by Louis Olivier Brassard Gelinas | Avr 15, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Black Empire
«2000 AD»
Indépendant
2013
Liste des pièces
«Diabolical Invocation»
«For the Flag»
«River of Ice»
«As the World Burn»
«Son of Death»
«For Those Who Stay Alive»
«Prophecy of Chaos»
«Lucifer Rebellion»
Originaire de l’Abitibi et affichant déjà environ treize ans au compteur, la formation Black Empire nous offrait enfin en octobre dernier son tout premier album complet en carrière. Une aussi longue période de gestation peut se révéler être une arme à double tranchant pour un groupe musical qui a ainsi eu beaucoup de temps pour peaufiner son art, mais aussi pour créer des attentes démesurées chez ses fanatiques de la première heure. En effet, les quatre morts-vivants de Black Empire se sont taillés une place respectable sur la scène Black Metal québécoise au cours des dernières années en participant à de nombreux spectacles en compagnie des sommités de leur courant musical, et ce, sans même avoir produit un seul enregistrement. C’est donc avec de grandes attentes et une curiosité assoiffée que je plaçai cette offrande très attendue dans mon lecteur et que j’en débutai l’écoute.
Le premier constat que je posai lorsque s’estompait l’introduction inquiétante de « Diabolical Invocation » composée de voix d’outre-tombe superposée sur une trame de fond glauque, et que les premiers accords martiaux de ladite pièce martelaient mes oreilles, fut que le groupe optait pour une approche efficace plutôt que pour la poudre aux yeux. Dans cette optique, la production, œuvre de Emmanuel «Audeath» Audet (guitare, voix) sera le premier élément remarquable, avec une sonorité à la fois très bien calibrée, mais aussi crue et agressive. Celle-ci rappelle immédiatement le style de production habituellement affectionné par le Black Metal suédois de Marduk, Dissection, Dark Funeral par exemple en ce qu’elle présente une clarté très moderne tout en conservant assez de saleté et de froideur pour bien représenter le caractère malsain dudit courant musical. Du côté des compositions, l’efficacité est aussi le mot d’ordre avec des motifs de guitare relativement simples, mais extrêmement accrocheurs et très bien différenciés complémentés par un jeu de batterie qui se place au service des compositions. La voix de Audeath, quant à elle, excelle dans un registre moyen très râpeux et méchant à souhait, éructant des paroles sur des thématiques satanistes et guerrières.
Avec cette approche calculée et sobre, le groupe arrive donc sans grande peine à nous faire passer un solide moment de Black Metal à se dévisser les vertèbres cervicales avec des pièces toutes plus accrocheuses et efficaces les unes que les autres en s’appuyant sur un côté mélodique très assumé. Chaque pièce possède ainsi son petit élément qui nous donne le goût d’y revenir, que ce soit la cavalcade centrale de « For The Flag« , les superbes motifs de guitare épiques de « River of Ice« , la lente lourdeur de « As the World Burns« , la section centrale déjantée «Slayeresque» de « Son of Death« , la puissance violente de « For Those Who Stay Alive » et « Prophecy of Chaos » ou encore les motifs cycliques typiques et le refrain mémorable de « Lucifer Rebellion« . Le seul reproche que l’on pourra faire au groupe est le défaut de ses qualités principales, donc justement de s’être cantonné à une approche sécuritaire, calculée et efficace sans oser y ajouter un grain de folie, une touche plus aventureuse qui aurait amené « 2000 AD » a un autre niveau. Comprenons-nous bien, il s’agit d’un album accrocheur, hautement efficace et très bien composé, mais une certaine impression de retenue se dégage de l’ensemble qui aurait pu bénéficier d’une sortie de la zone de confort du groupe. Cela dit, l’album mérite largement l’attention des fanatiques de Black Metal à la scandinave.
En somme, Black Empire remporte aisément son pari avec « 2000AD« , un album accrocheur, produit de manière impeccable et privilégiant l’efficacité à la poudre aux yeux. L’unique réserve que j’aurai pu trouver à cette offrande aura été son côté peut-être un peu trop retenu et conservateur, mais je suis sûr que cela sera réglé sur le second opus du groupe auquel celui-ci travaille déjà en ce moment. Voilà donc une entrée en matière très réussie pour la troupe de Rouyn-Noranda. À écouter en se cassant le cou et en admirant la magnifique pochette de Jean-Pascal Fournier!
Pièces favorites : Diabolical Invocation, River of Ice, For Those Who Stay Alive et Lucifer Rebellion.
8/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Chris Wheeler | Avr 15, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Cadaveria
« The Shadows’ Madame » (re-release)
Black Tears
2013
Initially, vocalist Cadaveria and drummer Marçelos Santos left to explore different artistic and musical avenues from what OPERA IX were doing at the time and the result was the very excellent, « The Shadows’ Madame« , released in 2002 via Scarlet Records. Last year marked a return to the album to «improve» the sound and look by the label Black Tears. Being out of print for some time, this reissue will allow wanton fans to enjoy a remastered version complete with new artwork!
For many, remastering an album after so many years may be seen as an attempt at correcting old mistakes or simply allowing fans to experience an album that has been out of print. DIMMU BORGIR’s, « Stormblast » was met with harsh criticism for «playing» with the formula that originally fans adored. Such «blasphemy» isn’t the case here. Album opener, « Spell« , once again is as manic and exuberant as ever with the infamous Classical intro that kicks things off with purpose and grit! Thankfully, Cadaveria’s voice hasn’t changed either and she still retains the impassioned rasp that listeners initially salivated to. Meanwhile, « In Memory of Shadows’ Madame » and « Circle of Eternal Becoming » both hold to the foreboding and sinister moods, using a hypnotic main riff and evoking a dark, determined drive.
Contrary to some, CADAVERIA don’t use the studio to pound their ideas home, but leave open spaces for the instruments to breathe and highlight key moments of brilliance. « The Magic Rebirth« , for example, features quite a «rock-inspired» solo to close the song, while « Black Glory » chugs away in headbanging bliss with soft keys hidden in the background for added aura. However, with all its breathing room, the album doesn’t seem to place much emphasis on the low end of the sound. Bass is audibly absent or so far hidden deep within the mix that it barely seems there.
Still, for fans who have never heard CADAVERIA’s premier album, « The Shadows’ Madame« , the rerelease will provide a nice gateway into the Italian’s world. However, for those with prior knowledge of their Gothic-tinged Death Metal, the remastered version will seem wholly unnecessary for those who already own it. Granted, true to the original version, the songs have kept all the elements that made the album great. Thanks be to Satan(!), someone picked it up and made it widely available again for fans to devour!
Standout Tracks: Spell, In Memory of Shadows’ Madame, Black Glory
8.5/10
Chris
by Dave Rouleau | Avr 15, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

De belles annonces dernièrement du côté de Reanimator, Bookakee et Trainwreck Architect avec des tournées distinctes qui se dirigent vers l’Est… mais pas pantoute à la même distance!
Du côté de Bookakee ils ont sorti ce matin leur itinéraire de juillet qui s’étendra du Québec à la Nouvelle-Écosse et les dates sont celles-ci:

Le tout a aussi été planifié par Xtrem Prods, un partenaire de Ondes Chocs depuis les tout débuts. Le nouvel album du band de Métal extrême/technique a vu le jour en décembre dernier et peut-être entendu en entier ci-dessous.
Dans le cas des Thrasheux de Reanimator, ils sont un peu plus audacieux avec une visite de l’Europe du « 24 Avril au 3 Mai pour la tournée THRASH SCRATCH FEVER TOUR 2014 de 10 dates à travers quatre pays incluant la République Tchèque, Pologne, Lettonie et Slovaquie. »
Ce séjour sur le vieux continent leur permettra de faire la promotion de leur Thrash Metal inspiré des grands noms sur un territoire ou le style est très en demande. Évidement, la bonne bière et la fête sera du rendez-vous. Reconnu pour leurs prestations endiablées, le groupe Reanimator risque fortement de créer une ambiance Thrash N’ Roll dans chacune des villes ou ils passeront.
Depuis la création du groupe en 2005 à L’Assomption, Reanimator c’est forgé une place importante dans la scène Métal au Québec. Offrant un Thrash Metal incendiaire parsemé d’élément tout autant Old-School que New-School, ce quintette est prêt à décaper les murs et vous abîmer les tympans.
Il y a aussi les malades de Trainwreck Architect qui seront sur la route une bonne partie de juin 2014 avec les dates suivantes à Québec, les Maritimes et en Ontario:

Leur dernier album est paru en 2013 et je vous prierais de garder un oeil sur ondeschocs.com avec leur épisode de JamSpace Series qui va être présenté ce jeudi sur le Ondes Chocs Channel ainsi que le site officiel.
Je ne ferais pas ma job si je ne parlais pas ce cette double-présentation du lancement d’album de BARF qui sera présentée Bar le Thrash de Saint-Hyacynthe, une présentation de Yannick Côté.
Vendredi 23 mai avec Two faced fuckers Fatal Flaw et Boulimik et samedi 24 mai avec Restricted Rights Retarnation et Self Control…ca vas vous déchirer les oreilles…!!

Quelques jours avant, soit le 15 mai aux Katacombes, les vétérans du Crossover Métal/Grind/Hardcore feront le lancement officiel du côté de Montréal. Le premier extrait est disponible en suivant ce lien.
by Dave Rouleau | Avr 15, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Je dois leur donner, la passion transpire de ce nouvel enregistrement de Nous Étions, la formation de Post-Hardcore/Screamo de Montréal qui sortait hier leur nouveau LP en version digitale sur Bandcamp et en écoute/téléchargement GRATUIT ci-dessous. Le fait qu’ils utilisent aussi exclusivement la langue de Molière est un aspect qui se doit d’être mentionné. Voici ce que Vakarme avait à dire sur la sortie ce matin:
Malgré quelques changements majeurs au niveau du groupe, les gars de Nous Étions n’ont pas lâché, ils ont en fait redoublé d’ardeur et c’est totalement perceptible dès la première écoute de ce nouvel opus. L’enregistrement est excellent et l’ambiance tout au long du déferlement des morceaux reflète exactement ce que le groupe veut nous balancer au visage. C’est à la fois planant, mélodique et surtout rempli d’une surcharge d’émotion qui ne vous laissera pas indifférent. Il est juste de dire que le groupe ne cesse de prendre du galon d’année en année. Une belle sortie pour Montréal en 2014.
Pour les fans, une version physique de « La Manière Noire » sera bientôt disponible à travers une collaboration de labels. Imaginez ce cover de malade en vinyle…. ouch!
Recorded and mixed by Guillaume Carlfalstro
Mastering by Brad Boatright at Audiosiege
Artwork photos by Maxime Cloutier
Layout by Romain Secco-Pierange & Steve Magnan


by Dave Rouleau | Avr 15, 2014 | Critiques de Shows

Les vraies photos s’en viennent, pour l’instant celles-ci vont faire.
Mon lundi était rempli d’activités toutes les plus différentes les unes que les autres, mais une chose qui ne change pas le soir est que je me retrouve souvent entouré de fans de métal afin de me régaler de cette musique qui est si prenante de mon temps et énergie.
Je me sens de plus en plus critique vis-à-vis de ce que j’entends et vois, ne voulant pas me répéter et couvrir toujours les mêmes shows et c’est pourquoi de plus en plus j’y vais en tant qu’amateur des bands et je me réserve le droit d’ensuite faire suite à mes découvertes avec des entrevues ou articles afin de les faire connaître, mais pas nécessairement à l’aide d’une critique de show, quelque chose que l’on a fait des centaines de fois et il est temps de renouveler nos offrandes afin de se garder pertinent.
La soirée du lundi 14 avril 2014 offrait cependant un nouveau groupe local sans enregistrement, un band qui fait son retour sur scène après avoir dégoté un foutu bon frontman, une formation de l’extérieur qui possède une énergie et un drummer hors pair et une autre qui nous fait encore l’honneur de ne pas oublier ses racines et fait encore le circuit underground, y allant de quatre dates en quatre soirs au Québec et ceci en ne visitant même pas la métropole de la province et en ne comptant pas leur visite d’Ottawa. Tout ceci une présentation de District 7 Production et Get A Room, que je remercie en même temps pour les accès.
ÇA, ça vaut un petit recul dans mon horaire ce matin afin de vous offrir un compte rendu de ma soirée et aussi le petit vidéo que vous retrouverez ci-dessous.
« La Blonde de Chambly » se trouvait sur mon chemin pour commencer l’intoxication au QG de Ondes Chocs à Charlesbourg et c’est vers 19h35 que mes lèvres prenaient les premières gorgées de Pabst (5.75$) du côté de la Salle Multi du Complexe Méduse de Québec avec Marie-Chocs à mes côtés, une salle vraiment géniale pour les shows, l’acoustique y étant très satisfaisante et le setup avec la scène dans le fond tout aussi impressionnant. On pourrait comparer à la salle du Cégep Limoilou (Pavillon Charlesbourg), mais en plus petit. Très propre aussi.
Raft of the Medusa s’y produisait déjà quand je suis arrivé et en était à sa première track. J’avais eu la chance de les voir au Bar l’Autre Zone deux semaines auparavant pour leur premier show ever et nous avons d’ailleurs produit un vidéo avec une entrevue des boys qui vous présentent leur band en quelques minutes. Les boys font un Deathcore qui pour une fois m’accroche sincèrement dû à leur approche plus libérale du style, sans toutefois sacrifier la lourdeur et l’aggressivité qui est propre au genre musical. C’est une qualité de savoir laisser respirer une compo et ne pas toujours y aller à 100 mille à l’heure, quelque chose qu’ils ont compris. Les boys ont du fun et le chanteur aurait avantage à laisser un peu de côté le bavardage entre les tounes, car c’était long et sans but. Il se rattrape cependant de manière impressionnante au chant, y allant de chants gutturaux surprenants quand on prend en compte qu’il doit peser 12 lbs… mouillé. Ça serait cool cependant de voir un peu plus bouger la section des cordes sur scène, après 3-4 tounes cela aiderait à la dynamique de votre show. Comme je le mentionnais dans mon update live sur Ondes Chocs View, le bassiste et guitariste jouent en pantoufles et c’est juste drôle de le mentionner, car si tu es capable d’offrir de quoi de pro sur les planches et pas trop te prendre au sérieux, tu as une formule gagnante et c’est définitivement comme ça que je vais finir mon paragraphe sur ces openeners: surveillez-les de proche!

The Outborn avait une seconde chance de se faire voir en trois jours dans la capitale en raison de la farce qui s’est produite au Dagobert samedi, le tour manager de Protest the Hero coupant le son du micro du chanteur après 3 tracks (à peine 20 minutes) d’un show qui commençait à 18h30. Je vais vous laisser choisir les adjectifs pour qualifier cette opération et vous dire que j’attendais ce premier regard du nouveau lineup de la formation de Death métal progressif avec hâte et je crois que le geste de Karl de District 7 de les rajouter au lineup de Unearth étant donné l’absence de Winds of Plague (à cause que le chanteur est *cough**cough* malade, yeah right) doit être applaudi ou du moins reconnu.
Les premières notes se font entendre et c’est une nouvelle track qui se manifeste, difficile à digérer considérant que nous ne sommes pas familiers et pas le meilleur choix d’intro, surtout que ce n’était pas droit du côté des musiciens. J’avais peur tout d’un coup, mais heureusement le tout s’est placé avec ‘Pre-Mortem Soliloquy’… nope! Le fil de guitare à Gabriel pète à un endroit que lui-même n’a jamais vu et on perd un des guitaristes. Il remplace le fil (maintenant d’un mètre, donc les mouvements sont difficiles) et ensuite c’est Rick qui perd l’usage de sa guitare pour quelques minutes suites à un mouvement qui arrache un des liens avec son gear. J’ai l’honneur de connaître les boys personnellement et c’était difficile à digérer suite aux évènements de samedi, mais plus le show avançait et que les problèmes se réglaient et plus ils semblaient confortables et recommençaient à arpenter la scène. À ce sujet je dois encore une fois souligner le travail exemplaire de Chris à la basse et Jon derrière le drum. Quels musiciens professionnels et divertissants à contempler au niveau technique ou seulement pour le plaisir de voir des passionnés se donner réellement et ne pas tomber dans les compos faciles ou redondantes. Les comparaisons avec Between the Buried and Me sont faciles, mais faut le faire ce beat là et n’oubliez pas que les chants cleans sont inexistants. Ce n’est pas compliqué, ils prennent de la confiance et le show du 10 mai avec Endvade sera probablement un must pour tous les fans de musique locale, car ils sont têtes d’affiche, rien de pire peut leur arriver, ils veulent VRAIMENT faire des shows et comme Gab a indiqué sur facebook mardi matin, il aura un wireless. Boom!
S’amenait ensuite Texas In July, une formation metalcore de Lancaster en Pennsylvanie et je dois avouer que tout le monde les attendait, mais pas moi particulièrement. D’une manière, le band a fait ses preuves dans la scène et donne réellement un bon show. Cependant, je ne suis pas capable de m’asseoir et vraiment apprécier un album au complet. C’est redondant, mais je vais tenter de faire sortir le positif, car il y en a. Tout d’abord, les musiciens bougent beaucoup et ils ont une connexion avec la foule qui les attendait si j’en juge par le mouvement qui s’est créé dans le pit suite aux deux premiers bands où tout le monde était très paisible. Ben, le bassiste, tourne sur lui-même et semble possédé sur les planches de la Salle Multi, tout comme JT au vocal qui ne manque pas de gueuler ses paroles avec conviction. Que dire de Adam Gray à la batterie qui est renommé pour sa fluidité et ses passes complètement mongoles, en plus du fait qu’il réplique parfaitement les compositions sur le stage. Bien que les compos ne viennent pas me chercher autant que beaucoup de personnes qui étaient sur place, je dois avouer que j’ai passé une belle demi-heure à les regarder et ‘1,000 Lies’ était plus que satisfaisante pour mon petit cerveau d’homme borné.
Je m’étais réservé un bon joint pour pouvoir pleinement entrer dans ma bulle avec Unearth sur scène et c’est en très bonne compagnie que j’ai pu le déguster et ensuite retourner à l’intérieur pour une séance de défoulement que je n’avais pas eu depuis longtemps. Voyez-vous, j’adore le band de Boston parce qu’ils mélangent les styles de manière impeccable et tout cela en créant leur son. Certains diront que leurs albums se ressemblent depuis « The Oncoming Storm », mais rappelez-vous que ce sont les mêmes qui vont chialer parce qu’un band change trop. Ils ne seront jamais contents, mais je vais me garder Unearth à moi tout seul pendant ce temps-là et c’est exactement ce que j’ai fait pendant leur set. Je me suis tassé un peu de mon monde et j’ai joué de la air-guitar pendant tout le show, comme un ostie de demeuré, mais je m’en fou. J’avais réellement besoin de me taper ‘The Great Dividers’, ‘Endless’, ‘My Will Be Done’ et tout le reste. Je dirais que ça fait un an que je ne suis pas sorti d’un show complètement trempe et vraiment fatigué. Le show m’a fait du bien, vraiment! Autant leurs breakdowns bien apprêtés que leur approche plus européenne au métal satisfait tout ce que je recherche dans la musique et en plus ils sont dotés d’un frontman digne du nom, ne laissant pas sa voix le trahir, celle-ci étant forte et imposante du début à la fin. Ken Susi y est allé de ses farces habituelles et j’ai particulièrement rit à ses blagues avec la petite blonde en avant du stage, fallait y être pour comprendre, mais disons qu’il faisait clairement son agace. Buz McGrath n’avait pas les amplis ou comptoirs de bars habituels pour pouvoir y aller de ses sauts en hauteur ou promenades improvisées, mais il s’est repris avec les solos bien exécutés.
Ça ne me sert à rien de continuer sans relâche avec mon appréciation de cette soirée. J’en avais réellement besoin et ils me l’ont fourni à volonté. Je vous laisse avec les deux premières offrandes du set à Unearth.
by Tommy Hellscreamer | Avr 15, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
C’est encore avec beaucoup d’excitation que ma jolie assistante Vanhellssa et moi nous sommes dirigés vers la Micro-brasserie La Gueule de bois de Jonquière, samedi le 5 avril dernier afin d’assister à une soirée metal qui promettait d’être haute en couleurs. Dilem, Beyond Fiction et Insurrection nous y donnaient rendez-vous en collaboration avec les Productions Black Dominion. De plus en plus de spectacles du genre sont présentés à cet endroit depuis les derniers mois. Je dois avouer que chaque fois, ça me désole un peu. J’en reviens déçu du son, de l’éclairage mais surtout la scène est vraiment pas appropriée pour un spectacle de ce genre. Oui certes, c’est un bel endroit (petit et chaleureux) mais jamais, dans la formule actuelle, j’y serais attiré d’y jouer personnellement. Le line up de ce soir risque de me faire oublier ces lacunes rapidement.

C’est depuis quelques mois déjà que j’entendais parler du groupe Dilem, certains me disant de bien surveiller ces gars-là car ils ne passeraient pas inaperçus. Intrigué, j’ai donc écouté les quelques pièces disponibles sur leur page Facebook, et effectivement ce que j’ai entendu me disait que ça valait le coup de ne pas manquer leur tout premier spectacle devant public. Un mélo-death entièrement francophone et la présence de certains membres expérimentés n’ajoutait qu’au suspense. Je n’étais pas le seul à attendre la formation, plusieurs amis et membres de la famille du groupe étaient sur place. C’est donc devant un attroupement imposant que Dilem démarre les festivités de cette soirée. Je m’attendais à un band nerveux et fébrile… mais si c’était le cas, cela n’a aucunement influencé la qualité de leur prestation. Pat St-Pierre, drummeur de la formation m’avait fait part de son inquiétude quant à sa performance lors du show puisqu’il a subi un vilain accident de travail qui lui avait malencontreusement amoché le genou la semaine précédent le spectacle. Il m’avait même demandé de le ménager dans ma critique. Et bien mon Pat… si tu n’en avais pas parlé, personne ne s’en serait douté… Nicolas à la guitare, m’a impressionné par la maîtrise de son instrument mais également pour tout l’aspect mélodique du groupe qui lui est grandement redevable. La foule semble impressionnée des nouveaux venus et commence à se dégourdir. Elle est dense comme je ne l’ai jamais vue à la Gueule de Bois. En ce qui concerne Mitch Tremblay… il est une véritable bête de scène et on sent son enthousiasme débordant et son énergie sur le stage avec sa basse. Le sourire béant, il se promène au côté de son chanteur (Rémi Lavertu) sur le parterre. Quant à lui, Rémi est un vocaliste expérimenté et ça se voit. Il est à l’aise et sait ce qu’il a à faire. Un set plus que satisfaisant pour Dilem, une agréable découverte, un groupe à surveiller… Les boys, Mission accomplie!
Suite à une longue pause (près de 25 minutes), le temps d’un changement de drum, c’est au tour du band de mélo-death à saveur suédoise, Beyond Fiction, de monter sur la scène mal éclairée de la Gueule de Bois. Michaël au vocal, nous prévient qu’il a une vilaine grippe et qu’il aura besoin d’énergie de la foule. Les gens présents sont en forme et répondent positivement à l’appel du vocaliste. On s’entend pour dire que Beyond Fiction est un groupe respecté dans la région et pour cause. Ils se sont forgés une solide réputation, non seulement conséquemment à leur implication au sein de la scène régionale mais également par un style qui plait. Tout cela ayant permis au groupe d’ouvrir pour de grosses pointures locales comme Erimha, The Agonist et Crytopsy au cours des dernières années. Sans compter le fameux En route vers le Heavy MTL 2014 où ils ont également bien performé. L’arrivée d’un Pierre-Yves Côté au drum n’est pas étranger à leur succès. Le drummeur (Beyond Fiction, Thalion, Inner Control) en met encore une fois plein la vue… et les oreilles. Je sais que je suis un peu chauvin, mais il fait clairement partie des meilleurs de la région à cet instrument. Leur public se donne à 100% et ça brasse solide. Martin Belzile à la basse est encore une fois le plus en feu sur le stage. Cet homme est dans son élément sur une scène. Il interagit beaucoup avec le public, pour leur plus grand plaisir. Les pièces s’enchaînent rapidement, «pas le temps de niaiser» comme dirait l’autre. Michaël fait bien malgré la grippe. Il faut mentionner qu’il agissait également à titre de technicien de son ce soir-là. Il a même été contraint d’aller faire quelques ajustements pendant qu’il screamait ses couplets! J-F Côté (Tucker) fait partie du groupe depuis quelques mois seulement, mais il est aisé de voir qu’il maîtrise de mieux en mieux ses solos et semble plus à l’aise au côté de Daniel Tremblay doyen et maître d’œuvre de la formation. Pour terminer en force, un cover (« Final resistance » – Dark Tranquility) et une nouvelle toune à la sauce Beyond Fiction. Une prestation quelque peu précipitée selon mon assistante Vanhellssa. Elle a ressentie un manque de laisser-aller ou d’interaction entre les membres. Je n’ai pas perçu ces manques autant qu’elle, mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être en accord.
Insurrection de Gatineau sont les derniers à monter sur scène ce soir-là. Je connaissais peu ce groupe et la semaine précédente, je découvrais leur death metal en naviguant sur le net. J’ai tout de suite accroché sur le style lourd et crunchy. Tout à fait mon genre même… Comment ais-je pu passer à côté tout ce temps!? J’avais vraiment hâte de voir leur prestation live. Et je suis littéralement tombé sur le cul! Le groupe n’a pas seulement du matériel digne des grands de ce monde, mais une présence scénique absolument incroyable. Rien à envier à des groupes qui œuvrent sur la scène internationale. Mon assistante et moi sommes simplement sidérés par ce que nous voyons et entendons. La foule restée nombreuse est totalement sous le charme du groupe de la région de l’Outaouais. Le chanteur Stef Jomphe, est une machine. Il court, saute et grimpe partout durant son set. Un vocal lourd et strident à souhait. En pleine possession de son art, il y va même de quelques poussées dans le THRASH au grand plaisir des «trippeux». Ses musiciens sont totalement en symbiose alors qu’ils se font aller la tignasse au rythme de leur musique. De toute beauté à voir! Une intensité qui nous a rarement été donné de voir. Tout est parfait…. Insurrection, simplement trop sur la coche. Une interaction incomparable sur le stage. J’ai vraiment honte de ne pas avoir connu ce groupe bien avant. On a eu droit à un set endiablé, une prestation trop courte à notre goût, nous en aurions pris encore. Chapeau les gars! VanHellssa m’a fait remarquer que c’est de ça dont elle parlait auparavant en mentionnant que Beyond Fiction manquait de laisser-aller et de prestance sur scène. Insurrection ont démontré ce qu’elle voulait dire. Je dois me rallier à son opinion après coup. Un groupe de la trempe de Beyond Fiction doit améliorer ce côté afin de pouvoir percer et confirmer leur place parmi les grands. Je ne dis pas ça pour vexer personne, j’adore ces gars comme mon propre groupe et je leur souhaite de tout coeur que du bien. Je ne peux qu’ajouter, laissez-vous aller les gars, montrez-nous que vous trippez sur un stage. Respect!
Pour conclure, nous avons passé une excellente soirée à la Gueule de bois de Jonquière ce soir-là. La soirée organisée par Daniel Tremblay de Beyond Fiction et par les Productions Black Dominion a été la plus réussie, et de loin, à cette endroit. Le son était de meilleur qualité qu’à l’habitude et il faut dire que l’ambiance de party et la foule nombreuse ont ajouté à notre plaisir. La micro-brasserie reçoit à bras ouvert les spectacles metal depuis les dernier mois et aux grands plaisirs des promoteurs et producteurs de spectacle du genre. C’est loin d’être parfait. Un stage déficient et un éclairage de scène absent sont des lacunes qui pourraient être améliorées. La bière brassée à cette micro-brasserie est appréciée de certains et a une bonne réputation dans la région mais pour les connaisseurs idéalement. Fait cocasse, 3 demoiselles différentes et à des moments différents de la soirée m’ont avoué que l’une des bières rousses avait un arrière-goût de semence masculine. Encore un bel exemple de la folie et de l’humour de nos demoiselles Saguenéennes… Je vous adore les filles!!!
Merci encore aux organisateurs de cette belle soirée et aux groupes qui nous en ont donné pour notre argent. Ce fut un véritable plaisir!!!
Tommy Hellscreamer
VanHellssa Bergeron
by Dave Rouleau | Avr 14, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Chroniques

Tout comme BornBroken au début 2013 qui avait supplanté le nouvel album de Megadeth, Ferium a remporté les honneurs du choix du public pour le magazine Revolver la semaine dernière contre des sélections telles que Black Label Society, From Hell, Tiger Flowers et Invertia.
« Reflections« , sorti sur Transcend Records, est leur premier LP et le band d’Israël y va d’une offrande Death métal avec des grooves et quelques passages plus core que je dirais typique des deux genres proposés, sans grande surprise, mais avec un bon travail du côté des musiciens pour ne pas garder le tout trop simple.
Je vous propose ci-dessous une track de l’album en écoute, ainsi qu’un documentaire sur le concept de « Reflections« . Très intéressant, surtout considérant leur provenance. Leur histoire a commencé en 2006 et ils ont également un EP (« The New Law« ) et démo (« Reflections« ) à leur actif.
by Lex Ivian | Avr 14, 2014 | Media, Photos Ondes Chocs
Voici les photos du Decibel Magazine Tour 2014, mettant en vedette Carcass/ The Black Dahlia Murder/ Gorguts/ Noisem, qui a été présenté par BCI le 9 avril 2014 au Metropolis de Montréal. Les photos sont de Myriam Francoeur qui fait toujours une belle job mais qui n’a pu faire de miracles pour Noisem considérant ses clichés sous ses standards pour publications ce qui explique leur absence.

Carcass
The Black Dahlia Murder
Gorguts
Front row crowd