by Dave Rouleau | Mai 22, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
(#16)
Édition spéciale
Bonjours à tous et à toutes et bienvenue dans cette édition spéciale de ma chronique. Elle est spéciale car je vous parlerai de deux bands de Québec et avec des extras. J’ai pour vous deux entrevues réalisées avec des bands Prog de la capitale et j’ai même un vidéo fait ‘sur le fly’ avec un des bands qui s’est prêté bien généreusement à une entrevue dans leur local. Pour vous faire oublier que je ne suis pas un caméraman professionnel, j’ai même reçu le droit de mettre une de leur toune, « Still » en vidéo et de le partager dans cette chronique et sur notre channel Youtube. Les deux bands en question sont donc Piezo, qui s’est livré à l’entrevue live avec vidéo (et que vous aurez la chance de voir le 4 Juin à L’AgitéE Bar-Coop en compagnie de The Asylum Factory), et Shatters, un band de Heavy-Prog aux influences diverses (Porcupine Tree, Opeth, Amorphis, Primordial, Blackfield). C’est excellent et j’ai bien hâte de les voir sur un ‘stage’.
Donc sans plus attendre, voici l’entrevue que j’ai réalisé via e-mail avec Martin Poirier, chanteur-guitariste du groupe Shatters, aussi composé de Emmanuel Rousseau à la basse, Marc-Antoine Guay à la guitare/voix, Stéphane Moisan à la batterie et Mathieu Houde aux claviers et piano.
OC : Fondé en 2005, vous connaissiez-vous tous?
Non. En fait, je suis le seul membre original du groupe. Au début nous n’étions que deux et c’était un « side project » de mon autre groupe de l’époque O.R.B. Après 3 ans, nous avons décidé d’en faire un vrai groupe car O.R.B. s’était dissout. Il y a eu quelques changements de personnel et ce n’est que depuis décembre 2012 que le groupe s’est solidifié avec la formation actuelle.
OC : Sinon, comment vous êtes-vous rencontré ?
Le premier « nouveau » membre fut Stéphane Moisan le batteur et c’est par les petites annonces que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, il était le batteur d’Atma Sphacelus. Il se cherchait un projet de musique progressive. Emmanuel Rousseau était une connaissance de Stéphane. Pour Mathieu Houde le claviériste, ça faisait 2 ans que nous cherchions. Quelqu’un m’a suggéré de regarder sous la rubrique « cours de piano ». Il a écouté, il a aimé et il s’est joint au groupe. Pour Marc-Antoine Guay, il est un ami de Mathieu et c’est lui qui s’est le plus démarqué lors des auditions.
OC : Est-ce tous les membres qui trippent prog?
Oui, dans l’ensemble on s’intéresse tous au prog mais pas juste à ce genre. Stéphane adore nous surprendre avec toutes sortes de découvertes dans des genres pas mal différents. Ça nous aide beaucoup pour développer de nouvelles idées. Mais c’est surtout le prog qui nous lie, le vieux comme le nouveau.
OC : Vos influences éclectiques à saveur un peu « doom » affectent votre musique de quelle façon? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de musique?
En effet, ça peut paraître éclectique mais chacun de ces groupes a une touche très sombre. Je crois que c’est dans ce créneau musical que l’émotion passe le mieux. Nos textes ne respirent pas vraiment la joie de vivre donc la musique supporte bien nos idées, nos textes. C’est dans la lourdeur que nous ressentons l’intensité. Nous avons tous un background musical différent mais quand nous mettons nos idées en commun, c’est comme ça que ça sort. De plus, nos chansons sont tout autant éclectique car dépendamment de l’émotion que nous voulons transmettre, la musique s’adapte en conséquence. Notre style devient donc difficile à décrire…
OC : Qu’est-ce qui inspirent vos paroles?
Notre principal thème est la psychologie humaine. Comment notre entourage, nos décisions, nos émotions et nos réactions affectent notre psyché au point même d’en perdre tous nos moyens. L’esprit de l’homme est fragile et c’est cet aspect que nous explorons. D’ailleurs le nom du groupe SHATTERS, qui veut dire éclatements, représente l’idée que notre état mental peut souvent se briser en éclat, en mille morceaux…
OC : En français et en anglais, qui écrit les paroles? La musique? Quel est votre processus de création?
Dans le groupe, il n’y a pas vraiment de tâches attribuées aux membres. Tout le monde est libre d’apporter ses idées tant au niveau des paroles que de la musique. Actuellement c’est moi et Stéphane qui apportons les textes.
Pour la musique, tous y mettent leur grain de sel. Un d’entre nous peut avoir une idée de riff et en groupe nous nous amusons à y greffer d’autres éléments. C’est comme ça que l’on compose. Il est important qu’à la toute fin que tout le monde soit satisfait de la chanson. Ce n’est rien de bien compliqué; nous laissons l’inspiration nous guider.
OC : Le français c’est tout de même difficile à faire sonner sur ce genre de musique. Il faut se casser la tête un peu. Pourquoi ce choix? C’est important pour vous de chanter en français?
Au début du projet, nous voulions qu’il soit strictement en français car nous voulions quelque chose de différent et qu’après tout, c’est notre langue. Chanter en français est une preuve de notre appartenance à nos racines, à la francophonie. Plus tard des textes en anglais furent intégrés à notre répertoire. Maintenant, nous nous faisons un devoir de chanter en français sans pour autant délaisser l’anglais. Parfois des textes prennent forme en français, d’autres en anglais. Encore une fois, c’est l’inspiration qui nous guide. Faire sonner le français n’est pas difficile. Au contraire, car une fois que l’émotion s’est installée dans l’interprétation, le français sonne tout autant, sinon plus que l’anglais.
Le Studio d’en-haut :
C’est en fait mon petit studio. Au départ, il était chez moi au deuxième étage de ma maison d’où le nom. Maintenant installé à notre studio de pratique, j’y enregistre des groupes et des artistes. Aussi, j’y fais de la composition pour différents projets comme le théâtre, de la voix « off », musique pour tout genre de projets multimédias. (www.studiodenhaut.com)
La date du lancement de l’album n’est pas encore fixée mais ça sera assurément au printemps 2013.
Martin
SHATTERS
shatters@live.ca
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Un gros Merci à Shatters et à Martin qui ont été patient, car cette entrevue a été faite il y a belle lurette!
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En deuxième partie, Piezo, se sont fait connaître lors du lancement de leur album « Harlequin : Scene 1 » dans un spectacle très réussit au Dagobert le 2 mars dernier, en compagnie d’un autre très bon band, que j’ai bien hâte de vous faire connaître un peu plus dans une prochaine chronique, Inner Odyssey. Chaque chose en son temps, cette semaine c’est le tour à Piezo.
D’abord qui sont-ils? Ils sont un quintet composé de Julien Watine à la guitare acoustique et au chant, Patrick Fillion à la guitare, Jean-François Fournier à la basse, François Warnet au clavier/back vocals et Gabriel Larivière à la batterie et percussions. Leur son est complexe, car si l’album « Scene I : Harlequin » commence avec une touche nettement Pink Floyd, on est vite transporté dans un monde d’émotions éclectiques égalé seulement par la qualité de leur musique aux influences diverses tel que Genesis, Rush, Mike Oldfield mais aussi et surtout Opeth. Un savant mélange de Blues et de Métal, épicé par une touche de Jazz qui vous tranportera dans le monde de l’Harlequin et sans que vous vous en rendiez compte, vous fera passer une très belle heure musicale. Je vous dirais que, pour ma part, c’est un solide 8 sur 10 pour l’album, certaines choses aurait pu être mieux (notamment plus de back vocals et de choristes qui viennent très bien appuyer Julien, les backs de François en show étaient très sur la coche et je crois qu’on en entendra plus sur les prochains morceaux), mais je crois sincèrement qu’il nous surprendront avec le prochain album. Ce premier opus en est un conceptuel, chaques chansons s’imbriquant avec la suivante et la précédente, même dans le cas du premier et dernier morceaux, vous pouvez me croire, car j’ai fait plus d’une fois le tour de l’album en continu lorsque je l’ai eu (je descendais en Gaspésie profonde pour le travail, un petit voyage de 8h rendu plus agréable avec mon ami Harlequin…). C’est quand même une grosse commande que de faire un album concept, surtout pour un premier, pour un band inconnu qui décide de prendre les chemins ardus de la composition Prog et Piezo a très bien relevé le défi. De grâce, ne me croyez pas sur parole, mais achetez leur album et découvrez par vous-même!
Donc un certain mercredi, 8ème jour du mois de mai, c’est un reporter un peu nerveux qui s’en allait rencontrer un band pas beaucoup moins nerveux pour passer une petite heure en leur compagnie, apprendre à mieux les connaître et avoir la chance de vous les faire connaître. Ça pas pris long que la nervosité a pris le bord, les gars de Piezo sont tous très social et adorent rire. Voici donc le rapport, à peine édulcoré (pleins de conneries en moins), de cette rencontre avec un des meilleurs groupe Prog de la province :
OC : Commençons par le commencement, comment vous-êtes vous connus? D’où venez-vous?
Julien : Il y 3 ans, juillet ou Août 2010, j’arrivais d’un voyage en Espagne et en furetant les annonces sur Québec-Métal où un ancien band hommage à Opeth, Lamentation, cherchait un chanteur pour démarrer un band de composition. Dans la description de leurs influences, ils nomment Genesis, Porcupine Tree, Pink Floyd, tous des trucs qui m’intéressent gros et donc je leur écris un message – sans fautes d’ailleurs! [rires et approbation des autres membres] bref, ils m’ont donné un rendez-vous pour l’audition où je suis venu avec ma guitare. Je leur ai fait 2,3 tounes et après ils ont vu 1 autre gars et en avaient essayé un autre mais très vite ils m’ont rappellé pour me demander de devenir un membre à part entière.
OC : Ça avait clicker avec Julien, la première fois que vous l’avez entendu et vu? Le saviez-vous pas mal que ce serait lui?
Les autres : Oui
François : Ouais dès qu’on l’a vu ça connecté.
OC Julien, tu étais dans Morgue (band Black-Métal), c’est un bon saut du Black au Prog, non?
Julien : Pendant 2 ans j’ai fait les 2 mais depuis septembre 2012, je me consacre seulement à Piezo. Oui c’est un bon saut mais il n’y a pas vraiment d’explication. J’aime toujours le Death Metal et le Black, je fais ma vaisselle en écoutant du Meshuggah et du Cannibal Corpse (NDLR : me semble de voir si il reste de la vaisselle!). Tout ça pour dire que je n’ai pas renié ma passion pour cette autre genre de musique et en fait le choix était pas autant Métal vs Prog mais plutôt guitare vs chant. Je suis pas écoeuré de jouer de la guit mais un peu tanné de jouer de la guit dans le métal et le chant me donnait un nouveau tremplin, un nouveau trip. Et lorsque Piezo m’on dit que ça marcherait bien pour l’album et qu’en plus je pouvais jouer des passes de guit….
François : On voyait sa motivation, et il s’est mis à prendre des cours [de chant]
Gabriel : Ouais pour prendre de l’expérience, même si il commençait au début, il clanchait déjà de loin les autres auditions que l’on avait eu… Ça et en plus, il venait avec tellement d’idées.
OC : Parlons-en des idées, comment se construit une toune chez Piezo? C’est le band, c’est plus quelqu’un?
Gabriel : (me montre les tableau blanc sur lesquels plein de notes sont écrites) Tu peux en avoir une idée en regardant les tableau et souvent on utilise aussi un Iphone pour prendre des takes de nos impros. Souvent on part pendant une dizaine de minutes sur un riff, on le travaille et si on l’aime on le note et le classe un peu par gamme, on agence les riffs qui vont bien ensemble et après on développe là-dessus. Ça vient de tout le monde, y’a presque pas de « leader » dans Piezo, on pourrait dire…
Julien : On peut dire aussi que l’on improvise à peu près à chaque jam. D’ailleurs moi j’avais jamais vu ça, un band qui improvise aussi facilement qu’eux (NDLR : effectivement que ce soit sur scène ou dans leur local, il y a comme une communication invisible mais palpable entre les membres, qui n’est sûrement pas une de leur moindre force!), et ce, il peuvent le faire dans le métal, le post-rock ou le pure prog, donc on improvise et lorsque l’on est frappé par un riff, on marque le numéro (time code) de la machine (enregistreur ou Iphone) sur le tableau et on le classe par gamme/tempo.
OC : Classé par Gamme et tempo, c’est une très bonne façon, y’a d’autre chose qui rentre en compte?
Gabriel : Les émotions, exemple sur Scene 1, Julien nous disait faut que ça soit comme telle émotion alors avec nos impros et nos riff tapés, ça nous donnait un objectif, un guide pour les travailler.
OC : Oui justement, qui est venu avec l’idée de cette album concept? Y viens d’où l’Harlequin?
François : (pointant Julien) De sa tête.
Julien : Oui j’avais cette histoire ou plutôt ce personnage depuis un certain temps dans ma tête et j’ai pris une crisse de chance en leur montrant, mais je croyais sincèrement que tout était réuni pour que ça marche et j’avais aussi bien développé mon argumentaire. Ceci dit, ils auraient bien pu me trouver un estie de freak…
Piezo : C’est un estie de freak…[rires générale]
Gabriel : En fait il nous a bien présenté ça et comme je disais ça nous donnait une bonne marche à suivre avec son histoire, les émotions et tout les riffs que l’on avait au tableau.
François : En fait ça nous donne un fil conducteur, le personnage il fait telle action donc il ressent telle émotion et cette émotion sonne comme ça. On voulait que la musique autant que les paroles raconte une histoire…Ça nous prenait exactement ça je crois, le fil conducteur pour faire notre musique.
OC : C’est vraiment hot comme processus de création, d’après moi vous allez faire des émules! Je vous dirais pas que je n’explorerai pas cette avenue avec mon propre band! On parle beaucoup du personnage, ceux qui vous ont pas vu en show ne savent pas mais il existe pour vrai, et en couleur, l’Harlequin. J’ai adoré voir le film pendant votre prestation, parfois je ne savais plus où donner de la tête, à quand une version DVD de votre album avec le film?
Gabriel : D’abord, merci de passer le commentaire car à peu près personnes ont commenté cet aspect de notre art (NDLR : et pourtant le film est très bien, la photographie est profesionnelle et les madames très jolies!) Sûrement que certaines personnes ont apprécié mais peu ont commenté.
François : Faut dire qu’au Dag, c’est pas la meilleure scène pour des vidéos, la scène est basse et il y a pas de projecteurs… Mais le 4 juin prochain à l’AgitéE cependant….
Gabriel : Pour ce qui est du DVD, on va y penser mais sûrement pas avant 2028, dès qu’on est hyper connu et qu’on a le budget… [rires générale]
OC : Avez-vous une formation musicale?
Piezo : On a tous plus ou moins des ptits cours de musique dans nos instruements respectifs mais non pas de formation académique à proprement parler.
Julien : Sinon y’a François qui est en technique de scène et qui a plein de contact soundman, caméraman, etc.
OC : Ok donc c’est à toi que l’on doit ce vidéo?
François : En fait c’est Gab qui a eu l’idée ou qui a lancé l’idée du vidéo et après il est parti en voyage. Alors on a pris le projet, commencé à tirer les grands concepts. J’avais donc les contacts et Julien l’histoire, il a créé un peu les scénarios et après je devais l’appliquer à la réalité. Il y avait des choses complètement incroyables dans ce qu’il me disait mais aussi, malheureusement, complètement irréalisables. Alors j’ai refait les scénarios un peu, contacté des amis pour filmer et trouver des acteurs.
Julien : On a même une ancienne d’occupation double qui apparaît sur Rememberance. (NDLR : Criss! Peut-être que Harper va vouloir les rencontrer!!)
OC : À quand la scène 2? Y en aura-t-il une autre?
Gabriel : On aimerait ça, je dirais pas que le prochain album sera la scène 2, mais ce serait une possibilité qu’il y en ait une un jours.
Julien : C’est sur que si il y a un Scène 2, ça parlera pas, à mon avis, de l’Harlequin. Ce sera fort probablemement dans un autre monde ce sera… en fait on sait pas encore trop. On a déjà de bonnes idées pour le prochain album, mais ce sera fort probablement pas le scène 2. C’est sûr que ça va rester pas mal conceptuel, je n’imagine plus faire de la musique sans conceptualité.
OC : Merci beaucoup les boys, en finissant, ça vous tente-tu de me faire une petite toune que je pourrais filmer et mettre en lien dans l’article?
Piezo : Oui!
OC : Cool et en même temps, vu que je suis pas pentoute caméraman et que je sais pas comment ça va sortir, et à fin de pas scandaliser vos fans et fans potentiel, est-ce que je peux prendre une toune de votre album et en faire un vidéo à partager aussi avec cette article?
Piezo : Bien sûr!
Site officiel
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Lien de l’évènement du 4 juin à l’Agitée.
Donc je vous mets en lien le vidéo filmé ‘live’ dans leur local de la pièce « Rememberance » (les gars de Piezo me connaissent bien et savent que c’est une de mes préférés sur l’album) et je vous met un vidéo de mon crû fait avec un ‘rip’ de leur album et avec leur bénédiction, soit la toune « Rebirth » qui suit « Rememberance » sur leur album. Un petit fait à noter, on pourrait mieux dire « mouvement » que tounes, car comme je le disais, chacune des chansons s’imbrique l’une dans l’autre et pour moi, cette album est d’ores et déjà un classique.
À la prochaine, car… On Arrête Pas L’Prog!!!

by Marryah Noch Mulligore | Mai 19, 2013 | La Décapiteuse

LA DÉCAPITEUSE – ONZIÈME ÉDITION
En prenant un petit temps de recul et de semi-vacances en ce début de mois de mai où les projets se bousculent dans mon raccoin de pays, je ne chôme absolument pas sur les heures d’écoute d’albums totalement compulsives. Je reçois du stock d’un paquet de gros, moyens et petits labels, mais chacun des titres qui se bousculent dans ma liste de soumissions particulièrement achalandée méritent un ‘spot’ d’honneur dans ma playlist, que ce soit des navets complètement fétides ou du métal révolutionnaire capable de changer la face de la scène en l’espace d’une plage de cinquante minutes.
C’est pourquoi ma plume de journaliste tantôt blasée, tantôt moqueuse, tantôt absolument bafouée par des surprises qui changent ma vision de la musique à tout jamais, se doit de s’étendre sur un format de chronique pas mal plus étoffé. Ceux d’entre vous qui me lisez religieusement de semaine en semaine, non seulement vous avez des nerfs de béton, mais vous savez que, règle générale, j’peux entendre jusqu’à sept nouveaux albums par semaine. Ce que vous ne savez pas, si vous n’êtes pas critique, c’est qu’il y’a des dates de sorties d’albums qui sont comme des gros bouchons dans le traffic; certaines dates, y’a 8 albums qui droppent en même temps, ce qui exige une couverture monstre. Chaque être humain ne peut pas se claquer tout ce qui sort sans manquer le bateau une coupe de fois. Étant La Décapiteuse, j’essaye de pas trop m’en permettre et de vous garrocher un maximum d’opinion en quelques phrases pour couvrir le plus de terrain possible. C’est ainsi que par un bon mercredi matin, j’ai décidé de contacter Mr. Dave Rouleau et lui annoncer que ma chronique serait revampée. Je m’explique.
J’appose une note sur 10 à chacun des albums que j’entends. Question d’avoir un aide-mémoire précis sur ce qui définit chacun des chiffres, en lisant mes remarques sur les CDs que je m’apprête à vous présenter, référez-vous à l’échelle qui suit:
10/10 – Absolument époustouflant.
9/10 – Géant.
8/10 – Excellent.
7/10 – Très bon.
6/10 – Bon.
5/10 – Assez bon.
4/10 – Potable.
3/10 – Pas très bon.
2/10 – Mauvais.
1/10 – Atroce.
N/A – On sait tous ce que ça veut dire « Sans Commentaires », mais c’est rare que je me contente d’une note qui n’en dit pas plus, je vais donc habituellement choisir de chiffrer mon rating de manière plus pointue.
À l’aide de ce système, je vais lister les albums que je me suis claqué depuis lundi en ordre selon mes ratings, en commençant par le plus pourri, jusqu’au plus débilement hot. De plus, je veux entendre vos opinions; si vous avez entendu quelques-uns des titres sur lesquels je m’apprête à m’étendre, dites-moi ce que vous en avez retenu. Parlez fort.
1. Band: Ape Machine
Album: « Mangled by the Machine »
Label: Ripple Music
Date de sortie: 14 mai
À ce point-ci, vous savez tous que je trippe sur le psychedelic-rock, et le old school blues-infused rock inspiré de la lourdeur de BLACK SABBATH et des frivolités de LED ZEPPELIN. Ripple Music a le don de m’enivrer avec des sorties d’albums qui correspondent à ce bassin d’artistes qui se la jouent sous-sol crade rempli de fumée nous donnant l’impression qu’on est de retour dans la joie du ‘mindset’ hippie des années ’70. DEVIL TO PAY m’ont servi un album qui change une vie récemment, sous le même toit de distribution. Cette semaine, APE MACHINE se pointent avec une version de ce groove-oriented oldschool rock qui perd des plumes à mesure qu’il essaie d’exécuter un pas de danse qui semble un peu trop élaboré pour la quantité de focus disponible dans l’esprit de ces musiciens un peu trop enthousiastes et pas assez organisés dans leur approche au type de composition qu’on a ici. Le résultat est un peu broche à foin, ce qui est drastiquement dommage vu les talents clairs des musiciens, facilement notable après une écoute attentive de l’album.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Le groove qu’on a ici est semblable aux premiers albums de SABBATH et je peux dire que les hooks sont mémorables, même s’ils sont durs à spotter parmi la mer d’expérimentation progressive garrochée par dessus le style primitif de ces gars-là (comme un espèce de voile de brouillard sur la peinture la plus capotée du monde). Ça me donne l’impression claire que ce band est capable de bien mieux quand il sait se placer les flûtes au lieu d’exagérer l’ampleur de leurs chorégraphies soniques.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: Habituellement, avoir un nombre de layers assez 4D sur un album de métal, c’est une bonne chose, tant et aussi longtemps que le songwriting a une destination à atteindre et qu’on veut tous s’y rendre à mesure que le temps d’écoute s’effrite. Sur un album de rock, mettons que ça sonne un peu acid trip dans le style HAWKWIND avec une catchiness facilement spottable, tout est beau. Dans le cas d’un mélange SABBATH et ZEPPELIN, je peux pas dire que les half-riffs qui s’emboîtent l’un dans l’autre (dans un cafouillis parfaitement fétide qui ruine complètement la substance de chaque toune), c’est archi-nécessaire, même que ça rend l’écoute complète de « Mangled by the Machine » difficile à avaler et même à terminer d’un bout à l’autre. Je comprends pas du tout cette décision consciente de guider le songwriting vers l’indigestion volontaire.
VERDICT: 3/10
2. Band: Zombiefication
Album: At the Caves of Eternal
Label: Pulverised Records
Date de sortie: 14 Mai
Mes attentes pour cet album-là étaient assez hautes. Je me fais souvent des illusions sur l’excellence hautement prometteuse du labelling Oldschool Swedish Death Metal car cet agencement de quatre mots forts simples me fait sauter dix pieds de haut vu que je suis initialement très fan de la violence back to basics dont témoigne cette zone de la scène qui prône le combien délicieux mantra Less is More. En l’absence d’un besoin obsessif pour le lavage de cerveau par l’élaboration d’un cours de maths 101 à travers une recette progressive et fortement plate qui s’étire sur ce qui semble être proche 90 minutes parfois, on a droit à des riffs gras dans un décor sinistre, macabre, et inquiétant, avec des hooks à perte de vue. Voilà ma définition brève du death metal des années 90 tel qu’il devrait l’être, en tout cas dans son incarnation suédoise. « At the Caves of Eternal » aurait dû ne vivre que pour ça, ce qui est pas le cas pantoute.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Les mélodies solistes qu’on a dans quelques pièces ici sont extrêmement bien tissées et je dirais qu’elles définissent l’album comme étant un voyage mental qui commence assez bien pour que j’aie eu l’impression que j’aurais droit à une des meilleures révélations de l’année, avant que je me rive le nez sur les handicaps qui allaient s’ensuivre.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: J’ai mentionné, à plusieurs reprises, à travers les différents médias pour lesquels je travaille, que le mélange de doom et de death, c’est un gros Fail. Je pense pas arrêter de mettre ce fait en surbrillance de sitôt. Ce style définit la grosse majorité des tounes sur « At the Caves of Eternal » à partir de la moitié de sa durée totale. Le songwriting devient sinistre au point de perdre toute sa vitalité, qui était au top de sa forme dans l’incarnation plus rapide et relentless de l’approche de ZOMBIEFICATION. On passe d’une écriture qui part d’un manque d’oxygène pour finalement se rendre à un état catatonique de répétition amère des mêmes parts emmerdantes et d’un espèce de build-up ambient qui mène strictement nulle part. À ce point-ci, le ton n’est plus méditatif et macabre, mais plutôt obsédé avec le niaisage sur la poque.
VERDICT: 5/10
3.Band: Uncle Acid and the Deadbeats
Album: Mind Control
Label: Metal Blade Records
Date de sortie: 14 Mai
Depuis que « Bloodlust » est parvenu à saisir mon attention et à me rendre fanatique d’UNCLE ACID et de son approche badtrippante, glamour et même complètement space au psychedelic haunted barn rock qui brasse la scene underground anglaise depuis un temps (allez voir du côté d’ELECTRIC WIZARD pour en savourer la crème), ce band-là me fait capoter raide. Leur approche est originale, singulière, séduisante, et assez traumatisante à la fois. Les riffs efficaces bousculent les structures de songwriting ambitieuses dans une ambiance froide et perverse. Ça, ça décrit l’album d’avant parfaitement. J’imagine que les intentions étaient semblables avec « Mind Control », le titre en témoignant de manière assez évidente. Reste que c’est une facette beaucoup plus introspective des DEADBEATS. Les tracks qu’on a ici ont une certaine vibe contemplative et méditative. L’ambiance reste occulte mais a pas mal de croûtes à manger avant de se faire qualifier d’enveloppante. Le mood général est plus calculateur et moins insistant et cinglant, ce qui enlève pas mal de portée à l’impact général de l’approche initiale de ce type de son.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Il est complètement impulsif à sa manière. Alors que « Bloodlust » l’était de façon extrovertie, « Mind Control » opte pour l’avenue contraire en allant chercher un son qui pousse à réflexion, et qui étire sa sauce de manière un peu space sans se soucier de l’exagération de son expansion, ce qui écrit un beau gros roman sur la tête dure des membres de ce band qui font ce qu’ils aiment pour eux-mêmes, point final. Je dirais aussi que l’approche est quand même variée d’une section à l’autre de l’album, empruntant tantôt une avenue groovy et plus accessible, et parfois partant dans un trip Up In Smoke qui nous donne l’impression de flotter dans l’air en se perdant un peu dans la brume. J’imagine que c’est le genre de trip qui peut être compris par certains et seulement que félicité par d’autres, incluant moi, qui trouve cette feat admirable, malgré que pas très puissante en bout de ligne.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: Je me réfère à nouveau à ma love/hate relationship avec le rock expérimental méditatif qui prend le dessus sur l’album de manière un peu trop volage. Ces gars-là savent manipuler de la machinerie lourde et essayent à présent de lever une tonne de briques du bout d’une plume. C’est visionnaire, mais l’espoir d’impact sur la foule qui worshippe « Bloodlust » comme la prunelles des yeux de l’univers est peu réaliste. J’aurais aimé entendre du contenu qui fend l’air, j’ai plutôt eu droit à un voyage au coeur de la répétition et de l’instrumentation traditionelle dans pas mal de passages de l’album qui auraient pu se révéler plus démoniaques et forts sur la substance. J’ai quelques moments dans ce style à savourer ici, sans plus, et je reste sur ma faim.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: MORTAL FORM
Album: The Reckoning
Label: My Kingdom Music
Date de sortie: 13 Mai
C’est toujours pas mal revigorant d’entendre un jeune groupe de thrash metal moderne rallier leurs troupes sous l’oeil vaillant d’un bon leader ou d’une excellente philosophie ou force créatrice guide, j’pourrais dire. Surtout quand cette approche stripped down au métal est mélangée avec des penchants plus mélodiques dans une enveloppe qui ne nie pas sa puissante obsession avec le modernisme. Honnêtement, ce que je viens de vous décrire, ça me pue au nez plus souvent qu’autrement. J’aime mon thrash sans pardon. Comme il l’était à ses touts débuts. MORTAL FORM savent aller chercher cette qualité tout en n’oubliant pas qu’ils sont nés pas mal plus tard.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: L’originalité et la singularité de chacune des compositions rend l’écoute complète distrayante et satisfaisante. Le principe de la ligne droite, ça existe pas dans l’esprit collectif de MORTAL FORM. On a droit à du rebondissement et à de l’effilochage de possibilités et ce, en gardant un focus primitif sur les forces motrices de chacune des tracks, soit évidemment le riff principal, le chugging ondulant qui manque pas de poigne du côté de la guitare rythmique, et l’énergie tout à fait sincère de la delivery qui me donne l’impression d’écouter un album live bénéficiant d’une production très méticuleusement appliquée.
VERDICT: 7/10
LES SÉLECTIONS WINNER DE CETTE SEMAINE; un flush entre ENTRAILS et NEGATOR
ENTRAILS, je savais déjà que ça déplace de l’air. Avec « Raging Death », ils savent me convaincre qu’ils ont le don pour la création de pièces qui sont organisées en faveur de ce que les gars aiment entendre quand ils écoutent un de leurs propres albums; ils sont conscients de l’importance de l’impact lors de l’écoute attentive et savent maintenir mon intérêt grâce à des structures de songwriting variées, des ambiances changeantes, et des riffs d’une originalité sincèrement désarçonnante dans le bon sens. Voici le lien pour lire ce que Lex Ivian avait à n’en dire.
VERDICT: 8/10
NEGATOR, tant qu’à eux, ont une approche au death-black qui se mérite son propre sous-style: le panzer metal. Même s’ils sont un peu hyperactifs dans leur format brutal d’un bord à l’autre du paysage tout entier à en renverser des buildings, ils perdent jamais leur sens de la mélodie efficace et la mémorabilité de leurs compositions fort sophistiquées est un facteur très déterminant. Je dirais qu’ils sont les leaders de la scene death black moderne et « Gates To the Pantheon » témoigne de ce fait ultimement et fièrement solidifié ici.
VERDICT: 8/10
-Noch
by Jonathan Blais | Mai 19, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Punk

À la fin des années 70, tandis que la vague punk fait des ravages sur la Côte Est, quelques jeunes du Orange County, à 5000 km de là, décident eux aussi de crier leur hargne et leur mal de vivre aux sons d’accords simples et violents. Les premiers balbutiements du hardcore se font ainsi entendre dans quelques bars miteux, dans des salons ou les cours arrière de vieilles piaules californiennes. Parmis les Youth Brigade, Minor Threat et Black Flag, un autre groupe emboîte le pas: Social Distorsion.
Ayant comme leader Mike Ness, Social D connaîtra multiples épreuves, réorientations musicales et changements de personnel au cour des ans. Délaissant quelque peu le punk aggressif au milieu des années 80, à la suite d’une pause de Ness pour régler ses problèmes de drogue, le groupe commence à flirter avec le rock and roll, le rockabilly et le country, créant ainsi son style distinctif. Tout en gardant toutefois son énergie du début, il sillonnera les routes de l’Amérique, remplissant de plus en plus de salles, ralliant autant les amateurs de punk purs et durs que les adeptes de rock, nostalgiques de l’époque des hotrods, des cheveux graisseux peignés en banane et des sexy pin-ups.
C’est sur l’album White Light, White Heat, White Trash de 1996 et Sex, Drug and Rock & Roll, 8 ans plus tard,que la bande effectuera un certain retour aux sources, plus sombre et aggressif.
À ce jour, Social D compte à son actif 10 albums, dont un greatest hits, un live et un recueuil de raretés ainsi qu’un excellent DVD. Et bien que Mike Ness, seul membre original, subit le poids des années et des excès, sa fougue n’en est pas moindre sur scène, comme j’ai eu la chance de le constater à quelques reprises lors de leurs maints passages à Montréal ces dernières années. Et si vous avez le goût de recevoir une bonne leçon de punk & roll, essayez de vous tailler une place devant la scène lors du Rockfest et d’ici là, patientez un peu en vous tapant le documentaire Another State of Mind qui relate les déboires de cette formation culte à ses débuts. Un must!
ps: pour ceux qui ne le savent pas déjà, appuyez sur les liens surlignés pour accéder directement aux liens vidéos…
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Jon B
by Dave Rouleau | Mai 18, 2013 | Discussions Métal
Voici la 2e édition de “Discussions Métal“, une table ronde d’intervenants de la scène métal du Québec qui répondent par écrit à deux questions que j’ai préparé. Les questions et leurs réponses sont présentées ci-dessous dans l’ordre et on vous invite ensuite à débattre des réponses dans la section commentaire ci-dessous. La première édition de cette table ronde est disponible ici.
Je dois avouer qu’en ouvrant les réponses des participants, j’ai beaucoup aimé le « T’es as les questions toé crisse » de Steve Dallaire, ça a fait ma journée, mais c’était aussi AVANT de lire les réponses de notre panel! J’aimerais d’ailleurs le remercier ce « Board of Devils » d’avoir prit le temps de répondre à mes questions, et ce dans un laps de temps très court… YOU RULE!!!!
THE BOARD OF DEVILS
Yanick Tremblay – BangBangBlog/MusikUniverse
Steve Dallaire – Boulevard Brutal
Matt Butcher – Alcoholator
Question #1: Une nouvelle tendance se dessine dans l’industrie de la musique: les bands sollicitent leurs fans AVANT l’enregistrement d’un album pour pouvoir amasser de l’argent nécessaire à ce processus. Vous en pensez quoi?
Steve Dallaire: La première fois que j’ai vu un tel phénomène, c’était le groupe Marillion avec l’album « Anoraknophobia » en 2001. 12 500 fans avaient répondu à l’appel et leurs noms étaient inscrits à l’intérieur de la pochette de l’édition limitée. Je trouvais ça cool, mais même en fan fini du groupe que je suis, j’ai laissé faire. La raison? Je fais de la musique moi-même depuis des années et je n’ai jamais quêter à personne pour en faire. Je trouve ça presque insultant. Si demain matin ça me tente d’ouvrir un dépanneur au coin de ma rue, est-ce que je vais me mettre à écoeurer mes chums pour qu’ils me donnent du cash pour m’établir? Non. Ils vont tous m’envoyer chier. Un groupe est comme une entreprise, tu fais de la business ou t’en fais pas. Si t’as pas de cash, reste chez-vous. Tu veux du financement, imprime-toi des t-shirts, des bobettes avec ton nom de band dessus pis fais des shows, crisse. Investis les profits dans ton groupe au lieu de t’acheter de la bière. Là on est rendu avec AC/DC qui veut 10 000$ pour réparer la statue de Bon Scott et Sepultura qui veut de l’argent pour sortir son documentaire… Ridicule.
Yanick Tremblay: Un téléthon mais sans véritable cause comme la guérison d’une maladie incurable ou creuser un puits en Éthiopie, c’est ça? Écoute, l’effort est louable mais il ne faut pas se leurrer : De nombreuses personnes doivent donner un 10$ en espérant avoir leur nom dans la liste de remerciements, c’est certain. Mais quand on y repense, en tant que fanatique de musique, le processus peut plaire, mais sommes nous en présence de l’état de compte du groupe? Savons-nous vraiment comment chaque dollar sera investi? Cette question demeure un brin éternelle, le sujet est encore tellement nouveau. Il est certain qu’à un moment donné, un scandale en relation avec ce type de sollicitation éclatera au grand jour, éclaboussant tel ou tel groupe. Je préfère de loin, les efforts des groupes qui y vont de sueur et de sang avec les moyens qui sont à leurs dispositions pour parvenir à leur objectif, un peu à l’image du nouveau EP de Fuck the Facts « Amer » qui est lancé à même les poches du groupe.
Est-ce un moyen de regrouper les dollars perdus face au téléchargement illégal? Je ne crois pas. Est-ce un moyen d’impliquer l’amateur dans le processus? Oui, probablement. C’est au même niveau que le système de votation des téléréalités : Tu participes si tu en as le goût. Sinon, tu passes ton tour et tu changes de fréquence!
Matt Butcher: Je ne suis pas vraiment pour cette tendance… Ça fait plusieurs années que ce systeme existe, la première fois que j’en avais entendu parler c’étais avec un vieux groupe thrash des années 80 dont j’oublie le nom, il me semble que c’étais Whiplash. Ils demandaient un gros montant pour enregistrer leur album et j’avais percu ça un peu comme un cri de désespoir. Le concept de base est une bonne idée, mais je trouve que le fait d’utiliser ça pour un album projette une image un peu négative, et c’est quelque chose que personnellement je n’utiliserais jamais pour financer un album. Par contre, une chose que j’avais trouvé intéressante, le groupe Lich King du Massachusetts avaient fait une campagne semblable il y a quelques années pour s’acheter une van de tournée et aller jouer pour tout leur fans qui leur demandaient de tourner incessamment. Pour une cause comme celle-là, je trouve ça plus légitime comme concept. Donc il y a du bon et du mauvais à mes yeux, mais pour ceux à qui ça profite tant mieux pour vous!
Question #2: Si vous étiez un promoteur de shows métal au Québec, que feriez-vous de différent de ce qui fait présentement pour assurer le bon fonctionnement de votre ou vos évènements? (promo, activités, bands, salle, argent, etc).
Steve Dallaire: J’ai organisé quelques concerts et il n’y a pas de solutions miracles. Il faut que tu travailles avec plein de gens et ce n’est pas toujours évident de satisfaire tout le monde. Personnellement, et là je parle en région, mets un band local sur l’affiche. Ça peut paraître anodin comme geste mais ça demeure essentiel. Ce band local va te faire de la promo gratuitement car il veut avoir le plus de gens possible pour voir leur prestation avec un groupe important. Tu vas ramasser plein de monde qui ne serait probablement pas venu sinon, genre Matante Jocelyne pis ton cousin louche qui passe des heures derrière les portes battantes au club vidéo. On s’en fout, ils vont payer leurs billets comme tous les autres. En tant que promoteur, ça démontre aussi que tu te soucies de la scène locale. Street cred motherfuker. Règle très importante, ne pas prendre les fans de métal pour des épais. Certains dépensent une semaine de paie pour voir ton show, alors traite-les avec respect. Ça prend de la passion pour devenir un promoteur de shows métal, pas juste l’ambition de faire une cenne. Intéragis le plus possible avec les gens sur les réseaux sociaux. Implique les bands dans ton événement, organise des concours, etc… Pis quand les gens te posent des questions sur Facebook ou Twitter, prends le temps de répondre baptême, ça prend trente secondes. Street cred motherfuker. Crée des partenariats avec des sites comme Boulevard Brutal et Ondes Chocs, c’est de la belle promo pas chère et tu rejoins directement ton public cible. Finalement, et là je parle encore pour les régions, les médias se fendent le cul pour trouver de quoi à parler, alors contacte-les et parle de ton événement, tu vas te retrouver dans toutes les stations de radios et journaux locaux. Encore une fois de la promo peu dispendieuse. Mais si il y a un mot important dans tout ce que je viens d’écrire, c’est passion. Pis street cred motherfuker aussi. Mais ça c’est trois mots. Je suis fourré osti.
Yanick Tremblay: Si j’étais promoteur de métal émergeant au Québec, j’imagine que cela veut dire en région car le marché montréalais et celui de Québec est déjà bien établi. Le but est d’attirer les gens à tes concerts, il est évident qu’à la base, j’essaie de me trouver des salles de type « tous les âges » pour pouvoir maximiser le nombre d’entrées, ce qui est un arme à double tranchant étant donné qu’en général, les gens en haut de 18 ans aiment bien siroter une bonne bière.
Mais pour ce qui est des nananes qui permettent d’attirer les foules, j’irais avec un système plutôt simple dans un sens. J’offrirais un système due diffusion en direct vidéo qui retransmettrait les images du concert en direct sur le web, question de mettre l’eau à la bouche aux gens à la maison. Ces derniers risquent peut-être de se décider à la dernière seconde pour participer à l’évènement ou peut-être lors du prochain évènement. Avec le prix du billet, j’inclus un téléchargement de l’album de l’artiste en tête d’affiche et/ou de tous les groupes.
Ce n’est pas mon domaine d’expertise, mais cela me semble faisable avec un certain investissement!
Matt Butcher: Je crois que la scène Montréalaise en ce moment est généralement en santé. Nous avons droit à beaucoup de bons shows et à une bonne ouverture de style. Je ne sais pas vraiment ce que je changerais, sinon au niveau de la rémunération des groupes. Pour ceux qui ne savent pas, jouer de la musique c’est pas seulement arriver le soir du show et jouer une demi-heure. Jouer de la musique, c’est des années de pratique, des milliers de dollars d’investissement, autant sur les instruments que sur la location d’un local de pratique et du transport. Aussi, la plupart des membres de groupe locaux ont des emplois à temps plein, donc généralement aller faire des shows implique prendre un congé, donc plus de perte d’argent. À la fin de la soirée avec combien d’argent est-ce que le membre d’un groupe heavy metal moyen reçoit? Généralement 0$ et il a probablement dépensé le reste de sa minable paye de la semaine précédente en bière, en pizza et en poutine au courrant de la soirée.
Le problème se trouve à la base, les fans n’ont pas beaucoup d’argent non plus et sont habitués à payer 10$ ou moin pour voir des groupes locaux. Du côté des promoteurs, c’est difficile de payer tous les groupes convenablement quand le profit total d’une soirée s’additionne autour de 500$ AVANT d’avoir payé les groupes. Ça laisse une paye mince pour tout le monde et un goût amer dans la bouche que seule la passion démesurée que nous avons pour ce que l’on fait peut rincer.
Pourquoi est-ce qu’un fan d’Iron Maiden est prêt à payer 25$ pour un hommage à son groupe favori, mais cette même personne, qui adore Reanimator n’est pas prêt à payer 15 ou 20 dollar pour les voir sur un show local avec trois excellents bands supplémentaires qui écrivent leur matériel original et qui méritent 100 fois plus l’appui et l’argent des gens qu’une simple simulation nostalgique d’un groupe encore actif?
by Dave Rouleau | Mai 17, 2013 | Chroniques Nécrologique de Hellstorm
Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #22.
(Troisième partie de trois. Vous pouvez consulter les 2 premières en suivant ce lien)
Bien assis au salon de ma funeste résidence, alors que l’essence de la mort est toujours autour de moi. Je m’efforce de tout mettre dans l’ordre, les éléments de mon enquête concernant l’affaire Hélène Guertin. Vous savez, à force d’enterrer les cadavres, ont finit par créer une certaine tolérance face a ce type de présence. En fait, j’étudiais encore le cas de cette femme sacrifiée au cours de l’année 1932, sans posséder les éléments capables de me donner la clé de la réponse que je m’évertuais d’essayer de trouver. De ce que j’avais pu comprendre, Helene avait grandit dans cet établissement depuis l’enfance, parce que son paternel travaillait dans ce qui était autrefois un institut psychiatrique. Née en 1901, elle eut un premier mari alors qu’elle n’avait que 16 ans. Mais son époux Adolpho, quitta la demeure en 1918, pour se joindre aux forces armées américaines en vue de tenter de repousser l’invasion allemande et malheureusement il y a laissé sa peau. Veuve à 17 ans, elle revint habiter chez ses parents qui habitaient dans une petite maison adjacente à l’institut psychiatrique. Comme il y eut beaucoup de disparition mystérieuse concernant cet endroit, tout débuta avec la rencontre d’Helene avec un certain Morth Bradbain, qui devint rapidement entiché d’elle après quelques rencontres. Cependant, leur amour était interdit, puisque le Docteur Guertin n’appréciait guère la présence de Morth dans sa demeure. Cette même année, Morth Bradbain s’évapora dans l’atmosphère sans jamais laisser de trace de son passage. Comme si on l’avait volontairement fait disparaitre, sans lui fournir de moyen de retour. Cependant, ce ne fut pas les seuls évènements étranges ayant survenus dans cet endroit. Quand à Helene, elle a disparu le 20 décembre 1932 et son corps fut retrouvé le 22 décembre de la même année.
Comme dans chaque enquête sur les phénomènes paranormaux, nous savons que les apparitions sont souvent causées par le fait que des résidus de la personne décédé sont toujours dans le lieu hanté. Et comme ici, il s’agissait d’un lieu funéraire, les esprits pouvaient êtres par centaine de milliers vu le nombre d’année d’existence de cette endroit. Sinon, comment arriverait-elle à se manifester de la sorte, sans avoir aucun support matériel auquel elle pourrait se raccrocher pour établit un contact quelconque avec le genre humain ? Alors que j’ai passée toute la dernière semaine à déchiffrer l’ensemble des fichiers concernant Helene Guertin, j’ai également accumulé un nombre important d’incidents maléfiques s’étant déroulé dans l’entourage de cette jeune femme. La découverte de la pierre tombale m’avait ouvert des portes à mon enquête, sans même que je ne puisse rien y faire pour décourager le flot d’information que j’ai reçu à ce moment précis. Il me fallait tomber sur ce qui pouvait bien constituer une preuve de l’existence d’un résidu provenant de cette personne, dans la salle d’exposition du salon funéraire.
Alors, en fouillant davantage dans les informations que j‘avais accumulé depuis quelque jour, tout m’indiquait qu’elle avait bel et bien servie d’offrande à un dieu satanique, puisqu’elle portait un pentagramme inversé gravé sur sa poitrine à l’aide d’une arme blanche. Les boîtes de paperasse que j’ai en ma possession, m’a permis de poursuivre mon enquête sans trop déranger les gens ayant vécu à cette époque. Avec les indices entre mes mains, j’ai pu assembler les pièces du casse-tête, en découvrant que les manifestations fantômes ont débuté peu de temps après l’enterrement d’Helene en 1932. Depuis ce temps, les cas de manifestations spectrales et les bruits étranges se sont succédés sans trop de retenu. En fait, le livre du tenancier des lieux démontrait parfaitement que le nombre croissant de manifestation commençait à effrayer l’homme qui vendit l’immeuble en 1955 à des entrepreneurs allemand. Maintenant, nous savons qu’Helene habitait dans cet immeuble et qu’elle fut enterrer dans le cimetière. Mais nous ignorons le véritable meurtrier, tout comme la raison de ce crime crapuleux. L’Enterrement d’Helene eut lieu le Dimanche 29 janvier 1933 à l’emplacement que j’ai découvert il y a quelque jour.
BURIAL – Death Metal / Hardcore / Metal
Québec.
Membres du groupe : Dan – Guitare / Dom – Batterie / Ped – Basse /Vince – Vocal / JS – Guitare / oli – Electro-Freak.
Fondé en 2006 par Dan (Guitare) & Dom (Batterie), le groupe eut la malchance d’affronter les changements de musiciens avant de trouver les membres qui leur fallait en vue de poursuivre l’aventure. D’ailleurs, Dave Rouleau de Ondes Chocs a été le premier à s’approprier le titre de chanteur, bien que cette aventure fut de très courte durée. Le quatuor c’est improvisé « producteur » en enregistrant eux-mêmes, une démo de 3 pièces originales et qui a reçu de très bons commentaires. Ayant ouvert pour des formations tels que « Leng T’Che & Fuck The Fact » à Québec, a permit au groupe de se faire un nom et de partager la scène avec des formations tels que : « Despised Icon, Job For A Cowboys, Ion Dissonance, The End, Blind Witness, Unearth, GFK, The Plasmariffle, Stick To Your Guns, Anonymus, Camilla Rhodes, Insect, 3 Miles Scream, Johnny Truand, A Life Once Lost, Florence, Unfallen, Approach By A God, Serenity In Silence, Terror Rising, Manslaughter Project, Never More Than Less, Shades Of Dusk, Our Mexican Butcher, Hopeless Nation, Execute The Sinner, Lying Truth, Salvation, 24 Seven, Insect, Incision, OK. Volca, The Tony Danza Tap Dance Experience, Arsonist Gets All The Girls, Emmure, Impending Doom, Born Of Osiris, The Number 12 Looks Like You / Stary From The Path, Ancestor’s Revenge, Eternal Judgment, Magnum Stallion, Horfixion, Aenygmist, Marionet X, ». Burial a fait le tour du Québec durant leur 4 années d’expérience.
Vidéo :
Burial « Live » à l’Anti de Québec
Musique :
PureVolume
Discographie :
2007 – The Shallow Grave (mixé par J-F Dagenais – Katalysm)
Une vieille coupure de journaux datant du lundi 30 janvier 1933, relatait des faits surnaturels s’étant produit la nuit de l’enterrement d’Helene. Toutefois, ce qui me fit sourire le plus, fut de découvrir un nombre important de mention concernant l’apparition de cette jeune femme aux longs cheveux noir dans les locaux de cette maison funèbre. Et à chaque fois, on pouvait y lire le témoignage de personnes effrayés d’avoir fait la rencontre d’un résidu fantomatique dans diverses salles de cet établissement vieux de plus de 100 ans. Après avoir eut l’idée de fouiner dans les archives de la compagnie qui m’emploi, des centaines de détails apparaissaient devant mes yeux affamés de connaitre la vérité au sujet de cette Helene. Mais la preuve la plus remarquable fut de découvrir une note concernant un livre écrit de la main de la défunte. Avec tous les éléments de preuves que j’ajoutais à ma recherche, je commençais à voir un peu plus de lumière à ma route. C’est là, que j’ai décidé de fouiller partout dans ma résidence, en vue de trouver le fameux livre. C’est ainsi que j’eu l’intuition instinctive de regarder partout et voir s’il n’y aurait pas d’anomalies dans la structure de mon antre. Parce qu’il était de coutume autrefois, de cacher des objets précieux dans les faux-murs. En fait, c’est exactement avec cette idée de départ que j’ai fait la découverte du livre d’Helene.
Elle le raconte dans son journal personnel que j’ai eu la chance de découvrir derrière une brique au-dessus du foyer situé dans ma résidence. Apparemment, je vivais dans la même demeure qu’occupait Helene et son père à cette époque. Alors, ce fut facile de trouver le livre en recherchant les anomalies avec un bon œil ouvert. Toutefois ; un détail me chicotaitun tantinet au sujet de cette découverte, puisqu’on y avait mit un vieux pot contenant ce qui semblait être des cendres. Ce qui semblait évident selon moi, c’est que ces cendres pouvaient possiblement être ceux d’Helene ou de Bradbain. Quelqu’un avait placé ces objets loin du regard des personnes travaillant dans cet établissement, surement pour une bonne raison. Sachant qu’a cette époque, le crime meurtrier demeurait souvent impuni en raison du manque de matériel moderne et de connaissance. Il y avait cependant, un détail qui me tracassait l’esprit au sujet de cette femme et de l’urne contenant les cendres d’une personne. Comment serait-il possible que ce soit les restes calcinés d’Helene dans cette urne, si son corps est sensé être enterrer au cimetière pour lequel je travail ? Voilà une question qui méritait une réponse adéquate. Et comment y arriver, sinon en lisant le livre d’Helene !
Puis, j’ai remarqué la présence d’une marque étrange sur certaine page du livre. Une marque qui faisait référence à un voyage aux enfers. Il s’agissait d’un symbole s’apparentant au luciferisme et qui servait également de marque laissé sur les cadavres de personnes sacrifiés à Lucifer. Il s’agissait d’un livre des Ombres, un recueil de sortilèges dans lequel la personne écrit également une partie de son histoire personnel dans le domaine de la magie rituel. Les mots qui dévalaient entre les pages de cet œuvres de sorcellerie, m’impressionnait d’une manière charmante en raison du style littéraire. Puisque l’on pouvait rapidement constater la richesse du vocabulaire de son auteur. Pendant que j’analysais rapidement les informations contenues entre ces pages, une phrase attira mon attention concernant un certain manuscrit qu’elle aurait découvert dans le mausolée situé dans le cimetière. Le livre en question s’intitulait « Le Livre des Damnés ».
Les Damnés – Mort Metal.
Montréal
Membres du groupe : Corbeau – Chant & Guitare / Crane – Batterie / Tombeau – Basse & Chœurs / Viande – Clavier
Qui sont les damnés ? Sinon un quatuor cadavérique, sortie de la terre en vue de se présenter à leur prochain show ! EN fait, même s’ils sont mort, ils ont déjà ouvert pour divers groupes tels que : « Fordid / Heretic Strangers / Aenygmist / Obscurcis Romancia / Eternal Burdern / Uriel » et ont fait l’ouverture du show lancement de l’album « Demonarchy » de « Warcall » en 2009. Ils ont fait deux vidéos démontrant leur détermination a se rendre à leur prochain show, ce qui démontre l’aspect loufoque de leur approche.
Vidéo :
Les Damnés – Condamné
Les Damnés sortent de la terre :
Les Damnés : En route vers le prochain show :
Liens & Informations :
Spirit of Metal
MySpace
Discographie :
2010 – Les Damnés (Album)
Alors que je lisais les moindres informations que contenait ce livre de donnée, écrit à la main par une personne possédant une application spéciale sur les détails. Plus j’avançais dans ma lecture et plus je prenais conscience qu’il s’agissait d’un livre des ombres, chers aux sorciers et sorcières du monde entier. Seulement, celui-ci était très ancien par rapport aux livres des ombres moderne et semblait appartenir non pas à Helene, mais à un culte ayant eut emprise sur cet endroit bien avant la naissance d’Helene. Feuilletant les pages vieillit par les temps, mes yeux scrutaient rapidement les moindres symboles occultes dessinés sur chacune des feuilles du manuscrit. Toutefois, un détail attira mon attention en voyant les datations. Trois jours de ces dates, étaient celles menant à la disparition d’Helene, soit les 20-21-22 décembre 1931. Le 20 décembre étant le jour même de la disparition d’Helene après avoir quitter son travail et le 21 étant la nuit du solstice d’hiver. Considérant ces détails, le pire était envisageable. Même s’il n’était pas inscrit de nom concernant l’offrande, j’ai rapidement compris ce qui en découlait. Il s’agissait du manuscrit utilisé par une secte d’adeptes du diabolique ayant sévit dans cet endroit avant la deuxième guerre mondial. Magnétiser par cette lugubre lecture, je passai plusieurs pages pour me rendre au soir du solstice, ou les mots détaillaient parfaitement la scène d’un rituel ayant eut lieu le soir du 21 décembre 1931. À la toute fin, on pouvait lire le nom des gens présents dans cette assemblée. Ceux qui auraient participés à la mise-à-mort d’Helene Guertin. Ces derniers s’étaient aventuré sur un terrain glissant qui les mena vers un voyage psychotique au-travers les Enfers.
A Psycho Voyage Through Hell – Metal.
Montréal
Membre du Groupe : Kosta Bayss – Compositeur, Chanteur & tous les instruments.
Créé en1994 par Kosta Bayss, APVTH a vu le jour sous le nom de « A Psycho Voyage Through Hell ». Une série de démo furent enregistré au cours des années qui suivirent. En 2005, Bayss décida d’enregistrer le premier album de qualité de la formation. J’ai eut la chance de les voir en spectacle en ouverture de la formation torontoise « Goat Horn » en compagnie de « Reanimator » et ce fut un excellent spectacle. Ayant travaillé seul, Bayss a enregistré « The Goethic Session : Gateways To The Necropolis » en 2010, qui était une version sonore amélioré des vieilles pièces du groupe.
Liens & Informations :
Discographie :
2005 – Resurrection
2010 – The Goetic Sessions : Gateways To The Necropolis
2012 – The Necropolis
Maintenant que tout était clair, il me fallait trouver les restes d’Helene qui devait être encore dans la bâtisse. Il me fallait exorciser cet esprit qui hantait la salle d’exposition de la maison funéraire pour laquelle je travaillais, si je voulais conserver mon emploi. Trop de gens se laissent impressionner par ce qu’ils ne comprennent pas. Et bien moi, je comprends que cette chose fantomatique représente ce qui doit retrouver son harmonie. Et tel un véritable « daïmon », j’agirai en tant que médiateur entre les forces du bien et celle du mal, afin de libérer l’âme d’Helene Guertin, sacrifiée à Satan lors du Solstice hivernal de 1931. En fait, voilà ce que révélait le livre des ombres de la « Fraternité du Shaïtan ».
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by Dave Rouleau | Mai 17, 2013 | Chroniques Nécrologique de Hellstorm
Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #22.
(Troisième partie de trois. Vous pouvez consulter les 2 premières en suivant ce lien)
Bien assis au salon de ma funeste résidence, alors que l’essence de la mort est toujours autour de moi. Je m’efforce de tout mettre dans l’ordre, les éléments de mon enquête concernant l’affaire Hélène Guertin. Vous savez, à force d’enterrer les cadavres, ont finit par créer une certaine tolérance face a ce type de présence. En fait, j’étudiais encore le cas de cette femme sacrifiée au cours de l’année 1932, sans posséder les éléments capables de me donner la clé de la réponse que je m’évertuais d’essayer de trouver. De ce que j’avais pu comprendre, Helene avait grandit dans cet établissement depuis l’enfance, parce que son paternel travaillait dans ce qui était autrefois un institut psychiatrique. Née en 1901, elle eut un premier mari alors qu’elle n’avait que 16 ans. Mais son époux Adolpho, quitta la demeure en 1918, pour se joindre aux forces armées américaines en vue de tenter de repousser l’invasion allemande et malheureusement il y a laissé sa peau. Veuve à 17 ans, elle revint habiter chez ses parents qui habitaient dans une petite maison adjacente à l’institut psychiatrique. Comme il y eut beaucoup de disparition mystérieuse concernant cet endroit, tout débuta avec la rencontre d’Helene avec un certain Morth Bradbain, qui devint rapidement entiché d’elle après quelques rencontres. Cependant, leur amour était interdit, puisque le Docteur Guertin n’appréciait guère la présence de Morth dans sa demeure. Cette même année, Morth Bradbain s’évapora dans l’atmosphère sans jamais laisser de trace de son passage. Comme si on l’avait volontairement fait disparaitre, sans lui fournir de moyen de retour. Cependant, ce ne fut pas les seuls évènements étranges ayant survenus dans cet endroit. Quand à Helene, elle a disparu le 20 décembre 1932 et son corps fut retrouvé le 22 décembre de la même année.
Comme dans chaque enquête sur les phénomènes paranormaux, nous savons que les apparitions sont souvent causées par le fait que des résidus de la personne décédé sont toujours dans le lieu hanté. Et comme ici, il s’agissait d’un lieu funéraire, les esprits pouvaient êtres par centaine de milliers vu le nombre d’année d’existence de cette endroit. Sinon, comment arriverait-elle à se manifester de la sorte, sans avoir aucun support matériel auquel elle pourrait se raccrocher pour établit un contact quelconque avec le genre humain ? Alors que j’ai passée toute la dernière semaine à déchiffrer l’ensemble des fichiers concernant Helene Guertin, j’ai également accumulé un nombre important d’incidents maléfiques s’étant déroulé dans l’entourage de cette jeune femme. La découverte de la pierre tombale m’avait ouvert des portes à mon enquête, sans même que je ne puisse rien y faire pour décourager le flot d’information que j’ai reçu à ce moment précis. Il me fallait tomber sur ce qui pouvait bien constituer une preuve de l’existence d’un résidu provenant de cette personne, dans la salle d’exposition du salon funéraire.
Alors, en fouillant davantage dans les informations que j‘avais accumulé depuis quelque jour, tout m’indiquait qu’elle avait bel et bien servie d’offrande à un dieu satanique, puisqu’elle portait un pentagramme inversé gravé sur sa poitrine à l’aide d’une arme blanche. Les boîtes de paperasse que j’ai en ma possession, m’a permis de poursuivre mon enquête sans trop déranger les gens ayant vécu à cette époque. Avec les indices entre mes mains, j’ai pu assembler les pièces du casse-tête, en découvrant que les manifestations fantômes ont débuté peu de temps après l’enterrement d’Helene en 1932. Depuis ce temps, les cas de manifestations spectrales et les bruits étranges se sont succédés sans trop de retenu. En fait, le livre du tenancier des lieux démontrait parfaitement que le nombre croissant de manifestation commençait à effrayer l’homme qui vendit l’immeuble en 1955 à des entrepreneurs allemand. Maintenant, nous savons qu’Helene habitait dans cet immeuble et qu’elle fut enterrer dans le cimetière. Mais nous ignorons le véritable meurtrier, tout comme la raison de ce crime crapuleux. L’Enterrement d’Helene eut lieu le Dimanche 29 janvier 1933 à l’emplacement que j’ai découvert il y a quelque jour.
BURIAL – Death Metal / Hardcore / Metal
Québec.
Membres du groupe : Dan – Guitare / Dom – Batterie / Ped – Basse /Vince – Vocal / JS – Guitare / oli – Electro-Freak.
Fondé en 2006 par Dan (Guitare) & Dom (Batterie), le groupe eut la malchance d’affronter les changements de musiciens avant de trouver les membres qui leur fallait en vue de poursuivre l’aventure. D’ailleurs, Dave Rouleau de Ondes Chocs a été le premier à s’approprier le titre de chanteur, bien que cette aventure fut de très courte durée. Le quatuor c’est improvisé « producteur » en enregistrant eux-mêmes, une démo de 3 pièces originales et qui a reçu de très bons commentaires. Ayant ouvert pour des formations tels que « Leng T’Che & Fuck The Fact » à Québec, a permit au groupe de se faire un nom et de partager la scène avec des formations tels que : « Despised Icon, Job For A Cowboys, Ion Dissonance, The End, Blind Witness, Unearth, GFK, The Plasmariffle, Stick To Your Guns, Anonymus, Camilla Rhodes, Insect, 3 Miles Scream, Johnny Truand, A Life Once Lost, Florence, Unfallen, Approach By A God, Serenity In Silence, Terror Rising, Manslaughter Project, Never More Than Less, Shades Of Dusk, Our Mexican Butcher, Hopeless Nation, Execute The Sinner, Lying Truth, Salvation, 24 Seven, Insect, Incision, OK. Volca, The Tony Danza Tap Dance Experience, Arsonist Gets All The Girls, Emmure, Impending Doom, Born Of Osiris, The Number 12 Looks Like You / Stary From The Path, Ancestor’s Revenge, Eternal Judgment, Magnum Stallion, Horfixion, Aenygmist, Marionet X, ». Burial a fait le tour du Québec durant leur 4 années d’expérience.
Vidéo :
Burial « Live » à l’Anti de Québec
Musique :
PureVolume
Discographie :
2007 – The Shallow Grave (mixé par J-F Dagenais – Katalysm)
Une vieille coupure de journaux datant du lundi 30 janvier 1933, relatait des faits surnaturels s’étant produit la nuit de l’enterrement d’Helene. Toutefois, ce qui me fit sourire le plus, fut de découvrir un nombre important de mention concernant l’apparition de cette jeune femme aux longs cheveux noir dans les locaux de cette maison funèbre. Et à chaque fois, on pouvait y lire le témoignage de personnes effrayés d’avoir fait la rencontre d’un résidu fantomatique dans diverses salles de cet établissement vieux de plus de 100 ans. Après avoir eut l’idée de fouiner dans les archives de la compagnie qui m’emploi, des centaines de détails apparaissaient devant mes yeux affamés de connaitre la vérité au sujet de cette Helene. Mais la preuve la plus remarquable fut de découvrir une note concernant un livre écrit de la main de la défunte. Avec tous les éléments de preuves que j’ajoutais à ma recherche, je commençais à voir un peu plus de lumière à ma route. C’est là, que j’ai décidé de fouiller partout dans ma résidence, en vue de trouver le fameux livre. C’est ainsi que j’eu l’intuition instinctive de regarder partout et voir s’il n’y aurait pas d’anomalies dans la structure de mon antre. Parce qu’il était de coutume autrefois, de cacher des objets précieux dans les faux-murs. En fait, c’est exactement avec cette idée de départ que j’ai fait la découverte du livre d’Helene.
Elle le raconte dans son journal personnel que j’ai eu la chance de découvrir derrière une brique au-dessus du foyer situé dans ma résidence. Apparemment, je vivais dans la même demeure qu’occupait Helene et son père à cette époque. Alors, ce fut facile de trouver le livre en recherchant les anomalies avec un bon œil ouvert. Toutefois ; un détail me chicotaitun tantinet au sujet de cette découverte, puisqu’on y avait mit un vieux pot contenant ce qui semblait être des cendres. Ce qui semblait évident selon moi, c’est que ces cendres pouvaient possiblement être ceux d’Helene ou de Bradbain. Quelqu’un avait placé ces objets loin du regard des personnes travaillant dans cet établissement, surement pour une bonne raison. Sachant qu’a cette époque, le crime meurtrier demeurait souvent impuni en raison du manque de matériel moderne et de connaissance. Il y avait cependant, un détail qui me tracassait l’esprit au sujet de cette femme et de l’urne contenant les cendres d’une personne. Comment serait-il possible que ce soit les restes calcinés d’Helene dans cette urne, si son corps est sensé être enterrer au cimetière pour lequel je travail ? Voilà une question qui méritait une réponse adéquate. Et comment y arriver, sinon en lisant le livre d’Helene !
Puis, j’ai remarqué la présence d’une marque étrange sur certaine page du livre. Une marque qui faisait référence à un voyage aux enfers. Il s’agissait d’un symbole s’apparentant au luciferisme et qui servait également de marque laissé sur les cadavres de personnes sacrifiés à Lucifer. Il s’agissait d’un livre des Ombres, un recueil de sortilèges dans lequel la personne écrit également une partie de son histoire personnel dans le domaine de la magie rituel. Les mots qui dévalaient entre les pages de cet œuvres de sorcellerie, m’impressionnait d’une manière charmante en raison du style littéraire. Puisque l’on pouvait rapidement constater la richesse du vocabulaire de son auteur. Pendant que j’analysais rapidement les informations contenues entre ces pages, une phrase attira mon attention concernant un certain manuscrit qu’elle aurait découvert dans le mausolée situé dans le cimetière. Le livre en question s’intitulait « Le Livre des Damnés ».
Les Damnés – Mort Metal.
Montréal
Membres du groupe : Corbeau – Chant & Guitare / Crane – Batterie / Tombeau – Basse & Chœurs / Viande – Clavier
Qui sont les damnés ? Sinon un quatuor cadavérique, sortie de la terre en vue de se présenter à leur prochain show ! EN fait, même s’ils sont mort, ils ont déjà ouvert pour divers groupes tels que : « Fordid / Heretic Strangers / Aenygmist / Obscurcis Romancia / Eternal Burdern / Uriel » et ont fait l’ouverture du show lancement de l’album « Demonarchy » de « Warcall » en 2009. Ils ont fait deux vidéos démontrant leur détermination a se rendre à leur prochain show, ce qui démontre l’aspect loufoque de leur approche.
Vidéo :
Les Damnés – Condamné
Les Damnés sortent de la terre :
Les Damnés : En route vers le prochain show :
Liens & Informations :
Spirit of Metal
MySpace
Discographie :
2010 – Les Damnés (Album)
Alors que je lisais les moindres informations que contenait ce livre de donnée, écrit à la main par une personne possédant une application spéciale sur les détails. Plus j’avançais dans ma lecture et plus je prenais conscience qu’il s’agissait d’un livre des ombres, chers aux sorciers et sorcières du monde entier. Seulement, celui-ci était très ancien par rapport aux livres des ombres moderne et semblait appartenir non pas à Helene, mais à un culte ayant eut emprise sur cet endroit bien avant la naissance d’Helene. Feuilletant les pages vieillit par les temps, mes yeux scrutaient rapidement les moindres symboles occultes dessinés sur chacune des feuilles du manuscrit. Toutefois, un détail attira mon attention en voyant les datations. Trois jours de ces dates, étaient celles menant à la disparition d’Helene, soit les 20-21-22 décembre 1931. Le 20 décembre étant le jour même de la disparition d’Helene après avoir quitter son travail et le 21 étant la nuit du solstice d’hiver. Considérant ces détails, le pire était envisageable. Même s’il n’était pas inscrit de nom concernant l’offrande, j’ai rapidement compris ce qui en découlait. Il s’agissait du manuscrit utilisé par une secte d’adeptes du diabolique ayant sévit dans cet endroit avant la deuxième guerre mondial. Magnétiser par cette lugubre lecture, je passai plusieurs pages pour me rendre au soir du solstice, ou les mots détaillaient parfaitement la scène d’un rituel ayant eut lieu le soir du 21 décembre 1931. À la toute fin, on pouvait lire le nom des gens présents dans cette assemblée. Ceux qui auraient participés à la mise-à-mort d’Helene Guertin. Ces derniers s’étaient aventuré sur un terrain glissant qui les mena vers un voyage psychotique au-travers les Enfers.
A Psycho Voyage Through Hell – Metal.
Montréal
Membre du Groupe : Kosta Bayss – Compositeur, Chanteur & tous les instruments.
Créé en1994 par Kosta Bayss, APVTH a vu le jour sous le nom de « A Psycho Voyage Through Hell ». Une série de démo furent enregistré au cours des années qui suivirent. En 2005, Bayss décida d’enregistrer le premier album de qualité de la formation. J’ai eut la chance de les voir en spectacle en ouverture de la formation torontoise « Goat Horn » en compagnie de « Reanimator » et ce fut un excellent spectacle. Ayant travaillé seul, Bayss a enregistré « The Goethic Session : Gateways To The Necropolis » en 2010, qui était une version sonore amélioré des vieilles pièces du groupe.
Liens & Informations :
Discographie :
2005 – Resurrection
2010 – The Goetic Sessions : Gateways To The Necropolis
2012 – The Necropolis
Maintenant que tout était clair, il me fallait trouver les restes d’Helene qui devait être encore dans la bâtisse. Il me fallait exorciser cet esprit qui hantait la salle d’exposition de la maison funéraire pour laquelle je travaillais, si je voulais conserver mon emploi. Trop de gens se laissent impressionner par ce qu’ils ne comprennent pas. Et bien moi, je comprends que cette chose fantomatique représente ce qui doit retrouver son harmonie. Et tel un véritable « daïmon », j’agirai en tant que médiateur entre les forces du bien et celle du mal, afin de libérer l’âme d’Helene Guertin, sacrifiée à Satan lors du Solstice hivernal de 1931. En fait, voilà ce que révélait le livre des ombres de la « Fraternité du Shaïtan ».
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