Subhumans: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en 1980 des cendres du groupe The Stupid Humans par le guitariste, Bruce, et le drummeur, Andy, ils opteront pour le nom Superhumans et seront rejoints par le bassiste, Grant. C’est avec l’arrivée de Dick au vocal que le nom deviendra Subhumans. À la fin de 1980, Andy est remplacé à la batterie par Trotsky qui assure ce poste depuis. Il y a aussi eu un changement de bassiste en 1983 pour finaliser le line up actuel avec Phil à la basse. On parle donc ici d’un groupe qui roule sa bosse sur la scène punk depuis plus de 30 ans et qui ont également fondé le label « Bluurgh ». Ils ont toutefois eu des grands passages à vide causés par des divergences d’opinions qui ont mené à des absences de la scène entre 1985-1991, année où ils font un mini « Reunion Tour » puis rien ou presque jusqu’en 1998 où ils sortent leur 4 ème album studio, « Unfinished business » qui comprend des pièces jamais sorties de la vieille époque du groupe. Cette sortie a créé assez d’engouement pour repartir la machine Subhumans et en faire un retour plus réel. Ils font d’ailleurs quelques tournées depuis et ont lancé un autre album en 2007, « Internal riot« .
Le groupe a 5 albums studio à son actifs et 3 compilations de leurs 7 EP. Ils ont aussi 1 album en spectacle. Pour ma part, je dois avouer que Subhumans est mon groupe punk favori « all categories ». Nous avions, mes chums et moi , les paroles de la pièce « Us fish must swim together » de l’album « From the cradle to the grave » de 1983 en poster de 6 pieds de haut sur les murs de notre chambre. En voici le dernier couplet. Ah je vous met la pièce après.
When sink or swim is the choice you get
You cannot swim forever
You’ll need support to keep you alive
Us fish must swim together

Si cela ne vous rappelle pas l’essence même de la pensée punk … D’ailleurs, l’ensemble de la thématique des textes de Subhumans a toujours tourné autour de la solidarité et l’entraide face à la grosse machine corporative qu’il dénonce à grands cris.
Pour finir de vous donner le goût de vous installer devant la scène lors de leur passage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, je vous partage leur pièce d’anthologie, soit la pièce éponyme de l’album « From the cradle to the grave« , mentionné ci-haut. Cette pièce qui s’étire sur près de 17 minutes, est un bijou de progpunk et en plus, le texte est un poème à saveur politico-anarchiste. On ne sait pas encore quel jour et sur quelle scène on les verra mais dès que les horaires sortent, nous vous aviserons.

 

See you in the pit!
Lex

Voyage au cœur de la Bête : Le Black Metal Origines III

Je ne pourrais commencer ce texte autrement que par une certaine mise au point à l’attention des lecteurs. Effectivement, il est inhabituel pour moi d’écrire sur un spectacle, qui constitue une œuvre de performance, ou toute autre forme d’œuvre « artistique » lorsque j’y ai moi-même pris part. Mon habitude se situe plutôt dans la distance critique, d’écrire du point de vue du spectateur et non de «l’artiste » (terme à prendre avec un grain de sel) et de critiquer le plus objectivement possible mon expérience avec une œuvre.

Toutefois, lorsque le toujours très enthousiaste et spontané Dave Rouleau m’a demandé d’écrire un compte-rendu de derrière la scène du Black Métal Origines III (29 mars 2013) auquel je participais avec mon groupe Endless Horizon, je ne pus qu’accepter. La sortie de ma zone de confort me semblait vraiment intéressante et faire découvrir aux gens une partie souvent méconnue de la tenue d’un spectacle, c’est-à-dire tout ce qui vient avant, me semblait une très bonne idée. Soyez donc avertis, ce texte sera fortement subjectif et ne représentera que mon point de vue sur le Black Metal Origines III.

Tout d’abord, l’aventure du BMO III ne débute pas la soirée du 29 mars, ce n’en est que l’aboutissement. Le concept même de ce mini festival fait en sorte qu’il s’agit d’un travail de longue haleine pour les groupes qui y participent. Ceux-ci doivent en effet choisir un groupe célèbre de Black Metal, monter des reprises de ce groupe et des compositions originales dans un setlist et les jouer devant un public connaisseur lors de la tenue de l’évènement. Endless Horizon et moi avions le souhait d’y participer dès la première édition en 2010. Nous avions tâté le terrain à la deuxième, mais étions arrivés en retard, les participants étaient déjà choisis. Cependant, Charles Benoit et Max Craig de Metallum Prods avaient gardé notre nom en mémoire et lorsqu’ils décidèrent d’en faire une troisième édition, au milieu de l’été 2012, ils nous proposèrent d’en faire partie. Aussitôt, commença un long processus.

Premièrement, il fallait choisir un groupe auquel nous voulions nous attaquer. Inévitablement, le choix du groupe donna lieu à certains désaccords en raison des préférences de chacun des membres. Comme dans une famille, il nous fallut régler nos différends avec maints compromis qui aboutirent à Gorgoroth, groupe notoire du Black Metal norvégien. Ensuite, il fallut choisir les pièces de ce groupe que nous voulions monter. Aussitôt je fus confronté personnellement à une tâche très  lourde : Gorgoroth a toujours refusé de publier les paroles de leurs chansons et les pièces de leurs premiers opus, auxquels nous voulions nous attarder, sont souvent en Norvégien, une langue que je ne parle pas. Commença donc un immense travail de recherche de transcription des paroles faites par des amateurs du groupe, de recoupement des transcriptions pour s’assurer de leur authenticité et finalement d’apprentissage de la prononciation. Pendant ce temps, les autres membres d’Endless se concentraient à l’apprentissage de la musique avec tout autant d’assiduité et nous pratiquions ensemble deux fois par semaine. Ce processus s’étendit de la fin décembre, après nos spectacles de lancement d’album (1er décembre à Québec et 22 décembre à Montréal), jusqu’à la tenue du spectacle, vendredi dernier.

Beaucoup de travail donc, mais nous voulions être sûrs de mettre toutes les chances de notre bord pour donner une performance du tonnerre. Chaque année, depuis la première édition, ce spectacle attire la crème des connaisseurs de Black Metal de la Capitale et des environs et nous n’avions pas le droit à l’erreur, même si cette année l’évènement n’avait pas lieu au Complexe Méduse, mais à l’Agitée ce qui signifiait une ambiance plus intime. De plus, nous allions partager la scène avec des groupes à l’excellente réputation ; Ordoxe (Enthroned), Mortuas (Old Man’s Child) et Cryptic Howling (Dark Funeral), et ne souhaitions donc pas être en reste par rapport à eux.

Cela nous mène à la soirée du 29 mars, qui débuta pour moi à 8 h 30 le matin, car avant de jouer le frontman de BM je devais jouer mon rôle de cuisinier pour faire la popote de la journée en ce Vendredi saint. À 13 h 45, ma douce compagne m’attrapa en voiture pour une douche rapide à la maison, puis direction Studios Sonum pour aller embarquer notre cargaison imposante de matériel dans quatre voitures et arriver à 16 h à l’Agitée pour installer ledit matériel et les tests de sons. En arrivant dans cette désormais célèbre salle de spectacle, ce fut le moment de faire connaissance avec les membres des autres groupes invités et l’équipe de la soirée: François C. Fortin au son, Max Craig et Charles Benoit de Metallum Prods à l’organisation, notre gérant Marc Lavoie (merci pour la merch!) et l’équipe de l’Agitée. Après un briefing succinct de Max Craig et Charles Benoit commença immédiatement l’installation du backline, suivie des tests de son. Cela me permit de constater le professionnalisme et l’efficacité des artisans impliqués dans la tenue du BMO, qui réduisent ainsi considérablement l’attente interminable habituellement vécue par les membres de groupes avant un spectacle lorsque les tests de son et l’installation s’étirent en longueur.

Vers 18 h 30, tout était prêt pour la tenue du spectacle et les organisateurs nous offrirent immédiatement le souper qu’ils avaient prévu pour les groupes et l’équipe. Encore une fois démontrant leur professionnalisme et leur attention aux besoins des groupes. Vers 19 h 30, les portes ouvrirent et les spectateurs commencèrent à affluer dans la salle tranquillement. Ce fut alors l’occasion pour Endless Horizon et nos gentilles maquilleuses (ma précieuse Julie Bédard et la compagne de Gangrène (basse), la sémillante Karine Sylvain) de descendre au backstage pour la séance de maquillage avant le spectacle. En effet, le premier groupe de la soirée, Ordoxe, devait entrer en scène vers 20 h 15 et ne jouerait que 35 minutes environ, ce qui est assez juste pour costumer et maquiller les 6 spectres d’Endless Horizon! Pendant que la musique du premier groupe et leurs reprises d’Enthroned débutaient, nous eûmes ainsi l’occasion d’évacuer le trac en blaguant avec Emmanuel Audet, Sébastien Gagnon et Dominic Mongrain Thériault de Cryptic Howling, jusqu’à ce qu’enfin prêts nous montâmes assister à la fin de la solide performance d’Ordoxe en attendant notre tour de chant.

Lorsque notre tour arriva, l’installation de notre matériel fut facilitée par l’efficacité de Jean-François Jalbert et ses acolytes d’Ordoxe à vider la scène et par l’aide de Michael « Aisthem » Mercier, notre ancien claviériste qui aida notre petite nouvelle Countess Darya à s’installer avec rapidité (merci beaucoup Mike!). Puis cette dernière lança l’introduction, je me retournai pour un petit rituel de tapes poing à poing avec LordGore (guitares/vocal), Zéphyros (batterie), Nafarius (guitares), Gangrène et la Comtesse. À ce moment, le trac fit place à une sorte d’engourdissement chez moi où tout ce qu’on avait pratiqué pendant des mois devint naturel et je ne pensai qu’à mon interaction avec la foule en saluant du poing Nicolas Racine de Métal Obscur Blogzine qui arbore un t-shirt de Gorgoroth (wow!). J’entamai ma présentation de la première pièce de la soirée et je hurlai son nom : « Bergtrollets Hevn »! Aussitôt, le temps s’accéléra et la prestation ne sembla être qu’un éclair. Le son de scène était imposant (merci Franky!) Les têtes s’agitaient devant nous, la sensation était orgasmique. Je déployai mes assauts : crâne éclaté au sol, bible déchirée et souillée de bière, grimoire infernal qui prend feu et dégustation de sang. Lorsque nous terminions ce qui devait être la dernière pièce de notre set; « Profetens Apenbaring », les spectateurs en redemandèrent et Jonathan Gauthier, qui fêtait son 26e anniversaire ce soir-là, ne se gêna pas pour saisir le micro et demander un rappel… Quel bonheur! Ce n’était cependant pas prévu, mais nous avions gardé un atout dans notre manche en préparant une quatrième reprise de Gorgoroth pour une certaine vidéo d’Ondes Chocs. « Begravelsesnatt », la première pièce du premier album (Pentagram) des psychopathes de Bergen que nous jouâmes à un rythme fulgurant et les spectateurs furent conquis. Du moins, ils eurent l’air de s’amuser autant que nous en se rentrant dedans comme des possédés! Après quelques empoignades viriles avec les spectateurs de la première rangée nous redescendîmes de la scène avec le sentiment du devoir accompli et l’envie de faire la fête. Le reste de la soirée fut un superbe party au son de Mortuas et Cryptic Howling!

En somme, participer au BMO avec mon groupe fut une expérience inoubliable qui valu amplement tout le travail, le temps et les tergiversations de groupe qu’il implique. Ce spectacle unique nous a donné l’occasion de travailler avec une équipe professionnelle, intelligente et dévouée et de partager la scène avec des groupes et des individus au talent exceptionnel. De plus, ce spectacle nous a permis de nous amuser comme des malades en reprenant des classiques incontournables d’un groupe qui a marqué notre courant musical de prédilection. Je souhaite fortement qu’une quatrième édition de ce petit festival, que nous sommes très chanceux d’avoir à Québec, ait lieu l’an prochain. Merci à toute l’équipe du BMO III et à l’an prochain!

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Rappunk, The Transplants: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en 1999, par Tim Armstrong, lead singer de Rancid et Rob Aston (skinhead Rob), un ami de ce dernier et roadie de Rancid. Je vous parle ici de The Transplants. Cette formation qui œuvre dans le punk/rap est en fait un super groupe. Au tout début du projet, Tim et Rob voulaient seulement faire de la musique sur des beats en loop et des samples. Quand le projet prit de l’ampleur, ils se mirent à inviter d’autres musiciens de renom. Finalement, ils décidèrent de former un band complet et invitèrent le batteur de Blink 182, Travis Barker.

En 2002, The Transplants a lancé son premier album éponyme sur Hellcat Records. Plusieurs artistes dont Davey Havock (AFI), Danny Diablo (Crown of Thornz ), Lars Frederiksen (Rancid) et Brody Dalle (The Distillers) ont participé à l’enregistrement de celui-ci. Les deux premiers singles, Diamonds & Guns et D.J. , D.J. ont aussitôt pris la chaine Mtv d’assaut pour devenir des succès commerciaux. Suite à la sortie de l’album, le groupe prit la route en compagnie des Foo Fighters.

Par la suite, c’est en 2005 qu’ils ont sorti leur deuxième effort, « Haunted Cities« . Les gars ont aussitôt pris la route à bord de la tournée du Vans Warped Tour pour promouvoir l’album.  Une tournée avec la formation Pennywise fut aussi organisée pour la sortie du deuxième single et vidéo « What I Can’t Describe« . Une rumeur de dissolution fut lancée par Rob sur les ondes d’une radio américaine mais aussitôt cette dernière fut démentie par Tim qui dit,: Dans la prochaine année, j’espère pouvoir enregistrer un nouvel album avec Transplant car j’adore enregistrer avec ces gars-là.

« In A War Zone« , est prévue pour le mois de mai 2013, ce qui sera le troisième opus de la formation Californienne. La sortie de celui-ci sera comme tous les autres rapidement suivi d’une tournée. Nous aurons alors la chance d’accueillir les gars soit le 15 juin 2013 sur une des scènes du Rockfest de Montebello. D’ici ce temps-là, rappelez-vous des souvenirs avec les vidéos de « Diamonds & Guns« .

 

et D.J., D.J.

 

See Ya In The Pit

John

Underground Labels – Xtreem Music

Dans le but de toujours en offrir plus et de manière différente, Ondes Chocs aime aller au-delà de l’ordinaire et donner la parole aux personnes de la scène underground pour leur donner la visibilité qui leur revient.  On a donc  pensé vous donner le point de vue des labels et aujourd’hui, j’aimerais vous présenter Rémi Côté, propriétaire de PRC Music et Explosive PR.  Il sera avec nous sporadiquement pour nous parler des labels et bands partout dans le monde, en plus de nous parler de ses produits sur son label. – Dave

 

Salut! J’espère que vous aimez le métal? huh? Parce que là on va jaser métal ensemble, ce qui se fait de plus underground… ce qui se fait de mieux! Je vais vous écrire au sujet de ces passionnés de métal qui persistent à produire, promouvoir et distribuer ces groupes que personnes, ou presque, ne connaissent.  En d’autres mots, je vais vous parler des labels, mais pas de Century Media ou de Nuclear Blast, mais du sang neuf qui bouille dans ce bel univers musical qu’est la scène métal underground internationale.

Au fil des ans, en raison de ce que je fais au niveau d’un label moi-même ou pour mes recherches de nouveautés explosives du temps ou j’étais le proprio du PROFUSION à Montréal, j’ai rencontré des personnages de la scène, des gens qui vivent le métal à tous les jours et toutes les heures de leur vie et qui valent la peine d’être connus et reconnus.

Pour mon tout premier article, je vous présente XTREEM MUSIC, un label basé à Madrid en Espagne et reconnu pour son dévouement au Death Métal old school, mais aussi pour tout plein de bons groupes de Thrash, de Black et de Grind qui sévissent en Espagne.

Prêt? Go!

XTREEM MUSIC fut fondé en 2002 après la débâcle de REPULSE RECORDS (qui fut lui-même précédé de DROWNED Productions) par Dave Rotten, le chanteur du groupe Avulsed.  Repulse se concentrant presque uniquement au Death Métal, XTREEM MUSIC nous offre une plus grande diversité musicale en y allant avec des groupes plus Thrash ou Black métal, mais en gardant toujours une grande emphase sur le Death Métal, le son et le style de prédilection de Mr. Rotten.

Une des spécialités du label est la réédition d’albums obscurs des années ’90, de grands classiques de groupes tels que Funebre, Demigod, Multiplex, Revenant, Disgrace et mon préféré, le superbe album « Nespithe » de Demilich! (qui vient juste d’être re-pressé soit dit en passant!) Ce label est a l’avant-scène de l’underground, fidèle à ses clients et fans, un label à la touche magique quand vient le temps de promouvoir ou signer un nouveau groupe… et Mr Rotten est aussi fidèle à ces habitudes, il ne signe que ce qu’il aime et ne suit pas les vagues, ce qui est tout à son honneur!

Ce label nous a permis de faire la découverte de groupes tels que Kronos, Hour of Penance, Human Mincer … et de redécouvrir Sacrilege(Uk), Lethal Aggression, Broken Bones ou Demigod pour n’en nommé que quelques-uns.

Dernièrement, le label a signé et sortit quelques groupes d’une qualité remarquable, comme Unreal Overflow qui fait un métal technique comparable à Death, Sorcery de Suède qui nous revient en force après 20 ans d’absence avec son Death old school de qualité supérieure, et les thrasheurs slovènes d’Eruption qui nous balancent un thrash old school avec un son énorme… et j’attends avec impatience les nouveautés de Rancor, Verminous et Absorbed!  De la qualité mur à mur!

Ce label a le vent dans les voiles depuis ses débuts. David (Sanchez) croit toujours à ce modèle d’affaire et prouve encore et toujours que la musique est toujours viable, que le métal n’est pas sur son déclin et que les vrais passionnés seront toujours prêts à investir et à s’investir dans la promotion et distribution de la bonne musique underground.  Je vous conseille fortement de faire des recherches sur XTREEM MUSIC si vous aimez faire de belles trouvailles. Pointez vos fureteurs sur www.xtreemmusic.com pour en savoir plus.

Pour ceux et celles qui veulent bien acheter au niveau local, je distribue moi-même des titres de XTREEM MUSIC sur mon shop a www.prcmusic.com (Buy 3 get 1 free!)

Je vous reviens bientôt avec un nouvel article sur un label Polonais qui me fait tripper depuis plus de 10 ans… avis aux fans de Grind: Vous allez être servis!

 

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Underground Labels – Xtreem Music

Dans le but de toujours en offrir plus et de manière différente, Ondes Chocs aime aller au-delà de l’ordinaire et donner la parole aux personnes de la scène underground pour leur donner la visibilité qui leur revient.  On a donc  pensé vous donner le point de vue des labels et aujourd’hui, j’aimerais vous présenter Rémi Côté, propriétaire de PRC Music et Explosive PR.  Il sera avec nous sporadiquement pour nous parler des labels et bands partout dans le monde, en plus de nous parler de ses produits sur son label. – Dave

 

Salut! J’espère que vous aimez le métal? huh? Parce que là on va jaser métal ensemble, ce qui se fait de plus underground… ce qui se fait de mieux! Je vais vous écrire au sujet de ces passionnés de métal qui persistent à produire, promouvoir et distribuer ces groupes que personnes, ou presque, ne connaissent.  En d’autres mots, je vais vous parler des labels, mais pas de Century Media ou de Nuclear Blast, mais du sang neuf qui bouille dans ce bel univers musical qu’est la scène métal underground internationale.

Au fil des ans, en raison de ce que je fais au niveau d’un label moi-même ou pour mes recherches de nouveautés explosives du temps ou j’étais le proprio du PROFUSION à Montréal, j’ai rencontré des personnages de la scène, des gens qui vivent le métal à tous les jours et toutes les heures de leur vie et qui valent la peine d’être connus et reconnus.

Pour mon tout premier article, je vous présente XTREEM MUSIC, un label basé à Madrid en Espagne et reconnu pour son dévouement au Death Métal old school, mais aussi pour tout plein de bons groupes de Thrash, de Black et de Grind qui sévissent en Espagne.

Prêt? Go!

XTREEM MUSIC fut fondé en 2002 après la débâcle de REPULSE RECORDS (qui fut lui-même précédé de DROWNED Productions) par Dave Rotten, le chanteur du groupe Avulsed.  Repulse se concentrant presque uniquement au Death Métal, XTREEM MUSIC nous offre une plus grande diversité musicale en y allant avec des groupes plus Thrash ou Black métal, mais en gardant toujours une grande emphase sur le Death Métal, le son et le style de prédilection de Mr. Rotten.

Une des spécialités du label est la réédition d’albums obscurs des années ’90, de grands classiques de groupes tels que Funebre, Demigod, Multiplex, Revenant, Disgrace et mon préféré, le superbe album « Nespithe » de Demilich! (qui vient juste d’être re-pressé soit dit en passant!) Ce label est a l’avant-scène de l’underground, fidèle à ses clients et fans, un label à la touche magique quand vient le temps de promouvoir ou signer un nouveau groupe… et Mr Rotten est aussi fidèle à ces habitudes, il ne signe que ce qu’il aime et ne suit pas les vagues, ce qui est tout à son honneur!

Ce label nous a permis de faire la découverte de groupes tels que Kronos, Hour of Penance, Human Mincer … et de redécouvrir Sacrilege(Uk), Lethal Aggression, Broken Bones ou Demigod pour n’en nommé que quelques-uns.

Dernièrement, le label a signé et sortit quelques groupes d’une qualité remarquable, comme Unreal Overflow qui fait un métal technique comparable à Death, Sorcery de Suède qui nous revient en force après 20 ans d’absence avec son Death old school de qualité supérieure, et les thrasheurs slovènes d’Eruption qui nous balancent un thrash old school avec un son énorme… et j’attends avec impatience les nouveautés de Rancor, Verminous et Absorbed!  De la qualité mur à mur!

Ce label a le vent dans les voiles depuis ses débuts. David (Sanchez) croit toujours à ce modèle d’affaire et prouve encore et toujours que la musique est toujours viable, que le métal n’est pas sur son déclin et que les vrais passionnés seront toujours prêts à investir et à s’investir dans la promotion et distribution de la bonne musique underground.  Je vous conseille fortement de faire des recherches sur XTREEM MUSIC si vous aimez faire de belles trouvailles. Pointez vos fureteurs sur www.xtreemmusic.com pour en savoir plus.

Pour ceux et celles qui veulent bien acheter au niveau local, je distribue moi-même des titres de XTREEM MUSIC sur mon shop a www.prcmusic.com (Buy 3 get 1 free!)

Je vous reviens bientôt avec un nouvel article sur un label Polonais qui me fait tripper depuis plus de 10 ans… avis aux fans de Grind: Vous allez être servis!

 

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Shredder, breaker, riffer … on parle tu de musique, là?

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* Oui, on sait que les groupes ont changé et n’étaient pas ceux du flyer! (NDLR)

Ce qui est cool avec les shows intimes, c’est la vibe crissement oldschool. Je m’explique. Quand le public est restreint à une quinzaine de personnes en fin de soirée, la grosse majorité impliquée directement dans les bands ou des médias quelconques, t’as l’impression d’être dans un genre de party VIP dans lequel t’as soudainement l’occase de rencontrer ta famille éloignée. Les problèmes de la vie quotidienne prennent un backseat et y’a rien d’autre qui compte que te garrocher à terre à moitié sur le son endiablé d’une musique authentique qui te rentre dans le système comme une tonne de briques; ce feeling est la plus splendide drogue qui existe et mon fix est jamais assez fort. Je suis effectivement une fille salement difficile et sélective en termes de c’que je trouve écoutable, en passant par c’que je juge être prometteur, jusqu’aux rares cas ou j’suis complètement prise au dépourvu par à quel point le son d’un band peut me faire devenir fan de leur stuff après un seul set. J’avais aucune idée à quoi m’attendre en me préparant mentalement pour cette soirée sous le toit du Woodstock à explorer les goûts (que j’estimais correctement comme étant sans doute très éclectiques) de Mr. Raphaël Parent, propriétaire de Wolf Productions, sa business indépendante qui portera un fruit savoureusement rafraîchissant dans les mois qui viennent s’il continue d’emblée à pousser bravement sa luck en introduisant le public à des bands qui essayent pas de sonner comme personne d’autres qu’eux-mêmes et qui prennent un plaisir coquin à mélanger plusieurs sous-styles de métal de mille et une façons auxquelles je ne pouvais vraiment pas m’attendre même en essayant de deviner à quoi j’aurais affaire en me basant sur le son du band de Raph, INFECTED KARMA (que j’ai pu apprécier avec un enthousiasme bien avoué dans ma dernière critique pour le show de HOLLOW au Magog, début Mars).

À mon entrée au bar vers 18h45 (j’étais arrivée en avance surtout pour gauger la vibe et le type de public qui caractériserait ce show, et j’dois avouer que je trouve les soundchecks intéressants et révélateurs à regarder, blâmez ma passion pour les détails; on parle de musique, après tout) j’ai été assez ahurie de voir que l’endroit était loin d’être bondé. Le band était dans la grande salle de show et le côté pub était absolument désertique. Le show devait normalement débuter à 19h – ce que j’ai trouvé sensass dans tout ça, c’est que le staff impliqué dans cette soirée (du booker en passant par les membres de CHARIOTS) avaient beau sembler stressés par le côté loufoque de la situation (dur à croire qu’une salle peut être vide avant un show de cette envergure; écoutez le dernier album de CotG,  »Tides of War », et vous allez saisir mon point de vue et admettre qu’il n’est pas d’un enthousiasme exagéré voire cheesy) ils réussissaient à bien compartimenter l’utilisation du temps qu’ils avaient sur les bras et n’ont pas semblé excessivement frustrés par l’anicroche. J’ai eu l’occase de jaser un peu avec un de leurs deux guitaristes, Dimitri Gervais. J’ai pas hésité pour lui sortir que je suis normalement très difficile à impressionner et que même avec mon esprit de tête dure complètement inégalé, j’ai été complètement foudroyée par l’intensité de  »Tides of War ». Il a pris le compliment avec une appréciation humble et terre-à-terre; il me semble être un dude très professionnel et son approche est bien plaisante. Jasette à part, malgré le fait que la bâtisse dénombrait probablement un gros max de dix personnes sur les lieux même autour de 19h, je savais que le show serait quelque chose de mauditement cru et hallucinant et j’ai pas manqué de passer cette remarque à ma tendre moitié qui m’accompagnait pour la soirée – il n’avait jamais entendu CHARIOTS avant et je lui ai assuré que ce qu’il verrait sur scène le ferait devenir fan. J’reste sur mon feeling qu’il a largement vu que je suis loin de pas savoir de quoi je parle.

En suivant le conseil bien placé de Dim, j’ai éventuellement décidé d’aller casser la croûte et me claquer un (soit-dit-en-passant excellent, essayez-le) Gin Tonic au chic et paisible pub Liverpool à quelques pas de la salle de show après avoir appris que finalement, le premier band serait prêt pour 21h et quart. À cette heure, j’ai effectivement pu découvrir que la cue était bien placée; j’entrais au vestiaire pour y laisser mon coat de fourrure et j’entendais déjà la foule s’enthousiasmer pour le set de BLACK ABSINTHE qui a commencé avec une énergie qui a pas manqué de me rentrer dedans même en étant encore sur le bord de la porte. J’ai judicieusement évité de m’acheter un pichet en rentrant – j’étais déjà sur un feeling assez fêtard mais toujours assez frais pour avoir un esprit critique et non pas seulement hyperactif et distrait par un rush d’alcool, et je me suis avancée au devant du stage en arborant une expression que je savais être assez facile à lire: des yeux curieux, peut être un peu rieurs, et un scepticisme marqué, mais j’avais quand même un sourire en coin et je tâchais, avec un succès progressif, de me laisser absorber par ce que j’avais devant moi: je n’en avais aucune idée même en organisant ma participation au coverage médiatique de ce show et j’ai pu apprécier la surprise de constater que ces gars-là ont un son qui mélange pas mal d’influences que j’aurais jamais cru entendre dans un seul et même contexte en termes de songwriting. BLACK ABSINTHE sont une formation de Toronto qui semble se faire progressivement un nom assez respecté à force de faire des shows et j’ai pu comprendre le pourquoi du comment de tout cet engouement en ne manquant pas de noter tout ceci et rien de moins: ils mélangent une vibe extrêmement punk à la base avec des touches oldschool grunge (à la Bleach-era NIRVANA) et gardent ce background comme base assez régulière de toune en toune. Ils ajoutent à cela une bonne couche très évidente (en tout cas, selon moi) d’influence New Wave of British Heavy Metal, se concentrant surtout sur l’aspect plus rock and roll de ce sous-style – je me dis qu’ils sont sans doute de très grands fans de bands underground comme ZUUL en se rendant jusqu’au top du totem avec des bands comme MAIDEN et JUDAS PRIEST (dont ils ont fait un cover assez dynamique –  »Breaking the Law » est toujours le fun à voir en show et à écouter, essayez de me dire le contraire et de vous trouver convaincants – vous réussirez pas). À cela, des blastbeats occasionnels et des petites exploitations du côté plus smooth du progressif (à la OPETH tranquille) se marient promptement et sans trace d’un manque de structure concise; j’étais, au début, estomaquée par le nombre d’expérimentations que j’avais devant les yeux et de l’agencement avec l’énergie des trois gars qui jouaient leur stock comme s’ils étaient nés sur un stage à le shredder avec à peu près autant de brio. C’était comme si c’était aussi naturel pour eux que se lever le matin et se faire un café – et aussi exactement aussi simple que ça – ceci m’a assez marquée pour que je considère sérieusement l’option de travailler avec eux sous le toit du label dont je suis co-propriétaire, Mulligore Production. Je vais citer Jack Black brièvement pour illustrer mon point de vue: il a déjà dit, en entrevue, que les bands qui ont le  »magma » créatif et scénique existaient dans les années 80 et 90, mais qu’aujourd’hui, ils sont aussi absents de la planète que les dinosaures, Godzilla, Monsieur Quaker, Donald Duck, Jésus Christ, et le fucking Santa Claus. Je lui réponds qu’en scrutant l’underground, tu peux facilement découvrir des bands qui ONT le magma dont il parle et BLACK ABSINTHE en est un. Ils sont Canadiens, et ont l’aptitude de mélanger des influences provenant de tous les recoins de la planète en une seule et unique approche qui est très bien traduite sur scène, même en étant victime d’un traitement sono qui laissait à désirer (les micros étaient placés un peu trop proche des amplis, et ce qui s’en résultait était un son tantôt trop fort et imprécis, tantôt plus discernable mais quand même assez difficile à écouter; c’est la seule chose que je déplore de ma soirée, le stage set-up aurait pu être fait autrement). J’ai donc conclu que j’allais passer du temps avec le EP de ces gars-là pour me faire une idée encore plus nette et précise sur leurs outils d’attaque. Un certain temps plus tard, j’ai lancé un sourire complice à Jack, le chanteur et guitariste du groupe qui est soit dit en passant un bon vivant, que ce soit sur scène ou hors-scène. Il est venu me piquer une jasette en me soulignant qu’il a bien apprécié de me voir headbanger autant durant leur set et que ça l’avait vraiment mis dedans et contenté. Il était d’un enthousiasme débordant avec  »YOU ROCK » par-ci et autres qualificatifs positifs par-là; il a bien cerné le fait que j’avais été impressionnée par ce que j’ai vu. J’en ai donc profité pour lui lancer la balle et lui demander s’il était en discussion avec des labels présentement – après avoir eu quelques révélations intéressantes sur le stock sur lequel le band travaillera prochainement en studio, nous avons échangé des p’tites cartes ( »we’re trading effin’ caaaaards, mannnn, how cool is that?? », lance Jack, le trippeux visiblement oldschool jusqu’à l’os) et je lui ai promis que je garderais contact. Il est largement possible qu’on travaille ensemble prochainement et je trouvais vraiment cool d’avoir une chance de découvrir un band que j’aimerais signer par le biais d’un show local; les surprises en finissent pas.

Le groupe BEYOND THESE WALLS, et ils l’avouaient sur la page d’événement du show sur Facebook bien avant la date de show, sont un nouveau band qui n’avait jamais monté sur scène avant. Le propriétaire de Wolf Productions (Raph) m’a informée (entre les sets) du fait que la plupart des gens dans la foule étaient des amis proches des membres du groupe. J’ai pu noter que même à mi-soundcheck, cette trolée de personnes vraiment très enthousiastes s’est rassemblée sur le devant du stage comme si le show était déjà commencé, ce qui a un peu déboussolé les gars du band temporairement, alors qu’ils se demandaient s’ils finissaient le soundcheck ou pouvaient se lancer tout de suite dans la première track – ce qu’ils ont fait d’emblée, et j’ai senti le stress s’évaporer d’un coup de vent monumental à partir du moment où la musique partait en malade; ils étaient tous concentrés, à 500%, sur la performance. Y’a pas à dire, ils assuraient. Les deux guitaristes avaient une sept cordes, ce que je trouvais ambitieux en partant, et j’ai cru, en écoutant leur soundcheck, que j’aurais affaire à un band de death metal pesant, mais leur approche était plutôt un certain mélange de deathcore et de hardcore pur, et traditionnel avec du dual-guitar-work qui est pas mal plus élaboré et recherché que les stop-start riffs que j’entends dans beaucoup trop de matos hardcore qui sort sur des trop gros labels dernièrement. Le frontman donnait pas sa place, ses vocals étaient puissants et constamment dans le registre aigu, et sa présence scénique était prenante. Je souligne aussi que le drummer avait une énergie qui déplaçait de l’air – il vargait sur son kit comme si sa survie en dépendait. Il mettait du sérieux dans la qualité de sa performance mais avait aussi l’air d’avoir un fun noir et c’était pareil pour le reste du band, et assez palpable pour me faire bouger et headbanger en sirotant ma Boréale Rousse tranquillement. Fait assez insolite, quand le public a demandé (avec une motivation étourdissante mais touchante à voir) un rappel, ils ont bravement abordé une pièce qui était pas complètement finalisée. Max, le chanteur, a précisé que les lyrics étaient pas finis. Un de ses chummey a pris une thématique au hasard, composé quelques lignes sur son cell, et l’a refilé au frontman. Assez incroyablement, le band s’est mis à jouer ladite toune, alors que Max improvisait des patterns vocals en lisant les paroles composées par l’ami dans la foule, cellulaire à la main. Le résultat était fracassant et je vous mens pas. Chapeau pour avoir relevé un défi qui avait presque l’air d’un dare. J’ai hâte d’entendre du stock de ces gars-là sur CD – même si je suis pas fanatique de deathcore en général, j’ai trouvé leur approche différente de celle du reste de la foulée provenant de cette section de la scène, et ils ont l’air déterminé à se jeter à l’eau et forcer la note pour trouver leur blueprint et ça j’trouve que c’est respectable, point final. Que vous aimez le style ou pas, avouez au moins qu’il se développe rapidement et aisément et que ça pique votre curiosité. Ça mettait de l’action dans le minuscule (mais joli) pit qui dénombrait beaucoup de fans authentiques de ce son qui faisaient du hardcore dancing à en plus finir, ce qui était sweet à voir. Le band a terminé son set en ayant l’air satisfaits de leur première expérience sur scène et je trouve qu’ils ont fait de la saprée bonne job, opinion visiblement partagée par la gang de trippeux sur le devant du stage (et sur le côté pour ce set, dans mon cas, ce qui me donnait une vue diagonale qui me permettait d’observer plus efficacement).

J’ai trouvé une chose un peu nowhere après ce set; la salle s’est pratiquement vidée. J’ai commencé à scruter les recoins de la pièce en pointant quinze personnes du doigt; je les comptais mentalement. Presque tout le beau monde qui était là pour les deux premiers bands avait quitté pour aller du côté pub ou ailleurs qu’au Woodstock tout simplement. J’en revenais pas, surtout que le headliner, CHARIOTS OF THE GODS, est complètement colossal. Ça empêche pas qu’après un bref soundcheck qui s’est déroulé avec un professionnalisme marqué et une souplesse qui en dit long sur leur expérience, ils ont complètement dominé la petite bulle un peu surreal que nous, gens accros au sein de ce petit public, avions forgée. En me tournant la tête je voyais que les gens qui étaient encore là étaient le booker de la soirée, des membres de BLACK ABSINTHE et BEYOND THESE WALLS, et autres représentants de médias, ainsi que photographes, et quelques autres personnes qui comprennent le concept qu’aller à un show implique d’être là jusqu’à la fin. Chapeau à ces trippeux qui savaient sans doute pertinemment que CHARIOTS leur arracheraient métaphoriquement la face sans préambule. J’ai apprécié l’album, et je savais que le show serait haut en couleurs, et croyez-moi; je me trompais pas. St-Amour, le guitariste soliste, est un virtuose. Je le regardais aller juste en face de moi (je m’étais déplacée pour voir de plus près, après tout, je suis déjà complètement vendue à ce band) et je rushais. Les gars dans le public faisaient du air-shred devant lui comme s’il était une de leurs idoles d’enfance et il avait cet impact un peu space sur toute la salle; ça se sentait. Dimitri avait une présence scénique élégante, avec un feel communicatif, une émotion qui se voyait sur son visage alors qu’il laissait les notes nous enivrer tous, le chanteur était dynamique, énergique, et sur la coche, et le drummer roulait quelque chose de rare (même lui avait une presence vraiment notable, même en étant aussi draconiennement occupé à défoncer son kit). Et que dire du bassiste; bordel que ce gars-là shred. Vous vous rappelez de ce que Lemmy a dit dans son film?  »J’essaye d’avoir l’approche d’un guitariste avec ma bass. » C’est un concept que peu appliquent avec un réel talent – le bassiste de CoTG relevait ce défi, in my book. J’ai pas été déçue – j’ai croisé Dimitri alors que touts les bands sortaient leur gear du bar vers minuit et demi, et lui ai sorti que leur set était  »complètement fucking nice » (je manquais de mots pour décrire à quel point j’tais frappée par ce que je venais de voir) et il m’a répondu très modestement qu’il avait remarqué que moi et mon fiancé Jonathan garrochaient des horns et headbangaient comme des perdus tout le long du set.  »Ça doit être bon signe. » C’est ce qu’il nous a répondu. Effectivement bro, le fait que la foule brassait autant, c’est un encouragement que vous méritez et pas à peu près.

Cette soirée très remplie me donnait l’impression d’avoir vécu un trip qui est pas aussi accessible qu’on le pense – faut en profiter quand ça passe. L’ambiance me donnait l’impression qu’on était au début des années 80, dans le temps où le métal c’était quelque chose de nouveau et que peu de personnes voulaient réellement comprendre la raison de son existence. Y’avait pas beaucoup de trippeux mais ces gens-là étaient des VRAIS guerriers. Ils existent encore en 2013; eh oui, les amis, les gangs d’accros qui rateraient pas un show underground pour rien au monde, y’en a partout au Québec et le mouvement est immortel. Nombre d’entre eux étaient au Woodstock hier soir – des musiciens, des promoteurs, des fans. Le public faisait le show autant que les bands, c’est aussi simple que ça. Merci à Wolf Productions pour une soirée mémorablement agréable.

-Noch