by Lex Ivian | Avr 18, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest

Formé en 2003 au Connecticut, quand Palmeri va y rejoindre les frères Lionetti, ils ajouteront par la suite Ketive et Davis puis sont depuis déménagés dans le patelin de Palmeri et Ketive – Queens, New York – où ils disent puiser leur inspiration pour produire toute cette violence et agression dans leur musique. Depuis leurs débuts, ils sortent 2 démos en 2004 et 2005 qui attirent l’attention du label This city is burning Records qui sortira leur 1er EP. Encore là, cette sortie leur permet de faire un autre pas en avant et c’est avec Victory Records qu’ils poursuivront leur carrière jusqu’à aujourd’hui. Cette association a permis 5 albums (qui sont tous apparus sur le billboard 200 et dans le top 40 du US Indie Chart) dont le dernier en date, « Slave to the game » paru en 2012. Voici le 1er extrait vidéo de cet album, « Protoman ».
Le groupe a vu le départ des 2 frères Lionetti en 2009 mais on réussi tout de même à produire un album la même année alors que Mulholland prend la guitare et Kaabe le drum. Kaabe fera aussi l’abum suivant en 2011 avant d’être congédié du groupe et être remplacé par Castillo. Voici « Solar flare homincide » de l’album « Speaker of the dead » de 2011.
Emmure est un groupe sans compromis qui provoque les opinions les plus tranchées et opposées concernant leur musique et attitude que j’ai pu entendre dans le milieu de la musique heavy au Québec. Pourtant, leurs performances sur scène sont toujours sans faille et vous pouvez vous attendre à une bonne dose d’énergie leur de leur passage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.
See Ya in the pit
Lex
by Luc St-Laurent | Avr 18, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.6 : Une ténacité faite de fer!
Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!
Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.
De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.
Hell
Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.
Imperial Vengeance
Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.
Eradikator
Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.
Gloryhammer
Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Dave Rouleau | Avr 18, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.6 : Une ténacité faite de fer!
Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!
Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.
De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.
Hell
Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.
Imperial Vengeance
Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.
Eradikator
Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.
Gloryhammer
Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Lex Ivian | Avr 16, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
![1652_10151294763851862_1726205975_n[1]](data:image/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==)
Les vétérans du pop punk montréalais, Men « O » Steel sont de retour après 17 ans avec le line up original de eur 1er album Can I Have A Piece? sorti en 1996 sur 2112 Records du Union Label Group. Voici « Sleeping head down ».
Par la suite, ils apparaîtront sur une des nombreuses compilations « Nöel dans la rue » au profit de l’organisme « Dans la rue » qui, comme son nom l’indique, vient en aide aux gens qui vivent dans la rue . Ils interprètent alors la pièce « J’ai vu Maman embrasser le Père Noël ». Ils font aussi partie d’une autre compilation particulière en 1999 alors qu’on les retrouve sur l’album « Short music for short people » qui comprend 101 groupes (dont GWAR, Circle Jerks, Agnostic Front entre plusieurs) qui ont tous enregistré une pièce d’environ 30 secondes. Pour l’occasion, ils offrent « In your head », déjà présente sur leur 1er album, qui atteint 25 secondes.
Ils ont sorti un 2ème album « Stainless » en 2000 mais déjà le chanteur original avait quitté. Malheureusement, je n’ai pu trouver leur année de séparation mais quelle importance puisqu’ils se sont réunis pour venir nous rocker une dernière (autre!!!) fois et c’est au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 que ça se passe. Venez découvrir un groupe qui, avec The Nils, The Asexuals et autres groupes du genre, égayait la scène pop punk montréalaise au tournant du millénaire.
See Ya in the pit
Lex
by Dave Rouleau | Avr 16, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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Les vétérans du pop punk montréalais, Men « O » Steel sont de retour après 17 ans avec le line up original de eur 1er album Can I Have A Piece? sorti en 1996 sur 2112 Records du Union Label Group. Voici « Sleeping head down ».
Par la suite, ils apparaîtront sur une des nombreuses compilations « Nöel dans la rue » au profit de l’organisme « Dans la rue » qui, comme son nom l’indique, vient en aide aux gens qui vivent dans la rue . Ils interprètent alors la pièce « J’ai vu Maman embrasser le Père Noël ». Ils font aussi partie d’une autre compilation particulière en 1999 alors qu’on les retrouve sur l’album « Short music for short people » qui comprend 101 groupes (dont GWAR, Circle Jerks, Agnostic Front entre plusieurs) qui ont tous enregistré une pièce d’environ 30 secondes. Pour l’occasion, ils offrent « In your head », déjà présente sur leur 1er album, qui atteint 25 secondes.
Ils ont sorti un 2ème album « Stainless » en 2000 mais déjà le chanteur original avait quitté. Malheureusement, je n’ai pu trouver leur année de séparation mais quelle importance puisqu’ils se sont réunis pour venir nous rocker une dernière (autre!!!) fois et c’est au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 que ça se passe. Venez découvrir un groupe qui, avec The Nils, The Asexuals et autres groupes du genre, égayait la scène pop punk montréalaise au tournant du millénaire.
See Ya in the pit
Lex
by Lex Ivian | Avr 15, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse # 7
Bovine – The Sun Never Sets on the British Empire
2013, jusqu’à date, c’est un ramassis de progressif technique, de jazz fusion meets blues flourishes, et de power metal théâtral. Ces trois styles sont ceux qui dominent le plus mon radar ces temps-ci en terme de nouvelles releases et honnêtement peu importe à quel point j’peux commencer à trouver que certains des albums correspondant à ces trois catégories réussissent à me convaincre assez fort pour que j’analyse leur potentiel en m’étalant sur les détails à en plus finir (si vous écoutez mon show, vous l’savez en masse; j’suis obsédée et vraiment pointilleuse) j’suis contente en sale quand j’finis par me ramasser sur des albums qui abordent des sous-styles qui sont moins dans le spotlight depuis Janvier. BOVINE, c’est une formation de Birmingham (UK) qui a été emmenée sous mon oeil scrutateur par Scott Alisoglu de Clawhammer PR plus principalement. Il m’a convaincue de porter attention à ce que je considérais au début être un espèce de post-rock assez plate et prétentieux merci. En ce sens, vous allez facilement vous imaginer ma surprise quand, suivant son conseil, je suis allée me claquer leur 2e promo track »Thank Fuck I Ain’t You », et que j’ai découvert un espèce de version réinventée du grunge des plus primitifs des années 90 qui est tout simplement plus renversant et ahurissant que le ALICE IN CHAINS moderne que j’ai pu entendre et apprécier sur »Black Gives Way to Blue ». L’énergie qui émane de chacune des tracks de l’album me fait aussi penser à ce que j’apprécie particulièrement de »Bleach » de NIRVANA; le frontman s’époumonne comme un damné autant qu’il sait s’armer d’un sens de la mélodie expérimentale mais absolument spot-on. Le drummer est en psychose totale en vargant sur son kit comme s’il jouait du death metal mais en prêtant son agressivité au contexte, harmonieusement. Notez que cet album-là est releasé par FDA Rekotz, label qui back habituellement du death metal oldschool totalement dépourvu du sens des compromis (en d’autres mots, si vous êtes un accro du DM, vous devriez savoir que cette compagnie va vous rendre muets comme des carpes à force de vous faire découvrir du stock de malade que vous connaissiez pas avant qu’ils se fassent signer par eux). C’est pas rare que je donne des 10/10 au matos promotionnel qu’ils m’envoient, dans ma tête ils sont parmi l’élite des labels underground. BOVINE, c’est une preuve assez solide qui mérite ce rating et absolument rien de moins.
Flotsam and Jetsam – Ugly Noise
Étant pas totalement familière avec le vieux stock de F&J, j’me suis ramassée à écouter »Ugly Noise » à travers un filtre assez clean slate merci; étant quelqu’un qui suit l’actualité et qui entend toutes les nouveautés à mesure qu’elles font surface sur Blabbermouth, je savais aussi que ces gars-là sont pas du tout obsédés avec l’idée folle de faire la même affaire pendant des années de temps en boudant leurs besoins créatifs, peu importe à quel point ceux-ci peuvent devenir loufoques et éloignés de leur style de base. Pour ceux qui l’savent pas, ces dudes-là sont un band de thrash de renommée qui ont déjà travaillé avec Jason Newsted. Quand j’ai entendu un preview de leur nouveau stock une coupe de semaines avant d’entendre l’album, je trouvais leur approche assez timide, sauf que j’avais un bon feeling que chacune des tracks aurait une identité unique au lieu d’être un espèce d’arrache-pied qui sonne comme la même toune garrochée dans ma face douze fois d’affilée. Là-dessus, j’avais pas tort – ils perdent pas leur côté thrash mais y intègrent des hooks catchy et accessibles. Jusque là, ça sonne comme un cauchemar des plus merdiques mais attention; c’est le genre de hooks qui sonnent années 80 en masse. Le desesperado dans la voix du chanteur est absolument sincère et charismatique mais il essaye pas d’emmener une vibe Beauty & The Beast – il réussit plutôt à avoir un vocal plus on-the-dial que Chuck Billy par example, et parlant de ça, les tounes mid-tempo qu’on a ici font très TESTAMENT. La production est un peu dans le même style que leur vieux stock, étant assez thin et airy, mais ici c’est une maudite bonne affaire, ça se prête au contexte un peu libertin du songwriting. Pratiquement la moitié de l’album nous garroche des tounes qui sont assez débiles pour être considérées comme des gros hits; la deuxième partie devient un peu worn out et gossante à écouter vu que le mood des lyrics et la musique semblent pas fitter ensemble et la note est visiblement plus forcée. L’authenticité des premières tracks est telle que si l’album au complet était aussi bon que le début l’est, ça s’aurait mérité un beau gros dix, mais je reste sur le 7.5 ici. Cet album-là a une grosse valeur pour moi sur le plan personnel et ça risque d’être pareil pour ceux qui aiment le thrash mélodique fâché et sombre à souhait, mais techniquement, je l’aurais raccourci pour assurer une efficacité qui se plante pas face la première sur le ciment à mi-chemin.
Memory Garden – Doomain
Comme j’disais plus tôt cette semaine sur mes heures de travail en me promenant sur Face de Book pendant mes petits breaks entre mes listening sessions matinales, c’est fou à quel point CANDLEMASS s’est cassé la gueule solide avec leur dernier album (presumably leur espèce de swansong). J’ai pas du tout catché leur intention avec le feel ou la direction du songwriting sur ce CD et je suis tout de même encore et toujours adepte de »Death Magic Doom ». »DmD », c’est un album qui m’a fait commencer à apprécier ce qu’on appelle communément le Epic Doom Metal et ceci est la raison qui explique pourquoi j’ai commencé à adopter CANDLEMASS et à me claquer cet album-là un bon quinze fois par mois dans ma début-vingtaine. Le fait qu’ils aient quitté la scène sur une note plus fétide m’a carrément déçue et surprise. N’empêche que y’a moyen de se consoler; MEMORY GARDEN nous arrivent sur Metal Blade avec »Doomain », qui prouve de façon draconienne qu’ils sont juste dix fois mieux que l’idée qu’on peut se faire d’eux à la première écoute de leurs promo tracks. Leurs riffs sont lugubres et cassants, leurs hooks sont du génie qui impressionerait probablement Tony Iommi, leurs mélodies donnent des frissons dans le cerveau, et leurs expérimentations sont toujours des maudites bonnes idées. Je m’explique sur ce dernier point; les projets scientifiques au coeur d’un style qui se prête pas vraiment aux tournures de songwriting bizarres, c’est souvent hit and miss et surtout honnêtement loin d’être nécessaire, mais sur un album comme »Doomain », les gars ont un sixième sens – ils détectent pratiquement toujours ce que la personne qui écoute veut entendre à mesure que l’album avance. L’élégance de leur approche est tellement notable et expérimentée que c’est facile de dire que ces gars-là sont le signe principal que ce style-là est pas en train d’étouffer cette année, enfoui en dessous des soundtracks de laboratoire prog qui ont le don de remplir l’espace de stockage de ma inbox de manière presque surreal dernièrement.
En gros, je suis satisfaite de ma semaine; ces trois albums-là vont marquer tout le monde sans exception. Si vous prétendez vous en sacrer complètement c’est que vous avez mal écouté.
Pour entendre des extraits, branchez-vous sur mon show, »C.R.O.C. Underground Metal », que ce soit directement sur Ondes Chocs, ou en téléchargeant en suivant mon lien Podomatic cette semaine.
-Noch