by Marryah Noch Mulligore | Juin 10, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse # 14
1.Band: CHURCH OF MISERY
Album: « Thy Kingdom Scum »
Labels: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 11 Juin
Pour être parfaitement honnête, connaissant l’engouement des Japonais pour le métal eccentrique et haut en couleurs qui tire sur la pop et qui m’horrifie tout simplement assez pour que je me demande ce qui est derrière le raisonnement « Tokyo Jukebox » de Marty Friedman, je m’attendais pas à entendre parler d’un phénomène late-60s vintage doom dans le genre de CHURCH OF MISERY. Vous allez me dire « calvince ça fait longtemps qu’ils existent – messemble que tu fais normalement tes devoirs comme du monde »? Je renchérirai à ce beau monde-là que je suis pas une bandwagon-hopper. En d’autres mots, c’est pas parce qu’un gros nom est sur toutes les lèvres que j’vas forcément avoir plus envie d’écouter ça que mettons, ELECTRIC WIZARD. Effectivement tout de même, dans ce cas-ci, malgré que ce soit très rare dans le cas d’un phénomène qui est ultra-populaire et qui fait jaser les labels comme si on avait droit à une genre de manifestation divine, je suis aptement capable de remarquer ce que j’ai manqué en skippant les albums sortis avant « Thy Kingdom Scum ». Si je pouvais faire abstraction du chanteur complètement saoulant qui arrive pas à se concentrer sur une seule approche et semble avoir besoin de changer de key à toutes les cinq secondes (en d’autres mots, il en fait trop, on jurerait qu’il était pas dans le même studio que le reste du band lors de l’enregistrement), je vous dirai de manière absolument franche que cet album m’a satisfaite à un niveau largement plus considérable que « 13 » de BLACK SABBATH. Le backing band – surtout le drummer et le bassiste – font preuve d’un engouement palpable et généreusement à l’ancienne pour la fusion entre le blues et le jazz, ce qui résulte en de longues pièces complexes qui changent assez souvent d’avenue pour être suspectes d’utiliser une map aussi fourrante que les maps de métro de leur pays d’origine. Le drummer, en particulier, a des techniques me rapellant plus souvent qu’autrement l’approche de Bill Ward. L’enregistrement a été fait analog, et chacune des tracks, constamment changeantes dans leur ordre d’idées, parvient à me séduire dans son évolution très fraîche, originale, et créative, malgré sa ressemblance frappante avec Vol. 4. Cet hommage évident, je vous le dis tout de suite, c’est pas une passe ORCHID – c’est pas un procédé impliquant le vol des riffs de Iommi et le copy/paste des grooves de Geezer dans un cadre absolument calqué sur les classiques de SABBATH. C’est un rehash impressionnant de leur habileté de surprendre et c’est fait avec la plus gracieuse authenticité. Chapeau!
VERDICT: 8/10 (EXCELLENT)
2.Band: REVELATION’S HAMMER
Album: « Revelation’s Hammer »
Label: My Kingdom Music
Date de sortie: 3 Juin
Je commençais à me dire, tout récemment, que la Norvège s’en venait un peu platonique en termes d’outputs qui font réellement changement; surtout en méditant sur le fait que la France devient de plus en plus luxuriante et ahurissante en termes de black incomparablement avant-garde et tout à fait pas imitable. J’omettais, en tête dure que je suis, de mettre en surbrillance la réalité troublante des exceptions qui sortent tout droit de Nulle Part Land. REVELATION’S HAMMER, c’est un groupe sympathique que j’encourage depuis un bout de temps en termes de promotion sur les ondes de « C.R.O.C. Underground Metal » parce qu’ils m’ont carrément fait la passe de l’année avec « Obsessed Onslaught » – la première pièce de cet album-ci. La façon dont ils structurent leur attaque est tout simplement pétrifiante – je les compare de vive voix au groove sans pardon du latter-day SATYRICON dans un pattern de descente aux Enfers du genre de rapidité et d’intensité qui rend quelqu’un tout à fait inconscient de l’univers autour de lui comme en écoutant du EMPEROR le volume au fond sur un système assez surround pour que l’aspect immersif du son ait une qualité 4D. L’expérimentation est au menu autant que la tribute à la base de l’histoire-même du black depuis sa toute première incarnation. On a donc là le meilleur des deux mondes principaux sur lesquels un fan de black se base pour analyser un nouveau projet qui s’aventure dans cette sphère particulière de la scène qui a des airs un peu Élite avec son audience très difficile à convaincre (je sais car j’en fais partie, si vous l’avez pas remarqué).
VERDICT: 8.5/10 (Entre EXCELLENT et GÉANT)
3.Band: QUEST OF AIDANCE
Album: « Misanthropic Propaganda »
Label: Pulverised Records
Date de sortie: 3 Juin
Si vous lisez ce site religieusement et connaissez votre affaire, vous savez qu’Alvestam, c’est un mec qui chôme crissement jamais. Qu’il se lance dans des projets douteux d’électronique poppy des années 80 un peu comme Marty le fait depuis trop longtemps, ou qu’il élabore des staples de renom comme SOLUTION .45 ou QUEST OF AIDANCE après avoir laissé SCAR SYMMETRY dans les limbes depuis son départ publicisé et navrant de ce groupe qui était l’un de mes préférés dans toute l’existence du progressif mélodique, il se démarque toujours dans son habileté de se faire remarquer et respecter. Ce gars-là a une influence marquée sur son environnement, quoi qu’il fasse. Plus je porte attention à son type de vocal et de songwriting, plus je pense au fait que SOILWORK et Bjorn doivent se claquer une diète Alvestam constante à toutes les deux semaines en termes de contenu sur leurs Ipods respectifs. QUEST OF AIDANCE, j’en entendais parler ça-et-là, mais pas assez pour que je prenne note et passe au dessus d’une vingtaine de minutes en leur seule compagnie sur CD. Voilà que je donnais une chance à ce rituel révolutionnaire qui me rend tout-à-fait accro, presque tout autant que je l’étais à « Dark Matter Dimensions » quand cette perle a vu le jour, ou mes nuits ultra-caféinées de journaliste invétérée qui se claque dix albums de file, vivant dans un village industrialisé rendu dynamique seulement par sa soundtrack pûrement métal et sans compromis – jadis. L’anomalie ici, c’est que j’ai été introduite à QoA, en mots, en temps que band électro-grind, ce qui pourrait pas possiblement sonner plus mal même avec un redoublement d’effort pour me faire regarder ailleurs. Ça pourrait pas être des termes moins justes non plus. C’est même un qualificatif tout simplement lazy pour un album comme celui-ci, toujours au moins. Ce que j’entends, c’est une approche au grind mélangeant des éléments de son incarnation oldschool tout autant que newschool en laissant l’impact des deux approches intactes et tranchantes à souhait, en incorporant des mélodies progressives d’une émotion contagieuse et assez efficace pour avoir un effet pratiquement chimique sur le cerveau lors d’une écoute particulièrement dévouée. Je voulais entendre ça venant d’Alvestam – j’ai eu ce que je voulais. J’espère franchement que ces gars-là vont pas seulement que se contenter de donner le traitement « supergroup » à ce projet et qu’un focus sérieux pourra propulser leur évolution vers une série consistante d’albums et une multitude de tournées mondiales parce qu’ici, y’a vraiment de quoi jaser.
VERDICT: 9/10 (GÉANT)
4.Band: EVILE
Album: « Skull »
Label: Century Media
Date de sortie: 11 Juin
Ce qui m’avait fait capoter, à priori, avec EVILE, c’est quand j’ai découvert « The Thrasher ». Leur approche absolument bare-bones était rivale avec ce qu’un de mes préférés, MANTIC RITUAL, me livrait sur « The Executioner ». Ensuite, ils ont commencé à se laisser imbiber par l’influence de leurs confrères de la scène thrash moderne en sacrifiant leur électrisante hyperactivité pour un son plus orienté vers la mélodie et l’ambiance cinématique, à mon plus grand désarroi. Je sais pas trop ce qui s’est passé, mais ils ont fini par catcher, peut être par voie spirituelle, qu’ils devaient tâcher de pas oublier d’exactement où ils viennent, et que c’est salement pas le temps qu’ils se terrent dans le fin fond des abysses des modes qui ont le don de prendre un band de thrash et le faire sonner comme absolument tous les autres dans un effort collectif de vendre un max de foulards à leur effigie chez Hot Topic. « Skull », c’est la balance parfaite entre cette mélodie dont ils veulent pas se séparer, leur vieille approche très organique et brasseuse de cage, et une certaine complexité entre les changements fréquents de tempo et de direction dans le mood qui caractérise les riffs ici déployés. En d’autres mots, c’est tout simplement l’incarnation parfaite et cumulative de leurs apprentissages à travers les années, et ça témoigne aussi d’une frustration envers les groupes qui essaient de changer leur identité pour des raisons commerciales. Ils réussissent même à confectionner des pièces semi-acoustiques qui ont autant d’impact émotif dans les licks lancinants que le stock plus down-tempo de la MASTER OF PUPPETS-era de METALLICA (l’émoi suscité est identique, j’en démordrai pas; référez-vous à la pièce « Tomb » pour un exemple idéal). Les tracks plus violentes le sont en perdant jamais le focus sur l’originalité complètement débile du mode de pensée de la composition. Je vois pas une ombre au tableau, et si les gars restent sur la même track et se remettent pas à releaser des covers de Lady Gaga, ils vont détrôner absolument tout le monde dans le top 100 de fin d’année de tout respectable critique musical qui se fait publier chaque semaine.
VERDICT: 10/10 (ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT)
-Noch
by Dave Rouleau | Juin 6, 2013 | Échos d'Outre Monde

Échos d’Outre-Monde
Vol.3 – No.1 : Summer edition
Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Pour les semaines à venir, je vais offrir une version allégée de ma chronique hebdomadaire. Bien évidemment, ce n’est pas parce qu’on a bien d’autres choses à faire que rester collé devant l’écran d’ordinateur durant l’été qu’on ne veut pas découvrir de nouveaux groupes, n’est-ce pas? Donc c’est dans un cadre beaucoup plus détendu que je vous offrirai certaines de mes découvertes, sans toutefois avoir à écrire un texte élaboré pour ficeler le tout. Je me contenterai d’une simple fiche technique rapide à consulter incluant quelques infos de base. En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!
Hammerlord
Lieu d’origine: Lawrence, Kansas, USA
Année de formation: 2007
Genre: Thrash
Artistes Similaires: Lich King, Hatchet, Sacrifice.
Myrkvar
Lieu d’origine: Nijmegen, Gelderland. Netherlands
Année de formation: 2003
Genre: Blackened Folk
Artistes Similaires: Crimfall, Eluveitie, Turisas
Deserted Fear
Lieu d’origine: Einsenberg, Thuringia, Germany
Année de formation: 2009
Genre: Old School Death
Artistes Similaires: Massacre, Benediction, Unleashed
Archspire
Lieu d’origine: Vancouver, BC. Canada
Année de formation : 2009
Genre : Brutal Technical Death
Artistes Similaires: Necrophagist, Obscura, Hour of Penance
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Luc St-Laurent | Juin 6, 2013 | Échos d'Outre Monde

Échos d’Outre-Monde
Vol.3 – No.1 : Summer edition
Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Pour les semaines à venir, je vais offrir une version allégée de ma chronique hebdomadaire. Bien évidemment, ce n’est pas parce qu’on a bien d’autres choses à faire que rester collé devant l’écran d’ordinateur durant l’été qu’on ne veut pas découvrir de nouveaux groupes, n’est-ce pas? Donc c’est dans un cadre beaucoup plus détendu que je vous offrirai certaines de mes découvertes, sans toutefois avoir à écrire un texte élaboré pour ficeler le tout. Je me contenterai d’une simple fiche technique rapide à consulter incluant quelques infos de base. En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!
Hammerlord
Lieu d’origine: Lawrence, Kansas, USA
Année de formation: 2007
Genre: Thrash
Artistes Similaires: Lich King, Hatchet, Sacrifice.
Myrkvar
Lieu d’origine: Nijmegen, Gelderland. Netherlands
Année de formation: 2003
Genre: Blackened Folk
Artistes Similaires: Crimfall, Eluveitie, Turisas
Deserted Fear
Lieu d’origine: Einsenberg, Thuringia, Germany
Année de formation: 2009
Genre: Old School Death
Artistes Similaires: Massacre, Benediction, Unleashed
Archspire
Lieu d’origine: Vancouver, BC. Canada
Année de formation : 2009
Genre : Brutal Technical Death
Artistes Similaires: Necrophagist, Obscura, Hour of Penance
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Marryah Noch Mulligore | Juin 3, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse #13
1.Band: ELDKRAFT
Album: « Shaman »
Label: Metal Blade
Date de sortie: Le 28 Mai
On se le cachera pas; je suis pas connue pour être une maniaque finie de folk. C’est vrai tout de même que l’incarnation un peu plus nordique de cette approche, avec un genre de finish un peu Viking, c’est pas mal la seule exception qui me réjouit parfois. Je trouve personellement que c’est la meilleure incarnation de ce style puisque son plein potentiel reluit davantage quand une certaine aggressivité couronne le tout avec un côté barbare un peu cinématographique à l’appui. ELDKRAFT a des composantes assez variées présentées dans un mish-mash pas mal inhabituel dans le sens où on a droit à de la mélancolie sinistre à souhait avec un vocal ténor qui a la poigne un peu whiny d’un frontman qu’on imaginerait assez facilement dans un band de funeral doom, et les riffs qu’on a ici ont également une belle grisaille d’émotions négatives à exprimer. Ce sont les deux éléments qui ont réussi à me convaincre d’écouter « Shaman » au complet; certaines pièces ont le mérite de se démarquer avec brio quand les riffs pesants et cassants se pointent le nez. Ceci dit, pas mal de tounes à l’appui s’en vont nulle part et empruntent le chemin de la monotonie et c’est un somme qui aboutit jamais. Les éléments folkloriques deviennent assez vannants quand ils deviennent un peu plus zen et orientés vers des pièces méditatives qu’on retrouverait facilement sur une compilation pour insomniaques. Cet aspect de l’album prend le dessus sur la puissance déchirante des moments les plus sincères de « Shaman ». Suffit que ces gars-là sachent mettre leur authenticité en valeur sans se perdre dans un trip de musique de chambre pour illuminés, et sans perdre le focus sur l’importance de l’instrumentation de base d’un band de métal; ils réussiront probablement à me convaincre d’écouter leur stock plus en profondeur, mais pour l’instant, je serais franchement capable de m’éterniser sur les longueurs qu’ils ont l’air de prévilégier sur ce premier CD.
VERDICT: 3.5/10
2.Band: DARK TRANQUILITY
Album: « Construct »
Label: Century Media
Date de sortie: 28 Mai
Même si le frontman s’efforce de nier que le titre de leur nouvelle release a presque tout à voir avec l’aspect technique de son contenu, je lui renchérirai qu’il est assez parfaitement représentatif du genre de retour aux sources dont l’album au grand complet fait preuve. La meilleure manière de résumer ce qui se passe sur « Construct », c’est d’aviser n’importe quel fan obsédé du band (groupe de monde dont je fais encore partie, comprenant parfaitement qu’on a droit ici à une expérimentation apart) que cet album-là, c’est pas une progression logique de la discographie de DT. C’est pas l’accumulation de ce qu’ils ont apporté à la scene au travers des dernières années. C’est une régression vers la base de leur son, qui est connue de tous ceux qui ont déjà écouté un minimum de leur stock; les mélodies prenantes, et les éléments synthétiques et électroniques. « Construct » est défini par le règne de cet aspect de leur approche et ce point de vue est supporté par le frontman toujours au moins. Il clame que ceci est une nouvelle initiative pour eux et je suis loin d’être d’accord puisque c’est plutôt une version étoffée, déjantée et progressive de ce qu’ils étaient avant de maturer considérablement leur format. C’est le genre d’expérience que j’ai d’la misère à digérer parce que les gars étaient crissement sur un chemin glorieux dans mon livre à moi et me consolaient presque de l’absence de NEVERMORE dans la scène, avec leur approche calculating, froide, et aggressive à souhait qui avait également un côté bleak et mélodique savoureux; « Construct » me laisse sur ma faim vu son hésitation à s’épanouir complètement. Ça reste du DT, mais ça retient son souffle. Ça aurait pu être une force de la nature absolument irréfutable si seulement c’était vraiment représentatif de leur parcours jusqu’ici.
VERDICT: 5/10
3.Band: AGE OF TAURUS
Album: « Desperate Souls of Tortured Times »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le premier démo d’AGE OF TAURUS, je l’ai découvert dans les tréfonds de MySpace lors d’un de mes deux séjours en Angleterre et j’oublierai jamais ce moment remarquable où j’avais l’impression d’avoir découvert un band d’epic doom qui sait réellement se démarquer de la masse de groupes overhypés qui sont franchement plates à écouter (dans mes oreilles en tout cas) vu leurs tendances gimmicky et trop faciles. Ce qui commençait à manquer à l’approche des supposés chefs de file, je le retrouvais sur ce démo d’une qualité positivement effarante à travers des changements de tempo punchy, impulsifs, surprenants, et décapants avantagés par des riffs crunchy, heavy, et assez hooky pour épater la plus haute galerie d’élite dans l’histoire du doom au grand complet. C’était de quoi faire rougir les SAINT VITUS et compagnie. Donc j’avais des attentes assez déraisonnables face à ce premier album que Metal Blade ont signé à ma jadis très grande joie. « Desperate Souls of Tortured Times » dénombre seulement que 2-3 tounes qui démontrent le horsepower du groupe en toute sincérité. La force de ces gars-là c’est les pièces qui couvrent un beat mid-tempo ou un up-tempo, avec en masse de place pour les solos et les extravagances. Ce qu’on a ici c’est majoritairement du epic doom complètement cliché; lent, répétitif, prévisible, et, assez ironiquement, assez semblable au stock qui sort sur une base trop régulière des bands qui s’aventurent dans ce sous-style particulier avec l’intention très lassante d’écrire des tounes qui se dirigent très (TROP) lentement dans un vide éternel.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: LEPROUS
Album: « Coal »
Label: InsideOut
Date de sortie: 28 Mai
Le backing band d’IHSAHN sur son stock solo, c’est pas un secret pour personne, y fait pas triper la planète au complet. La saveur progressive et réfléchie de ce matos particulier, c’est la version nue et bare-bones du black d’EMPEROR. Peu réussissent à détecter le venin ici présent puisque le packaging leur semble mou et sans but. Je ferai remarquer que ce beau monde-là manquent le bateau et connaissent pas grand-chose. L’approche de LEPROUS est sombre et dépressive à souhait. Cette émotion-là est la base de tout album de black et les structures impulsives de chacune de leurs pièces sont tout à fait marginales et pratiquement plus bizarres et dérangeantes que ce que j’ai pu remarquer autour de moi dans les scènes métal et rock combinées. Chacun des albums a une identité tout à fait borderline. « Bilateral », c’était un de mes petits préférés de l’année quand c’est sorti. La ligne directrice était mélodique mais chaotique à la fois, me faisant plus souvent qu’autrement penser à OPETH meets PINK FLOYD. « Coal » va dans une direction beaucoup plus agressive, synthétique, et étourdissante, en mettant de côté les luxuriantes explorations acoustiques d’il y a une coupe d’années. Ça donne des pièces longues, et parfois un peu trop absorbées dans leur propre acid trip pour être autre chose qu’étouffantes, ce qui empêche pas que c’est le cas pour une toune sur trois seulement. C’est un genre de digestif qui va plaire à ceux qui aiment l’abstrait et la saveur de psychose intériorisée dans leur rock ou métal. C’est soit t’aimes, soit tu détestes. J’recommanderais « Bilateral » avec plus d’enthousiasme, en toute honnêteté, mais « Coal » est à risquer pour ceux qui veulent quelque chose d’appliqué et sauté à la fois.
VERDICT: 6/10
5.Band: SKELETAL SPECTRE
Album: « Voodoo Dawn »
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Vanessa Nocera est la leader de SKELETAL SPECTRE et j’vas vous dire qu’elle botte des culs sans aucune retenue, en craignant pas de me faire qualifier de féministe. Y’a pas tellement de femmes qui se font créditer suffisamment pour leur travail acharné pour la scène death metal. Pour les connaisseurs ou amoureux de l’underground obscur qui sait simuler une sorte de retour dans le temps jusqu’au début des années 90, allez écouter du MORGENGRAU pour être témoins d’une frontwoman qui donne pas sa place. Nocera est un autre bel example de ce genre d’icône que pas assez de monde connaissent. Si c’était pas de la production ultra-saturée d’un bord à l’autre de l’album, ceci se mériterait un sapré beau gros huit sur dix. Premièrement, les vocals sont d’outre-tombe. Ils sont saisissants, lancinants, et troublants; les riffs sont d’un dynamisme éducatif pour ceux qui veulent se lancer dans ce mouvement en sachant ce qui accroche réellement et ce qui laisse de glace. Le drumming abuse de la double-bass et rend la distinction entre les licks ardue, mais ça empêche pas un vrai trippeux de se pencher sur la question à plusieurs reprises; maudit que les hooks sont à perte de vue, et ce band-là ose intégrer plusieurs passes plus thrash et même death n’ roll à leur formula. Ils savent être catchy en restant dans les fin fonds de l’underground à militer pour ce que la scène extrême représente, tout en restant fluides et très à l’aise dans leur rôle d’instructeurs fiers comme dix.
VERDICT: 6.5/10
6.Band: BLOOD CEREMONY
Album: « The Eldritch Dark »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le vintage rock qui sonne un peu fin années 60 avec des éléments folkoriques et un background occulte, ça court crissement les rues depuis l’été passé, mais y’a pas à dire qu’on se fait garrocher un peu n’importe quoi par la tête dans certains cas (i.e. GHOST) pour éventuellement se faire consoler de main de maître avec des bands comme BLOOD CEREMONY qui se contentent de faire des tournées promotionelles pour les ghoules quand y devraient plutôt être les headliners. « The Eldritch Dark » est d’une qualité savante à souhait. Le seul guitariste du groupe mélange des influences blues avec une bonne dose de rock rétro qui manque pas de caractère; l’orgue et la flûte viennent compléter les riffs tantôt pesants et tantôt frivoles à merveille, sans devenir des espèces de distractions qui donnent un style cartoonish au produit fini. L’album est enregistré analog, et ça paraît dans l’aspect très smooth et invitant de la prod; toutes les tounes ont chacune leur propre identité et leur propre attrait, et plus je me les claque souvent, plus j’réalise que c’est encore meilleur que leur vieux stock, vu que les main riffs de bon nombre de titres (dont « Goodbye Gemini ») me jouent dans la tête à plein régime depuis la semaine passée.
VERDICT: 6.5/10
7.Band: THE PETE FLESH DEATHTRIP
Album: Mortui Vivos Docent
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Quand on parle de métal extrême aussi luxuriant que le death-black se permet de l’être, j’suis toujours sur un buzz intense quand je découvre une One-Man Project qui sonne comme si c’était un ramassis d’au moins huit musiciens dans le même sous-sol qui fonctionne sur une base aussi appliquée et disciplinée qu’un orchestre classique de renom (la composition est l’oeuvre de Pete, bien que sur cet album, il introduit des session musicians). Ce genre de précision, on le retrouve sans aucune trace de confusion sur « Mortui Vivos Docent ». Pete, c’est un mathématicien, mais pas dans le style fusionny et avant-garde de TESSERACT ou BETWEEN THE BURIED AND ME; il se la joue black métal sale en dosant parfaitement les ingrédients apposés sur chaque côté de la balance qui est rarement manipulée avec autant de soin au coeur de cette approche-ci. Il intègre même du thrash à ce tableau sans perdre la carte mais en créant plutôt des classiques obscènes (« Crave the Fire ») qui me donnent l’impression que ce gars-là observe la scène death-thrash avec une attention inégalée depuis ses débuts les plus primitifs entre les mains de Chuck. Je lève mon chapeau.
VERDICT: 8.5/10
8.Band: TRISTANIA
Album: « Darkest White »
Label: Napalm
Date de sortie: 31 Mai
Je vous le dis tout de suite: le gothic métal cliché qui fait des courbettes symphoniques à la NIGHTWISH sans toutefois parvenir à leur degré d’efficacité historique, ça m’impressionne à peu près autant qu’une série d’éternuements hyperactifs en surround. C’est pourquoi je me disais tout de suite, avant de me claquer « Darkest White », que je me fouterais éperdument de son contenu. J’aurais pas pu avoir une leçon de vie plus brusque et inattendue ce matin-là; TRISTANIA ont aucunement l’intention de s’étendre dans ce moule un peu trop répandu à travers la scène Européenne. Ce qu’ils nous apportent ici, c’est un métal tout à fait lourd, obscur, et faisant témoignage d’une panoplie d’influences qui prouve qu’ils sont au courant de toutes les vagues qui s’emparent de la scène depuis des lustres: ils intègrent du prog, une touche de doom, des effluves de rock, et des riffs assez funeral doom pour faire triper les gars de KATATONIA avec un enthousiasme communicatif, tout en perdant pas du tout l’aptitude de traduire leurs émotions à travers chaque note qui rend l’écoute complètement affamée et incomparable. J’aurais voulu que l’album soit plus long, et jusqu’ici, j’ignorais éperdument tout de ce qui rendait ce groupe-là aussi populaire et aimé à travers la communauté. Message reçu.
VERDICT: 9.5/10
-Noch
by Dave Rouleau | Juin 3, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse #13
1.Band: ELDKRAFT
Album: « Shaman »
Label: Metal Blade
Date de sortie: Le 28 Mai
On se le cachera pas; je suis pas connue pour être une maniaque finie de folk. C’est vrai tout de même que l’incarnation un peu plus nordique de cette approche, avec un genre de finish un peu Viking, c’est pas mal la seule exception qui me réjouit parfois. Je trouve personellement que c’est la meilleure incarnation de ce style puisque son plein potentiel reluit davantage quand une certaine aggressivité couronne le tout avec un côté barbare un peu cinématographique à l’appui. ELDKRAFT a des composantes assez variées présentées dans un mish-mash pas mal inhabituel dans le sens où on a droit à de la mélancolie sinistre à souhait avec un vocal ténor qui a la poigne un peu whiny d’un frontman qu’on imaginerait assez facilement dans un band de funeral doom, et les riffs qu’on a ici ont également une belle grisaille d’émotions négatives à exprimer. Ce sont les deux éléments qui ont réussi à me convaincre d’écouter « Shaman » au complet; certaines pièces ont le mérite de se démarquer avec brio quand les riffs pesants et cassants se pointent le nez. Ceci dit, pas mal de tounes à l’appui s’en vont nulle part et empruntent le chemin de la monotonie et c’est un somme qui aboutit jamais. Les éléments folkloriques deviennent assez vannants quand ils deviennent un peu plus zen et orientés vers des pièces méditatives qu’on retrouverait facilement sur une compilation pour insomniaques. Cet aspect de l’album prend le dessus sur la puissance déchirante des moments les plus sincères de « Shaman ». Suffit que ces gars-là sachent mettre leur authenticité en valeur sans se perdre dans un trip de musique de chambre pour illuminés, et sans perdre le focus sur l’importance de l’instrumentation de base d’un band de métal; ils réussiront probablement à me convaincre d’écouter leur stock plus en profondeur, mais pour l’instant, je serais franchement capable de m’éterniser sur les longueurs qu’ils ont l’air de prévilégier sur ce premier CD.
VERDICT: 3.5/10
2.Band: DARK TRANQUILITY
Album: « Construct »
Label: Century Media
Date de sortie: 28 Mai
Même si le frontman s’efforce de nier que le titre de leur nouvelle release a presque tout à voir avec l’aspect technique de son contenu, je lui renchérirai qu’il est assez parfaitement représentatif du genre de retour aux sources dont l’album au grand complet fait preuve. La meilleure manière de résumer ce qui se passe sur « Construct », c’est d’aviser n’importe quel fan obsédé du band (groupe de monde dont je fais encore partie, comprenant parfaitement qu’on a droit ici à une expérimentation apart) que cet album-là, c’est pas une progression logique de la discographie de DT. C’est pas l’accumulation de ce qu’ils ont apporté à la scene au travers des dernières années. C’est une régression vers la base de leur son, qui est connue de tous ceux qui ont déjà écouté un minimum de leur stock; les mélodies prenantes, et les éléments synthétiques et électroniques. « Construct » est défini par le règne de cet aspect de leur approche et ce point de vue est supporté par le frontman toujours au moins. Il clame que ceci est une nouvelle initiative pour eux et je suis loin d’être d’accord puisque c’est plutôt une version étoffée, déjantée et progressive de ce qu’ils étaient avant de maturer considérablement leur format. C’est le genre d’expérience que j’ai d’la misère à digérer parce que les gars étaient crissement sur un chemin glorieux dans mon livre à moi et me consolaient presque de l’absence de NEVERMORE dans la scène, avec leur approche calculating, froide, et aggressive à souhait qui avait également un côté bleak et mélodique savoureux; « Construct » me laisse sur ma faim vu son hésitation à s’épanouir complètement. Ça reste du DT, mais ça retient son souffle. Ça aurait pu être une force de la nature absolument irréfutable si seulement c’était vraiment représentatif de leur parcours jusqu’ici.
VERDICT: 5/10
3.Band: AGE OF TAURUS
Album: « Desperate Souls of Tortured Times »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le premier démo d’AGE OF TAURUS, je l’ai découvert dans les tréfonds de MySpace lors d’un de mes deux séjours en Angleterre et j’oublierai jamais ce moment remarquable où j’avais l’impression d’avoir découvert un band d’epic doom qui sait réellement se démarquer de la masse de groupes overhypés qui sont franchement plates à écouter (dans mes oreilles en tout cas) vu leurs tendances gimmicky et trop faciles. Ce qui commençait à manquer à l’approche des supposés chefs de file, je le retrouvais sur ce démo d’une qualité positivement effarante à travers des changements de tempo punchy, impulsifs, surprenants, et décapants avantagés par des riffs crunchy, heavy, et assez hooky pour épater la plus haute galerie d’élite dans l’histoire du doom au grand complet. C’était de quoi faire rougir les SAINT VITUS et compagnie. Donc j’avais des attentes assez déraisonnables face à ce premier album que Metal Blade ont signé à ma jadis très grande joie. « Desperate Souls of Tortured Times » dénombre seulement que 2-3 tounes qui démontrent le horsepower du groupe en toute sincérité. La force de ces gars-là c’est les pièces qui couvrent un beat mid-tempo ou un up-tempo, avec en masse de place pour les solos et les extravagances. Ce qu’on a ici c’est majoritairement du epic doom complètement cliché; lent, répétitif, prévisible, et, assez ironiquement, assez semblable au stock qui sort sur une base trop régulière des bands qui s’aventurent dans ce sous-style particulier avec l’intention très lassante d’écrire des tounes qui se dirigent très (TROP) lentement dans un vide éternel.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: LEPROUS
Album: « Coal »
Label: InsideOut
Date de sortie: 28 Mai
Le backing band d’IHSAHN sur son stock solo, c’est pas un secret pour personne, y fait pas triper la planète au complet. La saveur progressive et réfléchie de ce matos particulier, c’est la version nue et bare-bones du black d’EMPEROR. Peu réussissent à détecter le venin ici présent puisque le packaging leur semble mou et sans but. Je ferai remarquer que ce beau monde-là manquent le bateau et connaissent pas grand-chose. L’approche de LEPROUS est sombre et dépressive à souhait. Cette émotion-là est la base de tout album de black et les structures impulsives de chacune de leurs pièces sont tout à fait marginales et pratiquement plus bizarres et dérangeantes que ce que j’ai pu remarquer autour de moi dans les scènes métal et rock combinées. Chacun des albums a une identité tout à fait borderline. « Bilateral », c’était un de mes petits préférés de l’année quand c’est sorti. La ligne directrice était mélodique mais chaotique à la fois, me faisant plus souvent qu’autrement penser à OPETH meets PINK FLOYD. « Coal » va dans une direction beaucoup plus agressive, synthétique, et étourdissante, en mettant de côté les luxuriantes explorations acoustiques d’il y a une coupe d’années. Ça donne des pièces longues, et parfois un peu trop absorbées dans leur propre acid trip pour être autre chose qu’étouffantes, ce qui empêche pas que c’est le cas pour une toune sur trois seulement. C’est un genre de digestif qui va plaire à ceux qui aiment l’abstrait et la saveur de psychose intériorisée dans leur rock ou métal. C’est soit t’aimes, soit tu détestes. J’recommanderais « Bilateral » avec plus d’enthousiasme, en toute honnêteté, mais « Coal » est à risquer pour ceux qui veulent quelque chose d’appliqué et sauté à la fois.
VERDICT: 6/10
5.Band: SKELETAL SPECTRE
Album: « Voodoo Dawn »
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Vanessa Nocera est la leader de SKELETAL SPECTRE et j’vas vous dire qu’elle botte des culs sans aucune retenue, en craignant pas de me faire qualifier de féministe. Y’a pas tellement de femmes qui se font créditer suffisamment pour leur travail acharné pour la scène death metal. Pour les connaisseurs ou amoureux de l’underground obscur qui sait simuler une sorte de retour dans le temps jusqu’au début des années 90, allez écouter du MORGENGRAU pour être témoins d’une frontwoman qui donne pas sa place. Nocera est un autre bel example de ce genre d’icône que pas assez de monde connaissent. Si c’était pas de la production ultra-saturée d’un bord à l’autre de l’album, ceci se mériterait un sapré beau gros huit sur dix. Premièrement, les vocals sont d’outre-tombe. Ils sont saisissants, lancinants, et troublants; les riffs sont d’un dynamisme éducatif pour ceux qui veulent se lancer dans ce mouvement en sachant ce qui accroche réellement et ce qui laisse de glace. Le drumming abuse de la double-bass et rend la distinction entre les licks ardue, mais ça empêche pas un vrai trippeux de se pencher sur la question à plusieurs reprises; maudit que les hooks sont à perte de vue, et ce band-là ose intégrer plusieurs passes plus thrash et même death n’ roll à leur formula. Ils savent être catchy en restant dans les fin fonds de l’underground à militer pour ce que la scène extrême représente, tout en restant fluides et très à l’aise dans leur rôle d’instructeurs fiers comme dix.
VERDICT: 6.5/10
6.Band: BLOOD CEREMONY
Album: « The Eldritch Dark »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le vintage rock qui sonne un peu fin années 60 avec des éléments folkoriques et un background occulte, ça court crissement les rues depuis l’été passé, mais y’a pas à dire qu’on se fait garrocher un peu n’importe quoi par la tête dans certains cas (i.e. GHOST) pour éventuellement se faire consoler de main de maître avec des bands comme BLOOD CEREMONY qui se contentent de faire des tournées promotionelles pour les ghoules quand y devraient plutôt être les headliners. « The Eldritch Dark » est d’une qualité savante à souhait. Le seul guitariste du groupe mélange des influences blues avec une bonne dose de rock rétro qui manque pas de caractère; l’orgue et la flûte viennent compléter les riffs tantôt pesants et tantôt frivoles à merveille, sans devenir des espèces de distractions qui donnent un style cartoonish au produit fini. L’album est enregistré analog, et ça paraît dans l’aspect très smooth et invitant de la prod; toutes les tounes ont chacune leur propre identité et leur propre attrait, et plus je me les claque souvent, plus j’réalise que c’est encore meilleur que leur vieux stock, vu que les main riffs de bon nombre de titres (dont « Goodbye Gemini ») me jouent dans la tête à plein régime depuis la semaine passée.
VERDICT: 6.5/10
7.Band: THE PETE FLESH DEATHTRIP
Album: Mortui Vivos Docent
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Quand on parle de métal extrême aussi luxuriant que le death-black se permet de l’être, j’suis toujours sur un buzz intense quand je découvre une One-Man Project qui sonne comme si c’était un ramassis d’au moins huit musiciens dans le même sous-sol qui fonctionne sur une base aussi appliquée et disciplinée qu’un orchestre classique de renom (la composition est l’oeuvre de Pete, bien que sur cet album, il introduit des session musicians). Ce genre de précision, on le retrouve sans aucune trace de confusion sur « Mortui Vivos Docent ». Pete, c’est un mathématicien, mais pas dans le style fusionny et avant-garde de TESSERACT ou BETWEEN THE BURIED AND ME; il se la joue black métal sale en dosant parfaitement les ingrédients apposés sur chaque côté de la balance qui est rarement manipulée avec autant de soin au coeur de cette approche-ci. Il intègre même du thrash à ce tableau sans perdre la carte mais en créant plutôt des classiques obscènes (« Crave the Fire ») qui me donnent l’impression que ce gars-là observe la scène death-thrash avec une attention inégalée depuis ses débuts les plus primitifs entre les mains de Chuck. Je lève mon chapeau.
VERDICT: 8.5/10
8.Band: TRISTANIA
Album: « Darkest White »
Label: Napalm
Date de sortie: 31 Mai
Je vous le dis tout de suite: le gothic métal cliché qui fait des courbettes symphoniques à la NIGHTWISH sans toutefois parvenir à leur degré d’efficacité historique, ça m’impressionne à peu près autant qu’une série d’éternuements hyperactifs en surround. C’est pourquoi je me disais tout de suite, avant de me claquer « Darkest White », que je me fouterais éperdument de son contenu. J’aurais pas pu avoir une leçon de vie plus brusque et inattendue ce matin-là; TRISTANIA ont aucunement l’intention de s’étendre dans ce moule un peu trop répandu à travers la scène Européenne. Ce qu’ils nous apportent ici, c’est un métal tout à fait lourd, obscur, et faisant témoignage d’une panoplie d’influences qui prouve qu’ils sont au courant de toutes les vagues qui s’emparent de la scène depuis des lustres: ils intègrent du prog, une touche de doom, des effluves de rock, et des riffs assez funeral doom pour faire triper les gars de KATATONIA avec un enthousiasme communicatif, tout en perdant pas du tout l’aptitude de traduire leurs émotions à travers chaque note qui rend l’écoute complètement affamée et incomparable. J’aurais voulu que l’album soit plus long, et jusqu’ici, j’ignorais éperdument tout de ce qui rendait ce groupe-là aussi populaire et aimé à travers la communauté. Message reçu.
VERDICT: 9.5/10
-Noch
by Lex Ivian | Mai 31, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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Death Before Dishonor s’est formé en 2000 à Boston. Ils sortent l’année suivante leur 1er démo, « War within » qui les mène à signer avec Spook City Records pour sortir leur 1er album en 2002, « True till death » puis un split en 2003. Ces sorties ne permettent malheureusement pas au groupe de percer et leur vraie expansion vient en 2005 avec la signature chez Bridge 9 Records et la sortie de « Friends family forever ». C’est le début des mouvements du groupe qui se mettent à tourner incessamment comme des malades supportant des groupes comme Agnostic Front, Champion, Full Blown Chaos et Terror, et aussi le début des mouvements dans le groupe avec le départ de Eric, leur guitariste. En 2006, après 1 an et demi de tournée, ils ressortiront leur EP précédent, avec le nouveau line up, en y ajoutant les pièces du split de 2003 pour en faire un album complet. Peu de nouveau matériel sera offert aux fans avant 2007, le groupe s’étant retrouvé sans label suite à l’expiration de leur contrat avec Bridge 9 Records. Leur réengagement avec le label et la sortie de « Count me in » devait les mener à un autre niveau. Leur album se retrouve dès sa sortie sur les palmarès « Billboard Heatseekers », « Independent Albums » et « Top New Artist » et y restera pendant plus de 4 semaines. D’ailleurs, le vidéo de leur single « Break through it all » devait être diffusé en rotation pendant 3 mois sur MTV2.
Ils devaient également prendre part, aux côtés d’Agnostic Front, Hatebreed et Ignite, au « Persistence Tour 2007 » qui traverse l’Europe. L’année 2008 allait, quant à elle, les envoyer à travers le monde pour promouvoir « Count me in ». Entre le retour de cette tournée et l’enregistrement de leur 4ème album en 2009, « Better ways to die », leur drummeur original ainsi que Dave X, leur guitariste, allaient quitter à leur tour. Frankie transfère alors de la basse à la guitare et Rob prend sa place. Ces changements devaient mener vers une évolution du groupe qui sort de l’enveloppe traditionnelle du hardcore intégrant par exemple des chorus plus punk à la Rancid ou encore Dropkick Murphys dans leur « Boston hardcore ». Écoutez « Our glory days ».
Encore une fois de nouveaux changements de line up autour de Bryan et Frankie, seuls membres fondateurs restants, ont suivi la sortie de leur dernier album mais tout ça ne les empêche pas d’être considéré comme l’un des piliers de la scène hardcore punk actuelle de Boston. Le groupe a passé près des 2/3 de sa carrière en tournée et mérite grâce à son acharnement et dédication, la reconnaissance qu’ils ont aujourd’hui.
Ils seront au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 sur la scène Tony Sly, le vendredi 14 juin à 17h10. BE THERE OR BEWARE!!
See ya in the pit!
Lex