant de me déplacer pour le show, on m’avait dit que ça serait trippant, qu’il y aurait des corpses paints, du sang, bref, un show de black. Je ne m’attendais pas à être aussi impressionnée. Mon travail est de résumer une expérience multi sensorielle par une image qui ne sera vue que quelques secondes. C’est impossible, mais parfois on est surpris par des petites gâteries visuelles qui nous sont offertes par les performeurs. Les gars de Nälzer ont livré un set solide grâce à leur énergie vibrante, crue, froide et cruelle qui, heureusement pour moi, s’est efficacement transposée sur les photos.

 

3

 

2. Overkill, Club Soda, 2 novembre – J’essaie toujours de prendre en considération ce qui se passe autour de l’artiste quand je photographie un spectacle. Je ne veux pas nécessairement faire un mugshot, on en voit 17 du même artiste sur différentes plateformes.  Mon but est de saisir ce qui est unique à la soirée; après tout, la beauté de la performance est qu’elle est revécue à chaque fois. Sur cette photo, on voit les photographes qui s’activent autour de Bobby s’adressant à la foule montréalaise. Grâce à mon grand angle, j’ai pu saisir la relation entre la foule et celui-ci. L’homme à droite semble répondre directement, survolté par autant « d’epicness« .  J’apprécie autant la variété de couleurs sur l’image. Ce cliché résume efficacement ce que je tente d’accomplir sur le terrain avec ma lentille.

 

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1.  Gojira, CEPSUM, 23 novembre – (Je ne sais pas si vous êtes familiers avec le travail photographique et plastique de Mario Duplantier, batteur de Gojira, (que vous pouvez allez voir en cliquant ici), mais je ne peux que mentionner à quel point il est une source d’inspiration pour moi) – Ce moment illustre parfaitement la foule lourde et silencieuse absorbée dans le chaos hypnotique de Gojira.

 

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Tommy Hellscreamer (Inner Control, Collaborateur Ondes Chocs Saguenay)

#10 Killswitch Engage – Disarm the Descent
#9 Carcass – Surgical Steel
#8 Unhuman – Unhuman
#7 Revocation – Revocation
#6 Ancestors Revenge – The Archaic Return
#5 Fleshgod Apocalypse – Labyrinth
#4 Dark Tranquillity – Construct
#3 Kataklysm – Waiting for the end to come
#2 Gorguts – Colored Sands
#1 Voivod – Target Earth

 

 

Marc-André Jobin (Profusion Metalstore, BCI, collaborateur OC)

D’habitude, je fais un top 5 des meilleurs albums québécois, mais cette année j’ai changé ma formule pour un top 10 puisque les sorties cette année ont été malades. Évidemment que je n’ai pas écouté tous les albums. Voici donc mes sélections:

10. Au-Delà Des Ruines – Psychose Des Barbelés
9. Gris -À L’Âme Enfalmmée, L’Âme Constellée
8. Monarque – Lys Noir
7. Bookakee – Whorrific
6. Voivod – Target Earth
5. Ogenix – Ogenix
4. Kataklysm – Waiting For The End To Come
3. Necronomicon – The Rise Of The Elder Ones
2. Sombres Forêts – La Mort Du Soleil
1. Gorguts – Coloured Sands

Normalement,je sors mon top 20 deux trois jours avant Noël, mais cette année j’ai changé ma formule. Je vous donne mon top 20 des meilleurs albums qui sont pour moi les meilleurs de ceux que j’ai écoutés. Comme tout le monde le fait même si l’année n’est pas tout à fait finie, je me suis dit que je vais le faire. Je me donne jusqu’au 31 janvier 2014 pour changer mon top 20 s’il y a des albums que je juge meilleur. N’hésitez pas à donner un j’aime et/ou un commentaire. Pour le moment, voici mon top 20:

20. Seth – The Howling Spirit
19. Stratovarius – Nemesis
18. ASG – Blood Drive
17. Suffocation – Pinnacle Of Bedlam
16. Soilwork – The Living Infinite
15. Chthonic – Bu-Tik
14. Leprous – Coal
13. Howl – Bloodlines
12. Inquisition – Obscure Verses For The Multiverse
11. Ereb Altor – Fire Meets Ice
10. Elderblood – Son Of The Morning
9. Fen – Dustwalker
8. Black Sabbath – 13
7. Cathedral – The Last Spire
6. Darkthrone – The Underground Resistance
5. Primitive Man – Scorn
4. Deafheaven – Sunbather
3. Carcass – Surgical Steel
2. Ghost B.C. – Infestissumam
1. Terra Tenebrosa – The Purging

 

 

Max Lecavalier (Collaborateur Ondes Chocs)

 

Forgotten Tomb – …And don’t deliver us from evil (DSBM/Doom, Italy)

Incandescence – Abstractionnisme (Black metal, quebec)
Algor – Hierofánia (Black Metal, Slovaquie)
Monarque – Lys Noir (Black metal, Québec)
Moss of Moonlight – Winterweel (Cascadian folk black metal, USA)

Watain – The Wild Hunt (Black metal, Suède)
KPN – Peste Noire (Black metal, France)
Gris – À l’âme enflammée, l’âme constellée (DBM, Québec)
Endstille – Kapitulation (Black metal, Allemagne)
Vreid – Welcome Farewell (Melodic black metal, Norvège)

 

 

Dr. Light (Collaborateur Ondes Chocs)

Top 10 international:

1) Crimson Shadows – Sails of Destiny
2) Kalmah – Seventh Swamphony
3) Battlecross – War of Will
4) Children of Bodom – Halo of Blood
5) Within the Ruins – Elite
6) Kataklysm – Waiting For The End To Come
7) Fleshgod Apocalypse – Labyrinth
8) Stratovarius – Nemesis
9) Deadlock – The Arsonist
10) Dream Theater – Dream Theater

Crimson Shadows – Sails of Destiny: Crimson Shadows, avec leur EP Sails of Destiny, est mon coup de coeur de l’année. Aucun doute là-dessus. Leur victoire au Wacken Metal Battle 2013 a démontré ce dont ils sont capables. Leur mélange de power et de death metal est impeccable. Des musiciens à la fois humbles et virtuoses qui n’hésiteront pas à engager la conversation avec vous après une performance live bien ficelée. Leur EP a beau n’avoir qu’une introduction et trois morceaux, il vient en continuité directe avec leur album précédent intitulé Glory on the Battlefield. Deux guitaristes (Greg et Ryan) qui s’échangent des solos plus épiques les uns que les autres, un batteur (Cory) qui tient le tempo bien au fond en compagnie d’un bassiste (Morgan) qui se permet ici et là quelques tours de passe-passe. Sans oublier les growls et les screams de Jimi qui complètent à merveille le chant clean de Greg. À découvrir pour les amateurs de virtuosité mélodique véloce.

Kalmah – Seventh Swamphony: En deuxième vient Kalmah. Je les connais depuis un certain moment et leur show à St-Hyacinthe en 2010 était de toute beauté. Leur nouvel album m’a pris par surprise, telle une vieille connaissance qui ressurgit a l’improviste juste pour nous partager une joie de vivre. Parlant de joie, leur nouveau claviériste apporte définitivement une touche joviale au groupe. Cela résonne particulièrement dans leur opus de 2013 et c’est agréable à l’oreille.

Battlecross – War of Will; La troisième position appartient à Battlecross et leur album War of Will. Vus et entendus live pour la première fois au Trois-Rivières Metalfest de cette année, j’ai assisté une deuxième fois à leur spectacle un mois plus tard aux Foufounes Électriques, alors qu’ils ouvraient pour 3 Inches of Blood et Death Angel. En lien fidèle avec leur album précédent, Pursuit of Honor, Battlecross reste constant dans son death trash power metal agrémenté d’harmonies et de solos mélodiques époustouflants. Cheers à tout le band qui en sera à sa première tournée outre-mer cet hiver.

Children of Bodom – Halo of Blood: Sans pour autant que je puisse dire que le nouvel album de Children of Bodom m’a particulièrement impressionné, je dois dire qu’ils trouvent toujours le moyen de se renouveler minimalement pour satisfaire leur public. Halo of Blood est fidèle à Children of Bodom en ce sens qu’on reconnaît bien les touches classiques de Janne Warman au clavier et de Alexi Laiho á la guitare. Une petite power ballad plutôt triste consiste en l’élément nouveau pour cet opus avec comme à l’habitude deux petits covers cheesy en fin d’album.

Within the Ruins – Elite: Ce groupe de metalcore mélodique a été une surprise pour moi cette année. N’étant à la base pas un fan de ce style, il en prend généralement un peu plus pour venir me chercher. Ce qu’ils ont fait à merveille! Les riffs de guitare mélodiques et puissants à souhait m’ont jeté par terre. L’écoute en vaut largement la peine. Bien que le band soit inspiré fondamentalement par des groupes comme Veil of Maya ou Chelsea Grin, il est évident qu’ils ont osé innover dans leur style et cela est tout à leur honneur. Bravo!

Kataklysm – Waiting For The End To Come: Cet album s’inscrit clairement dans la ligne déjà tracée par Kataklysm. Je me suis surpris à préférer leur son à celui de Fleshgod Apocalypse, même si je crois préférer ces derniers d’un point de vue global. Waiting for the End to Come est constant, amalgamant riffs de démolition, breakdowns bien placés et technicalités instrumentales impressionnantes. J’ai bien hâte de voir leur performance live en avril au Club Soda.

Fleshgod Apocalypse – Labyrinth: Tel que mentionné précédemment, Fleshgod Apocalypse est un groupe que je trouve globalement plus complet que Kataklysm. Ce band italien a quelque chose de très attachant dans leur manière de faire du brutal death metal technique. Ils poussent l’audace un peu plus loin dans ce nouvel album en intégrant des éléments de musique classique et d’opéra qui apportent une touche de complexité intéressante à l’ensemble de l’oeuvre. Bien qu’ils aient déjà fait cela sur leurs albums précédents, ils sont allés définitivement plus loin en ce sens sur Labyrinth. Au passage, notons qu’ils innovent aussi sur le plan de la merch: ils vendent des pâtes (oui, oui, vous avez bien lu) et des bouteilles de vins à leur effigie. J’ai commandé leurs bouteilles de vin mais je ne les ai pas encore reçues. Je vous en ferai rapport dès qu’elles auront été testées.

Stratovarius – Nemesis: Comme le dernier groupe de ce top 10, Stratovarius nous sort un premier album avec leur nouveau drummer (Rolf Pilve). Le son est fidèle au groupe, rien d’innovateur à tout casser, juste la bonne vieille recette des deux derniers albums avec des beats un peu différent, mais très semblable à ce qu’ils ont toujours fait et continuent de faire. Simple, efficace et agréable, mais un peu redondant.

Deadlock – The Arsonist: Mon coup de coeur de l’année 2011 a sorti cet album qui continue dans la veine de l’expérimentation. Personnellement, j’apprécie davantage le son qu’ils avaient sur Bizzaro World, sur Manifesto ou sur Wolves mais il reste que la voix de la chanteuse Sabine est assez sublime. Les croisements entre sa voix et les death growls de l’ex bassiste dorénavant chanteur se marient bien, mais pas aussi bien qu’avec leur ancien chanteur. Cela dit, je ne peux à tout le moins leur reprocher la redondance comme pour beaucoup d’autres groupes. À découvrir si vous aimez les bands avec des clean vocals féminins entremêlés de death growls sur fond de metal expérimental.

Dream Theater – Dream Theater: Au dixième et dernier rang, j’ai choisi Dream Theater et leur album éponyme. Comment les passer sous silence maintenant que Mike Portnoy est loin et que Mike Mangini s’investit coeur et âme dans ce nouveau projet. Bien que je sois plutôt adepte de metal un peu plus agressif, je trouve toujours intéressant de me laisser bercer par des compositions musicales d’une profondeur accrue. C’est d’une beauté douce et sobre avec une tristesse empreint de colère en guise de toile de fond. Cela ne fait que préparer le terrain à une finale épique digne de l’épopée d’un guerrier de la lumière. Certains passages font clairement écho à Rush, or, il y a définitivement quelque chose qui va beaucoup plus loin en matière de spectre musical et qui appartient proprement à l’esthétique de Dream Theater.

 

 

Coeur Noir (Collaborateur Ondes Chocs)

Pour moi, la musique est à l’oreille de l’auditeur ce que la beauté est à l’œil de l’observateur. C’est-à-dire qu’elle est indiscutable dans sa subjectivité. Et, même si je le fais plus souvent qu’autrement, je sais que j’ai tord lorsque je juge et dénigre une formation, un album ou un genre musical en utilisant un qualificatif tel que « pourri », « exécrable » ou encore « c’te band là, c’est nul à chier ». Puisque, même si à mon oreille et à mon interprétation il ne peut en résulter rien d’autre que ce genre de dénomination en l’écoutant, il se pourrait très bien qu’inversement pour vous, ce groupe ou cet album se retrouve parmi vos favoris et c’en est très bien ainsi. Après tout, qui sommes-nous pour juger les goûts des autres? Mon œil, ma beauté. Vos oreilles, vos goûts, n’est-ce pas?

C’est pourquoi, même si j’adore lire les différents « TOP albums de l’année », j’ai un peu de difficulté à cerner leur intérêt et leur but. Je les utilise plus comme un « as-tu passé tout droit sur cet album-là? Il pourrait peut-être t’intéresser » que comme une référence infaillible à ce qui s’est fait d’extraordinaire et de « bon » au courant des derniers mois.

Dans cet ordre d’idée, les albums qui figurent dans cette liste ne sont en rien, selon moi, les meilleurs de 2013. De toute façon, comment aurais-je pu écouter tout ce qui a vu le jour cette année? C’est virtuellement impossible. Et il faut être bien arrogant de croire que l’on connaît tout, que l’on a tout entendu et que nos choix représentent vraiment les « meilleurs » albums de 2013. C’est pourquoi vous devez simplement voir ce Top 10 comme un « vaux-la-peine-d’être-écouté-si-vos-goûts-ressemblent-aux-miens ».

Il représente les 10 albums, au-delà des dizaines et des dizaines que j’ai pu écouter cette année, qui, pour une raison ou pour une autre, ont particulièrement su retenir mon attention. La liste aurait pu en contenir beaucoup plus mais j’ai choisi d’arrêter mes choix sur ceux-ci.

Aussi, il pourrait être important de souligner qu’au-delà des trois ou quatre premiers titres, qui sont définitivement mes préférés cette année, le reste ne doit pas être considéré dans l’ordre présenté. Ils sont tous, et chacun, interchangeables dans l’ordre de leur présentation respective.

Finalement, et contrairement aux instructions de Monsieur Dave Ondes Chocs Rouleau lui-même, je n’ai pu me circonscrire seulement à l’univers metal. Vous retrouverez donc un peu de tout (sans trop de débordement) dans ce relevé musical annuel.

Allons-y donc sans plus tarder avec mon « Top 10 » de 2013.

1- Sombre Forêts – La mort du Soleil (Sepuchral productions, 24 juin 2013)
Quel album nous à offert ce one man band de Québec cette année. J’en suis encore bouche bée. La qualité irréprochable et le lyrisme de La Mort du Soleil m’ont littéralement sidéré. Définitivement un des meilleurs album de black dépressif que j’ai eu la chance d’écouter depuis je-ne-peux-plus-me-rappeler-quand. Un album phare qui, pour moi, est instantanément devenu une référence (pour ne pas dire LA référence) dans son genre. Si vous n’avez pas encore pris le temps de savourer toute la beauté et l’allégresse de La Mort du Soleil, je vous conjure de le faire dans les plus brefs délais. Ce disque vous secouera jusque dans les profondeurs les plus sombres de votre être. Ma critique sur Ondes Chocs à votre intention juste ici.

2- Gris – À l’âme enflammée, l’âme constellée…, (Sepuchral productions, 24 juin 2013)
Ce disque aurait très bien pu prendre la pôle position cette année mais même s’il s’agit d’un gigantesque album, il ne m’a pas frémir comme à su le faire La Mort du Soleil. C’est donc pourquoi il se retrouve tout juste derrière. Avec un titre d’album aussi inspirant que celui-là, Gris a su frapper fort cette année avec son petit dernier. Ce duo est considéré comme l’un des meilleurs groupes de black dépressif et a su démontrer pourquoi avec une main de maître. Un album riche en musicalité de toutes sortes qui tire son inspiration d’un large éventail de styles et sonorités. Si vous ne vous y êtes pas encore attardé, À l’âme enflammée, l’âme constellée… vous explosera les coutures du cœur à coup sûr. Il exultera des états d’âmes dont vous ignoriez l’existence et avec sa prose impeccable, il réveillera les passions endormies et ravivera le brasier qui sommeille en chacun de vous. Il vous déracinera de votre être en vous relâchant volatiles et meurtris dans l’éther de vos tourments. Un incontournable pour 2013 et un classique instantané et ce, même si vous n’êtes pas un amateur du groupe ou du genre. La critique de mon compère Louis-Olivier Brassard à lire juste ici.

3– Bad Religion – True North ( Epitaph records, 22 janvier 2013)
Tous ceux qui me connaissent personnellement savent pertinemment que, en ce qui me concerne, Bad Religion est tout simplement le meilleur groupe de tous les temps, point à la ligne. Aucune discussion et aucun argument ne me feront changer d’idée – et je me fous du consensus préétabli à propos du caractère simpliste de leur musique. Rien à foutre de tout cela. Puisque Bad Religion ce n’est pas que ça. Ce n’est pas que du bruit organisé en musique pour le divertissement. Bad Religion, c’est le cri ultime d’une génération et d’une époque suffoquée qui en a marre des mensonges, de l’hypocrisie et du désintéressement social qui nous a conduits aux abords du précipice auquel nous faisons face aujourd’hui. Aucun autre groupe n’a jamais écrit des textes empreints d’un humanisme aussi sincère et honnête qu’eux et personne ne décrit la misère humaine et la détresse de notre misérable et exécrable espèce comme ils savent le faire. Bien entendu, ils ont eu leurs moments faibles et leur navet de carrière mais True North est un album exemplaire qui rappelle les vieilles années des ces légendaires punk rockeurs californiens. Un pilier de plus dans leur volubile et importante discographie et un choix facile en numéro 3.

4- Momentum – Herbivore (Halo of Flies/Alerta Antifascita records, 15 mars 2013)
Herbivore est définitivement un puissant album de hardcore et un bon point de départ pour ceux et celles qui voudraient argumenter et cogiter sur notre vision du règne animal. Dénonciateur et engagé, Herbivore est un virulent pamphlet sur la compassion, l’antispécisme et la responsabilité de l’homme face à son environnement en tant qu’espèce dominante du grand et beau royaume de Dieu le père. Il met en relief la nécessité mais surtout l’urgence d’agir face à nos habitudes alimentaires et nous invite à penser avant d’ouvrir la bouche. Il nous invite à faire des choix éclairés quant à la nature de ce que nous choisissons de mettre sur nos tables à dîner et dans nos paniers d’épicerie. Son propos acéré, incisif et réfléchi est aussi pertinent que la rage qui anime la violence des pièces. Un album coup de poing et une claque au visage à tous ceux qui n’osent pas encore donner une voix à ceux qui n’en ont pas. La révolution commence dans votre assiette. Sortez les animaux de votre menu, GO VEGAN!!

5- Thränenkind – The Elk (Lifeforce records, 23 août 2013)
Putain que j’aime ce groupe et bordel que j’aime cet album. Pour ma part, Thränenkind est un des meilleurs groupes de l’heure et sans aucun doute, l’un des meilleurs groupes encore inconnus de la contre-culture métallique. Différent de leur ancien matériel, The Elk annonce un changement dans le son du groupe mais révèle aussi une sagesse et une dextérité musicale intéressante et non soupçonnée. Sans être surpolitisé pour autant, Thränenkind s’associe tout de même à plusieurs mouvements de contestation et encourage un style de vie éthique, vert et tourné vers la recherche d’une vérité en tant qu’individu. The Elk est pour moi un incontournable cette année et constitue une poignante réflexion sur nos mœurs destructrices et notre culture empoisonnée. Si vous aimez le post-metal intelligent agrémenté d’un petit côté plus sombre, cet album est sans aucun doute pour vous. La critique sur OndesChocs juste ici.

6 – Clouds Collide – Until the wind stops Blowing (DIY DIGITAL , 29 janvier 2013/ official re-release sur Khrytsanthoney, 18 septembre 2013)
Un one man band de Allentown aux USA qui est arrivé comme un cheveu sur la soupe et qui à vraiment rapidement su capter mon intérêt. Inspiré par la vie et la mort de sa mère, le multi-instrumentiste Chris Pandolfo a créé une musique atmosphérique et tiraillée qui rappelle définitivement le Blackgaze de Sleeping Peonies. Je vous accorde qu’il est difficile de s’abandonner à une musique comme celle-ci mais une fois qu’on a cerné et compris le pourquoi du comment de la recherche et de la démarche artistique du créateur, tout devient beaucoup plus claire et on y adhère avec une curiosité un peu malsaine mais oh comment enivrante… Tentez votre chance, on ne sait jamais!

7- Crusades – Perhaps You Deliver This Judgment with Greater Fear Than I Receive It (No Ideas records, 5 novembre 2013)
Crusades est un groupe punk canadien de la région de Ottawa. Perhaps You Deliver This Judgment with Greater Fear Than I Receive It est un album concept qui gravite autour de la vie du philosophe, hérétique et martyr antichrétien Giordano Bruno en tant qu’archétype pour l’athéisme moderne, la libre pensée et un modèle à suivre pour tout les poètes, artistes et révolutionnaire de ce monde. Probablement l’album qui plaira le moins aux habitués de Ondes Chocs et à tous ceux qui n’écoutent qu’exclusivement du metal mais toute considération faite, et avec un peu d’ouverture d’esprit, ses mélodies poignantes et la force des textes révéleront peut-être des goûts musicaux qui vous sont encore inconnus jusqu’à ce jour si vous décidez de donner une chance à la très pertinente et actuelle musique de Crusades.

8- Deafheaven – Sunbather (Deathwish, Inc – 11 juin 2013)
Je sais que Deafheaven est détesté par nombre et nombre de gens et qu’ils sont considérés comme d’effroyables poseurs par les puristes du genre, mais dieu que je n’en ai rien à battre de tout ça. Cet album est tout simplement sublime et se démarque définitivement du lot par son approche esthétique et hyper mélodique. Il contient le meilleur matériel composé par ce groupe jusqu’à ce jour et marque un tournant dans l’évolution musicale du quatuor. À mon sens, un album phare qui démontre la bonne façon d’exploser les conventions sans oublier ses racines. La critique sur Ondes Chocs à lire ici.

9- Kvelertak – Meir (26 mars 2013, Roadrunner records)
Je dois avouer que j’ai préféré leur premier album mais Meir est un excellent disque rafraîchissant et plaisant à écouter. Une sorte de positivisme émane de cet album hyper entraînant qui va chercher ses inspirations dans le rock, le metal et le punk pour ne nommer que ceux-là. Enregistrer au studio God city par Kurt Ballou (Converge), la qualité irréprochable de la production est pour moi le point fort de Meir. Agrémenté d’arrangements impressionnants, le talent du quintette norvégien rend la musique de Kvelertak versatile, originale et elle vient se placer dans les plus hautes sphères de l’univers metal actuel. Meir peut plaire à tous mais je suis quand même forcé de recommander leur premier album si jamais vous ne les avez pas encore entendus.

10- Nhor – Within the darkness between the starlight (Prophecy productions, 30 août 2013)
Nhor a sorti cette année un puissant album hyper inspiré aux accents douloureux et aux entrailles éviscérées. Intense, texturé et axé sur des ambiances et des mélodies très prenantes, Within the darkness between the starlight, tombe dans la catégorie du black (Doom) atmosphérique un peu plus traditionnelle. Des pièces en haut du neuf minutes, des blast beats, une voix déchirée, des moments au piano et des textes bien sombres et dépressifs… rien de nouveau sous le soleil mais c’est tout de même exécuté avec brio. Un album nécessaire dans votre collection si vous êtes amateur de ce type de musique.

Mention honorable à :
Germ – Grief pour son originalité et son audace. Cristie de bon disque.
Lowcityrain – Lowcityrain pour son beat new wave post-punk directement inspiré des ’80.
So Hideous – First Light/Last Poem pour avoir inventé le post-hardcore symphonique avec cet énorme disque.
Light Bearer – Silver Tongue pour les gargantuesques moments épiques de cet excellent disque.
Rosetta – The Anaesthete juste parce que Rosetta c’est Rosetta et qu’ils sont, encore et toujours, une excellente formation.

 

 

Alison (a.k.a. Avorton) (Collaboratrice OC – Rimouski)

DEICIDE – IN THE MINDS OF EVIL     Death metal, Floride
GORGUTS – COLORED SANDS     Death metal, Québec
IMMOLATION – KINGDOM OF CONSPIRACY     Death metal, New York
HATE – SOLARFLESH     Death metal, Pologne
SUFFOCATION – PINNACLE OF BEDLAM     Brutal death metal, Texas
PESTILENCE – OBSIDEO     Death metal, Pays-Bas
AUTOPSY – THE HEADLESS RITUAL     Death metal, Californie
CARCASS –  SURGICAL STEEL     Death metal, Angleterre
DEVOURMENT – CONCEIVED IN SEWAGE     Death metal, Texa
DEEDS OF FLESH – PORTALS TO CANAAN     Brutal death metal, Californie

Mention spéciale : VOÏVOD – TARGET EARTH     Thrash metal progressif, Québec

 

 

Chris Wheeler (Collaborateur Ondes Chocs)

This year will go no doubt down as being one of the best for Extreme Metal! With Carcass reclaiming their rightful throne to Ihsahn polarizing opinions and Watain breaking new ground with « The Wild Hunt« , it was difficult to compile this list, let alone put my favs. in order but finally, it’s done. You may be surprised…\m/

20) EREB ALTOR – « Fire Meets Ice »
19) IN SOLITUDE -« Sister »
18) NAILS – « Abandon All Life »
17) THOU ART LORD – « The Regal Pulse of Lucifer »
16) DARKTHRONE – « The Underground Resistance »
15) SOMBRES FORETS – « La Mort du Solieil »
14) IMPERIUM DEKADENZ – « Meadows of Nostalgia »
13) HATE – « Solarflesh – A Gospel of Radiant Divinity »
12) FRIGORIS – « Wind »
11) SUIDAKRA – « Eternal Defiance »
10) FINNTROLL – « Blodsvept »
9) WATAIN – « The Wild Hunt »
8) IHSAHN – « Das Seelenbrechen »
7) TWILIGHT OF THE GODS – « Fire on the Mountain »
6) AETERNAM – « Moongod »
5) AMORPHIS – « Circle »
4) INQUISITION – « Obscure Verses for the Multiverse »
3) CARCASS – « Surgical Steel »
2) SUMMONING – « Old Mornings Dawn »
1) ORPHANED LAND – « All is One »

 

Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas (Endless Horizon, Collaborateur OC)

Top 10 Québécois

Gris –  À l’Âme Enflammée, l’Äme Constellée… et Sombres Forêts – La Mort du Soleil (ex-aequo) : Les frères jumeaux du métal noir atmosphérique nous ont offert en même temps des chefs-d’œuvre aux qualités quasi indescriptibles qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Monarque – Lys Noir: Une oeuvre superbement peaufinée et achevée par le vétéran québécois de la noirceur qui s’est immédiatement classée dans les grands classiques du genre.

Csejthe – Réminiscence: Un album-concept à la musique ensorcelante composée avec un soin imposant la révérence par les maîtres de l’atmosphère sombre et du mystère.

Catuvolcus – Voyageurs de l’Aube: Pierre-Alexandre Plessix a récidivé cette année en s’associant à des grosses pointures Dominic « Forest » Lapointe et Étienne Gallo. Le résultat bien que trop court, en fut de superbes pièces aux touches progressives et folkloriques qui laissent entrevoir un futur faste pour la formation.

Au-delà des ruines – Psychose des barbelés: Le projet de Cadavre et Blanc-Feu de Chasse-Galerie a produit une première offrande de Black/Death très technique qui fera le bonheur de ceux qui recherchent l’élaboration dans la violence et la noirceur.

Neige Éternelle – Neige Éternelle: Le célèbre groupe nord-côtier nous offrait cette année son premier album complet qui a tout pour accrocher l’oreille des maniaques de Black Metal cru et méchant en nous replongeant à l’époque des classiques de Darkthrone et compagnie.

Incandescence – Abstractionnisme: Le duo de McMasterville nous présentait en fin d’année un premier album aux superbes motifs de guitare mélodiquement très développés, aux percussions très techniques et à l’approche vocale superbement agressive. Un groupe de Black Metal à découvrir.

Althotas – Resurrectdead: La troupe originaire de Sept-Îles revenait après 12 ans de silence radio avec un album-monstre comprenant plus de deux heures d’un Death/Black à la suédoise d’une constance exemplaire. De quoi concurrencer les maîtres du genre.

Ordoxe, Nihil: Après six ans, les sombres trifluviens nous sont revenus en début d’année avec un album directement inspiré des belles années du Black Metal norvégien. Pour ceux qui recherchent un jeu de guitare diversifié et de qualité et une abondance de blastbeats.

Svalbard – The Fall : Après près de 12 ans à terroriser la ville de Québec avec un Black Metal crasseux, agressif et très cru, Svalbard nous présentait son premier album entier d’une qualité remarquable et qui n’a pas à rougir devant leurs influences telles que Tsjuder et Sargeist.

Top 10 2013 International

Panzerfaust – Jehovah-Jireh: The Divine Anti-Logos
Un album qui représente une évolution gigantesque pour le quatuor ontarien qui nous présente un Black Metal Orthodoxe aux atmosphères diablement efficaces avec des compositions superbes.

Summoning – Old Morning’s Dawn
Après sept ans d’attente marqués par des problèmes de santé, le célèbre duo autrichien de Black Metal atmosphérique et symphonique était enfin de retour en 2013 avec un effort grandiose et varié qui fait largement honneur à leur discographie exemplaire.

The Ruins of Beverast – Blood Vaults The Blazing Gospel of Heinrich Kramer
Le projet solo de Alexander von Meilenwald qui évolue dans les eaux obscures du Blackened Doom Metal revenait cette année avec un album titanesque aux compositions toujours aussi élaborées en termes d’atmosphères lugubres. Un solide successeur dans une discographie impeccable.

Acacia – Tills döden skiljer oss åt
Acacia fut une superbe découverte pour moi cette année. Avec trois membres qui ont fait ou font encore partie de l’excellent groupe Shining, on a droit à un Doom Metal atmosphérique combiné à un Black Metal. Le résultat est une alternance d’ambiances feutrées et de violence psychologique ayant pour dénominateur commun une tristesse palpable. Brillant!

Cursed 13 – Triumf
Une autre superbe découverte de 2013, le premier album complet des suédois de Cursed 13 qui marient à merveille le Stoner et le Black Metal dans un tout groovy et efficace à souhait. À découvrir!

Carcass – Surgical Steel
Comme beaucoup de métalleux, j’étais sceptique quant au retour de Carcass après pas moins de dix-sept ans d’absence sur album. Toutefois, leur nouvel effort a vite apaisé mes doutes, mariant le meilleur de toutes les époques de Carcass sans révolutionner quoi que ce soit, cet album mérite mention!

Hypocrisy – End of Disclosure
Égaux à eux mêmes, les vétérans du Death Metal suédois de Hypocrisy que je vénère depuis longtemps, ont produit cette année un nouvel opus qui démontre que leur réputation est méritée. Plus varié que ces récents prédécesseurs le groupe s’y illustre avec des pièces contenant des influences Death Doom telles que Hell is Where I Stay. Une excellente addition à leur héritage!

WAN – Enjoy The Filth
WAN nous est revenu cette année avec un second album en carrière qui consiste en un assaut de Black Metal bien méchant et crasseux typiquement suédois. Excellent pour ceux, comme moi qui ont été déçus par Watain qui a vendu son âme aux gros labels plutôt qu’à Satan!

Darkthrone – The Underground Resistance
Les légendes vivantes de Darkthrone poursuivaient cette année leur exploration des racines du Metal avec un album nous ramenant directement dans les souterrains crasseux des années 1980. Celtic Frost, Mercyful Fate et Bathory sont les influences de cet album très accrocheur!

Pantheon of Blood – Tetrasomia (EP)
Un petit EP de quatre pièces seulement qui laissent miroiter un futur brillant pour le groupe qui pratique un Black Metal occulte typiquement finlandais. Alliant à merveille mélodie et saleté, le seul côté décevant de l’effort est sa durée beaucoup trop courte.

Jon Blais (Conrad Simon Band, Collaborateur Ondes Chocs)

Top 5 international

In Vain – AEnigma (Norvège) Blackend Death Progressif
Anciients – Heart of Oak (Canada) Sludge Progressif

Protest The Hero – Volition (Canada) MathCore
The Dillinger Escape Plan – One of Us is the Killer (USA) MathCore
Integrity – Suicide Black Snake (USA) HardCore

En 2013, on a pu assister à plusieurs grands retours, certains intéressants (Death Angel, Black Sabbath, Sepultura) qui m’ont reconcilié avec quelques vétérans de la scène métal.  D’autres m’ont laissé sur ma faim (Carcass, Soulfly), non pas qu’ils soient mauvais mais peut-être m’étais-je fais trop d’espoirs…

Néanmoins, c’est un groupe avec en poche déjà 2 albums qui a usé la pile de mon Ipod cette année.  In Vain, que j’ai découvert par le biais de Ne Obiviscaris (mon coup de coeur de l’an passé), a une fois de plus poursuivi son exploration musicale avec de longues pièces épiques.  Le genre d’album que j’adore où les surprises nous attendent à tous les 5 ou 6 mesures.  Des riffs crissement bien construits, à la limite du vers d’oreille, rehaussés de juxtapositions de voix variées et de soli de saxophone (?!?!).  En seconde position, c’est une gang de barbus hirsutes du BC qui m’ont jetés par terre. Anciients flirtent avec le rock sale, un peu stoner, et le métal brutal.  Dans la lignée directe des Mastodon et autres Baroness, les 4 crottés réussissent à composer des hymnes puissants et marquants. Dans mes écouteurs, c’est deux voix qui s’affrontent : une rauque, thrash et violente ainsi qu’une autre  beaucoup plus clean qui n’est pas sans rappeler celle des (défunts?) montréalais de Priestess. Pour le reste, c’est 2 formations au son plus ‘’moderne’’, soit The Dillinger Escape Plan et Protest The Hero qui ont attirés mon attention. Sans se renouveler complètement, ils ont tout deux offerts de nouveaux albums plus matures et accomplis, avec pourtant un certain retour aux source réconfortant. C’est finalement les vétérans de Integrity qui ont complété mon année musicale, avec un album puissant et destructeur, tout comme le show qu’ils nous ont offert aux Foufounes Électriques, en compagnie de ILSA. Gros beats sales et harmonica… Que voulez-vous de plus?!?  Mention honorable également à Castle, Chthonic et Scale the Summit, trois excellents groupes mais que je n’ai pas eu le temps d’écouter/trouver pour réellement les critiquer…

 

Top 5 Québécois

Gorguts – « Colored Sands »
Voïvod – « Target Earth »
Reanimator – « Great Balls EP »
Teramobil – « Multispectral Supercontinuum »

Unhuman – « Unhuman »

Du côté local, et mentionnons que ces bands n’ont rien à envier aux autres cités plus haut, c’est également des vieux de la vieille qui m’ont fait tripper cette année. Gorguts ont poussé leur audace à un niveau encore supérieur à leurs anciennes oeuvres (même si je croyais la chose humainement impossible) tandis que Voïvod sont revenus en force, rachetant leur intermède un peu mou, nous démontrant que Chewy était capable de rendre honneur à son prédécesseur avec brio. Reanimator ont pour leur part démontré qu’ils étaient LE groupe thrash d’icitte et ça autant sur scène que sur album. Espérons que l’Europe est prête à se faire brasser solide. Et on peut aussi affirmer que Matthieu Bérubé et Alex Dupras ont enfin réalisé leur rêve de mettre sur album leurs folie/talent, autant avec l’époustouflant Teramobil qu’avec leur pote Youri et son bizzaroïde Unhuman. Mention spéciale à Eclipse Prophecy, BornBroken et Marck T

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TOPS 2013 – ARTISANS DE LA SCÈNE UNDERGROUND QUÉBÉCOISE

 

Jack Moose (Mesrine, Bombnation, Studio Sismique, guerrier dans la nuit!)

Death Angel – The dream calls for blood
Suicidal Tendencies – 13
Hard Charger – Chrome Lord (7 inch)

Iron Reagan – Worse than dead

Fuck the facts – Amer

Voivod – Target Earth
Toxic Holocaust – Chemistry of consciousness
Carcass – Surgical steel
Sepultura – The Mediator Between Head and Hands Must Be the Heart
Black Sabbath – 13

 

 

Sébastien Dallaire (The Stoned Horses, d7i Records, guerrier psychosé)

(Top 13 de 2013)

1-Black Sabbath – 13
2 -Pissed Jeans – Honey
3- Church of Misery – Thy Kingdom Scum
4- Melvins – Tres Cabrones
5- Coffins – The Fleshland

6- Kylesa – Ultraviolet

7- Melt Banana – Fetch
8- Orchid – the mouth of madness
9- Gorguts – Colored Sands
10- Jucifer – There Is No Land Beyond The Volga
11- Uncle Acid and the Deadbeats – Mind Control
12- Red Fang – Whales and leaches
13- Blood Ceremony – The Eldritch Dark

Mentions:

Correction House
Destruction Unit
Fuzz
Noothgrush/Coffins split
Sandveiss
Bastard Noise/ Lack Of Interest

 

 

Etienne Gallo (Augury, Talamyus, Catuvolcus, guerrier des peaux)

1 – EREB ALTOR – Fire Meets Ice
2 – CODE – Augur Nox

3 – VAURA – The Missing
4 – GORGUTS – Colored Sand
5 – NERO DI MARTE – Nero Di Marte

6 – SOILWORK – The Living Infinite
7 – HATE – Solarflesh
8 – FALKENBACH – Asa
9 – VULTURE INDUSTRIES – The Tower

10-EXTOL – Extol

 

 

Michelle Ayoub (Cereal Killers, Dungeon Works Prods, guerrière en chef)

Et voilà un top dix complètement biaisé des moments marquants de 2013 selon Michelle Ayoub, vocaliste de Cereal Killers et copropriétaire des Productions Dungeon Works. Sans numérotation. Elle est trop cool pour ça. Et très probablement pleins de moments oubliés. Elle boit trop pour s’en rappeler.

La deuxième édition de EN ROUTE VERS HEAVY MTL.
… parce que non seulement avons-nous vu pour la deuxième année deux bands Québécois de la relève se produire fièrement sur scène au Heavy MTL, nous avons crissement fait le party en ostie, bands et organisation. Metal. Wine. Special brownies. Enough said.

La première édition de WACKEN METAL BATTLE CANADA.
… incluant le voyage où on a pu voir des bands québécois chez nos ennemis torontois, pour un epic battle. Le groupe représentant le Canada s’est non seulement produit en Allemagne, Y’ONT GAGNÉ LE GRAND PRIZE AHHH QUE OUI.

Métal Académie
… la formation Tribunal s’est déguisée en moi lors des semi-finales. Enough said.

Heavy MTL 2013
On sait tous c’est quoi le Heavy Mtl, et sans doute c’était magique cette année (je m’en souviens à peine, j’ai hérité d’une fin de bouteille de whiskey des gars de GWAR que j’ai bu en mangeant du délicieux catering gracieuseté de Chuck Hughes – HA) mais le vrai highlight – les t-shirts HEAVY DRINKERS conçus par moi-même et m’sieu Donaldson de Cryptopsy. We were the coolest crew in the WORLD that weekend. Aussi, j’ai presque réussi cette année à voler un des petits karts dans le backstage.

Le retour de force des Cereal Killers
… parce que fuck the real thing, on est le meilleur band ever. Tabarnak.

Dehumanized aux Katacombes TIED WITH Ghoulunatics au Foufounes Électriques
… show malade. Peut-être pas LE show de l’année, mais marquant quand même. De voir des vieux de la vielle, et de tout jeunes, être présents pour un show malade plein à craquer dans une salle que j’adore. Full win. Ça valait les nuits sans sommeil en planifiant les douanes.

Ghoulunatics at Foufounes Électriques? Je me suis fait tatouer le logo du groupe en honneur de ce pestacl’ so, il mérite sa place sur ma liste.

Ghost
… parce que c’est GHOST. Et Ghost qui reprend non seulement des tounes de ABBA, Depeche Mode et the Beatles, mais de fuckin’ ROKY ERIKSON? <3

Scandales de rock stars métal
… pas un point positig, mais ‘sti. Sérieux? Le dude de Lost Prophets qui violent des bébés. L’autre dude de As I Lay Dying et le tueur à gage? C’mon boys. Au moins l’histoire de Randy Blythe a bien fini. Bon, malgré qu’on se dise des pouwells, on aime encore les potins.

parlant de potins…
La saga sans fin de l’univers internet vs… Mat Paré.
… amplifié grâce aux réseaux comme Fessebook. Une haine profonde et hilarante envers un individu. Fessebook wars. Pour être franche, « vs » pourrait être contre bien du monde, moi-même inclus. Tout ça pour dire que le bitchage sur le net = so entertaining. Mais tout le monde semble aimer haïr Paré, so à lui l’honneur du titre. Mais il joue dans le meilleur band ever, Cereal Killers, donc il est trop cool pour s’en ficher.

R.I.P.
… pas un point le fun, mais tout de même marquant. Plusieurs groupes ont vu leur fin en 2013, et aussi plusieurs décès nous ont frappés, dont Jeff Hanneman de Slayer. Un décès très marquant dans la communauté métal. Mais closer to home, aussi le décès soudain de Nick Babeu, chanteur de Trigger Effect.

Et je finis sur ce point. Qu’on rentre dans le sérieux, l’absurde, whatever. Rappelons nous que l’univers du rock & métal est en effet une communauté globale, et c’est cela qui fait en sorte que nous roulons encore. Continuons à encourager les artistes, promoteurs, médias, etc, de notre scène et faisons de 2014 une année de awesome.

 

 

Matt Butcher (Alcoholator, guerrier houblonné)

1.Toxic Holocaust – Chemistry of Consciousness
2.Black Sabbath – 13
3.Satan – Life Sentence
4.Motorhead – Aftershock
5.Obliteration – Black Death Horizon

 

 

Jee SWS (Silver Wings Studio, guerrier du marketing)

Top 10 Québec

1. Endvade – Ascension

2. Chariots Of The god – Tides of War

3. Rusted – Rock Patrol

4. Unhuman – Unhuman
5. Eyes Of Sinner – New Heights

6. Burning The Oppressor – Verbal Agression
7. Lachrymanopsia – Released

8. Reanimator – Great Balls of Fire
9. Of Temples – Dreamers

10. Erimha – Reign Through Immortality

Internationnal

Within The ruins – Elite
1.August Burn Red – Rescue And Restore
2.Omnium Gatherum – Beyond
3.Svart Crown – Profane

4.Killswitch Engage – Disarm The descent
5.Finntroll – Blodsvelt
6.Children Of Bodom – Halo Of Blood
7.Protest The Hero – Volition
8.Kylesa – Ultraviolet
9.The Dillinger Escape Plan – One of Us is the kiler
10. Kvelertak – Meir

 

 

Marilie (Extensive Enterprise, Silver Wings Studios, guerrière du moshpit)

1. Revocation – Revocation
J’ai trouvé assez difficile de faire mon top 10 pour 2013. Il y a tellement eu de bons albums cette année et je leur aurais tous donné le top 1! Je devais pourtant faire un choix, je me suis  donc arrêtée sur… Revocation! Je trouve que ce band n’arrête jamais de s’améliorer. Leur musique me fait toujours tripper et que dire de leurs prestations live. Je place donc cet album éponyme en première place!

2. Katalepsy – Autopsychosis
J’aime vraiment comment Katalepsy ont évolué avec Autopsychosis. Un album brutal qui m’a fait capoter dès les premières minutes d’écoute. Oh, et une mention spéciale à l’artiste qui à fait le cover de l’album, complètement fou!

3. Skeletonwitch – Serpents Unleashed
Étant une grande fan de Skeletonwitch, j’attendais impatiemment cette sortie d’album. Je n’ai pas du tout été déçue. Serpents Unleashed est selon moi un très bon album de la part du groupe, comme tous les autres d’ailleurs!

4. Abdicate – Fragmented Atrocities
J’adore! Frangmented Atrocities fait décidément partie des albums que j’ai écouté le plus sur repeat cette année. Un band à découvrir pour les fans de métal extrême.

5. Havok – Unnatural Selection
Je ne pouvais tout simplement pas passer à côté de cet album. Unnatural Selection de Havok est sans aucun doute mon album thrash préféré pour 2013. Give me liberty… OR GIVE ME DEATH!

6. Vengeful – Karma MMXIII
Vengeful font partie de mes groupes métal québécois favoris. Karma MMXIII est juste malade comme album. J’me tannerai jamais de l’écouter. Plus l’album avance, plus c’est violent et plus j’aime ça!

7. Fleshgod Apocalypse – Labyrinth
Ces Italiens ne cesseront jamais de me surprendre.  J’ai écouté cet album du début  jusqu’à la fin en ne faisant rien d’autre que me concentrer sur la musique. C’est fou à quel point l’album fait vivre pleins d’émotions différentes. Bien hâte de les voir jouer ces compositions live.

8. Ulcerate – Vermis
J’ai découvert Ulcerate cette année avec Vermis. Que dire… wow! Un album lourd, pensé, qui s’est facilement mérité une place dans mon top 10 pour 2013.

9. Purtenance – Awaken From Slumber
J’ai découvert Purtenance il y a seulement deux semaines avec ce nouvel album. C’est l’artwork qui m’a attiré en premier, vraiment beau! J’ai écouté cet album à répétition par la suite. Du death qui vous fera saigner des yeux.

10. Devourment – Conceived In Sewage
Conceived In Sewage, un album brutal pour un band tout aussi brutal. Les opinions sont assez diversifiées concernant cet album.  Personnellement, je le trouve très réussi et je le recommande aux fans de death brutal qui ne connaissent pas encore Devourment.

 

 

Christian Donaldson (Cryptopsy, Mythosis, Garage Studios, guerrier barbu)

1-Ghost – Infestissumam
2-Gorguts – Colored Sands
3-Black sabbath – 13
4-Ulcerate – Vermis
5-Unhuman – Unhuman
6-Phil Anselmo – Walk Through Exits Only
7-Vengful – Karma MMXII
8-Erimha- Reign Through Immortality
9-The Dillinger Escape Plan – One Of Us Is The Killer
10-Thy Art is murder – Hate (le tone est malade, plus pour ça que le band!!)

 

Nicolas Sénéchal (Cardinals Pride, guerrier lévisien)

Top 10 Albums 2013 (En ordre alphabétique)

A Day To Remember – Common Courtesy
Après quelques temps d’attentes, nous avons enfin pu entendre le nouvel album de A Day To Remember au mois de Novembre. Ils ont eu beaucoup de problèmes avec leur label et on ne voudrait jamais que ça nous arrive alors j’ai pris la peine de les encourager en achetant leur album dès la sortie, sortie qu’ils ont fait indépendamment. Je me suis lancé dans l’écoute de cet album sans attentes et j’ai été agréablement surpris! Du bon vieux A Day To Remember avec des fast beat, du clean vocal et des breakdowns lourds. Ils ont réussi à prouver qu’ils sont encore un des plus gros bands de ce genre sur la planète!

Bring Me The Horizon – Sempiternal
Bien que je n’ai pas écouté cet album sur repeat, on ne peut pas passer à côté du succès monstre qu’a eu le nouvel album de Bring Me The Horizon. Ils avaient mis la table avec leur dernier CD en changeant un peu de style et ils n’ont déçu personne avec ce nouvel album. La production est encore une fois A1 et comme A Day To Remember, ils ont été capables de prouver qu’ils étaient un des plus gros band de la planète dans ce genre de musique. Quand je suis allé au Vans Warped Tour cet été, la tente de merch de Bring Me The Horizon avait constamment un line up d’une cinquantaine de personnes, une autre preuve de l’attention qu’a amassé ce band avec leur dernier album!

Counterparts – The Difference Between Hell and Home
Le nouveau CD de Counterparts était pour plusieurs d’entre nous un des albums les plus attendus de 2013. Leur premier single Witness en a surpris plus d’un avec des refrains et du hardcore plus accrocheurs! L’album en général est différent un peu de cette pièce et surtout de leur dernier album The current Will Carry Us. Ce nouvel album est plus raw mais toujours aussi pensé avec toutes les petites touches qui font de Counterparts un band unique et on se doit d’être fier qu’ils viennent de notre pays. Au niveau de la production, je me dois de dire que j’ai plus aimé celle de The current Will Carry Us, mais ça, c’est discutable selon les goûts!

Hands Like Houses – Unimagine
J’ai connu ce band australien il y a deux ans avec leur premier album Ground Dweller. J’avais des doutes au début en écoutant leur musique parce que j’avais peur que ce soit un autre band Rise Records et bien non, ils ont leur touche personnelle mélangeant des vocaux accrocheurs, des bons riffs de guitare et du drum très bien écrit. Je trouvais par contre que leur premier album était un peu trop overproduce, il y avait toujours quelque chose qui se passait et c’était lourd à la longue, mais avec le nouvel album Unimagine, ils ont réussi à faire respirer leur musique. Il y a moins de choses qui se passent constamment mais chaque partie est bien pensée et bien composée. Les tounes sont bien structurées. Je ne trouve pas qu’il y a de longueurs dans l’album et c’est ce que je recherche quand j’écoute/j’écris de la musique.

Justin Timberlake – The 20/20 Experience
Même si ce n’est pas un album de metal ou de hardcore, je ne peux m’empêcher de mettre cet album dans mon top 10 de 2013. Je pense sincèrement que Justin Timberlake est le nouveau Michael Jackson aux côtés de Bruno Mars. Je n’ai pas aimé toutes les chanson et je trouve des fois qu’il y a un peu de longueur, mais des pièces comme Mirror et Suit & Tie font de cet album un incontournable! J’ai vu beaucoup de shows dans ma vie mais Justin Timberlake est l’un de ceux que je n’ai pas encore vu et que j’aimerais beaucoup voir car la production doit être assez hallucinante!

Our Last Night – Summer of Cover
Même si ce n’est pas un album officiel, Our Last Night ont eu une idée de génies en faisant leur concept de Summer of Cover. Les gars ont repris des chanson populaires de l’été 2013 à merveille et contrairement à beaucoup d’autres bands qui ont essayé de faire des covers, les leurs sont bons! À la base, je suis totalement contre le fait que des bands fassent des covers pour essayer de se faire connaitre parce que je pense sincèrement que tu devrais te faire connaitre en jouant ta musique et non celle des autres, mais avec Our Last Night, c’est différent. Les gars n’ont pas besoin de se faire connaitre ou de se faire signer, ils sont déjà connus à travers le monde et ont lâché leur deal avec Epitaph pour avoir plus de contrôle sur ce qu’ils font. J’imagine qu’ils avaient un break durant l’été et ont décidé de l’utiliser à merveille pour faire plaisir à leur fans en sortant un cover à chaque deux semaines. Ils ont gardé un hype durant tout l’été en restant chez eux à enregistrer ça en même temps de composer leur nouveau EP et je suis certain qu’ils se sont faits des milliers de nouveaux fans quand même avec ces releases. Brilliant!

Silverstein – This Is How The Wind Shifts
Les piliers du post hardcore canadien Silverstein sont revenus en force cette année avec un nouvel album qui me fait penser un peu à l’album qui les a mis sur la map, Discovering The Waterfront. Ils n’ont pas réinventé la roue musicalement, mais on peut voir la petite touche qu’apporte leur nouveau guitariste Paul Marc au groupe et ils ont composé des tounes de Silverstein comme on les aime. Le chanteur est venu avec un concept d’écriture que je n’avais jamais vu auparavant. Chaque chanson à sa chanson « anti thèse » et je trouve ça très intéressant. Ce qui est encore plus impressionnant, c’est que si l’on met les paroles des deux chansons une à côté de l’autre et que l’on lit les paroles des deux chansons ensemble, l’histoire se tient toujours!

The Story So Far – What You don’t See
J’ai connu ce band seulement quelques mois avant qu’ils sortent ce nouvel album. Leur dernier album a joué sur repeat dans mon auto pendant longtemps et ils sont une des raisons pourquoi je suis allé à Toronto pour le Vans Warped tour l’été dernier. Ces gars la ont beaucoup aidé à la vague de pop punk qui refait surface dans la scène underground et leur nouvel album est très apprécié par les fans! Étant moi-même un fan, j’apprécie beaucoup ce nouveau release, mais j’ai quand même beaucoup d’attachement au premier album! J’imagine que je vais devoir l’écouter plus souvent pour m’y faire vraiment et je suis sûr qu’il va m’accrocher autant que le premier!

Three Crowns – Commodity
Mes amis Three Crowns de Kitchener ont sorti leur nouvel album Commodity en mars dernier et lui aussi a joué sur repeat un petit bout dans mon auto. Du bon hardcore/metalcore avec des bons breakdowns, un drummer solide et des paroles rassembleuses. Même s’il n’était pas mes amis, je suis pas mal certain que j’aurais découvert ce band et trippé pas mal sur cet album! C’est de la bonne musique d’un band émergeant du Canada qu’on se doit d’encourager et je suis sûr que ce band va aller loin! Ils ont beaucoup d’ambitions et des beaux projets pour 2014.

We Came As Romans – Tracing Back Roots
J’avais beaucoup aimé le premier album de We Came As Romans, To Plant A Seed parce qu’ils apportaient quelque chose de rarement vu dans la scène avec les deux chanteurs et les orchestrations qui remplissaient très bien leurs tounes. Après les avoir vu quelque fois en show, je trouvais le drummer et le screamer très impressionnant mais le chanteur clean avait énormément de misère à reproduire sur scène ce qu’il faisait sur CD et c’était un très gros turn off pour moi et beaucoup de gens. Les bands qui ne sont pas capable de faire live ce qu’ils écrivent sur un CD… bof. Je n’ai pas vraiment écouté leur deuxième album, mais ils avaient sorti un nouveau single Hope sur lequel j’ai beaucoup accroché. Leur show au Vans Warped Tour l’été dernier m’a vraiment surpris, Kyle, le chanteur, était rendu beaucoup plus tight et ça sonnait vraiment. C’est seulement vers octobre que j’ai réalisé qu’ils avaient sorti un album durant l’été et j’ai décidé de leur donner une autre chance! J’ai bien fait parce que finalement, c’est un de mes albums préférés de cette année. La production est impeccable, les chansons sont bien composées et les vocaux sont dans un ton respectable pour le chanteur, ce qui lui permet de bien chanter live! Après avoir travaillé avec le grand Joey Sturgis pour leur deux premiers albums, ils ont décidé cette fois-ci d’y aller avec le célèbre réalisateur John Feldmann, aussi chanteur de Goldfinger, et je pense que ça a vraiment porté fruit!

Albums que j’attends pour 2014:
Of Mice and Men
Taking Back Sunday

 

 

Alain Labonté (Québec-Métal, guerrier chevelu)

Top 10 album – Québecois 2013

01 – BornBroken – The Healing Powers of Hate
02 – Voivod – Target Earth
03 – Burning the Oppressor – Verbal Agressor
04 – Erimha – Reign Through Immortality
05 – Insurrection – Prototype
06 – Forbidden Sin – Call to Arms
07 – Chariots of the Gods – Tides of War
08 – Trainwreck Architect – Traits of the Sick

09 – Ogenix – Ogenix

10 – Reanimator – Great Balls (e.p)

Top 10 albums – International 2013

01 – Hatchet – Dawn of the End
02 – U.D.O. – Steelhammer
03 – Havok – Unnatural Selection
04 – Jungle Rot – Terror Regime
05 – Annihilator – Feast
06 – Dream Theater – Dream Theater
07 – Battlecross – War of Will
08 – Newsted – Metal
09 – Artillery – Legions
10 – Onslaught – VI

 

 

Christine Fortier (Voir, Le Grimoire du Métal, guerrière féline)

TOP Métal 2013 – 21 albums juste pour ne pas faire comme les autres.

Cryptik Howling – Synthetic Ascension Design (Indépendant)

DevilDriver – Winter Kills (Napalm Records)
Gorguts – Colored Sands (Season of Mist)
Lord Dying – Summon The Faithless (Relapse Records)

Voïvod – Target Earth (Century Media)
Motörhead – Aftershock (UDR Music)
Hypocrisy – End Of Disclosure (Nuclear Blast)
Otargos – Apex Terror (Listenable Records)

Mutoid Man – Helium Head (Magic Bullet Records)
Mumakil – Flies Will Starve (Relapse Records)

The Black Dahlia Murder – Everblack (Metal Blade)
Dew-Scented – Insurgent (Prosthetic Records)
Ken Mode – Entrenched (New Damage Records)

Mothership – Mothership (Ripple Music)

Gruesome Stuff Relish – Sempiternal Death Grind (FDA Rekotz)
Sonic Reign – Monument In Black (Apostasy Records)
Tyr – Valkyrja (Metal Blade)
Reanimator – Great Balls EP (Indépendant)
Warcall – Blood, Guts and Dirt (Indépendant)
Unhuman – Unhuman (Indépendant)
Protest The Hero – Volition (Razor & Tie)

La Messe Infernale II

Après vous avoir présenté hier le texte de Marc-André Jobin sur ondeschocs.com (critiques de chaque band de la Messe des Morts), on vous en donne un petit peu plus aujourd’hui avec cette collaboration spéciale de Alain Pérusse qui était du festival et y va de ses commentaires généraux sur l’expérience.  Thanks! – Dave

 

Photo de l'édition 'II.V' plus tôt en 2013.

Photo de l’édition précédente, ‘II.V’, plus tôt en 2013.

 

Un événement attendu à chaque mois de novembre depuis trois ans est la Messe des Morts, un festival de black metal ayant la particularité de rassembler les groupes rarement vus en terre d’Amérique. Devenue aussi indispensable à mes yeux que le Maryland Death Fest, la Messe des Morts, organisée par Sepulchral Productions, a une fois de plus fait le bonheur des fans cette année en amenant dans notre belle ville de Montréal des groupes d’ici et d’ailleurs.

L’édition de cette année m’a amené à réaliser à quel point la scène black metal pouvait être bien vivante, dynamique et variée. Aussi, j’ai noté quelques éléments liés à l’événement, faisant de celui-ci un passage obligé de l’amateur.

Le rayonnement : quand on se déplace de très loin pour assister à la Messe…

Lors de mon passage à Baltimore plus tôt cette année, ma surprise fut grande lorsqu’un disquaire indépendant local, apprenant notre provenance, nous a parlé de son envie de faire les onze heures et quelques de route pour assister à la prochaine édition de la Messe. Sur les réseaux sociaux, plusieurs fans américains et canadiens des différents groupes ont raconté avoir fait le trajet sans problème… il fallait voir ceux dont je n’ai pu saisir la provenance mais dont l’appréciation de la Belle Gueule en fût a été très évidente… pas qu’elle est mauvaise la bière mais de là à l’aimer comme un grand cru…

Aussi, on peut rapidement voir les nouvelles têtes lors de l’événement, étant donné la marginalité relative de la scène. Le grand jeunot avec la coupe afro tout le temps en train de thrasher, vous l’avez déjà vu avant? Ben pas moi…

Des salles parfaites pour l’occasion

L’événement s’est tenu aux Katacombes lors du premier soir (Genèse) et au Théâtre Plaza de la Plaza Saint-Hubert les deux soirées suivantes (Psaumes I et II). À mon avis, ce sont les meilleurs salles adaptées pour l’occasion. Certes, pour les Katacombes c’est petit mais peut-on se plaindre de l’acoustique? Depuis que la coopérative a déménagé à cet endroit, je n’ai de cesse de la trouver vraiment à mon goût. Une déco idéale, la capacité de bien voir partout, une place parfaite pour la merch

Idem pour le Théâtre Plaza, avec l’avantage de sa grandeur. Son côté vieillot rehausse l’impression d’être à beaucoup plus qu’un festival de groupes amateurs. Pour l’importance de la Messe, c’est loin d’être un aspect à négliger.

Une autre parité

Est-ce moi qui se trompe mais je demeure convaincu, après la Messe, que la proportion de fans féminines du public est de loin plus grande que dans d’autres sous-genres. J’estime qu’il y avait, pour les trois soirs, entre 30 à 35% de la foule constituée de femmes. C’est également les fans les plus identifiées au genre. Bon, il n’y a rien de scientifique et ce sont surtout des impressions mais quand même, c’était remarquable. Je suis curieux de savoir s’il reste beaucoup de t-shirts à coupe féminine dans le stock de la merch de Sepulchral

Une maudite belle ambiance

Le fait d’être dans un monde un peu à part dans le métal renforce les liens entre les fans, d’où la convivialité immédiatement perçue à l’entrée dans la salle. En petits groupes qui se font et se défont au gré des mouvements des spectateurs et du manque de bière, les amateurs discutent musique, avec une ferveur et une passion singulière. On montre son nouveau t-shirt de Tsjuder, ses disques achetés au comptoir de Martin (de Sepulchral), on espère que Belenos jouera des tounes du premier disque, on discute des performances des groupes de la veille et des jeunes formations du Québec… On aura beau dire que c’est la même ambiance retrouvée à chaque spectacle d’envergure à Montréal, pour le black metal c’est toujours autre chose. Il n’y a pas vraiment de tiédeur dans la ferveur, au point de remarquer que généralement personne ne porte de t-shirt de groupe en dehors du genre, fut-ce t’il d’un autre genre du métal extrême. Un quidam avec un beau t-shirt de Metallica pour l’occasion passerait pour un touriste, voire un policier infiltré sans trop connaître la scène…

Une programmation incroyable

Pour l’avoir écrit plus haut, la renommée des éditions de la Messe des Morts tient à la présence de groupes-phares du black metal. Inquisition, Glorior Belli, Absu, Darkened Nocturn Slaughtercult, Seth, Archgoat, MGLA, Nargaroth, Ragnarok, Revenge et cette année, des noms comme Demonic Christ, Sargeist, Horna, Tsjuder, Belenos… sérieux, quoi demander de plus? Aussi, la Messe a permis de faire connaître d’excellente formations d’ici et de nos voisins ontariens non seulement au public mais je crois bien que des liens ont été tissés avec les formations en visite. Lorsque je constate l’importance qu’a pris le passage de Forteresse en Europe l’an dernier, on peut se réjouir de cette appréciation de notre scène locale.

Pour la suite…

J’ai remarqué sur Facebook les souhaits de plusieurs amateurs pour voir sur scène tel ou tel groupe. J’en suis… je n’ose imaginer le jour ou Nehëmah, de France, finira par visiter notre ville. J’ai su que des demandes avaient déjà été faites mais ça demeure très peu probable, du moins pour un mois de novembre. Sinon, après avoir été autant gâtés par la présence norvégienne ces trois éditions, il est difficile de prévoir ce que nous verrons sur scène l’an prochain.

Alain Pérusse

Les Escapades Métalliques du Doc

Définitivement, il fallait être motivé en simonac pour aller à Brampton en ce vendredi 20 décembre pluvieux/neigeux. La route s’annonce longue et pénible, même si je m’attendais en quelque sorte à pire… En fait, je ne parlerai pas trop vite car nous venons à peine de dépasser Brockville et sommes encore à quelques 400 kilomètres de notre destination. Une seule voie de praticable sur une autoroute, ce n’est pas très… pratique. À tout le moins, nous pouvons approfondir amplement les albums de Crimson Shadows et Battlesoul, les deux groupes principaux de ce soir. Les deux autres groupes sont Livid and the Bloodthirsty et Dawn Vally. Je dis « nous », car sur ce trajet je suis accompagné de ma douce et d’une amie, cette dernière allant assister à son baptême de Crimson Shadows live.

 

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Pour en revenir à la route, elle est clairement stressante; ça doit faire environ quatre automobilistes minimum que nous voyons dans le clos et nous ne sommes qu’au quart de la distance à parcourir. Pour éviter de penser à cela, je m’amuse à lire les noms de villes que je ne connais pas et qui me rappelle que je ne prends pas souvent l’autoroute 401. Des genres de Pohénégamook et Issoudun d’Ontario : Gananoque, Pickering et bien sûr, le village (la ville?) mémorable de Napanee où l’essence était moins chère et le caissier boutonneux du A&W enclin à se moquer de notre accent francophone. Par ailleurs, saviez-vous que Brockville est la « City of the 1000 islands », en d’autres mots la ville des milles îles? Peut-être un rapport avec la rivière qui longe la côte nord de Laval… Peut-être pas aussi.

Dans des circonstances de conduite semblables, il y a toujours des phénomènes assez communs du genre: un 18 roues qui dépasse à 120km/h sans scrupule tout en poivrant bien comme il faut les autos dépassées, une personne prudente à l’extrême qui roule 50 km/h de moins que tout le reste du trafic, des conducteurs téméraires qui ne semblent pas être conscients qu’ils risquent fort de se retrouver dans le champs, etc.

Heureusement, plus nous approchons de Toronto, plus il fait chaud et la pluie reste en pluie, contrairement à la mi-parcours où notre pare-brise portait une épaisse couche de glace. C’est finalement après sept heures et quinze minutes de route bien comptées que nous arrivons à destination: le Courtyard Marriott Hotel. Brampton here we are to party hard!

Après avoir procédé au check-in, il était déjà temps de partir vers le Spot 1 Grill, genre de resto-bar avec salle de spectacle adjacente. À notre arrivée, les gars de Crimson Shadows étaient justement en train de finir de manger et de boire une bière. Salutations d’usage effectuées, je parle un peu avec Cory et Ryan (les deux frères Hofing, respectivement batteur et guitariste), qui semblaient intrigués par le cadeau de Noël emballé que j’avais apporté pour l’occasion (c’était un Christmas show, me dois-je de mentionner…) Ils ont même décidé d’en faire une occasion spéciale entre deux tounes pendant leur prestation. J’y reviendrai.

Deux pintes de Stella Artois plus tard, Dawn Vally entamait leur performance pour l’ouverture du spectacle de ce soir. Leur chanteur était visiblement en état alcoolisé et paraissait plus ou moins content d’être là, comparativement à ses comparses qui donnaient le show de leur vie. Malgré une corde brisée dès les premiers accords, le guitariste n’a pas bronché et a effectué sa performance comme si de rien n’était. Chapeau à toi l’ami! Leur musique se situait quelque part entre le hardcore et le metalcore. Que du scream avec beaucoup de rythmes saccadés par des breakdowns bien placés. Même s’il n’y avait personne en première rangée, le groupe a donné une performance très respectable. C’est un peu simple comme musique mais tout de même efficace. Petit manque de maturité cependant de la part du chanteur qui, avant d’entamer leur chanson intitulée Corrupt, nous fait part de son amertume généralisée envers les relations amoureuses. Dommage pour le mec, mais je ne partage pas son sentiment!

À la suite de leur spectacle, j’ai justement aperçu le chanteur seul dehors dans son coin. Je suis allé lui parler pour constater qu’effectivement, il semblait amer et déprimé par son ex-relation de couple et par sa prestation sur scène. Peu importe ce que ses amis lui disaient, il s’entêtait à exposer son malheur et sa « détresse ». Je place détresse entre guillemets, non pas pour minimiser sa souffrance potentielle, qui semblait bien réelle, mais plutôt le fait que généralement, si tu ne feel pas du tout, tu ne bookes pas un show! De ce que j’ai cru comprendre cependant, c’est qu’il est dans cet état depuis cet été car c’est de là que date sa dernière rupture amoureuse. Souhaitons-lui qu’il s’en remette avant son prochain show!

Pendant l’entracte, je m’aperçois que mes deux comparses féminines se sont fait abordées par des clients réguliers du bar, qui ne sont clairement pas venus pour voir un show de metal mais plutôt pour se saouler la gueule. Nous les avions aperçus à notre arrivée en compagnie de deux femmes dans la quarantaine dont le visage indiquait qu’elles avaient un certain vécu avec les stupéfiants. Dans un élan de générosité, ils nous ont payé bière et shooters. Je dois dire que j’avais une certaine réserve à leur égard, ce qui a fait que je suis subtilement allé voir la barmaid faire nos shooters afin d’être certain que j’ingurgiterais ce que j’avais demandé. Pour ce qui est de la bière, ils l’ont apportée spontanément et nous étions un peu plus méfiant.

Nous nous sommes déplacés en douce vers l’avant de la scène pour voir le deuxième groupe qui se mettait en place: Livid and the Bloodthirsty. La dernière fois que j’étais à Brampton pour le show fundraiser de Crimson Shadows, c’est aussi ce groupe qui était en première partie. J’ai compris de deux choses l’une. La scène metal à Brampton est très limitée, Living and the Bloodthirsty sont des amis du secondaire des headliners; par conséquent, Crimson Shadows fait vivre la scène metal à Brampton. Ces derniers étant originaires de Caledon, petite ville située à 15 minutes au nord de Brampton. Il faut dire que Brampton est à Toronto, ce que Boucherville est à Montréal: une ville industrielle et commerciale qui fait vivre plusieurs petits villages autour. C’était donc l’endroit tout désigné pour que Crimson Shadows fasse leur début et y revienne de temps à autres.

De toute évidence, il doit exister une malédiction qui fait que je ne peux jamais apprécier l’ensemble de la prestation de Livid and the Bloodthirsty. La dernière fois, c’était parce que j’étais occupé à une partie de billard où l’honneur de mon frère et moi était en jeu, et cette fois-ci, j’étais occupé à parler à Morgan (le bassiste de Crimson Shadows) de toutes sortes de choses super importantes… Pas tant que ça mais bon. Il faut dire que j’ai de la difficulté à headbanger avec régularité lorsqu’il y a trop de breakdowns dans une chanson, ce qui se produit avec un groupe comme Livid and the Bloodthirsty. Sans vouloir rien leur enlever, ils donnent un excellent show, mais je ne suis pas fan de leur musique, tout simplement. Je les ai tout de même écoutés du coin de l’oreille et j’ai accroché sur un ou deux morceaux, qui étaient définitivement plus death et plus rapide que les précédents. Voici déjà le moment du deuxième entracte.

Je ne l’ai pas mentionné tout à l’heure, mais avant même que le tout se mette en place, j’ai su que les parents des frères Hofing allaient venir voir leur progéniture faire sa performance. Parents fort sympathiques que j’avais rencontrés au show précédent à Brampton, où la mère des Hofing, Maryann, vendait des billets de tirage « moitié-moitié » pour récolter un peu d’argent question d’aider à payer le voyage en Allemagne de ses deux fils qui participaient, en plus de l’avoir finalement gagné rappelons-le, au Wacken Metal Battle 2013. Apparemment, elle était très contente de me revoir! Tant mieux, je vous dis à un prochain show à Brampton Mrs. Hofing! Ce n’est pas vrai, je ne suis pas si courtois, je la tutoie et je l’appelle par son prénom. En plus, je dois dire qu’elle est très caring. C’est même elle qui a proposé de nous appeler un taxi lorsqu’elle a constaté que notre état d’ivresse dépassaient notre état d’aptitude à penser à appeler un taxi. Thanks Maryann!

Battlesoul embarque sur scène et visiblement, il n’y aura pas de flûte et de violon live. Je vais m’enquérir auprès du chanteur pour être certain que je ne me trompe pas et il m’explique gentiment que la personne qui joue du violon et de la flûte est aussi le batteur. Effectivement, ça compliquerait un peu les choses qu’il essaie de jouer les trois instruments à la fois! Ce sera donc du sampling. Ça sonnait quand même bien, je dois l’avouer. Le technicien de son de Crimson Shadows, Howie, est très professionnel et il est musicien lui-même. Ça paraît dans les shows et encore une fois ce soir.

Battlesoul nous ont donc balancé leur set en plein dans la gueule et j’étais préparé. Ayant écouté à plus d’une reprise leurs albums dans les derniers jours, la performance était impeccable et fluide. Les riffs, les solos, les rythmes s’enchaînaient et je pouvais reconnaître les chansons sur les albums (sans que je n’aie retenu leurs titres cependant…). J’ai par ailleurs remarqué que le chanteur portait un t-shirt fait maison avec l’inscription « Crimson Shitshows », probablement une allusion amicale au fait que l’événement de ce soir avait été organisé à la dernière minute et qu’il n’y avait pas une foule à tout casser. Dans les faits oui, mais pas parce qu’elle était particulièrement nombreuse mais plutôt parce qu’elle était passablement ivre.

Troisième entracte. Je m’empresse d’aller fumer ma clope habituelle de changement de set up pour me rendre compte que les deux «regular» du bar n’ont pas démordu de leur mission de séduction auprès de mes comparses féminines. Pendant que j’étais à l’extérieur, la barmaid est même venue me porter une bière bien neuve et bien fraîche, semblable à celle que j’avais bu le reste de la soirée. J’étais un peu surpris et je n’ai pas pris la peine de demander de qui ça venait. Peut-être un membre d’un des groupes, peut-être les vieux clients réguliers, who knows? Toujours est-il que cette bière a semblé maléfique car j’ai eu un blackout total de mémoire vers la fin du show de Crimson Shadows et ce jusqu’au lendemain matin à mon réveil. Weird!

Crimson Shadows sont maintenant sur la scène et prêts à nous rendre neuf de leurs morceaux épiques. Fidèles à leurs habitudes, ils nous livrent toute une performance. Ils nous ont même fait trois petits cadeaux de Noël: 1) une toune de leur premier démo (Betrayed by thy King), 2) une toune de leur album à venir qu’ils n’avaient encore jamais joué devant public (dont j’ai oublié le nom) et 3) l’ouverture du cadeau de Noël que je leur avais apporté. Ils ont eu l’air particulièrement content de découvrir que je leur avais choisi minutieusement un Hydromel québécois de qualité ainsi qu’un 12-pack de bières fortes de la brasserie Unibroue.

Cela dit, ils nous ont joué presque tout leur répertoire: Beyond the Mountain Wasteland, Lost in a Dark Forest, Battle Hard, Kingdom of Ale, etc. Comme je m’y attendais, c’était parfait. Ces gars sont des virtuoses en chair et en os. Leur musique est inspirée notamment de Dragonforce et de Blackguard, ce qui vous donne une idée du résultat et du genre de performance qu’ils peuvent nous offrir live. Les clean vocals de Greg (qui est aussi un excellent guitariste) s’amalgament à merveille aux screams et au growls de Jimi, le tout agrémenté par les backvocals de Ryan ou Morgan. Les échanges de solos dans presque chaque chanson entre Ryan et Greg, les chœurs pendant les refrains, le rythme rapide et martelant sans cesse de Cory; tous ces éléments forment un tout incroyablement épique. C’est à voir et entendre, et à revoir et réentendre, ad infinitum. Du pur plaisir.

Tel que mentionné précédemment, à ce moment du show, je n’ai absolument aucun souvenir du reste et j’ai dû me le faire raconter par mes comparses qui elles, ont bien évité de boire un quelconque drink leur ayant été offert. Il faut croire que ce qu’on nous dit sur la sécurité dans les bars est vrai. Ou encore que j’ai réellement bu plus qu’à l’habitude sans m’en rendre compte. L’histoire ne le dira jamais. Je peux cependant témoigner qu’il y avait une vibe particulièrement éthylique ce soir-là. C’était la première fois de ma vie que je voyais un moshpit aussi paqueté. Je crois que les gens étaient plus souvent par terre que sur leurs pieds et ils tombaient systématiquement en effet domino. Ça vous donne une idée…

Le lendemain, hangover assez solide qui nous attendait mais ce n’était pas le pire… Le pire était la route du retour, dont les conditions étaient encore plus exécrables que celle de l’aller. Glace, verglas, grésil, neige, pluie, vent, name it! Tout y était. Nous avons dû nous arrêter au minimum à quatre reprises pour enlever la couche de glace qui grossissait à vue d’œil sur le pare-brise et qui rétrécissait notre visibilité à une vitesse surprenante. Nous sommes finalement rentrés au bercail en un morceau, après un pénible et stressant huit heures et quart de route. Merci François Pérusse de nous avoir entertainé pendant ces durs moments. Mais surtout, merci à tous les gars de Crimson Shadows et leur entourage pour avoir organisé et donné un excellent show. À la prochaine fois!

Je vous laisse avec leur ode à la bière, Kingdom of Ale puis le vidéo de leur performance au Wacken Metal Battle 2013.

Dr Light

 

 

 

Critique d’album: Bookakee – « Whorrific »

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Bookakee

« Whorrific »

Self release

2013

Vendredi 13 décembre 2013, c’était le jour où Jason Voorhees devenait vert ! Et oui ! En regardant le prospectus du spectacle de lancement du nouvel album de Bookakee, j’y ai aperçu ce maniaque au masque de hockey qui était tout simplement devenu vert d’inquiétude en sachant que Phil « The Necro Butcher » Langelier, chanteur de Bookakee, était dans la place avant lui. Bon, le groupe nous a démontré avec brio qu’il avait la puissance pour assurer la tête d’affiche aux Foufounes Électriques de Montréal. Le lendemain, à la demande de Phil, je me suis proposé pour servir cette critique, tel un morceau de viande fraîche que l’on offre à un itinérant champion de la boucherie festive.

L’album débute avec une intro de 23sec. judicieusement intitulée IntroPhil scream pendant que des séquences se mêlent à sa voix puis on enchaîne avec A Night To Dismember. Ça débute avec une passe de guitare bien exécutée, suivie d’un gras de voix bien placé par Phil. Je dois dire que la mélodie est excellente et surtout écoutable mélodiquement parlant. Je m’attendais à du gros grind avec des notes sales et des mélodies diaboliques qui donnent le goût de se trancher la gorge, mais au lieu de cela j’ai découvert un groupe intéressant à entendre auditivement. Le travail des voix du chanteur me font littéralement tripper en raison de la versatilité des notes et styles qu’utilise ce dernier pendant ses partitions vocales. N’oublions pas le solo de SP Gagnon qui donne une teinte dramatique à la pièce. Passe de basse qui donne un aspect mystique à la composition. J’adore la manière dont ils ont fignolé les passes mélodiques avec les riffs plus déchirants. La rythmique de la batterie est intéressante, puisqu’il appuie bien les mélodies de guitares dans sa façon de s’exécuter.

La première pièce que j’ai entendu avant la sortie de l’album… Whorrific… Là, je capote littéralement. Ca bûche et Phil semble s’engueuler avec les légions infernales de Satan, alors qu’il livre son texte comme un véritable virtuose de la décapitation vocale. Sérieusement, j’adore le vocal de ce gars-là et je n’arrête pas de lui dire à chaque fois que le rencontre. Il y a un côté à la fois sombre et coloré  dans l’ensemble de la livraison de ses vocables monstrueux, ce qui laisse une marque très intéressante pour quiconque aime chanter. Les riffs de guitares de SP et Matt Paré sont très ponctués par une basse très punché. Des sonorités à la fois enragées mélangées à des mélodies plus légères. Une pièce très complète à tous les niveaux.

Return Of The Loving Dead est une pièce qui débute avec un séquence de notes qui me donne l’impression de réveiller le prédateur en moi, alors que j’entends ce quintette dément nous raconter une histoire d’amour et d’horreur. Un mélange de morbidité et de soif de vivre à travers un monde mort, vient accaparer mon esprit. L’impact est là. Les efforts mis pour apporter une particularité dimensionnelle très horrifique à cette pièce sont palpables. Encore une fois, très versatile dans l’ensemble du contenu.

Perverted Monolith débute avec des punchs très « tasse-toé !« . À ma grande surprise, une mélodie calme vient prendre place à travers un amoncèlement de martèlement et de hurlement ultra « WIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!! », ce qui donne un côté fort mélodique à cette pièce qui est quand même très complète dans son ensemble, puisqu’on passe par toute les gammes d’émotions. Collaboration avec Crook (chanteuse de Valfreya), cette pièce me fait découvrir un aspect de la voix de cette dernière où l’on peut entendre des chants clean. Une facette que je ne connaissais pas de cette chanteuse qui m’a grandement surpris dans le bon sens.

La sixième pièce, Bookakee Blast, se retrouvait sur le Ep, Invasion of the Depraved, paru en 2011. Même s’il s’agit d’une vieille composition, on entend parfaitement que les gars y ont mis toute la puissance requise pour égaliser l’oeuvre en question. Bon, à 30 secondes, il y a un rythme de guitare qui mène vers une vision intéressante de la basse guitare. Comme je le citait à Mathieu Paré lors du lancement, je ne comprends pas pourquoi on n’entend pas parler davantage de Jonathan David, le bassiste de Bookakee. Ce gars-là brasse les six cordes de sa basse comme un véritables mercenaire sans pitié tout en conservant des mélodies qui le démarquent du reste de la formation. Ce que j’essaie de dire, c’est que les agencements qu’il apporte lui permettent de ne pas être caché derrière le reste de l’ensemble.

Muerte Peluda a un agencement de style qui me rappelle l’ensemble de l’oeuvre de la formation Dillinger Escape Plan. Il y a un aspect créatif très développé dans cette pièce, avec des bruits de fond qui apportent un aspect dimensionnel très intéressant. Encore une fois, la créativité des membres du groupe est à son plein régime.

Pour la suivante, DBS, bon, là vous pouvez vous obstiner sur le sens des lettres composant ce titre puisque les spéculations sont nombreuses à venir jusqu’à maintenant. Il s’agit tout de même d’un morceau de quarante-cinq secondes qui dérange.

Oui, un blastbeat dans les dents plus tard, le batteur nous shake la cage avec une rythmique entraînante dans Insulated Room. J’ai l’impression qu’il y a une légion de démon qui m’observe… Ça va bien ! En fait, là dedans, le style vocal de Phil me fait penser à une cantatrice par moment en raison du flow qu’il donne au pitch de voix qu’il emploie. Les harmonies vocales apportent une dimension puissante à l’ensemble. Les solos de guitare de SP demeurent excellents dans l’ensemble de la livraison. On peut rapidement se rendre compte que le niveau de difficulté de la guitare lead est quand même très développé et apporte un plus au tout.

En dixième position, nous avons une autre pièce que contenait Invasion of the Depraved soit Carcass Coffin. J’aime bien l’introduction à saveur classique qui donne le ton à la chanson. Puis, Phil vient nous démontrer qu’il ne faut pas se fier aux apparences, puisque la mort viendra toujours nous surprendre lorsqu’on s’y attend le moins. Ici, on obtient un style vocal très près du grindcore avec des teintes de squeals. Il faut dire que ce chanteur maitrise parfaitement les techniques appropriées afin d’extraire les meilleurs sons possibles. Par curiosité, je me suis laissé entrainer à écouter la version se retrouvant sur le Ep et la qualité de l’album est parfaite. Encore là, tout y est. Les mélodies rapides de SP et Mathieu additionnées aux tempos accélérés de JP Bouchard donnent ce qui doit caractériser Bookakee. En plus des mélodies de basse qui accentuent les montées de guitares. Bon, contre toutes mes attentes, j’ai le droit à un breakdown. Ok, j’avoue être coupable, je n’aime pas les breakdowns. Par contre, celui que j’entends ici n’est pas linéaire et ne s’éternise pas pendant 20 riffs de 4 temps.

DK est une toune de Nintendo… Donkey Kong ! Pourquoi, parce que Donkey Kong a marqué l’enfance de tout le monde ! Même moi qui approche les 666 millions d’années j’ai déjà adoré ce personnage alors qu’on le retrouvait sur les consoles de jeux Colecovision. Ce que j’adore entendre ici provient des passes de saxophones qui apportent une dimension peu explorée dans le metal.

Avec Usurper, ça y est, la sirène vient de partir, c’est moi le prédateur ! Non, mais on passe par toutes les gammes d’émotions dans cet album-là. Je trouve que le voyage que nous offre Bookakee contient tellement d’avenue que le voyage en devient intéressant à vivre d’un point de vue auditif. T’écoutes le début, tu penses qu’ils se dirigent dans une direction, mais non ils vont ailleurs. C’est ça, sortez des terrains battus et surprenez moi… Enfin de quoi qui sort de l’ordinaire. Tout est là, des rythmes de batteries variées, même chose pour les guitares avec des aspect tribaux qui me rappelle le groove que l’on retrouve dans la musique mexicaine. Mais ça ne s’éternise pas puisque l’esprit diabolique du Necro Butcher doit s’exprimer davantage. Puis, solo… Écoute ça, c’est merveilleux. Un breakdown pas breakdown qui dure pas… Oui c’est ça, la musique se ramollit pour repartir comme un paquet de missile lancé par des drones pendant que la panique pogne tous les habitants du village…

Invasion Of The Depraved en partant débute dans mes cordes. Du démoniaque additionné au psychédélisme. Une mélodie entraînante qui donne le goût de headbanger. Un style qui se développe au point de devenir une suite de blastbeat bien travaillés et qui se complète de coups de cymbales punchés qui relèvent les mélodies que développent Matt et SP. Encore une fois, un solo bien livré qui est intéressant à entendre et qui emporte vers des horizons différents. Une pièce de huit minutes vingt secondes qui renferme diverses ambiances qui finiront par me mener à un esprit de prédation absolu. Comme si on m’abandonnait

A.A.Acoustic  est la pièce cachée de l’album. Bon, les occultistes amateurs de Crowley me diraient « Ah c’est le symbole de l’Astrum Argentum » (secte fondée par Aleister Crowley en 1907). Mais ce n’est pas le cas, il s’agit d’une pièce musicale qui démontre encore là, une certaine ouverture d’esprit de la part des membres de cette formation théâtrale. On y entend de multiples riffs qui s’enchaînent les uns dans les autres, sans vraiment empiéter sur le terrain du prochain riff. Il y a un côté latino à la mariachi à cette pièce que j’aime bien d’ailleurs, laquelle me rappelle l’ambiance propagée par le refrain de Chop Suey de System Of A Down. Les percussions sont très présentes et apportent une dimension intéressante aux mélodies des guitares. Tout à fait dans mes goûts.

On ne peut pas critiquer un album sans parler du travail représentatif de l’artiste Phil Langelier, chanteur et parolier de cette verte formation. Sur la pochette de l’album, on voit un homme tenant une dague, qui semble avoir poignardé une femme dont les traits du visage laissent supposer qu’elle est morte dans d’atroces douleurs. Derrière cet homme se tient un être métamorphe qui semble diriger les actions de l’assassin. L’oeuvre en question est une pièce qui représente bien l’aspect horrifique de cette formation dépravée. Je crois que les gars ont développé un style qui est tout à fait à leur image.

Ayant vu leur prestation lors de leur lancement d’album, je ne comprends pas pourquoi on n’entend pas parler davantage des batteur et bassiste de cette formation puisqu’ils ont démontré posséder ce qu’il faut pour assurer leur présence au sein de cette formation aux imageries farfelues. Pour ce qui est du reste, je suis arrivé à une période où je trouve que la musique en générale sonne pareil et que les groupes sonnent tous dans le même genre. Que ce soit Thrash, Death, Grindcore, Metalcore, Hardcore ou autres styles, on dirait que tout le monde se dirige à la même place sans se rendre compte qu’ils jouent pratiquement pareil. Comme si tout le monde veut sonner comme Metallica ou Children Of Bodom… Ce que j’en viens à dire, c’est que, puisque lors du show, je ne connaissais pas vraiment cette formation mis à part quelque auditions occasionnelles, j’ai été amplement surpris par la versatilité musicale de cette formation qui en plus de produire un excellent lancement en offrant une performance haute en puissance, ils ont également produit un album qui sonne comme l’éclosion spontanée d’un volcan qui surprend par sa lave, des milliers de gens habitant les lieux. Personnellement, je crois que c’est un must. Je conseille Whorrific de Bookakee à quiconque veut entendre quelque chose à la fois enrichissant et divertissant. Sérieux, va écouter ça si tu ne l’as pas déjà fait !!! Clique ce lien… après avoir regardé ce vidéo naturellement.

Daimon Hellstorm

 

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Random Acts of Violence – 24 décembre 2013

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Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Vous ne voulez rien rater?  Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs ChannelOndes Chocs ViewOndes Chocs RadioOndes Chocs – SoundcloudOndes Chocs – BandcampOndes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy! 

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Pour les amateurs de Hardcore mélodique, je vous propose une formation de Rotterdam (Pays-Bas), As Prayers Fail.  Leur nouvel extrait est tiré de leur album paru en juillet 2013 et ils sont déjà à l’écriture de nouveau matériel.

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Le Death/Thrash de Izegrim est en vedette dans le vidéo ci-dessous.  La chanteuse/bassiste Marloes sait comment ça s’apprête du métal et vous pouvez le constater aussi sur leur nouvel album « Congress of the Insane »!

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Comme partagé sur notre page facebook, je vous présente votre nouveau band de Hard Rock favori: T-Bone!  Ils sont de Montréal et ils aiment faire le party avec de la musique appropriée et c’est dans cette optique qu’on nous livre les deux premiers extraits d’un album à paraître en 2014.  Le tout a été réalisé au Garage Studio de Christian Donaldson.

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Quoi de mieux qu’une track de Noël par des métaleux de chez nous? Une pute gratis toute la nuit!  Vu que je n’ai pas l’argent pour vous l’offrir, je vous propose la première option avec ‘Les Anges Dans Nos Campagnes’ interprété par Anonymus.

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Metalpunk.com nous propose cette sélection de Chronosphere, un band de Thrash de la Grèce!  Tiré de leur seul album, « Envirusment »!

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Hammer Smashed Radio est un show de radio à Ottawa et ils essaient d’inclure beaucoup de beat local dans leur programmation, mais aussi au niveau de Bandcamp où ils sortent des compilations de bands locaux dans le Death/Thrash/Grind/Core métal.  Voici ce qu’ils vous offre gratuitement en écoute et téléchargement \m/

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Du côté canadien, Yours To Take s’attaque au Hardcore/Metal mélodique et nous vient de la ville de London.  Crissement cool leur EP qui est sorti en août 2013.

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All Else Fails d’Edmonton a sorti « Fucktropolis » en août dernier et ils finissent l’année en beauté avec un vidéo qui présente leur énergie live, tout en vous offrant une track si vous ne les connaissez pas déjà.  C’est du métal moderne qui a pas peur des nuances et influences mélodique. Ready?

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Toujours du côté canadien, mais cette fois-ci de la ville Reine, Skull Fist nous offre une nouvelle track qui plaira aux fans de Heavy Metal traditionnel!  « Chasing the Dream » sort en janvier et ils fêtent la sortie avec une tournée européenne accompagné de Enforcer.  Il y a un petit côté cul-cul bien présent, mais je dois avouer que j’aime bien la pièce dans son ensemble, ils se sont forcé pour faire de quoi de qualité dans la simplicité que ce genre de métal offfre.

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Restons dans les choses ‘pures’ et assommons-nous comme du monde avec la sortie de 1995 du groupe Integrity!  Le duo de Belgique/USA nous revient en 2014 avec une nouvelle track, une première en près de 20 ans (vocalist Dwid Hellion, guitarists Chris Smith and Aaron Melnick, bassist Leon Melnick and drummer Mark Konopka).  D’ici là, voici cet album de 1995 que vous vous devez de connaître.

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J’aime beaucoup le son sludgy du band Valdur, du Blackened Death métal de Californie.  Leur album « Incantre » sonne à la Morbid Angel et le premier extrait est ci-dessous.  Les critiques disent que le reste du matériel est égal sinon meilleur à ces premiers extraits.  Ça promet!

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En parlant de métal traditionnel, les pères du genre, Judas Priest, vont encore nous faire plaisir en 2014 avec la sortie d’un nouvel album.  Incroyable.  Attendons cet opus avec un Best Of digne de ce nom.

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Parmi les choses qui sont vraiment cool avec Ondes Chocs, c’est que plusieurs bands de l’étranger tombe sur notre site, pages, channel ou whatever et veulent avoir de la visibilité et nous envoi leur musique et des fois plus encore.  C’est le cas de UPYR, un band Blackened Doom de la Bulgarie.  Ceci est leur premier démo.

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Je termine cette chronique de la seule manière possible: des classiques de Noël interprété Death Metal-style!  Je vous souhaite un excellent temps des fêtes et NON, j’arrête pas pendant cette période.  Le métal arrête pas de jouer et évoluer, donc on arrête pas d’en parler.  Point final.

Composed and produced by J.J. with vocals and artwork, by brother/Monstrosity throat Mike Hrubovcak, Death Metal Christmas — Hellish Renditions Of Christmas Classics was engineered by Hate Eternal mastermind Erik Rutan and J.J., mixed and mastered by Brian Elliott all at Mana Recording Studios in St. Petersburg, Florida and boasts five deformed Christmas classics.