Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et Jessy Leroux-Lalonde ainsi que les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Gojira présenté par Heavy MTL au Place Bell de Laval le 18 août 2023 et qui mettait également à l’affiche Mastodon et Lorna Shore.

**Pour une raison inconnue, nous ne pouvions pas photographier le set de Lorna Shore**

Lorna Shore

Lorna Shore n’a pas déçu ses fans ce 18 août à la Place Bell à Laval. Les musiciens ont apprécié le fait que la salle soit remplie dès le début de la soirée pour encourager tous les bands. Malgré qu’ils n’ont pas joué la chanson « To The Hellfire » que tout le monde attendait, ils ont su nous plaire avec d’autres chansons aussi incroyables. La foule était déchaînée quand on entendait les « pig squeal » de Will Ramos.

Des mélodies qui nous accrochent, des break downs à souhait et une voix avec un contrôle incroyable… Quoi demander de mieux!

Le chanteur nous a bien fait rire à la fin du show en disant : « Tequila, Heineken, pas l’temps de niaiser » et ils ont bien réchauffé le public pour Mastodon et Gojira!

Stay metal

-Jessy

Mastodon

Mastodon est un groupe que je connais surtout de nom. On m’avait dit que c’était un groupe à voir. Musicalement, ils sont solides. La précision est au rendez-vous et leurs riffs sont plutôt lourds, mélodiques et essentiellement imprévisibles. On dirait une collision entre Opeth et Atheist par moment.  Le musicien qui a retenu le plus mon attention de ce groupe, c’est incontestablement le drummer, Brann Dailor. Il est tout simplement hallucinant à regarder jouer. Ses partitions sont réellement techniques. Il y a toujours une ghost note par-ci, une passe de tom imprévue par là, des rythmes tout simplement originaux et bien réfléchis. Ça groove pas à peu près.

Pour ce qui est des voix, tout le monde chante dans le groupe, ce qui apporte une diversité de ce côté. Visuellement, les gars sont plutôt statiques et ne déplacent pas vraiment d’air (sauf le bassiste), mais cette lacune est comblée par tout ce qui se passe sur l’écran derrière eux. Le visuel est à couper le souffle. J’ai remarqué qu’il y avait également un claviériste sur la scène. Il avait une belle prestance sur scène, mais je n’ai aucune idée de ce qu’il a joué. Je crois que le soundman a oublié de monter son volume. Ils ont terminé avec la pièce Blood and Thunder qui est la seule chanson que je connaissais du groupe. J’ai réellement apprécié le groupe et je vais donner une chance à leur discographie dès maintenant!

 

 

Gojira

Le groupe que j’attendais de voir avec impatience. J’avais eu l’occasion de les voir lors de leur dernier passage avec Deftones, mais là, c’est en headline que je les vois. Plus long setlist, plus d’effets visuels ce qui ne me déplait aucunement. Le groupe a entamé les hostilités avec Ocean Planet ce qui m’a conquis sur le champ suivi de BACK FUCKING BONE pour reprendre les mots de Joe Duplantier le chanteur. Ils sont totalement en feu. Ils sont très heureux d’être au Québec, car, comme ils l’ont dit à la fin du spectacle, c’est toujours un party ici et c’était presque sold out.

Par la suite, ils ont enchainé avec Stranded de l’album Magma qui a une passe de Wahhmy plutôt reconnaissable. Ensuite, là on commence à parler. Le groupe sort les gros canons. The Cell avec le drum en polyrythmie au début (en 4 contre 3 pour les connaisseurs), suivis de selon moi d’une des meilleures chansons de toute leur discographie, c’est-à-dire Flying Whale. Les sons de baleines, l’intro reconnaissable et accrocheuse pour ensuite faire place à un riff ultra trop entrainant. Pour me détruire complètement et faire de moi l’homme le plus heureux au monde, ils ont joué la meilleure chanson que Gojira a pu pondre selon moi. C’est-à-dire THE ART OF DYING. Cette pièce-là, c’est la chanson par excellence que j’envoi aux gens qui me demandent : c’est quoi Gojira? C’est tu un monstre japonais qui fait concurrence à Godzilla??(oui, on m’a déjà demandé ça). Donc, si vous ne connaissez pas le groupe, allez l’écouter.

Un autre moment clé de leur prestation, c’est le solo de batterie que tout le monde attendait. C’est avec humour que Mario Duplantier (le batteur) a fait embarquer la foule. Il avait des pancartes près de lui. Une qui disait PLUS FORT CIBOIRE et à la fin de son solo, il a pris sa pancarte qui disait MERCI EN CRISS. Ensuite, ils sont retournés dans leur matériel plus actuels en enchainant Another World, Silvera, Amazonia. Ils ont ensuite joué The Chant en faisant chanter les gens. C’était un beau moment, mais j’aurais préféré avoir Born For One Thing que cette chanson-là, mais je ne suis pas le maitre du setlist hahahaha. Pour terminer, ils ont joué The Gift Of Guilt de l’album L’Enfant Sauvage. C’est un très bon choix pour terminer un concert selon moi.

Le concert était tout simplement dément et j’ai passé un très bon moment malgré quelques petites déceptions. J’aurais aimé un setlist plus long avec les chansons : Explosia, L’Enfant Sauvage, Oroborus, Toxic Garbage Island, Only Pain, Love et Lizard Skin. Qui sait, un jour, Gojira pourrait revenir et faire un concert de trois heures avec un entracte? Ce serait un moment trop parfait, mais dans mes rêves les plus fous, ce que je disais en parlant de la chanson Art of Dying lors du trajet pour assister au concert et qui a été jouée ce soir, donc j’espère!

-Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion