by Dave Rouleau | Mai 9, 2013 | Critiques, Critiques de Shows

Dimanche soir a permis d’être témoin de 2 massacres. Les moins chanceux ont vu celui des Sénateurs sur les Canadiens, les autres étaient aux Katacombes pour accueillir le retour de Vital Remains. Et ce massacre-là s’est passé dans une superbe atmosphère puisqu’en même temps, Exsanguinate faisait un lancement physique de leur album, « Disintegration through realistic torture », toutefois disponible sur le net depuis l’an dernier. On a aussi assisté à une rare présence sur scène de Paroxysm et j’ai pu revoir Pallor Mortis dans sa vraie incarnation puisque la dernière fois aux Café Chaos, ils jouaient sous un pseudonyme.
Donc la soirée a commencé tranquillement alors que nous prenions tous une bière sur la terrasse des Katacombes en attendant un show qui tardait un peu à débuter. Bah, ça a donné le loisir d’apprécier la terrasse comme Tony, le guitariste de Vital Remains, qui y faisait une entrevue. Une belle petite terrasse pour prendre une bière pas chère même quand il n’y a pas de show. En vérité, c’est prendre 2 bières pas chères parce que le deal est 2 Boréales pour $5.50 jusqu’à 20h00.
Le show a finalement commencé et Pallor Mortis était en forme. Un 30 minutes brutal qui a permis aux premiers arrivés de se délier le cou en masse et de starter un pit qui n’allait jamais s’éteindre. J’avais vu Pallor Mortis dernièrement et avait souligné la présence solide du chanteur qui a une bonne voix death et j’apprécie qu’il maintient son personnage entre les tounes. J’aime bien aussi la présence discrète de la bassiste qui reste dans son coin tranquille mais nous envoie des riffs de l’enfer. Old school death metal for my hearing pleasure. Paraît que leur album va sortir cet été. J’ai bien hâte d’avoir ça dans mon casque d’écoute.
Lorsqu’est venu le tour de Exsanguinate, le plancher était déjà rempli de leurs fans qui portaient tous le t-shirt. Ça augurait pour qu’il y ait de l’action, plusieurs roulaient des épaules et n’attendaient que les 1ères notes pour se défoncer après s’être réchauffés pendant le set de Pallor Mortis. Faut les comprendre, être fan de Exsanguinate exige de la patience car le groupe n’avait pas joué sur scène depuis près de 2 ans. J’avais aussi hâte de les voir car j’avais été intrigué par l’écoute de leurs pièces au son raw et surtout je voulais entendre live la voix de Brian (que quelqu’un a comparé à du marbre frottant du marbre). Cette attente a valu la peine et m’a aussi permis de voir leur bassiste car sur l’abum, c’est Pietro qui joue la basse en plus de s’acquitter de sa job de guitariste. Les gars étaient en forme et nous ont joué de quoi de solide qui sonnait pas mal comme l’album. Après leur show, Pietro me disait qu’ils ont l’intention d’être plus actif prochainement en participant à un show aux 6 mois mettons. Tant mieux car je veux les revoir.
J’avais vu le groupe suivant, Paroxysm, il y a 2 semaines et j’avais constaté qu’ils étaient prêts pour un retour en force. C’est ce que nous avons eu encore dimanche. Malheureusement plusieurs fans ont préféré chiller sur la terrasse. C’est ben platte pour eux autres mais ils ont manqué quelque chose de solide joué par des pros qui ont montré qu’ils savent explorer la musique brutale. Des tounes brutal death, d’autres plus grind avec un côté technique intéressant et une belle complémentarité des 2 guitares. Et encore une fois je me suis laissé fasciner par le bassiste. Ce gars-là s’est promené dans la salle une partie de la soirée avant son show avec une tuque et son hoodie par-dessus, les 2 mains dans les poches – faut le savoir qui il est pour le reconnaître parce qu’il contraste tellement avec le gars qui sera sur scène. Pas dans l’attitude mais dans le look parce que ce n’est pas évident de deviner que c’est le gars aux cheveux longs que j’ai vu sur scène. Tu caches ça où?!! Remarquez que y’a pas seulement ses cheveux qui sont cachés. Il y a aussi un f***in monstre dans ce gars-là qui ne s’exprime qu’à travers des riffs de basse. Ça aurait pris un stage un peu plus grand parce qu’il est resté caché à l’arrière (remarquez qu’il ne bouge pas beaucoup) et aussi parce que leur chanteur est comme une bombe à retardement et lui en aurait eu besoin de plus d’espace pour bouger.
Finalement, c’est un Vital Remains pas mal modifié qui est monté sur scène puisque seulement 3 membres se sont pointés. Pas de bassiste et un guitariste de remplacement a accompagné le trio sur quelques tounes. Mais quel guitariste! Contacté à la dernière minute pour compléter le groupe, Aaron, le guitariste de Killitorous a assuré à merveille au point de s’attirer le spotlight et même voler la vedette sur certaines tounes. Il ne porte pas le nom de Ahh Run Shredder pour rien! Remarquez que Tony s’est assuré de lui laisser prendre sa place et ça c’est fait tellement naturellement qu’on aurait dit qu’on avait une formation originale. Et quand l’action frontstage n’accaparait pas trop mon attention, j’ai pu apprécier un maudit bon drummeur qui fait toutes sortes de passes. Et tout ça a fait que le show a levé en ta… À un point tel que ce n’est pas 1 mais 2 stagedives dans la foule que Brian Werner, le chanteur s’est payé. Et ATTENTION!!! Il a sauté les 2 fois à partir de la mezzanine des Katacombes. OH YEAH! Méchant malade, c’est trop hot. On a aussi eu droit à une reprise de Deicide, « Lunatic of God’s Creation » lors du rappel et la foule a été invité à packter le stage pour l’occasion. Une belle finale pour un maudit bon spectacle.
by Luc St-Laurent | Mai 9, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.8 : L’éveil russe pt.II
Une minute, on n’est pas déjà passé par ici? Mais oui! D’où le pourquoi du pt.II. C’est alors que je me remémore un extrait d’une précédente chronique qui va comme suit :
« La Russie le plus grand pays au monde, autrefois l’URSS fermé sur l’Occident par le rideau de fer jusqu’en 1991. Après la chute du communiste et l’ouverture des frontières, l’Europe de l’est toujours appauvri par les conséquences d’un système politique austère commençait à voir lentement apparaitre les premiers groupes qui évoluaient déjà en secret, notamment en Pologne d’abord avec Vader et ensuite Behemoth, mais il aura fallu presque une génération avant de voir la scène métal Russe éclater, et encore aujourd’hui peu de ces groupes ont réussi à atteindre physiquement les côtes Américaines, le seul qui me vient en tête, vite de même est possiblement Arkona, il y en a surement d’autres mais bon, disons que le métal en Russie est encore en voie de développement… »
Il est toujours possible de consulter en tout temps la première partie de l’éveil russe ainsi que toutes mes autres chroniques dans les archives des Échos d’Outre-Monde. Mais pas avant d’avoir terminé cette édition extrême qui vous plaira j’en suis certain!
Skyfall
Si vous effectuez une recherché à propos uniquement de Skyfall sur Youtube, vous risquez plus de tomber sur la bande-annonce du dernier James Bond ou pire encore, sa chanson thème interprétée par la soporifique Adèle. Mais si vous ajoutez le titre de leur dernier album, Convenient God, vos chances d’écouter ce groupe au métal destructeur seront décuplées! C’est sans introduction et avec un death métal brutal qui n’est pas sans rappeler celui des Polonais d’Hate ou de Decapitated, que s’ouvre leur deuxième album qui partage également quelques influences nord-américaines de Cannibal Corpse et Nile. Skyfall un groupe qui risque de faire du beaucoup de bruit au cours des prochaines années et ce en dehors de leur Russie natale!
Cavandish
Nous allons maintenant plonger dans les profondeurs de la Russie, par-delà les frontières de la langue avec les 3 prochains groupes qui ont plusieurs points communs. Pas facile de trouver de l’information à jour dans la langue de Shakespeare pour ces groupes russes. Heureusement, on n’a pas à en comprendre les paroles pour en apprécier la musique. Cavandish est un quatuor originaire de la ville de Tula, qui se définit comme du melodic blackened death metal, et dès le début de leur deuxième album intitulé « Они », on ressent de fortes influences de Dissection et d’Immortal. Le vidéoclip ci-dessous, vous donnera une bonne idée de quoi le groupe est capable.
Stigmatic Chorus
Encore une fois, pas facile de trouver de l’information sur ce groupe de black métal symphonique en provenance de la capitale russe, Moscou. Stigmatic Chorus n’en est pourtant pas à ses premières armes alors qu’il nous proposait leur quatrième album en 2012 du nom de Fanatic exclusivement chanté en russe. Sans doute inspiré par les Hecate Enthroned et Cradle of Filth de ce monde, Stigmatic Chorus nous offre un produit de qualité aux compositions variées qui mélangent à merveille une agressivité propulsée à un rythme effréné et mélodies langoureuses incluant au passage quelques voix de divas.
Atra Mustum
Et finalement, j’ai décidément gardé le désert pour la fin avec cet autre groupe de black symphonique avec un énorme potentiel qui a musicalement toutes les qualités nécessaires pour figurer parmi les grands du genre et ce, malgré le handicap de la langue. Malheureusement pour Atra Mustum de Moscou, la barrière de la langue n’est pas le seul obstacle à leur réussite, car le meilleur groupe au monde n’arrivera jamais à rien sans un minimum de visibilité. Dans leur cas, je n’ai trouvé aucune page Facebook, mais plutôt un compte MySpace obsolète et une adresse web officielle qui n’affiche qu’une page d’introduction. Donc, est-ce de la chance ou par ce je creuse plus que la moyenne des gens, qu’Atra Mustum a miraculeusement croisé mon chemin, je ne peux répondre, mais une chose est certaine, il me fait plaisir de vous partager cette belle découverte! La pièce ci-dessous, « Будь собой! (Be yourself!) », est tirée de leur deuxième album, Xaos (Chaos) sorti en 2012.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Dave Rouleau | Mai 9, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.8 : L’éveil russe pt.II
Une minute, on n’est pas déjà passé par ici? Mais oui! D’où le pourquoi du pt.II. C’est alors que je me remémore un extrait d’une précédente chronique qui va comme suit :
« La Russie le plus grand pays au monde, autrefois l’URSS fermé sur l’Occident par le rideau de fer jusqu’en 1991. Après la chute du communiste et l’ouverture des frontières, l’Europe de l’est toujours appauvri par les conséquences d’un système politique austère commençait à voir lentement apparaitre les premiers groupes qui évoluaient déjà en secret, notamment en Pologne d’abord avec Vader et ensuite Behemoth, mais il aura fallu presque une génération avant de voir la scène métal Russe éclater, et encore aujourd’hui peu de ces groupes ont réussi à atteindre physiquement les côtes Américaines, le seul qui me vient en tête, vite de même est possiblement Arkona, il y en a surement d’autres mais bon, disons que le métal en Russie est encore en voie de développement… »
Il est toujours possible de consulter en tout temps la première partie de l’éveil russe ainsi que toutes mes autres chroniques dans les archives des Échos d’Outre-Monde. Mais pas avant d’avoir terminé cette édition extrême qui vous plaira j’en suis certain!
Skyfall
Si vous effectuez une recherché à propos uniquement de Skyfall sur Youtube, vous risquez plus de tomber sur la bande-annonce du dernier James Bond ou pire encore, sa chanson thème interprétée par la soporifique Adèle. Mais si vous ajoutez le titre de leur dernier album, Convenient God, vos chances d’écouter ce groupe au métal destructeur seront décuplées! C’est sans introduction et avec un death métal brutal qui n’est pas sans rappeler celui des Polonais d’Hate ou de Decapitated, que s’ouvre leur deuxième album qui partage également quelques influences nord-américaines de Cannibal Corpse et Nile. Skyfall un groupe qui risque de faire du beaucoup de bruit au cours des prochaines années et ce en dehors de leur Russie natale!
Cavandish
Nous allons maintenant plonger dans les profondeurs de la Russie, par-delà les frontières de la langue avec les 3 prochains groupes qui ont plusieurs points communs. Pas facile de trouver de l’information à jour dans la langue de Shakespeare pour ces groupes russes. Heureusement, on n’a pas à en comprendre les paroles pour en apprécier la musique. Cavandish est un quatuor originaire de la ville de Tula, qui se définit comme du melodic blackened death metal, et dès le début de leur deuxième album intitulé « Они », on ressent de fortes influences de Dissection et d’Immortal. Le vidéoclip ci-dessous, vous donnera une bonne idée de quoi le groupe est capable.
Stigmatic Chorus
Encore une fois, pas facile de trouver de l’information sur ce groupe de black métal symphonique en provenance de la capitale russe, Moscou. Stigmatic Chorus n’en est pourtant pas à ses premières armes alors qu’il nous proposait leur quatrième album en 2012 du nom de Fanatic exclusivement chanté en russe. Sans doute inspiré par les Hecate Enthroned et Cradle of Filth de ce monde, Stigmatic Chorus nous offre un produit de qualité aux compositions variées qui mélangent à merveille une agressivité propulsée à un rythme effréné et mélodies langoureuses incluant au passage quelques voix de divas.
Atra Mustum
Et finalement, j’ai décidément gardé le désert pour la fin avec cet autre groupe de black symphonique avec un énorme potentiel qui a musicalement toutes les qualités nécessaires pour figurer parmi les grands du genre et ce, malgré le handicap de la langue. Malheureusement pour Atra Mustum de Moscou, la barrière de la langue n’est pas le seul obstacle à leur réussite, car le meilleur groupe au monde n’arrivera jamais à rien sans un minimum de visibilité. Dans leur cas, je n’ai trouvé aucune page Facebook, mais plutôt un compte MySpace obsolète et une adresse web officielle qui n’affiche qu’une page d’introduction. Donc, est-ce de la chance ou par ce je creuse plus que la moyenne des gens, qu’Atra Mustum a miraculeusement croisé mon chemin, je ne peux répondre, mais une chose est certaine, il me fait plaisir de vous partager cette belle découverte! La pièce ci-dessous, « Будь собой! (Be yourself!) », est tirée de leur deuxième album, Xaos (Chaos) sorti en 2012.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Antoine Pellerin | Mai 9, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Que dire de ce groupe, car pour certains ils sont des dieux. Pour d’autres des brebis égarées. Je crois que lorsque qu’on pense ceci de Desaster, c’est qu’on y a pas jeté un œil comme il se doit. Pour ceux qui ne les connaissent pas, ce groupe originaire de l’Allemagne nous offres un Black/Thrash sans merci. La rapidité et les mélodies mélancoliques et/ou malsaines sont omniprésentes. Pensez à un Thrash Metal qui frôle le Speed à certains moments, mais sur des accords plus diaboliques accompagnés d’un son Black Metal qui va nous rappeler les origines dévastatrices du genre d’autres fois. Un cocktail parfait vu de cette façon!
Les invocations commencèrent à Kolbenz en Allemagne dès 1988. Leur première sortie fut la démo « The Fog of Avalon » en 1993. À l’époque, on entendait déjà l’aspect malsain du groupe. Un son Black très cru et froid. Par la suite, ils lancèrent en 1994 leur deuxième demo, « Lost In the Ages » où on pouvait y retrouver entre autre la pièce « In a Winter Battle » qui est apparue aussi sur le premier album.
Vint entre-temps un ‘split’ et « A Touch of Medieval Darkness » en 1996 qui apparue sous l’aile de Merciless Records (qui est toujours actif aujourd’hui) . Cet album fut décisif pour Desaster. Il vint même à avoir une des meilleures réputations dans la scène underground allemande et encore aujourd’hui leur réputation les précède. On pouvait déjà sentir la transition vers le Thrash tout en gardant leur incroyable son obscure .
En 1998, la formation lancèrent l’album culte « Hellfire’s Dominion ». Tout fan du groupe a l’aire d’un enfant à noël lorsqu’on aborde le sujet. « Teutonic Steel », « Metallized Blood » et j’en passe sont tout simplement des artefacts du genre depuis leur naissance. Par la suite , la sortie du ‘single’ « Ride On for Revenge ».
Pour 1999, Desaster lancèrent la compilation « Ten Years of Total Desaster » où l’on pouvait écouter leur meilleures pièces dès ce jour (un bon achat pour quelqu’un qui ne désire pas se taper l’entière discographie jusqu’à cette époque )
Ah, l’an 2000. Je dois dire que pour cette partie je vais être plus expressif, car il s’agit de mon album favori d’entre tous. « Tyrants of the Netherworld » fut lancé sur Iron Pegasus Records. Pour moi c’est le chapitre ultime du groupe. Les riffs Black Metal sont excellents et extrêmement bien structurés, plus fluides et très martiales! Ça me rappelle un peu l’époque crasseuse de Mayhem par moment . Pas en terme des riffs, mais bien pour l’ambiance chaotique. Mes pièces favorites sont inconstestablement la pièce titre de l’album, «Profanation», «Victim of my Force» et j’en passe!
«Divine Blasphemies» est apparu en 2002 et «Angelwhore» vint par le suite en 2005 et fut leur premier album signé sous l’aile de Metal Blade Records, «Satans Soldiers Syndicate» en 2007 et «The Art of Destruction» qui a été lancé en 2012.
« Possessed And Defiled »
« Metalized Blood »
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Mai 9, 2013 | Critiques de Shows
Dans un de mes précédents compte-rendu de spectacle, nommément celui du superbe spectacle de Goatwhore et 3 Inches of Blood à l’Agitée le 22 avril passé, j’évoquais en introduction que la célèbre haine du chat Garfield envers les lundis provenait probablement du fait qu’il n’avait jamais assisté à un bon spectacle de métal un lundi soir. Je pourrais sans aucun doute vous servir la même introduction pour le présent compte-rendu de la venue de Vital Remains à Québec en compagnie de Deviant Process, qui donnait leur première prestation avec Antoine Baril à la batterie (Symbolic, ex-Augury et propriétaire du magnifique Hemisphere Studio) et de la formation lévisienne Upon Your Grave, le tout présenté par Mathieu Paré (Valfreya, Bookakee) et Corinne Cardinal (Valfreya) sous la bannière de Xtrem Productions. En effet, l’affiche était donc très prometteuse pour un soir de semaine aussi peu attrayant normalement et c’est donc avec joie que j’acceptai l’offre de l’omniprésent Dave Rouleau qui me proposa de faire la critique du spectacle à sa place, malgré le fait qu’il serait lui aussi de la partie.
C’est avec anticipation, en cette magnifique journée à la température estivale, que ma fidèle accompagnatrice et moi prîmes le désormais rituel chemin de l’Agitée, avec un détour vers un endroit où nous pourrions rassasier notre faim avant une soirée métallique, ce qui nous permit de croiser François C. Fortin, le soundman attitré de la soirée. Celui-ci nous donna encore plus hâte en nous parlant des prouesses de Jack Blackburn, le batteur de Vital Remains, pendant les tests de son. C’est donc après une véloce sustentation de nos besoins primaires, que nous arrivâmes à destination où je bénéficiai de l’accès à la salle, gracieuseté de Xtrem Productions (merci beaucoup Mathieu!) et où nous pûmes saluer Mathieu Paré et sa conjointe et chanteuse de Valfreya, Corinne Cardinal. Comme il n’était que 19h30 environ et que la température était superbe, nous optâmes immédiatement pour la terrasse et des rafraîchissements houblonnés en compagnie des membres de Deviant Process : Antoine Baril, JD Villeneuve (guitares, voix), Stéphane Simard (guitares,voix), ainsi que d’autres joyeux lurons tels que Jonathan Gauthier. Nous fûmes bientôt rejoints par la photographe Laura Morency, Dave Rouleau et les comparses de Morgue : le guitariste Iron et le chanteur Goliatt. Après d’intéressantes conversations et quelques breuvages alcoolisés, Corinne Cardinal, vers 20 h 15, nous annonça que le premier groupe allait entamer les hostilités.
À peine entrés à l’intérieur de l’Agitée, nous pûmes constater que la formation Upon Your Grave se tenait déjà sur la scène, mais incomplète. Le chanteur Jordan Jolicoeur nous expliqua, avant de commencer la prestation, que leur bassiste avait quitté la formation deux semaines auparavant et qu’ils se débrouilleraient donc avec une section rythmique amputée. Upon Your Grave est une formation de Lévis sur la Rive-Sud de Québec qui pratique une mixture sonore que l’on pourrait identifier comme faisant partie de la famille du Death Metal Mélodique à laquelle ils ajoutent des influences thrash, groove et core. En cette soirée, outre le vocaliste, la formation était composée d’Alex Grave (guitares), Sim Diamond (guitares) et de Manuel Allaire à la batterie. Entamant leur représentation devant une salle encore timidement garnie et des spectateurs plutôt froids, qui se tenaient majoritairement et silencieusement au fond de la salle, le groupe me laissa malheureusement plutôt sur ma faim. Tout d’abord, bien que les guitaristes et le batteur démontrent un talent technique certain et une exécution sans reproche, la musique qu’ils présentèrent me semblait souffrir d’un certain déficit d’originalité. En effet, bien qu’ils importent des influences diverses dans leur musique, celles-ci ne semblent pas être assez intégrées, ce qui fait que les motifs de guitare et les rythmiques utilisés donnent une trop grande impression de déjà entendu et une prévisibilité décevante. Assistant à leur performance, je ne pus m’empêcher de me dire, par exemple : « Tiens, voilà du Arch Enemy, un petit peu de vieux Entombed ici et une voix à la Dani Filth par là ». Un autre aspect qui me déplut, furent les excès du vocaliste du groupe qui sembla souvent déborder ses capacités en cherchant à en faire trop. Cela eut pour effet que les pièces donnaient parfois l’impression d’étouffer sous une surenchère de paroles et de voix différentes que le chanteur ne maitrise pas toujours. À ce chapitre, le chanteur était très efficace avec ses voix gutturales, mais ça se gâtait énormément lorsqu’il utilisait ses voix plus aiguës ressemblantes, comme évoqué précédemment, à celles du chanteur de Cradle of Filth. Le chanteur ne les place pas toujours sur les bons motifs et elles sortent parfois de sa portée. Enfin, la formation me donna bien souvent l’impression d’assister à un jam plutôt qu’à un spectacle. Effectivement, leurs amis étant très enthousiastes comparativement au reste de la foule, le chanteur s’adressait à ceux-ci en leur parlant souvent directement sans utiliser son micro, en utilisant des « inside » obscurs pour les autres et en semblant ignorer les autres spectateurs (WTF?). Malheureusement, je fus donc très peu convaincu de la performance du premier groupe.



Après un bref retour sur la plaisante terrasse de l’Agitée nous retournâmes à l’intérieur pour la prestation des virtuoses du Death Metal Progressif à haute teneur technique de Deviant Process. Mes attentes envers ce groupe étaient très élevées. Tout d’abord, parce que j’ai eu la chance de les avoir comme voisins de local lorsqu’ils évoluaient avec leur premier batteur, Olivier Genest, qui était d’ailleurs sur place lors du spectacle et, en outre, parce qu’Endless Horizon et moi avons enregistré notre album avec Antoine Baril et qu’il m’avait parlé en bien de leur premier EP, Narcissistic Rage, qu’il a enregistré avant de devenir leur batteur. Le groupe qui, à part les membres précédemment nommés, compte aussi sur les services de l’excellent Pierre-Luc Beaulieu à la basse ne me déçut aucunement et c’est un euphémisme. En effet, prenant d’assaut la scène avec leur musique hautement élaborée et comportant un nombre incalculable de notes, les gars nous livrèrent une prestation incroyablement précise et énergique devant une Agitée conquise et beaucoup mieux remplie que pour le groupe précédent. Leur setlist ne souffrit aucun temps mort, hormis un court intermède jazzé, et on put y reconnaître les excellentes pièces de leur premier EP. Le groupe nous présenta aussi des pièces qui se retrouveront sans doute sur l’album qu’ils sont en train d’enregistrer en ce moment et qui se révélèrent être tout aussi techniquement impressionnantes tout en étant à mon avis, plus accrocheuses. Outre la virtuosité sans égal des trois manipulateurs d’instruments à cordes, je me dois de souligner celle d’Antoine qui a brisé la glace avec une performance d’une précision millimétrique. La seule anicroche qui put être relevée pendant cette superbe prestation, fut les quelques problèmes techniques éprouvés par Stéphane Simard qui sembla perdre son amplificateur juste avant la dernière pièce de leur performance. Cependant, le problème fut vite réglé par François C. Fortin, qui par ailleurs nous a encore livré un son impeccable en cette soirée. Deviant Process ne mérite donc que des félicitations pour le spectacle qu’ils nous donnèrent en cette soirée et leur nouveau batteur nous démontra encore pourquoi sa réputation n’est plus à faire sur la scène métal québécoise. La foule était maintenant bien réchauffée et sans être complète, la salle était très bien remplie pour un lundi soir.






Après une troisième visite sur la terrasse où je pus déguster une autre bière offerte par la très sympathique Claudine Hasty (un gros merci!), qui devait animer un spécial Jeff Hanneman à son émission « Le Thrashoir » sur CKRL FM immédiatement après le spectacle, nous nous dirigeâmes sans tarder à l’intérieur pour la performance des vétérans du Death Metal, Vital Remains. La formation incomplète, suite au départ inopiné de son guitariste (remplacé par un nouveau à un jour de préavis!) et du fait que le bassiste n’a pas passé la frontière avant le début de la tournée, devait de plus composer avec les problèmes de voix de Brian Werner qui a attrapé une vilaine grippe depuis leur passage à Sherbrooke. Qu’à cela ne tienne, rien ne pouvait préparer Québec, l’assaut de Brian Werner (voix), Tony Lazaro (guitares), Jack Blackburn et leur nouveau comparse dont j’ignore le nom. En effet, dès l’introduction tirée de l’album Icons of Evil l’excitation monta dans la foule et éclata avec le premier blastbeat. Je fus complètement abasourdi par l’efficacité du Death Metal survitaminé du groupe en spectacle et par l’énergie dégagée par le chanteur, pourtant malade, qui multiplia les promenades sur le bar, dans la fosse et sur les tables de marchandise, tout en livrant une performance très correcte au vocal (pour un gars grippé c’était excellent). Les autres membres n’étaient pas en reste, notamment le nouveau guitariste qui semblait faire partie du groupe depuis beaucoup plus longtemps qu’en réalité. L’imposant batteur livra aussi une performance incroyable avec ses blastbeats effrénés, sa technique impeccable ressemblante à celle de Nicholas Barker et ses roulements de bass drums incroyablement rapides. Après une interprétation obligatoire de « Dechristianize » où Goliatt, le chanteur de Morgue, se fit prêter un micro supplémentaire par Brian Werner pour l’appuyer au vocal (wow!), le groupe se retira de la scène. La foule réclama alors un rappel à grand renfort de cris, c’est alors que le chanteur invita la foule à envahir la scène pour une reprise du légendaire groupe Deicide, l’indémodable « Lunatic of God’s Creation ». Je ne pus m’empêcher de me joindre aux hostilités et je peux vous dire que ce fut un moment d’extase pour tous ceux présents. En somme, Vital Remains, malgré les malheurs qui se sont abattus sur le groupe avant et pendant le début de leur tournée de l’est du Canada, a offert une performance grandiose et mémorable.





En somme, malgré la quantité impressionnante de spectacles offerts aux métaleux de Québec ce printemps, ce que l’on retiendra sans doute est la qualité des groupes qui seront venus se produire pour nous. Parmi ceux-ci il faudra retenir le passage de Vital Remains et de Deviant Process, un lundi soir à la température radieuse à l’Agitée. Pour ce qui est d’Upon Your Grave, malheureusement pour eux, je suis resté plutôt perplexe devant leur prestation qui n’était pas à la hauteur des deux autres formations présentes. Toutefois, je crois que le groupe a un potentiel certain qu’il pourrait mieux exploiter en recherchant une identité musicale qui lui serait propre, en améliorant les arrangements vocaux et en bonifiant son interaction avec les spectateurs. Merci à Xtrem Productions, Mathieu Paré et Corinne Cardinal pour l’accès à la salle! Merci à Laura Morency à la photographie!
Louis-Olivier « Winterthrone »B. Gélinas