La Décapiteuse #16

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse # 16

 

1.Band: PEST* (page facebook non-officielle mais quand même le plus up-to-date trouvé)

Album: « The Crowning Horror »

Label: Agonia Records

Date de sortie: 18 Juin

Étant pas une mordue finie de black metal oldschool (et surtout de la production assez modérément travaillée) au point de qualifier à peu près tout et n’importe quoi en tant que « Must Listen » à partir du moment que ça sonne comme une cacophonie d’enfer assez obscure pour donner des spasmes d’excitation aux collectionneurs qui sont pas assez difficiles sur ce qu’ils endossent à mon goût, je connaissais pas PEST. Je suis assez difficile à convaincre en ce qui a trait aux bands qui essaient de nous faire revivre les années 90 puisque c’est une période qui est, selon moi, assez complexe stylistiquement parlant et assez révolutionnaire pour être crissement difficile à reproduire, car le momentum sera pas le même, peu importe à quel point la tentative est convaincante. J’essaie pas de voler la magie des nouveaux bands qui savent sur quel pied danser pour impressionner la foulée; reste que y’en a qui en mettent trop et deviennent un peu distraits. À mon humble avis, c’est toujours mieux de pas essayer de forcer l’inspiration dans une direction particulière; la laisser évoluer à sa manière donne des résultats souvent plus immersifs pour la personne extérieure au band qui entend leur stock pour la première fois. C’est sur ce mode de pensée que j’ai traversé « The Crowning Horror », qui est assez plaisant point de vue production puisque le côté « grainy » et « ancient » est tout à fait présent mais pas dans une incarnation de fouillis total qui rend l’action de distinguer chacun des riffs comme une entité à part assez périlleuse merci sur certains albums que je nommerai pas ici car vous savez tous de quel type de prod je parle. L’approche est initialement invitante avec un black n’ roll énergique, sale, et comique d’une manière tout à fait divertissante et engageante. Ceci devient rapidement un format New Wave of British Heavy Metal aux teintes plus norvégiennes que british; pour ceux qui fouillent assez profond, vous savez qu’un tel mélange est possible et habituellement très efficace. Malheureusement, c’est un engouement assez délicat pour être très difficile à bien exécuter d’un bord à l’autre d’une cinquantaine de minutes, et PEST se pètent la face un peu trop steady sur « The Crowning Horror » en tombant dans un Modus Operandi un peu trop zélé et impulsif à la mi-album. Les hooks sont sacrifiés pour un mode d’écriture plus schizophrénique et dur à suivre qui perd le Nord complètement; on a affaire à une progression qui se suit pas pantoute. L’aspect NWOBHM dure seulement que l’espace de quelques tounes et je dirais même que le black pur et simple que ces gars-là nous offrent ici est pas leur force la plus remarquable non plus. Ils savent écrire du bon stock en termes de black n roll mais ça semble être leur niche de prédilection à leur insu, si on se fie aux proportions des divers procédés stylistiques ici. C’est assez mal dosé.

VERDICT: 3/10 (PAS TRÈS BON)

 

 

 

2.Band: GRAVEYARD OF SOULS

Album: « Shadows of Life »

Label: FDA Rekotz

Date de sortie: 21 Juin

Le funeral doom est, selon moi, un autre style de métal très ardu. C’est une approche d’une lenteur souvent agressivement linéaire et privée des rebondissements nécessaires pour rendre un output purement métallique et satisfaisant pour l’oreille exigeante d’un fanatique de musique qui fend l’air. Tout compte fait, ceux d’entre nous qui sont ouverts d’esprit savent qu’il existe des exceptions à cette règle fort commune et celles-ci sont relativement obscures malgré leurs carrières souvent vraiment pas jeunes en âge (je pense tout particulièrement à OCTOBER TIDE qui nait de l’inspiration d’un ex-membre de KATATONIA qui existe depuis belle lurette; DRACONIAN, eux aussi, savent encore botter des culs et ont pas commencé à jouer le mois passé certain). C’est donc avec un tantinet de doutes un peu blasés face à la comparaison avec les demi-géants de la scène, PARADISE LOST mise en surbrillance par la description Haulix que je me suis lancée dans l’expérience assez surprenante mais toutefois assez boiteuse qu’est l’écoute de l’album en question. Ces gars-là forgent leur propre stamp, y’a zéro doute là-dessus. Ils essayent pas d’être leur voisin. Leur son manque pas d’oxygène et est même un peu trippy et cosmique, avec de fortes tendances mélodiques qui tirent sur la philosophie un peu plus Nordique que la normale (dans le cas du funeral doom, that is) – je pense tout particulièrement à l’aspect folk d’AMORPHIS. Le problème est que le mode d’écriture de ces gars-là est pas axé sur les hooks malgré qu’ils sont tout à fait capables de coucher des riffs monstre sur papier. L’emphase sur le côté atmosphérique de l’album est prononcée d’une manière telle que beaucoup trop de passages sont introspectifs au point de faire dévier les riffs vers une direction plus ou moins enveloppante et enivrante. Ceci dit, c’est pas impossible que cette incarnation particulière de ce sous-style prenne plusieurs écoutes pour être facile à adopter et je reste accotée sur cette théorie en étant intriguée face au prochain album qui pourrait facilement être un revirement de situation draconien (no pun intended).

VERDICT: 4/10 (POTABLE)

 

 

 

3.Band: SCORPION CHILD

Album: « Scorpion Child »

Label: Nuclear Blast (Entertainment)

Date de sortie: 21 Juin

Pour ceux qui le savent pas, NUCLEAR BLAST ENTERTAINMENT, c’est la nouvelle compagnie fondée par un duo du tonnerre; le bien connu Monte Connor et le propriétaire actuel de la compagnie Nuclear Blast. Ils ont tendance, jusqu’à maintenant, à signer du stock qui est largement plus facile à associer au rock and roll qu’au métal en tant que tel et je continue à dire que c’est rafraîchissant à voir puisque c’est une entité qui vit séparément de son parent. Je découvre, jusqu’à maintenant, des groupes de vintage rock qui se démarquent d’emblée et je suis très impressionnée par l’arsenal de connaissances du patron de Nuclear Blast en la matière, lui qui est très connu pour son amour inégalé pour la musique brutale dans tous les sens du terme. Voici que la compagnie nous emmène du SCORPION CHILD qu’ils qualifient de semblable à LED ZEPPELIN. Ce compliment énorme envers les boys du groupe, je l’endossais en me claquant « Polygon of Eyes », bien avant la sortie du self-titled. Mes attentes étaient complètement exagérées. Il est, en ce sens, bon de louanger un band, en mettant toutefois en surbrillance ses qualités uniques plutôt qu’en allant simplement dans l’optique des comparaisons avec des légendes; ça donne une marge d’ouverture d’esprit à ceux qui rentrent trop facilement dans le panneau en les invitant à voir un peu plus profond que la surface des choses avant même d’entendre la tracklist. Ceci dit, j’ai pas entendu ce que je voulais entendre ici. On a évidemment droit à des pièces hooky qui ont des refrains complètement irrésistibles et des riffs assez intoxiquants pour donner un mérite tout à fait inébranlable à quelques moments de l’album mais ceux-ci sont noyés dans une approche beaucoup plus hippie et introspective qu’accessible et compacte. Ça peut être un avantage dans certains cas qui ont nettement rien à voir avec celui-ci. Beaucoup de pièces niaisent sur la puck avec des passages qui s’étirent sur des idées un peu hit and miss qui prennent beaucoup plus de place que les riffs percutants et les vocal lines sur la coche. La meilleure façon de décrire cet album serait en le qualifiant de rock rétro et méditatif relevé d’une touche de swingy road rock (dont je suis accro; suite aux comparaisons avec ZEPPELIN, j’en voulais plus, et c’est probablement pourquoi je suis aussi déçue par le résultat final). En pensant pas savoir à quoi m’attendre, j’aurais peut être mieux digéré le coup dur, mais je me retrouve à m’impatienter plus souvent qu’autrement avec cet album qui aurait pu, selon moi, être beaucoup plus fracassant.

VERDICT: 6/10 (BON)

 

 

 

4.Band: LANTERN

Album: « Below »

Label: Dark Descent Records

Date de sortie: 25 Juin

Il est parfois tâche impossible de classifier un band dans une délimitation caractérisée par un seul sous-style. Tel est le cas pour LANTERN; dire que « Below » est un album de black atmosphérique serait un mensonge puisqu’on a droit à une panoplie de dérivés du mot Ambient à travers la tracklist. La force de ces gars-là, c’est, sans aucune trace d’hésitation, leur don pour les licks absolument contagieux. Les mélodies craftées ici sont d’une émotion tellement frappante qu’on dirait que les structures de chacune des pièces sont le fruit d’une sorte d’écriture automatique engendrée par un état méditatif qui a le don de guider les mordus de musique vers la scène underground plutôt que vers le stock populaire que la grosse majorité des radios FM essaient de nous enfoncer dans la gorge. C’est une surprise de taille qui a su me séduire et qui risque de me ramener vers cet album plus souvent qu’autrement. L’authenticité de l’importance que les gars accordent à chacune des secondes du momentum qu’ils créent est chose très inspirante et hypnotisante qui donne l’impression que chacune des tounes est un voyage à travers l’âme plutôt qu’une collection de riffs. Devenir un initié c’est pratiquement un automatisme ici. Voyez par vous-mêmes; en passant, si vous avez le coeur fragile, regardez ailleurs, parce que LANTERN, c’est pas pour ceux qui veulent du résultat en dedans de trois secondes. Chacune des facettes du mood présenté se développe de manière très naturelle, et ça explique pourquoi le procédé a un effet plus touchant qu’escompté.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

5.Band: 42 DECIBEL

Album: « Hard Rock n Roll »

Label: Steamhammer SPV

Date de sortie: 24 Juin

Pour tripper à fond la caisse sur 42 DECIBEL, faut être un accro du road rock à la AIRBOURNE et à la AC/DC . Faut aimer le meat n’ potatoes hard rock qui est très axé sur le groove et les licks très savants aussi. Le membre fondateur du groupe manque pas de souligner que ces deux aspects de leur son sont ceux qui les différencient de la foulée de bands qui semblent un peu trop aimer écrire des albums basés sur cinq riffs dans dix incarnations différentes. Je confirme qu’ils savent rendre une heure de road rock assez dynamique pour rester intéressante et non pas vannante et redondante. Ils font preuve d’une énergie remplie d’une vitalité authentique en manquant pas de démontrer leurs skills dans une ambiance loufoque et amusante. Ils savent créer un feeling d’ivresse totale avec une coupe de notes et gardent leur format tout à fait tête dure en allant jamais dans une direction qui a pas rapport avec leur but initial. Se claquer une belle Rickard’s Shandy, ça se fait pas sans du rock de qualité aussi coloré et qualifié que le leur.

VERDICT: 7/10 (TRÈS BON)

 

 

 

6.Band: INFINITA SYMPHONIA

Album: « Infinita Symphonia »

Label: Scarlet Records

Date de sortie: 18 Juin

C’est pas un secret pour personne; le Dungeons & Dragons Power Metal, c’est pas mon bag. C’est pourquoi je suis aussi heureuse de constater que le style devient de plus en plus nuancé et expérimental à mesure que les années passent, et les musiciens de cette branche particulière de la scène font des courbettes infinies pour prouver aux sceptiques comme moi qu’il y a moyen de repousser les barrières du cliché et des attentes populaires. INFINITA SYMPHONIA, c’est un mélange de l’essence plus oldschool du power, i.e. une mélodie prenante et un backbone cassant avec un groove tantôt rapide et assez européen avec une touche hard rock marquée, ceci relevé de plusieurs mid-tempo slashers avec des subtilités prog complètement décoiffantes, absorbantes et réellement défiantes, avec, pour couronner le tout, des ballades qui ont réellement du mordant et du staying power hautement peaufiné par la présence vocale du frontman qui guide la troupe unie ici. Cette belle gang-là sait s’aventurer dans des avenues semi-inexplorées dans le sens où ils se gênent pas quand ils ont envie de mélanger des approches de manière tellement impulsive et inatendue que je me suis ramassée à les comparer à JUDAS PRIEST, RUSH et l’essentiel de la scène power metal mélodique du même coup. Oui, c’est assez fucké comme flurry d’influences et ça vaut la peine d’être goûté par tout connaisseur de musique, métal ou pas.

VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

 

 

 

7. Band: IMPRECATION

Album: « Satanae Tenebris Infinita »

Label: Dark Descent Records

Date de sortie: 25 Juin

J’entends des bribes de rumeur qu’IMPRECATION serait apparemment une influence marquée sur BEAUCOUP de groupes de death metal bien connus et reconnus actuellement. C’est assez facile de catcher pourquoi sur leur premier full-length. Leur don pour créer un groove qui manque pas de caractère est aussi efficace que ce qu’on entend dans la scène moderne avec des similarités évidentes avec CANNIBAL CORPSE et AEON par exemple, mais on a droit à cette approche dans un cadre créatif inspiré du swedish death des années 90. Les mélodies sont sharp, le relief de la guitare rhythmique est chaotique mais bien pensé, et un engouement évident possède chacun des membres du band durant chaque seconde de l’exécution de la tracklist. Ça va être assez ardu pour les ENTRAILS de ce monde de topper cet album-là durant les prochains mois de l’été, ma parole.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

 

 

 

8.Band: VICTORIUS

Album: « The Awakening »

Label: Sonic Attack/SPV

Date de sortie: 24 Juin

Du heavy metal dans sa définition simple, c’est un métal cassant, lourd, rapide, et pas essouflable. C’est exactement ce qu’on retrouve sur « The Awakening », clamé haut et fort par la formation Allemande VICTORIUS que je connaissais pas avant mon écoute fort enthousiaste de l’album. On a droit ici à un croisement entre la vieille incarnation de ACCEPT (en termes de coup de pied dans le ventre sans pardon) avec une énergie positive qui se laisse pas déloger. Les riffs accrocheurs et les licks flashy manquent pas ici mais au lieu d’être prétentieux et emmerdants, ils déplacent réellement de l’air avec un don pour la mémorabilité qui fait vraiment une différence dans les oreilles de quelqu’un qui entend pas assez de métal traditionnel à proprement parler qui se démarque en restant basic et en allant pas se faufiler dans les délimitations d’un sous-style. Y’en passe pas quinze comme ça dans une semaine.

VERDICT: 10/10 (ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT)

 

 

 

-Noch

On Arrête Pas l’Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#17)

Édition post-natal! Voyage dans l’après-vie, pause d’un tiers puis détours vers le Japon avant de revenir se taper des plaies de lit entre Québec et Montréal.

 

Salut à tous! Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, si écrire des articles et partager ma passion avec vous m’a manqué, j’ai pas eu le temps de m’ennuyer, loin de là. Ceux qui me connaissent savent que j’ai enfin eu mon petit bébé (une belle petite fille qui ne ressemble heureusement pas à son papa) et que si l’accouchement s’est bien passé (agrémenté de la musique de Mars Volta, Maps and Atlases et surtout de Opeth – oui, oui accouchement musicale mesdames et messieurs), il y a malheureusement eu quelques complications post-natal qui nous ont obligé à visiter nos merveilleux (veuillez sentir ici un énorme sarcasme) établissements de santé…

Mettons qu’il y en a de meilleurs que d’autres, mais pour une histoire brève, tout est bien qui fini bien, on est de retour à la maison, la petite fille va bien et papa a déjà commencé à faire son éducation musicale. Si j’ai pris une pause d’écriture, la musique elle, et le Prog en particulier, vous le savez, ne s’arrête pas pour autant et l’article de cette semaine se veut, comme toujours, un échantillon de ce qui se passe dans ce merveilleux monde.

Donc j’ai pour vous cette semaine : un partage très spéciale en fin d’article, un band bien de chez nous comprenant l’inimitable Franky BlastBeat aux casseroles, mais aussi derrière le son de son band Escarre; un Japonais multi-disciplinaire qui compose autant de la musique que des jeux vidéos ou des animés japonais, ce qui se transpose bien dans sa musique que je trouve excellente; un sextuple de Catalan qui sévit de puis les années 80 et qui nous ont sorti cette année un album prog aux influences diverses et à la musicalité certaine; mais je commence avec un multi-instrumentiste espagnol et son album début qui nous fait visiter la « vie après la mort » selon les trois icônes mythologique que sont Hypnos, Thanatos et Caronte.

Aitor Lucena est l’artiste derrière ALMS, son premier album, « Beyond », est à première écoute délectable. Les influences diverses se rencontrent et se transforment donnant une nouvelle vie à ces sons provenant autant du prog-rock symphonique que du prog Italien, du classique et du métal. La vie n’est pas toujours facile pour les musicien prog et si Aitor a bien tenté de se faire un band, après plusieurs essais infructueux, il a décidé de tout faire lui-même et il possède son propre studio à la maison, étant lui-même ingénieur de son. Il nous a concocté un album qui s’écoute très bien. Seulement trois pièces, mais quand même 42 minutes, 28 secondes de musique. Décidemment un artiste à surveiller! Allez le voir sur sa page officiel ici.

Vous le savez, j’ai un faible pour le post-rock et le prochain band est un trio qui s’est formé sur le campus de l’université Yale tandis que le batteur Steven Walls et le guitariste Brian Alfred complétaient leurs études en Arts et que le bassiste Dominique Davison complétait les siennes en architecture. Tout trois des amants de la musique, ils avait décidé de jouer, sans aucun agenda, la musique qui les faisait vibrer et ça a donné 33.3.

Brian étant un ami de Joe Costa du groupe L’Altra (un autre bon band post-rock), il avait été présenté à Kenneth James Dyber, fondateur de Aestethic-Usa et après un premier spectacle désastreux selon Steven, ils avait eu la chance de jouer dans un party privé qui s’est terminé par une offre d’enregistrement pour 33.3.  Un premier album début vit le jour en 1999 et fût rapidement suivi d’un 2ème avec l’ajout de deux autres musiciens. Malheureusement, ce band est décédé depuis, mais rien ne vous empêche d’apprécier leur musicalité ou encore d’acheter leur CDs (voir le site d’aesthetic)

Une autre chose que j’aime bien, c’est le prog nippon. Ajoutez à ça le fait que j’aime bien le jazz aussi, mais encore que j’adore les animés japonais et les jeux vidéos, mélangez le tout dans l’esprit d’un seul maniaque du nom de Motoi Sakuraba et vous avez une sacré recette gagnante!!  Écoutez ceci:

Intense, n’est-ce pas? Le pire c’est qu’il y’en a plein d’autre fait par cet artiste qui a signé bien des musiques qui ont probablement marqué votre enfance si vous avez joué à des jeux tel Mario Golf, Mario Tennis, Golden Sun, Tales of Phantasia, Star Ocean, pour ne nommer que ceux-ci ou si vous avez écouté un des nombreux film ou série d’animation pour lesquels il a aussi composé de la musique tel Cyber Bushoujo Telomere, Vanny Knights ou Tales of The Abyss.

Toujours au Japon, un band à connaître et qui sévit depuis 1985, composé d’un drummer / percusionniste /vocal, Tatsuya Yoshida, qui se fait accompagner d’un bassiste (plusieurs ont pris le poste depuis le début, le plus récent étant Sasaki Hisashi). Le (les?) duo ainsi formé ont produit quantité d’albums et de EPs fortement inspiré de la musique de Magma, le groupe mythique du Français Christian Vander. Les «paroles» de Ruins ressemble d’ailleurs fortement au langage inventé par Vander, appelé Kobaïan

.

Je suis pas mal d’accord avec un des commentaires sur ce vidéo youtube qui compare ça à du S.O.A.D. écouté à l’envers. La composition est certainement plus malade que ces derniers cependant, Yoshida se faisant un devoir de tout composer sans s’imposer de contraintes autres qu’une discipline rigoureuse.

Le son de Ruins est souvent changeant, dépendant du bassiste avec lequel Yoshida se produit. Depuis 2004 cependant, avec le départ de Hisashi, il se produit seul sous le nom de Ruins-alone mais n’a rien perdu de sa fougue. Si vous avez aimé Giraffe?Giraffe! ou Hella, ou encore si vous êtes fan de Magma et de Zheul (le style musical inspiré du band français), Ruins et Ruins-alone saura définitivement vous plaire.

Certains bands sont comme de bon vins, ou plutôt de bon Scotch; ça prend des années de maturation afin de donner à leur musique toute la complexité et la saveur que les créateurs recherchaient. Né Esker en 1997 avec Simon C. Bouchard à la guitare, François C.-Fortin à la batterie (oui, oui le fameux Franky BlastBeat lui-même) et Sébastien Martel à la basse, ce band de black métal plutôt cru, tout en français (un des, sinon le pionnier du genre au Québec) fût laissé en jachère après plusieurs concerts avec divers bands locaux et internationaux.

Donc de 2001 à 2006, les membres se produisirent dans d’autre projets tel Veneficium, Utlagr, Longing for Dawn, Superior Enlightenment et Towards Darkness pour ne nommer que ceux-ci. Pris d’une certaine nostalgie, Franky et Simon décidèrent en 2006 de ré-enregistrer les pièces pour en produire un album afin de les immortaliser à leur juste valeur. Ayant chacun prit une certaine matûrité musicale, il fût décidé que plutôt que de faire une reprise directe des version originales, les pièces seraient réarrangées, aggrandissant la gamme dynamique. Sébastien, pour différentes raisons, s’étant retiré du projet, les deux autres comparses demandèrent à leur ami Kevin Jones de remplir le poste vacant et ensemble, avec les idées et le son particulier de Kevin, ils pigèrent allégrement dans les influences progressives, électroniques, donnant un son beaucoup plus éclectique et expérimental à ce qui était d’abord que du black métal cru (je leur trouve un petit quelque chose de Cynic, la basse ‘fretless’ en tout cas fait crissement bien la job, la batterie est drette sur la coche et la guitare installe un climat sinistre imminent que la voix éthéré de Simon rend anxiétique).

De même, le concept lyrique fût redirigé vers les thèmes de la maladie et de l’utilisation de drogue. Initiant un périple spirituel, ces textes évoquent un univers étrange et symbolique en phase avec la nouvelle direction musicale du groupe. Ainsi, pour symboliser ce renouveau et pour mieux cadrer avec la nouvelle thématique du groupe, après une longue maturation et alliant les ingrédients du perfectionnime et de la procrastination, c’est avec grand plaisir que je vous présente, en grande primeur sur Ondes Chocs, le groupe Escarre. Leur son saura vous stupéfier au point ou il serait dangereux, avec le « auto replay », que vous en fassiez des plaies de lit! Aller les voir sur leur soundcloud ici.

63814_468163866559510_680909332_n

On Arrête Pas l'Prog!

On Arrête Pas l’Prog (#17)

Édition post-natal! Voyage dans l’après-vie, pause d’un tiers puis détours vers le Japon avant de revenir se taper des plaies de lit entre Québec et Montréal.

 

Salut à tous! Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, si écrire des articles et partager ma passion avec vous m’a manqué, j’ai pas eu le temps de m’ennuyer, loin de là. Ceux qui me connaissent savent que j’ai enfin eu mon petit bébé (une belle petite fille qui ne ressemble heureusement pas à son papa) et que si l’accouchement s’est bien passé (agrémenté de la musique de Mars Volta, Maps and Atlases et surtout de Opeth – oui, oui accouchement musicale mesdames et messieurs), il y a malheureusement eu quelques complications post-natal qui nous ont obligé à visiter nos merveilleux (veuillez sentir ici un énorme sarcasme) établissements de santé…

Mettons qu’il y en a de meilleurs que d’autres, mais pour une histoire brève, tout est bien qui fini bien, on est de retour à la maison, la petite fille va bien et papa a déjà commencé à faire son éducation musicale. Si j’ai pris une pause d’écriture, la musique elle, et le Prog en particulier, vous le savez, ne s’arrête pas pour autant et l’article de cette semaine se veut, comme toujours, un échantillon de ce qui se passe dans ce merveilleux monde.

Donc j’ai pour vous cette semaine : un partage très spéciale en fin d’article, un band bien de chez nous comprenant l’inimitable Franky BlastBeat aux casseroles, mais aussi derrière le son de son band Escarre; un Japonais multi-disciplinaire qui compose autant de la musique que des jeux vidéos ou des animés japonais, ce qui se transpose bien dans sa musique que je trouve excellente; un sextuple de Catalan qui sévit de puis les années 80 et qui nous ont sorti cette année un album prog aux influences diverses et à la musicalité certaine; mais je commence avec un multi-instrumentiste espagnol et son album début qui nous fait visiter la « vie après la mort » selon les trois icônes mythologique que sont Hypnos, Thanatos et Caronte.

Aitor Lucena est l’artiste derrière ALMS, son premier album, « Beyond », est à première écoute délectable. Les influences diverses se rencontrent et se transforment donnant une nouvelle vie à ces sons provenant autant du prog-rock symphonique que du prog Italien, du classique et du métal. La vie n’est pas toujours facile pour les musicien prog et si Aitor a bien tenté de se faire un band, après plusieurs essais infructueux, il a décidé de tout faire lui-même et il possède son propre studio à la maison, étant lui-même ingénieur de son. Il nous a concocté un album qui s’écoute très bien. Seulement trois pièces, mais quand même 42 minutes, 28 secondes de musique. Décidemment un artiste à surveiller! Allez le voir sur sa page officiel ici.

Vous le savez, j’ai un faible pour le post-rock et le prochain band est un trio qui s’est formé sur le campus de l’université Yale tandis que le batteur Steven Walls et le guitariste Brian Alfred complétaient leurs études en Arts et que le bassiste Dominique Davison complétait les siennes en architecture. Tout trois des amants de la musique, ils avait décidé de jouer, sans aucun agenda, la musique qui les faisait vibrer et ça a donné 33.3.

Brian étant un ami de Joe Costa du groupe L’Altra (un autre bon band post-rock), il avait été présenté à Kenneth James Dyber, fondateur de Aestethic-Usa et après un premier spectacle désastreux selon Steven, ils avait eu la chance de jouer dans un party privé qui s’est terminé par une offre d’enregistrement pour 33.3.  Un premier album début vit le jour en 1999 et fût rapidement suivi d’un 2ème avec l’ajout de deux autres musiciens. Malheureusement, ce band est décédé depuis, mais rien ne vous empêche d’apprécier leur musicalité ou encore d’acheter leur CDs (voir le site d’aesthetic)

Une autre chose que j’aime bien, c’est le prog nippon. Ajoutez à ça le fait que j’aime bien le jazz aussi, mais encore que j’adore les animés japonais et les jeux vidéos, mélangez le tout dans l’esprit d’un seul maniaque du nom de Motoi Sakuraba et vous avez une sacré recette gagnante!!  Écoutez ceci:

Intense, n’est-ce pas? Le pire c’est qu’il y’en a plein d’autre fait par cet artiste qui a signé bien des musiques qui ont probablement marqué votre enfance si vous avez joué à des jeux tel Mario Golf, Mario Tennis, Golden Sun, Tales of Phantasia, Star Ocean, pour ne nommer que ceux-ci ou si vous avez écouté un des nombreux film ou série d’animation pour lesquels il a aussi composé de la musique tel Cyber Bushoujo Telomere, Vanny Knights ou Tales of The Abyss.

Toujours au Japon, un band à connaître et qui sévit depuis 1985, composé d’un drummer / percusionniste /vocal, Tatsuya Yoshida, qui se fait accompagner d’un bassiste (plusieurs ont pris le poste depuis le début, le plus récent étant Sasaki Hisashi). Le (les?) duo ainsi formé ont produit quantité d’albums et de EPs fortement inspiré de la musique de Magma, le groupe mythique du Français Christian Vander. Les «paroles» de Ruins ressemble d’ailleurs fortement au langage inventé par Vander, appelé Kobaïan

.

Je suis pas mal d’accord avec un des commentaires sur ce vidéo youtube qui compare ça à du S.O.A.D. écouté à l’envers. La composition est certainement plus malade que ces derniers cependant, Yoshida se faisant un devoir de tout composer sans s’imposer de contraintes autres qu’une discipline rigoureuse.

Le son de Ruins est souvent changeant, dépendant du bassiste avec lequel Yoshida se produit. Depuis 2004 cependant, avec le départ de Hisashi, il se produit seul sous le nom de Ruins-alone mais n’a rien perdu de sa fougue. Si vous avez aimé Giraffe?Giraffe! ou Hella, ou encore si vous êtes fan de Magma et de Zheul (le style musical inspiré du band français), Ruins et Ruins-alone saura définitivement vous plaire.

Certains bands sont comme de bon vins, ou plutôt de bon Scotch; ça prend des années de maturation afin de donner à leur musique toute la complexité et la saveur que les créateurs recherchaient. Né Esker en 1997 avec Simon C. Bouchard à la guitare, François C.-Fortin à la batterie (oui, oui le fameux Franky BlastBeat lui-même) et Sébastien Martel à la basse, ce band de black métal plutôt cru, tout en français (un des, sinon le pionnier du genre au Québec) fût laissé en jachère après plusieurs concerts avec divers bands locaux et internationaux.

Donc de 2001 à 2006, les membres se produisirent dans d’autre projets tel Veneficium, Utlagr, Longing for Dawn, Superior Enlightenment et Towards Darkness pour ne nommer que ceux-ci. Pris d’une certaine nostalgie, Franky et Simon décidèrent en 2006 de ré-enregistrer les pièces pour en produire un album afin de les immortaliser à leur juste valeur. Ayant chacun prit une certaine matûrité musicale, il fût décidé que plutôt que de faire une reprise directe des version originales, les pièces seraient réarrangées, aggrandissant la gamme dynamique. Sébastien, pour différentes raisons, s’étant retiré du projet, les deux autres comparses demandèrent à leur ami Kevin Jones de remplir le poste vacant et ensemble, avec les idées et le son particulier de Kevin, ils pigèrent allégrement dans les influences progressives, électroniques, donnant un son beaucoup plus éclectique et expérimental à ce qui était d’abord que du black métal cru (je leur trouve un petit quelque chose de Cynic, la basse ‘fretless’ en tout cas fait crissement bien la job, la batterie est drette sur la coche et la guitare installe un climat sinistre imminent que la voix éthéré de Simon rend anxiétique).

De même, le concept lyrique fût redirigé vers les thèmes de la maladie et de l’utilisation de drogue. Initiant un périple spirituel, ces textes évoquent un univers étrange et symbolique en phase avec la nouvelle direction musicale du groupe. Ainsi, pour symboliser ce renouveau et pour mieux cadrer avec la nouvelle thématique du groupe, après une longue maturation et alliant les ingrédients du perfectionnime et de la procrastination, c’est avec grand plaisir que je vous présente, en grande primeur sur Ondes Chocs, le groupe Escarre. Leur son saura vous stupéfier au point ou il serait dangereux, avec le « auto replay », que vous en fassiez des plaies de lit! Aller les voir sur leur soundcloud ici.

63814_468163866559510_680909332_n

Échos d’Outre-Monde

941692_542684472439717_208191274_n

Échos d’Outre-Monde

Vol.3 – No.2 : Summer edition

Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Déjà la deuxième semaine de  cette version allégée de ma chronique hebdomadaire. Même si l’été ne semble pas encore commencé, en fait! Vive le Québec, et sa température de merde! Au programme, du death métal sous toutes ses formes qu’il soit brutal comme Swamp de Russie, Mélodique comme Hemoptysis des États-Unis ou progressif comme Persefone (le seul groupe connu?) de l’Andorre ce petit pays Européen situé entre la France et l’Espagne. Mais nous débuterons avec une nouvelle formation thrash américaine que j’adore, nommée Condition Critical. Ils lanceront leur premier album prochainement et je vous assure que ce sera à surveiller!

En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!          

 

Condition Critical 

Lieu d’origine: New Jersey, NY. USA

Année de formation: 2010

Genre: Thrash

Artistes Similaires: Demolition Hammer, Vio-lence, Testament.

 

 

Persefone 

Lieu d’origine: Andorra la Vella, Andorre

Année de formation: 2001

Genre: Death Progressif/Mélodique

Artistes Similaires: Opeth, NeObliviscaris, Arcturus

 

 

Swamp

Lieu d’origine: Moscou. Russie

Année de formation: 2006

Genre: Brutal Death

Artistes Similaires: Suffocation, Nile, Dying Fetus

 

 

Hemoptysis

Lieu d’origine: Tempe, AZ. USA

Année de formation: 2007

Genre: Thrash/Death Mélodique

Artistes Similaires: Arch Enemy, Izegrim, Untimely Demise.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Échos d'Outre-Monde

941692_542684472439717_208191274_n

Échos d’Outre-Monde

Vol.3 – No.2 : Summer edition

Bienvenue à tous dans l’édition estivale des Échos d’Outre-Monde! Déjà la deuxième semaine de  cette version allégée de ma chronique hebdomadaire. Même si l’été ne semble pas encore commencé, en fait! Vive le Québec, et sa température de merde! Au programme, du death métal sous toutes ses formes qu’il soit brutal comme Swamp de Russie, Mélodique comme Hemoptysis des États-Unis ou progressif comme Persefone (le seul groupe connu?) de l’Andorre ce petit pays Européen situé entre la France et l’Espagne. Mais nous débuterons avec une nouvelle formation thrash américaine que j’adore, nommée Condition Critical. Ils lanceront leur premier album prochainement et je vous assure que ce sera à surveiller!

En espérant que ce nouveau format adapté vous plaira et vous aidera à conserver vos bonnes habitudes, d’ici la reprise de notre périple en septembre!          

 

Condition Critical 

Lieu d’origine: New Jersey, NY. USA

Année de formation: 2010

Genre: Thrash

Artistes Similaires: Demolition Hammer, Vio-lence, Testament.

 

 

Persefone 

Lieu d’origine: Andorra la Vella, Andorre

Année de formation: 2001

Genre: Death Progressif/Mélodique

Artistes Similaires: Opeth, NeObliviscaris, Arcturus

 

 

Swamp

Lieu d’origine: Moscou. Russie

Année de formation: 2006

Genre: Brutal Death

Artistes Similaires: Suffocation, Nile, Dying Fetus

 

 

Hemoptysis

Lieu d’origine: Tempe, AZ. USA

Année de formation: 2007

Genre: Thrash/Death Mélodique

Artistes Similaires: Arch Enemy, Izegrim, Untimely Demise.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook,  http://www.facebook.com/metaluke, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

La Décapiteuse #15

Décapiteuse Marryah Noch

La Décapiteuse #15

 

1.Band: BLACK STAR RIDERS

Album: « All Hell Breaks Loose »

Label: Nuclear Blast

Date de sortie: 24 Mai

Je vais probablement me faire crucifier pour mon opinion, car dans le coeur de bien des gens dont je ne saisis pas le raisonnement ici, on a affaire à un album de THIN LIZZY qui se prénomme tout simplement autrement. J’dois vous dire bien franchement que j’ai voulu croire en cette théorie qui m’a toujours semblée être instaurée en vain, vu que le band lui-même a décidé de se défaire de leur identité initiale pour se rebaptiser. Ma philosophie en ce qui a trait aux changements de nom, surtout quand on parle d’un groupe aussi légendaire que THIN LIZZY, c’est que le son part dans une nouvelle direction, ce qui est absolument vrai d’un bord à l’autre de « All Hell Breaks Loose ». Après avoir entendu un snippet de « Bound For Glory » longtemps avant que le CD m’arrive dans les mains, je refusais vertement de me faire à l’idée que l’album au complet avait un penchant plus soft rock avec des éléments folkloriques et un cadre de pensée qui donne dans le mood un peu country, surtout en termes de lyrics. Je voyais le guitariste faire sauter son ampli avec des solos positivement effarants dans les reportages de studio. J’entendais un paquet de DJs qui ont dans la quarantaine d’années se demander pourquoi le band refusait de sticker au nom de commerce aussi juteux qui leur appartient, selon eux, de façon très justifiée à ce jour. Ce beau monde-là en ont vu d’autres et savent de quoi ils parlent; reste juste que c’est clair qu’ils avaient pas entendu le nouveau stock au moment de leurs déclarations entièrement sur-convaincues sur la question. L’attrait principal sur ce groupe de tounes est chaque moment pré-scripté et ultra-predictable où la guitare soliste casse le pattern douteux des structures de ces tracks qui donnent dans le rock commercial qui manque sévèrement de couilles et qui semble se fier le plus largement du monde sur le feel de chansons à répondre autour d’un feu de camp. Une certaine réelle sensation de lourdeur sonique plus déstabilisante s’intègre dans les rares moments surprenants qui ont réellement du caractère comme « Before the War » qui est probablement la seule pièce qui va me rester dans la tête en me faisant sincèrement plaisir; je m’attends à un retour aux sources beaucoup plus évident sur le p’tit prochain. Fans de hard rock, vous allez être déçus; si vous l’aimez pratiquement dansable, ou le trouvez appréciable en background dans une playlist sur shuffle, vous allez pas détester ça du tout. Mais essayez pas de vous le claquer de long en large en espérant entendre Thin Lizzy, ça arrivera pas.

RATING: 3.5/10 (Entre PAS TRÈS BON et POTABLE)

 

 

2.Band: POTENTIAL THREAT SF

Album: « Civilization Under Threat »

Label: Old School Metal Records

Date de sortie: 18 Juin

 

Ça me fait toujours de la peine de donner un rating aussi bas à un album de thrash; surtout quand l’intention est de maintenir la place d’un son oldschool dans une position pied-ferme inébranlable sur le marché. L’erreur la plus navrante que certains groupes s’approprient à leurs débuts est leur instinct, solidifié par leur besoin de sécurité, de rendre un hommage un peu trop obsessif à leurs idoles. On sait tous qu’il y a moyen de faire ça en gardant une authenticité qui se remarque à l’oeil nu, que ce soit sur album ou en show. Certains décident de simplement concevoir un ramassis de pièces qu’ils s’imaginent écrire dans un certain moment d’extase spirituelle qui leur permet d’être intimement connectés à la source d’inspiration de leur muse. Dans le cas de POTENTIAL THREAT SF, on a droit à un band fort sympathique et talentueux qui essaie tragiquement trop de se la jouer TESTAMENT. Je vais vous donner un example d’un band qui sait puiser dans ses influences en perdant pas de vu leur blueprint; EXTREMA. Ces gars-là nous réservent pas mal de refrains sur « The Seed of Foolishness » qui pourraient fort bien être exportés tout droit de la John Bush-era de ANTHRAX. Reste que, pour ceux qui ont écouté l’album, c’est clair et net qu’on a affaire à un autre groupe de musiciens qui veulent faire varier leur mode de pensée en suivant aucun guide pré-défini. Pour revenir à « Civilization Under Threat », non seulement la production (jusqu’au filtre appliqué sur les vocals) est identique aux albums classiques de TESTAMENT, mais la direction des riffs (autant au niveau rythmique que soliste) évolue en synchro avec leur mode d’écriture. Ça veut évidemment dire qu’à beaucoup de tournants, c’est possible ici d’entendre du stock qui tuerait n’importe quel novice, surtout quand on parle de progressions mélodiques qui ont vraiment du cran. Ce genre de focus est souvent perdu au profit du besoin cuisant de ce band d’écrire des pièces qui sont dans un mood différent de celui qui réside au plus profond d’eux-mêmes. On retrouve même une ballad à la « The Legacy » ici, qui est loin de sonner authentique; pourquoi les gars ont absolument besoin de se la jouer Inspiration Masquée quand ils sont capables d’écrire des classiques parfaitement organiques comme « Stick to Your Guns », me le demandez pas; je comprends pas plus que vous.

RATING: 4/10 (POTABLE)

 

 

3.Band: THE BLACK DAHLIA MURDER

Album: « Everblack »

Label: Metal Blade

Date de sortie: 11 Juin

Des disciples finis de THE BLACK DAHLIA MURDER, y’en a à la grandeur du globe. Ces gens-là sont tellement entièrement dévoués à leur cause qu’ils capotent à fond la caisse chaque fois que ces gars-là mettent un pied devant l’autre. Fans du groupe, je dis pas ça pour vous niaiser. Je tripe autant sur certains bands, malgré que je m’en défais lorsqu’ils sortent un album pourri, refusant de laisser le nom de la marque me faire croire que chaque produit fini est trustable. Disons que j’ai jamais été accro au son qu’on a ici. C’est majoritairement du deathcore avec des penchants classiques un peu forcés, surtout dans les solos improvisés qu’on retrouve à la grandeur de l’album, avec aussi une triple dose d’emphase sur l’ambiance qui semble plus souvent qu’autrement guider des riffs bien pensés dans le fin fond de l’oubli. Ces défauts ont ruiné mon expérience avec « Everblack » qui est décrit par Metal Blade comme étant beaucoup plus accessible et engageant pour ceux, comme moi, qui sont sceptiques par rapport au son de ce band. Je mentirais si je clamais haut et fort que j’ai rien entendu de bon ici; en fait, ça vaut largement la peine d’écouter chacune des tracks en tâchant d’apprécier, le plus possible, le guitarwork en tapisserie. Ces gars-là ont du talent, mais ils l’utilisent d’une manière un peu étourdie. Si l’emphase sur l’ambiance peu convaincante, tranchante, ou inquiétante était un peu moins prioritaire ici, j’ai l’impression que l’essentiel des riffs respirerait mieux. Le large éventail de drumming patterns est impressionnant, l’énergie de la delivery en plus de la touche d’improvisation donnent un live feel prenant, mais tout cela passe plus souvent qu’autrement inaperçu puisque c’est englobé par des concepts hauts en couleurs pour chaque toune qui tuent le poussin dans l’oeuf. Y’a pas moyen de comprendre cette logique sans entendre l’album et c’est sûr et certain que les opinions vont être partagées, mais je reste sur mon craving pour un son qui s’étire jusqu’à en faire craquer chaque os. Je sens ici un étouffement qui sera probablement palpable pour n’importe quelle oreille attentive mais je perds pas espoir que ça va finir par prendre le bord vu que ces gars-là ont assez confiance en eux pour finir par s’épanouir à 100%.

VERDICT: 6/10 (BON)

 

 

4.Band: BRUTUS

Album: « Behind the Mountains »

Label: Svart Records

Date de sortie: 14 Juin

Le nom BRUTUS me donnant l’impression que j’allais me claquer du death metal brutal déconcertant et tout en beauté, je me suis ramassée avec un point d’interrogation dans la face en me retrouvant devant une description dans laquelle les deux mots BLUE et CHEER semblaient assez gros pour défoncer mon écran. Pour ceux qui le savent pas, j’ai une anecdote intéressante; ces gars-là ont fait un split avec les GRAVIATORS, que j’adore avec un enthousiasme dont je me cacherai jamais. Leur approche est majoritairement intoxiquante, malgré que certaines des pièces sont probablement du genre à être des meilleurs digestifs quand on est habitués à leurs saveurs particulières à la deuxième ou troisième buvette sous l’emprise de leurs pourcentages d’alcool respectifs. On a droit ici à un rock qui est effectivement fort sur le worship de BLUE CHEER mais qui emprunte un nombre incroyable de stepettes directement de LED ZEPPELIN, surtout dans les tracks longues et méditatives qui dénombrent des changements de tempo très impulsifs et des vocals saisissants et émotifs. Cette approche est entrecoupée de pièces plus Dans-Ta-Face qui sont tantôt swingy, tantôt vraiment mean avec leur riffage empruntant autant de trucs et astuces du rock and roll des années 70 que du blues de la fin des années 60. Un espèce de feel très authentique et d’une bravoure notable de loungey pub rock est à l’appui, nous donnant l’impression que ces tounes-là ont été écrites une semaine avant la prestation intime du groupe dans une boîte à chansons ou la Guinness coule à flot dans un univers rustique de village perdu au coeur du Texas. Si c’est le genre d’authenticité qui réchauffe votre coeur autant que le mien, et que vous acceptez pas le fait que vous existiez pas dans le temps que ZEPPELIN II faisait virer tout le monde à moitié fou, votre consolation est à cette adresse-ci.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

5.Band: CHILDREN OF BODOM

Album: « Halo of Blood »

Label: Nuclear Blast

Date de sortie: 7 Juin

Beaucoup d’entre nous ont longtemps tourné le dos à CHILDREN OF BODOM. En fait, ceux de notre belle gang de puristes qui ont connu ce band-là à l’âge de puberté avaient les yeux qui leur sortaient de la tête en regardant Alexi Laiho élaborer des mélodies qui transpercent la peau à leur époque la plus productive. Je me suis longtemps dit que ce temps-là était fini, que mon adolescence tirait à sa fin, et que le moment était venu d’éviter de porter attention aux nouveaux albums du groupe, qui étaient à mes yeux à peu près aussi fascinants que n’importe quelle  soundtrack de vieux jeu de Nintendo qui a tout autant le don de se ramasser dans un fond de garde-robe. Je les ai baptisés CHILDREN OF BOREDOM en me demandant assez franchement ce qui se passait avec Laiho et son talent indétrônable à la forge de structures de tounes qui pourraient réussir à essoufler James Malone. C’est clair qu’il parvient toujours pas à topper le nouveau ARSIS car pour être honnête, c’est une tâche particulièrement ardue pour un groupe qui s’est tiré dans le pied pendant autant d’années, mais avec « Halo of Blood », j’ai l’impression que l’obsession avec la déconnade est enfin mise de côté, et les gars se sont assis avec du matos qu’ils prenaient eux-mêmes assez au sérieux pour retrouver le bon chemin vers leurs racines. Ils sont sur la bonne track car ils nous arrivent avec un album de stock varié qui perd jamais, et je dis au grand jamais, son focus. J’entends ici du death-black, du speed melodic death metal, et même une touche d’influence Nordique et un peu Viking. On entend assez fortement ce que les gars écoutaient entre leurs sessions d’enregistrement en se buvant des Heineken. Chacune des tounes a le don de garder en haleine en garrochant riff cool après riff cool dans une furie totale que je savais pas que ces gars-là avaient encore en eux. C’est tout c’que j’vais avancer car ça me suffisait pour croire qu’ils ont encore leur VIP Pass leur permettant de s’intégrer dans la scène métal et ça me fait crissement plaisir de leur revoir la bette on my street. Y’en a qui vont dire que c’est toujours pas assez pareil comme « Follow the Reaper »; je leur renchérirai que ce band-là fera jamais le même album deux fois, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas-ci, ça vaut la peine de se fermer le clapet et de donner une chance au coureur. Attendez-vous à prendre un belle débarque.

VERDICT: 7/10 (TRÈS BON)

 

 

-Noch