Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Katatonia présenté par Extensive Enterprise, Heavy MTL & Evenko au Le Studio TD de Montréal le 11 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Rivers Of Nihil.
Katatonia : une soirée pluvieuse quasi torrentielle sous la glace montréalaise
Je ne savais pas sur quel pied danser et je n’étais pas le seul : la météo nous le rappelait à maintes reprises d’être prudents et de ne montrer le bout de notre nez que si c’était vraiment nécessaire. Je crois que ce l’était pour moi. Arrivée au centre-ville étrange, il n’y que très peu de voitures, l’heure de pointe se révèle très zen mis à part les piétons que l’on peut voir déambuler tant bien que mal vers leur destination inconnue.
Un stationnement sur le coin, (rarissime !) J’ouvre mon application pour payer mon stationnement et quelle surprise, c’est gratuit en raison du verglas! Eh bien merci! La salle est vide, terriblement vide. Il faut dire que j’arrive tôt un peu (vers 18h) et que les portes ouvrent à 18h30. Mais les gens arriveront vraiment que vers 19h, 19h15 d’autres en retard, pas besoin d’imaginer pourquoi.
Je pense à ma dernière fois que j’ai vu Rivers of Nihil. Ce n’est pas ma première fois, celle-ci étant aux Foufs si ma mémoire de vieux est encore bonne. Depuis, ils ont rejoué au Fairmount et aussi au Studio TD , donc ce n’était pas leur première visite à cette salle.
Rivers of Nihil
Fidèles à eux-mêmes, ils ont délivré toute une performance. Nous avons eu droit à de sérieux bons moment avec Paskal Corona, saxophoniste qui ajoute un plus indéniable à la formation. La foule se réchauffe rapidement, Adam Biggs le bassiste/chanteur, nous invite rapidement à nous rapprocher de la scène et fait des cercles avec sa main, le bras en l’air: l’invitation au circle pit et à ouvrir le mosh.
Les intéressés s’en donnent à coeur joie. Puisqu’ils ouvraient la soirée, nous avons eu droit à sept titres allant du plus récent album pour terminer avec leur classique, Where the Owls know my name. Je ne suis jamais déçu de leur prestation.
Katatonia
Ensuite, j’avais rendez-vous avec un copain musical d’il y plusieurs années, Jonas, dont j’avais découvert la voix en 1995 sur le sample de l’étiquette Century Media. Depuis, j’adore et suit ce groupe qui a subi plusieurs changements, comme le départ récent d’AndersNyström, membre fondateur du groupe. Leur dernier album Nightmares as Extensions of the Waking State. D’ailleurs, quatre pièces seront jouées ce soir. On boudera toutefois les vieux succès de la première moitié de la carrière du groupe.
Pas de retour flagrant en arrière. Cela m’a un peu gêné. L’éclairage était hyperactif avec des stroboscopes à profusion, chose que je n’apprécie pas trop lorsque c’est surutilisé. De plus, je prenais des clichés hehe. Jonas était fidèle à lui-même, introverti dans sa bulle, mais chaleureux avec ses collègues de scène. On le verra faire des accolades à ses guitaristes, interagir quelque peu avec son batteur. Il y avait une très bonne énergie, quoique le sujet de plusieurs chansons abordé est plutôt sombre et mélancolique. Comme par exemple la pièce Nephilim de l’album Night is the new day. Jonas nous demandera si nous aimons Black Sabbath avant de la jouer.
Après plus d’une heure trente, certains en redemandaient encore. Après un rappel, le tout se conclua avec le succès Forsaker. Une excellente soirée produite par Evenko avec à l’affiche deux formations très différentes, mais qui ont su nous faire oublier le verglas et l’hiver qui ne fini plus, le temps d’une soirée en bonne compagnie.
-Journaliste/Photographe: Martin Desbois




