Gloria Victis stabit (*): Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

576037_508916039125655_1723337127_n[1]

 

(*) Petite note culturelle ici pour débuter ce portrait. Gloria Victis veut dire « Gloire aux vaincus » en latin et le titre de cet article « Gloria victis stabit » signifie donc « Tous debout à la gloire des vaincus ». Gloria Victis constitue une épitaphe inscrite sur les pierres tombales à la mémoire des soldats morts au combat. Une sculpture portant cette appellation (que vous pouvez voir en cliquant ce lien) a d »ailleurs été réalisée par le sculpteur français, Antonin Mercié, en 1874 à la mémoire des soldats tombés pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Formé vers la fin de l’année 2011, le groupe de Sherbrooke Gloria Victis fait dans le metalcore progressif.  Ils ont immédiatement enregistré un EP, au Red Dusk Studio, qu’ils ont sorti au printemps 2012 sur Goldmine records. Vous pouvez d’ailleurs le télécharger gratuitement en cliquant ce lien. La promotion de ce EP a été orchestrée autour d’une tournée du Québec avec leurs chums de Sherbrooke, le groupe Obliterate, et ils ont également produit un vidéo pour la pièce « Standing Tall ».

 

 

Suite à leur tournée, et plus motivés que jamais par celle-ci, les gars ont retroussé leurs manches et se sont lancés dans la composition d’un 1er album complet. En février, ils annonçaient que tout allait bien et ont depuis sorti, au début mars, le single « Quantum fluctuation » sous forme de vidéo avec les paroles. Vous pouvez également télécharger cette pièce gratuitement en suivant ce lien.

 

 

Ils entreprendront une 2ème tournée cet été, le « Abandonned Tour », encore une fois avec Obliterate, qui les mènera dans plusieurs villes du Québec. Stay tuned pour plus de détails (ou prenez les devant et allez liker leur page Facebook que vous pouvez rejoindre en cliquant leur nom en jaune en haut du texte(!). Pour les daltoniens, je ne sais pas quoi vous dire pour le trouver, demandez à un ami (!!)). Je vous promet que cette tournée sera quelque chose.

 

600461_663775596973031_1076881887_n[1]

 

Dans le cas du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, ils se produiront sur la scène « Découverte » le vendredi 14 juin à 14h40. Une maudite bonne heure pour faire un peu d’exercice dans le mosh en face du stage …(!)

See ya in the pit

Lex

Un bon conseil, découvrez Wrong Advice: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest

539433_419986824715485_634248345_n[1]

 

Wrong Advice est un groupe hardcore/punk de la région de Saguenay. Formé en mars 2011, ils ont déjà produit 2 EP, 1 album et 1 split avec GFK. SI vous êtes amateur de musique « straight in your face », vous serez fans car ils ne font pas dans la dentelle comme nous le stipule le titre de leur EP sorti en février 2013 – No melodies, straight to the point. We’re pissed! Voici le lien pour le 1er vidéo tiré de ce dernier.

Bien que je n’ai pu trouver beaucoup d’infos à vous rapporter, si vous vous intéressez au groupe, voici une petite entrevue qu’ils ont donné à Québec Punk Scene après la sortie de leur 1er album complet, « Awareness » en novembre 2011. La pièce que vous entendez à l’arrière est le single « Handling ».

 

 

Ils mentionnent dans leur entrevue que leur musique est un exutoire pour les libérer de ce qui les frustre et les dérange. J’imagine qu’on est plusieurs dans ce cas et on se permettra donc un défoulement collectif le vendredi 14, 19h10 face à la scène Découverte du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.

See ya in the pit

Lex

La Décapiteuse #12

539701_480746578641726_484019166_n

 

LA DÉCAPITEUSE #12

1. Band: SATAN

Album: « Life Sentence »

Label: Listenable

Date de sortie: 21 Mai

En voyant le nom du band, y’en a sûrement quelques-uns d’entre vous (les aînés, fort probablement) qui savent déjà totalement à quoi s’attendre avec « Life Sentence ». Moi, la seule affaire qui me donnait un indice sur la potentielle épée de Damoclès (ou la surprise rafraîchissante) que j’allais devoir accueillir à bras ouverts, c’est l’opinion des confrères journalistes dont je connais que trop bien les goûts. Honnêtement, j’dois dire que j’me rive le nez sur un album qui est à peu près aussi efficace que le dernier APE MACHINE l’a été pour moi, sinon peut être un tantinet plus, vu que la base est quand même un format que je sais apprécier. On sait tous, néanmoins, que c’est loin d’être une bonne idée de saccager du oldschool heavy metal avec un paquet de mosaïques de riffs qui s’entrecroisent de manière à peu près aussi abstraite que dans du prog. Les compositions oublient de s’étirer et de se prélasser dans l’extase de leur inspiration et décident tout simplement de se transformer en un ramassis d’idées à moitié accouchées garrochées à tord et à travers de façon souvent hasardeuse au coeur du genre de structure de toune qui a un potentiel de mémorabilité jadis puissant avant qu’on ait à se régaler d’un espèce de fouillis incompréhensible, impénétrable et honnêtement moins qu’efficace. Si certains comprennent ce type d’approche et qualifient cela de glamour et avant-gardiste, tant mieux pour eux. Moi, j’accroche pas, reste que j’aurais pu, si le focus était un peu plus présent et moins axé sur l’épaisseur de la crème fouettée ici présente en quantité assez excessive merci. Thanks, but no thanks.

VERDICT: 5.5/10

Band: ZED

Album: « Desperation Blues »

Label: Indépendant

Date de sortie: 21 Mai

L’approche blues à saveur rock and roll est quand même assez commune dernièrement. Bon nombre de bands s’essayent à exécuter ce type d’approche, parfois sans aucun souci pour leur propre crédibilité et leur respect de ces deux styles vieux comme la lune et tantôt avec un skill et un engouement tous deux palpables et ennivrants. ZED, provenant de San Francisco, bassin très énergisant dans sa club scene qui accueille tous types de mouvements marginaux à bras ouverts musicalement parlant (c’est là que METALLICA s’est faufilé après que la froideur du public de Los Angeles leur ait arraché la peau des fesses), savent très bien ce qu’ils font et malgré que leur philosophie de base ne soit pas nécessairement très singulière dans sa nature, l’album au complet est marqué par une authenticité vorace. La plupart des pièces sont longues, très bien balancées, aventureuses en termes de sautes d’humeur et passages un peu plus introspectifs, et également mauditement bien encabanées à l’intérieur d’une structure de basslines extrêmement judicieusement étalée sous des riffs percutants qui manquent pas de caractère ni d’énergie. « Desperation Blues » est une excursion des plus séduisantes au coeur du pub blues par une belle gang de musiciens qui ont pas peur de casser le cou des plus sceptiques. Go for it.

VERDICT: 7.5/10

Band: SVART CROWN

Album: Profane

Label: Listenable

Date de sortie: 21 Mai

Dans ma tête (et de ma très réelle et fiable expérience), le black métal français, c’est souvent du display d’originalité assez buzzant. Quand j’entends du stock venant de Paris, de la Belgique, et d’autres raccoins de la France, je suis jamais tellement ahurie d’avoir dans les oreilles un travail d’art complètement renversant puisque je réussis jamais à m’attendre à moins venant de ce pays; vous pouvez qualifier ça de déformation professionelle, je vous renchérirai qu’y serait à peu près temps que vous trouviez des preuves pour backer l’objection que vous amenez; d’ici là, j’vais me contenter de vous dire que vous connaissez pas vraiment leur scène à fond la caisse. SVART CROWN nous arrivent avec un album qui est death/black avec des penchants ‘noise’ dans l’acidité accrue et la structure étourdissante et totalement bipolaire des pièces. Ils ne perdent jamais leur focus malgré le fait qu’ils s’enlignent créativement pour nous garrocher une panoplie infinie d’émotions en pleine face de manière très structurée et élégante, mais également violente et traumatisante dans le bon sens. C’est une combine pour ceux qui ont la fine bouche et ont besoin d’un bel arsenal d’idées nouvelles dans leur black. Passez pas à côté.

VERDICT: 8.5/10

Band: EXTREMA

Album: The Seed of Foolishness

Label: Scarlet

Date de sortie: 21 Mai

Ne vous méprenez pas: « The Seed of Foolishness » n’est pas simplement un album de thrash. Les gars mélangent l’essentiel de cette approche à un métal lourd, libertin et brasse-cage que je qualifierais d’aussi puissant et lancinant que ce que PANTERA représentait dans leur temps (RIP). Leurs riffs inspirés d’un son absolument Texan sont munis d’un sens du groove complètement décoiffant et contagieux, et ce même dans les pièces un peu plus accessibles, les solos sont tranchants et flashent à un point qui les rend irrésistibles même à la première écoute. Ces gars-là ne savent pas s’essouffler et ont un flair pour l’expérimentation présenté dans un format qui a du punch et également un côté organisé stupéfiant malgré la longueur des tounes qui donne amplement place à un manque de focus qui est parfois atteint, mais pas assez souvent ou remarquablement pour ruiner l’efficacité de la totale que les gars nous offrent ici dans une incarnation qui va faire capoter les oldschoolers pour le restant de l’été.

VERDICT: 8.5/10

-Noch

Échos d’Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

Vol. 2 – No.10 : Halte pour une bière belge!

 

Eh Oui, nous en sommes déjà à la vingtième des Échos d’Outre-Monde en presque autant de semaines! Comme la belle saison est sur le point de commencer, je vais donc conclure cette semaine avec une dernière destination pour ce volume numéro 2. Ensuite, les Échos d’Outre-Monde entreront, dès la première semaine de juin, en mode « summer edition » pour le volume 3 et ce jusqu’à la rentrée à la fin août. Alors que ma chronique hebdomadaire reprendra sa forme initiale et que nous continuerons notre périple de nations en nations dans le volume 4.

Je me donne donc, une semaine de répit pour établir les bases de cette édition estivale qui sera non seulement beaucoup plus légère au niveau textuel, mais aussi plus désordonnée car je vais définitivement mettre de côté les thématiques et en profiter pour présenter des groupes qui sont généralement plus difficiles de regrouper ensemble. Il se peut également que la fréquence de mes chroniques s’espace quelque peu durant les mois d’été, histoire de profiter de cette courte période de chaleur pour promener mon chien ou simplement relaxer avec une p’tite Hoegaarden à la main. J’adore la bière belge!

Ce qui m’amène à notre destination vedette de cette semaine, la Belgique. Bien que celle-ci soit beaucoup plus prisée pour sa bière de renommée mondiale ou pour ses nombreux bédéistes célèbres, le pays de 11 millions d’habitants, qui est notamment l’hôte du festival Graspop se déroulant le weekend suivant le Hellfest en France, n’est pas en reste du côté de sa production locale de musique métal, car même si la quantité de ses groupes est moindre que plusieurs de ses voisins, la qualité de ceux-ci n’en est nullement affectée.

Vous connaissiez sans doute; Enthroned, Aborted ou Ancient Rites, maintenant vous pourrez ajouter les quatre suivants à cette liste.

 

Saille 

 

Décidément, peu importe ma destination, il semble toujours il y avoir un groupe de black symphonique sur mon chemin. Et un autre de qualité supérieure, car même si Saille ne révolutionne certes pas le genre, il possède malgré tout certaines qualités non négligeables qui lui permettent de tirer son épingle du jeu de la même manière que les: Winterburst, Advent Sorrow, Devilish Impressions et Atra Mustum, qui hantent les éditions antérieures des Échos d’Outre-Monde. Le groupe, formé en 2008 à Ghent, a présentement 2 albums disponibles, Irreversible Decay en 2011 et Ritu en 2013. Le clip ci-dessous est extrait du premier album.

Sanity’s Rage

 

Si vous êtes amateur de thrash tout comme moi, vous avez surement suivi le Thrash Metal Madness, ce concours de vote en ligne sur le site Global Thrash Assault auquel Reanimator de L’assomption près de Montréal participait. Quoique le groupe ait bien fait, celui-ci n’a malheureusement pas remporté les honneurs de cette compétition assez relevée. La première place fût décernée à Sanity’s Rage, et croyez-moi se fût largement mérité, car ce groupe Belge de thrash est de la bombe! You are what you swallow, leur premier album sorti l’an dernier est définitivement un album à écouter!  Pour les fans d’Hatchet, Havok et Dust Bolt!

Pestifer

 

Une chose qui est plaisante quand je fais de la recherche sur un pays en particulier ce n’est pas seulement de découvrir de nouveaux groupes comme d’en redécouvrir certains qu’on avait quelque peu oubliés. C’est le cas de Pestifer, ce quintet de Death Métal relativement intéressant qui a eu le malheur de crouler sous une pile de nouveautés que j’arrive à peine à classer.  C’est donc avec bonheur que j’ai réécouté leur seul et unique album Age of Disgrace sorti en 2010. Déjà 3 ans et pas de nouveauté depuis? Ce n’est donc pas étonnant que ce groupe soit disparu de mon radar, pourtant Pestifer présente tous les qualités d’un bon death technique avec une touche old school. Pour les fans de Pestilence, Death, Suffocation, Gorguts

Evil Shepherd

 

La semaine dernière je parlais avec de quelle manière la pochette d’un album peut influencer notre perception d’un groupe avant même d’avoir entendu une note de leur musique. Cette démarche artistique visuelle inclut également le logo du groupe. C’est en explorant le catalogue impressionnant de Christophe Szpajdel que je suis tombé sur le nouveau logo d’Evil Shepherd, celui-ci comme quelques autres ont d’ailleurs piqués ma curiosité au point de faire quelques recherches sur ces groupes. Et voici ce que j’ai trouvé pour Evil Shepherd, ce quintet de Blackened Retro Thrash né en 2008 à Aalst, compte actuellement 2 albums à son actif. Alors que le dernier en liste, qui s’intitule Evil Through Darkness and Darkness Through Death, conviendra à tous les adeptes de thrash sombre à la Ketzer ou Aura Noir.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

Échos d'Outre-Monde

535853_521830967858401_84296193_n

Vol. 2 – No.10 : Halte pour une bière belge!

 

Eh Oui, nous en sommes déjà à la vingtième des Échos d’Outre-Monde en presque autant de semaines! Comme la belle saison est sur le point de commencer, je vais donc conclure cette semaine avec une dernière destination pour ce volume numéro 2. Ensuite, les Échos d’Outre-Monde entreront, dès la première semaine de juin, en mode « summer edition » pour le volume 3 et ce jusqu’à la rentrée à la fin août. Alors que ma chronique hebdomadaire reprendra sa forme initiale et que nous continuerons notre périple de nations en nations dans le volume 4.

Je me donne donc, une semaine de répit pour établir les bases de cette édition estivale qui sera non seulement beaucoup plus légère au niveau textuel, mais aussi plus désordonnée car je vais définitivement mettre de côté les thématiques et en profiter pour présenter des groupes qui sont généralement plus difficiles de regrouper ensemble. Il se peut également que la fréquence de mes chroniques s’espace quelque peu durant les mois d’été, histoire de profiter de cette courte période de chaleur pour promener mon chien ou simplement relaxer avec une p’tite Hoegaarden à la main. J’adore la bière belge!

Ce qui m’amène à notre destination vedette de cette semaine, la Belgique. Bien que celle-ci soit beaucoup plus prisée pour sa bière de renommée mondiale ou pour ses nombreux bédéistes célèbres, le pays de 11 millions d’habitants, qui est notamment l’hôte du festival Graspop se déroulant le weekend suivant le Hellfest en France, n’est pas en reste du côté de sa production locale de musique métal, car même si la quantité de ses groupes est moindre que plusieurs de ses voisins, la qualité de ceux-ci n’en est nullement affectée.

Vous connaissiez sans doute; Enthroned, Aborted ou Ancient Rites, maintenant vous pourrez ajouter les quatre suivants à cette liste.

 

Saille 

 

Décidément, peu importe ma destination, il semble toujours il y avoir un groupe de black symphonique sur mon chemin. Et un autre de qualité supérieure, car même si Saille ne révolutionne certes pas le genre, il possède malgré tout certaines qualités non négligeables qui lui permettent de tirer son épingle du jeu de la même manière que les: Winterburst, Advent Sorrow, Devilish Impressions et Atra Mustum, qui hantent les éditions antérieures des Échos d’Outre-Monde. Le groupe, formé en 2008 à Ghent, a présentement 2 albums disponibles, Irreversible Decay en 2011 et Ritu en 2013. Le clip ci-dessous est extrait du premier album.

Sanity’s Rage

 

Si vous êtes amateur de thrash tout comme moi, vous avez surement suivi le Thrash Metal Madness, ce concours de vote en ligne sur le site Global Thrash Assault auquel Reanimator de L’assomption près de Montréal participait. Quoique le groupe ait bien fait, celui-ci n’a malheureusement pas remporté les honneurs de cette compétition assez relevée. La première place fût décernée à Sanity’s Rage, et croyez-moi se fût largement mérité, car ce groupe Belge de thrash est de la bombe! You are what you swallow, leur premier album sorti l’an dernier est définitivement un album à écouter!  Pour les fans d’Hatchet, Havok et Dust Bolt!

Pestifer

 

Une chose qui est plaisante quand je fais de la recherche sur un pays en particulier ce n’est pas seulement de découvrir de nouveaux groupes comme d’en redécouvrir certains qu’on avait quelque peu oubliés. C’est le cas de Pestifer, ce quintet de Death Métal relativement intéressant qui a eu le malheur de crouler sous une pile de nouveautés que j’arrive à peine à classer.  C’est donc avec bonheur que j’ai réécouté leur seul et unique album Age of Disgrace sorti en 2010. Déjà 3 ans et pas de nouveauté depuis? Ce n’est donc pas étonnant que ce groupe soit disparu de mon radar, pourtant Pestifer présente tous les qualités d’un bon death technique avec une touche old school. Pour les fans de Pestilence, Death, Suffocation, Gorguts

Evil Shepherd

 

La semaine dernière je parlais avec de quelle manière la pochette d’un album peut influencer notre perception d’un groupe avant même d’avoir entendu une note de leur musique. Cette démarche artistique visuelle inclut également le logo du groupe. C’est en explorant le catalogue impressionnant de Christophe Szpajdel que je suis tombé sur le nouveau logo d’Evil Shepherd, celui-ci comme quelques autres ont d’ailleurs piqués ma curiosité au point de faire quelques recherches sur ces groupes. Et voici ce que j’ai trouvé pour Evil Shepherd, ce quintet de Blackened Retro Thrash né en 2008 à Aalst, compte actuellement 2 albums à son actif. Alors que le dernier en liste, qui s’intitule Evil Through Darkness and Darkness Through Death, conviendra à tous les adeptes de thrash sombre à la Ketzer ou Aura Noir.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

On Arrête Pas l’Prog (Édition Spéciale)

(#16)

Édition spéciale 

Bonjours à tous et à toutes et bienvenue dans cette édition spéciale de ma chronique. Elle est spéciale car je vous parlerai de deux bands de Québec et avec des extras. J’ai pour vous deux entrevues réalisées avec des bands Prog de la capitale et j’ai même un vidéo fait ‘sur le fly’ avec un des bands qui s’est prêté bien généreusement à une entrevue dans leur local. Pour vous faire oublier que je ne suis pas un caméraman professionnel, j’ai même reçu le droit de mettre une de leur toune, « Still » en vidéo et de le partager dans cette chronique et sur notre channel Youtube. Les deux bands en question sont donc Piezo, qui s’est livré à l’entrevue live avec vidéo (et que vous aurez la chance de voir le 4 Juin à L’AgitéE Bar-Coop en compagnie de The Asylum Factory), et Shatters, un band de Heavy-Prog aux influences diverses (Porcupine Tree, Opeth, Amorphis, Primordial, Blackfield).  C’est excellent et j’ai bien hâte de les voir sur un ‘stage’.

Donc sans plus attendre, voici l’entrevue que j’ai réalisé via e-mail avec Martin Poirier, chanteur-guitariste du groupe Shatters, aussi composé de Emmanuel Rousseau à la basse, Marc-Antoine Guay à la guitare/voix, Stéphane Moisan à la batterie et Mathieu Houde aux claviers et piano.

 

OC : Fondé en 2005, vous connaissiez-vous tous?

Non. En fait, je suis le seul membre original du groupe. Au début nous n’étions que deux et c’était un « side project » de mon autre groupe de l’époque O.R.B. Après 3 ans, nous avons décidé d’en faire un vrai groupe car O.R.B. s’était dissout.  Il y a eu quelques changements de personnel et ce n’est que depuis décembre 2012 que le groupe s’est solidifié avec la formation actuelle.

 

OC : Sinon, comment vous êtes-vous rencontré ?

Le premier « nouveau » membre fut Stéphane Moisan le batteur et c’est par les petites annonces que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, il était le batteur d’Atma Sphacelus. Il se cherchait un projet de musique progressive. Emmanuel Rousseau était une connaissance de Stéphane. Pour Mathieu Houde le claviériste, ça faisait 2 ans que nous cherchions. Quelqu’un m’a suggéré de regarder sous la rubrique « cours de piano ». Il a écouté, il a aimé et il s’est joint au groupe. Pour Marc-Antoine Guay, il est un ami de Mathieu et c’est lui qui s’est le plus démarqué lors des auditions.

 

OC : Est-ce tous les membres qui trippent prog?

Oui, dans l’ensemble on s’intéresse tous au prog mais pas juste à ce genre. Stéphane adore nous surprendre avec toutes sortes de découvertes dans des genres pas mal différents. Ça nous aide beaucoup pour développer de nouvelles idées. Mais c’est surtout le prog qui nous lie, le vieux comme le nouveau.

 

OC : Vos influences éclectiques à saveur un peu « doom » affectent votre musique de quelle façon? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de musique?

En effet, ça peut paraître éclectique mais chacun de ces groupes a une touche très sombre. Je crois que c’est dans ce créneau musical que l’émotion passe le mieux. Nos textes ne respirent pas vraiment la joie de vivre donc la musique supporte bien nos idées, nos textes. C’est dans la lourdeur que nous ressentons l’intensité. Nous avons tous un background musical différent mais quand nous mettons nos idées en commun, c’est comme ça que ça sort. De plus, nos chansons sont tout autant éclectique car dépendamment de l’émotion que nous voulons transmettre, la musique s’adapte en conséquence. Notre style devient donc difficile à décrire…

 

OC : Qu’est-ce qui inspirent vos paroles?

Notre principal thème est la psychologie humaine. Comment notre entourage, nos décisions, nos émotions et nos réactions affectent notre psyché au point même d’en perdre tous nos moyens. L’esprit de l’homme est fragile et c’est cet aspect que nous explorons. D’ailleurs le nom du groupe SHATTERS, qui veut dire éclatements, représente l’idée que notre état mental peut souvent se briser en éclat, en mille morceaux…

 

OC : En français et en anglais, qui écrit les paroles? La musique? Quel est votre processus de création?

Dans le groupe, il n’y a pas vraiment de tâches attribuées aux membres. Tout le monde est libre d’apporter ses idées tant au niveau des paroles que de la musique. Actuellement c’est moi et Stéphane qui apportons les textes.

 

Pour la musique, tous y mettent leur grain de sel. Un d’entre nous peut avoir une idée de riff et en groupe nous nous amusons à y greffer d’autres éléments. C’est comme ça que l’on compose. Il est important qu’à la toute fin que tout le monde soit satisfait de la chanson. Ce n’est rien de bien compliqué; nous laissons l’inspiration nous guider.

 

OC : Le français c’est tout de même difficile à faire sonner sur ce genre de musique. Il faut se casser la tête un peu. Pourquoi ce choix? C’est important pour vous de chanter en français?

Au début du projet, nous voulions qu’il soit strictement en français car nous voulions quelque chose de différent et qu’après tout, c’est notre langue. Chanter en français est une preuve de notre appartenance à nos racines, à la francophonie. Plus tard des textes en anglais furent intégrés à notre répertoire. Maintenant, nous nous faisons un devoir de chanter en français sans pour autant délaisser l’anglais. Parfois des textes prennent forme en français, d’autres en anglais. Encore une fois, c’est l’inspiration qui nous guide. Faire sonner le français n’est pas difficile. Au contraire, car une fois que l’émotion s’est installée dans l’interprétation, le français sonne tout autant, sinon plus que l’anglais.

 

Le Studio d’en-haut :

C’est en fait mon petit studio. Au départ, il était chez moi au deuxième étage de ma maison d’où le nom. Maintenant installé à notre studio de pratique, j’y enregistre des groupes et des artistes. Aussi, j’y fais de la composition pour différents projets comme le théâtre, de la voix « off », musique pour tout genre de projets multimédias. (www.studiodenhaut.com)

La date du lancement de l’album n’est pas encore fixée mais ça sera assurément au printemps 2013.

 

Martin

SHATTERS

shatters@live.ca

Page Facebook

Page Reverbnation

Un gros Merci à Shatters et à Martin qui ont été patient, car cette entrevue a été faite il y a belle lurette!

_______________________________

En deuxième partie, Piezo, se sont fait connaître lors du lancement de leur album « Harlequin : Scene 1 » dans un spectacle très réussit au Dagobert le 2 mars dernier, en compagnie d’un autre très bon band, que j’ai bien hâte de vous faire connaître un peu plus dans une prochaine chronique, Inner Odyssey. Chaque chose en son temps, cette semaine c’est le tour à Piezo.

D’abord qui sont-ils? Ils sont  un quintet composé de Julien Watine à la guitare acoustique et au chant, Patrick Fillion à la guitare,  Jean-François Fournier à la basse, François Warnet au clavier/back vocals et Gabriel Larivière à la batterie et percussions. Leur son est complexe, car si l’album « Scene I : Harlequin » commence avec une touche nettement Pink Floyd, on est vite transporté dans un monde d’émotions éclectiques égalé seulement par la qualité de leur musique aux influences diverses tel que Genesis, Rush, Mike Oldfield mais aussi et surtout Opeth. Un savant mélange de Blues et de Métal, épicé par une touche de Jazz qui vous tranportera dans le monde de l’Harlequin et sans que vous vous en rendiez compte, vous fera passer une très belle heure musicale. Je vous dirais que, pour ma part, c’est un solide 8 sur 10 pour l’album, certaines choses aurait pu être mieux (notamment plus de back vocals et de choristes qui viennent très bien appuyer Julien, les backs de François en show étaient très sur la coche et je crois qu’on en entendra plus sur les prochains morceaux), mais je crois sincèrement qu’il nous surprendront avec le prochain album. Ce premier opus en est un conceptuel, chaques chansons s’imbriquant avec la suivante et la précédente, même dans le cas du premier et dernier morceaux, vous pouvez me croire, car j’ai fait plus d’une fois le tour de l’album en continu lorsque je l’ai eu (je descendais en Gaspésie profonde pour le travail, un petit voyage de 8h rendu plus agréable avec mon ami Harlequin…).  C’est quand même une grosse commande que de faire un album concept, surtout pour un premier, pour un band inconnu qui décide de prendre les chemins ardus de la composition Prog et Piezo a très bien relevé le défi. De grâce, ne me croyez pas sur parole, mais achetez leur album et découvrez par vous-même!

Donc un certain mercredi, 8ème jour du mois de mai, c’est un reporter un peu nerveux qui s’en allait rencontrer un band pas beaucoup moins nerveux pour passer une petite heure en leur compagnie, apprendre à mieux les connaître et avoir la chance de vous les faire connaître. Ça pas pris long que la nervosité a pris le bord, les gars de Piezo sont tous très social et adorent rire.  Voici donc le rapport, à peine édulcoré (pleins de conneries en moins), de cette rencontre avec un des meilleurs groupe Prog de la province :

 

OC : Commençons par le commencement, comment vous-êtes vous connus? D’où venez-vous?

Julien :  Il y 3 ans, juillet ou Août 2010, j’arrivais d’un voyage en Espagne et en furetant les annonces sur Québec-Métal où un ancien band hommage à Opeth, Lamentation, cherchait un chanteur pour démarrer un band de composition. Dans la description de leurs influences, ils nomment Genesis, Porcupine Tree, Pink Floyd, tous des trucs qui m’intéressent gros et donc je leur écris un message – sans fautes d’ailleurs! [rires  et approbation des autres membres] bref, ils m’ont donné un rendez-vous pour l’audition où je suis venu avec ma guitare. Je leur ai fait 2,3 tounes et après ils ont vu 1 autre gars et en avaient essayé un autre mais très vite ils m’ont rappellé pour me demander de devenir un membre à part entière.

 

OC : Ça avait clicker avec Julien, la première fois que vous l’avez entendu et vu? Le saviez-vous pas mal que ce serait lui?

Les autres : Oui
François : Ouais dès qu’on l’a vu ça connecté.

 

OC Julien, tu étais dans Morgue (band Black-Métal), c’est un bon saut du Black au Prog, non?

 

Julien : Pendant 2 ans j’ai fait les 2 mais depuis septembre 2012, je me consacre seulement à Piezo. Oui c’est un bon saut mais il n’y a pas vraiment d’explication. J’aime toujours le Death Metal et le Black, je fais ma vaisselle en écoutant du Meshuggah et du Cannibal Corpse (NDLR : me semble de voir si il reste de la vaisselle!). Tout ça pour dire que je n’ai pas renié ma passion pour cette autre genre de musique et en fait le choix était pas autant Métal vs Prog mais plutôt guitare vs chant. Je suis pas écoeuré de jouer de la guit mais un peu tanné de jouer de la guit dans le métal et le chant me donnait un nouveau tremplin, un nouveau trip. Et lorsque Piezo m’on dit que ça marcherait bien pour l’album et qu’en plus je pouvais jouer des passes de guit….

 

François : On voyait sa motivation, et il s’est mis à prendre des cours [de chant]

 

Gabriel : Ouais pour prendre de l’expérience, même si il commençait au début, il clanchait déjà de loin les autres auditions que l’on avait eu… Ça et en plus, il venait avec tellement d’idées.

 

OC : Parlons-en des idées, comment se construit une toune chez Piezo? C’est le band, c’est plus quelqu’un?

 

Gabriel : (me montre les tableau blanc sur lesquels plein de notes sont écrites) Tu peux en avoir une idée en regardant les tableau et souvent on utilise aussi un Iphone pour prendre des takes de nos impros. Souvent on part pendant une dizaine de minutes sur un riff, on le travaille et si on l’aime on le note et le classe un peu par gamme, on agence les riffs qui vont bien ensemble et après on développe là-dessus. Ça vient de tout le monde, y’a presque pas de « leader » dans Piezo, on pourrait dire…

 

Julien : On peut dire aussi que l’on improvise à peu près à chaque jam. D’ailleurs moi j’avais jamais vu ça, un band qui improvise aussi facilement qu’eux (NDLR : effectivement que ce soit sur scène ou dans leur local, il y a comme une communication invisible mais palpable entre les membres, qui n’est sûrement pas une de leur moindre force!), et ce, il peuvent le faire dans le métal, le post-rock ou le pure prog, donc on improvise et lorsque l’on est frappé par un riff, on marque le numéro (time code) de la machine (enregistreur ou Iphone) sur le tableau et on le classe par gamme/tempo.

 

OC : Classé par Gamme et tempo, c’est une très bonne façon, y’a d’autre chose qui rentre en compte?

 

Gabriel : Les émotions, exemple sur Scene 1, Julien nous disait faut que ça soit comme telle émotion alors avec nos impros et nos riff tapés, ça nous donnait un objectif, un guide pour les travailler.

 

OC : Oui justement, qui est venu avec l’idée de cette album concept? Y viens d’où l’Harlequin?

 

François : (pointant Julien) De sa tête.

 

Julien : Oui j’avais cette histoire ou plutôt ce personnage depuis un certain temps dans ma tête et j’ai pris une crisse de chance en leur montrant, mais je croyais sincèrement que tout était réuni pour que ça marche et j’avais aussi bien développé mon argumentaire. Ceci dit, ils auraient bien pu me trouver un estie de freak…

 

Piezo : C’est un estie de freak…[rires générale]

 

Gabriel : En fait il nous a bien présenté ça et comme je disais ça nous donnait une bonne marche à suivre avec son histoire, les émotions et tout les riffs que l’on avait au tableau.

 

François : En fait ça nous donne un fil conducteur, le personnage il fait telle action donc il ressent telle émotion et cette émotion sonne comme ça. On voulait que la musique autant que les paroles raconte une histoire…Ça nous prenait exactement ça je crois, le fil conducteur pour faire notre musique.

OC : C’est vraiment hot comme processus de création, d’après moi vous allez faire des émules! Je vous dirais pas que je n’explorerai pas cette avenue avec mon propre band! On parle beaucoup du personnage, ceux qui vous ont pas vu en show ne savent pas mais il existe pour vrai, et en couleur, l’Harlequin. J’ai adoré voir le film pendant votre prestation, parfois je ne savais plus où donner de la tête, à quand une version DVD de votre album avec le film?

 

Gabriel : D’abord, merci de passer le commentaire car à peu près personnes ont commenté cet aspect de notre art (NDLR : et pourtant le film est très bien, la photographie est profesionnelle et les madames très jolies!) Sûrement que certaines personnes ont apprécié mais peu ont commenté.

 

François : Faut dire qu’au Dag, c’est pas la meilleure scène pour des vidéos, la scène est basse et il y a pas de projecteurs… Mais le 4 juin prochain à l’AgitéE cependant….

 

Gabriel : Pour ce qui est du DVD, on va y penser mais sûrement pas avant 2028, dès qu’on est hyper connu et qu’on a le budget… [rires générale]

 

OC : Avez-vous une formation musicale?

 

Piezo : On a tous plus ou moins des ptits cours de musique dans nos instruements respectifs mais non pas de formation académique à proprement parler.

 

Julien : Sinon y’a François qui est en technique de scène et qui a plein de contact soundman, caméraman, etc.

 

OC : Ok donc c’est à toi que l’on doit ce vidéo?

 

François : En fait c’est Gab qui a eu l’idée ou qui a lancé l’idée du vidéo et après il est parti en voyage. Alors on a pris le projet, commencé à tirer les grands concepts. J’avais donc les contacts et Julien l’histoire, il a créé un peu les scénarios et après je devais l’appliquer à la réalité. Il y avait des choses complètement incroyables dans ce qu’il me disait mais aussi, malheureusement, complètement irréalisables. Alors j’ai refait les scénarios un peu, contacté des amis pour filmer et trouver des acteurs.

 

Julien : On a même une ancienne d’occupation double qui apparaît sur Rememberance. (NDLR : Criss! Peut-être que Harper va vouloir les rencontrer!!)

OC : À quand la scène 2? Y en aura-t-il une autre?

 

Gabriel : On aimerait ça, je dirais pas que le prochain album sera la scène 2, mais ce serait une possibilité qu’il y en ait une un jours.

 

Julien : C’est sur que si il y a un Scène 2, ça parlera pas, à mon avis, de l’Harlequin. Ce sera fort probablemement dans un autre monde ce sera… en fait on sait pas encore trop. On a déjà de bonnes idées pour le prochain album, mais ce sera fort probablement pas le scène 2. C’est sûr que ça va rester pas mal conceptuel, je n’imagine plus faire de la musique sans conceptualité.

 

OC : Merci beaucoup les boys, en finissant, ça vous tente-tu de me faire une petite toune que je pourrais filmer et mettre en lien dans l’article?

 

Piezo : Oui!

 

OC : Cool et en même temps, vu que je suis pas pentoute caméraman et que je sais pas comment ça va sortir, et à fin de pas scandaliser vos fans et fans potentiel, est-ce que je peux prendre une toune de votre album et en faire un vidéo à partager aussi avec cette article?

 

Piezo : Bien sûr!

 

Site officiel

Page Facebook

Lien de l’évènement du 4 juin à l’Agitée.

 

Donc je vous mets en lien le vidéo filmé ‘live’ dans leur local de la pièce « Rememberance » (les gars de Piezo me connaissent bien et savent que c’est une de mes préférés sur l’album) et je vous met un vidéo de mon crû fait avec un ‘rip’ de leur album et avec leur bénédiction, soit la toune « Rebirth » qui suit « Rememberance » sur leur album. Un petit fait à noter, on pourrait mieux dire « mouvement » que tounes, car comme je le disais, chacune des chansons s’imbrique l’une dans l’autre et pour moi, cette album est d’ores et déjà un classique.

 

À la prochaine, car… On Arrête Pas L’Prog!!!

 

63814_468163866559510_680909332_n