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Vol. 2  – No.6 : Une ténacité faite de fer!

 

Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!

Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.

De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.

 

Hell

 

Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.

Imperial Vengeance

 

 

Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai  donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.

Eradikator

 

Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.

 

Gloryhammer

 

Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.

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