Bon ben, une deuxième petite chronique pour moi. C’est une belle façon de passer une belle petite journée ensoleillée et très enneigée avec un petit café Baileys à la main, non?
Le 19 décembre dernier, j’avais donc le privilège… l’honneur… le bonheur de couvrir un show présenté par Evenko au Club Soda: The Devil Wears Prada w/ The Ghost Inside, Volumes et Texas In July. Le fan de core en moi trippe solide là!!! Surtout que ce show-là arrive juste à temps… Tsé quand me semble que tout va mal dans ta vie personnelle: le cash, la job, les filles, les ostis de cadeaux de nowel… Criss que ça va faire du bien de se défouler. J’appelle donc, une semaine avant, mon grand chum Marc-André pour qu’il m’accompagne. Lui aussi trippe sur The Ghost Inside et toute la semaine on s’est primé pour cette soirée qui s’annonçait grandiose au point où j’ai dis à mon boss que je ne serais pas là le lendemain. Donc le fameux soir arrivé, Marc-André vient me rejoindre et on part en métro. Avec la façon qu’on anticipe la soirée, pas question qu’on prenne nos chars! Une petite bière de route à la main, on se rend au Club Soda vers 19h. Je ne pensais pas qu’en arrivant à cette heure il y aurait un line-up mais pourtant c’est ce qui nous attend. Comme je couvre l’évènement pour Ondes Chocs, j’ai la chance d’être sur la guest list (merci Evenko) mais Marc-André n’a pas de billets. Je fais donc le line-up avec, bon ami que je suis. Ça avance à pas de tortue mais ça avance. Après presqu’une demi heure de line-up avec 5-6 personnes devant nous avant d’entrer, un doorman sort en criant: Sold-out! Ah ben criss… Toute cette anticipation pour ça… Mais moi, j’ai une obligation, je ne peux pas juste rebrousser chemin parce que Marc-André n’a pas de billets. Je vais donc chercher mon billet et laisse Marc-André repartir tout seul, dans le frette, pas de char, pas de show… Heureusement qu’un de ses chums est dans un bar pas loin. Un nouveau bar que je ne connaissais pas où j’irai les rejoindre après le show. Mais c’est une autre histoire… Pis pas certain de tout me rappeler anyway!
Je fais donc mon entrée dans un Club Soda plein à craquer pour la dernière toune de Texas In July. Je connais le band de nom seulement mais le son me plait. Je prends le temps d’aller me chercher une bière et le set finit. Ceci était ma critique de Texas In July… hahahaha!!
Avec ma bière à la main, je pars à la recherche d’un bon spot pour voir le show. Je dis bien voir le show car dans le crowd de ninja qu’il y a près de la scène, c’est plus entendre le show et checker partout pour être certain de ne pas manger une « shot su’a yeule » qui se produirait. Je m’installe confortablement au balcon et Volumes fait son entrée. C’est mon chum et guitariste Mike Decker qui m’a fait découvrir ce band il n’y a pas si longtemps et je me souviens d’avoir bien aimé leur style. Un genre de Djent-Core… Les lumières ferment et les ninjas s’enflamment. Ya pas de musique ou d’éclairage encore mais les moulins se font aller, et ben! Dès le début du set, je suis conquis. C’est lourd. C’est gras. C’est fort!!! Je suis surpris de voir deux chanteurs sur la scène parce que sur cd, je n’ai pas remarqué deux voix. Ils ont une voix qui se ressemble beaucoup mais ça passe bien. Les chansons s’enchaînent très bien et les frontmen ont le contrôle de la foule. C’est le fun aussi de voir la complicité sur le stage. Le drummer a toujours le sourire fendu jusqu’aux oreilles et déconne avec les autres membres du band malgré la violence qu’ils nous infligent. Un très bon set qui me convainc de me pitcher à la table de merch pour m’acheter un cd… mais guest what? Sold-out!!!! Criss…
Pas grave! Je me prends une autre bière et me trouve une meilleure place pour le prochain band. J’ai déjà vu The Ghost Inside il y a quelques années mais le guitariste n’avait pas réussi à passer les douanes et ils avaient donné un show so-so. Je les attendais donc avec impatience. Ça fait au dessus d’un mois que The Ghost Inside parle de ce show-là sur leur page facebook et je pense que je ne suis pas le seul ici à les suivre parce que la tension monte.
Encore une fois, les lumières ferment et les ninjas s’activent. Sauf que cette fois-ci, on a droit à une intro qui semble calmer la foule un peu jusqu’à ce qu’on distingue le refrain de Engine 45 en background. Quelques sons de train pour confirmer la toune et BOOM, ils ouvrent avec ce fameux single du dernier album, Get What You Give. Le pit est déjà deux fois plus gros, les ninjas sont en transe et la foule prend même la job du chanteur pendant le refrain chanté. Celui-ci semble très surpris, je dirais même ému, et laissera la foule le remplacer à quelques reprises pendant le show. The Ghost Inside déborde d’énergie et nous « criss ça din dents ». Les breakdowns sont efficaces, les riffs sont pesants, les refrains plus mélodiques ont leur place… Criss que c’est bon!! Je suis tout seul dans le milieu d’une allée sur mon petit stool mais j’me pitch partout, je headbang à m’en faire mal au cou et gueule avec le chanteur. C’est en plein de ça que j’avais besoin et à en juger du crowd en bas, j’suis pas le seul!! Malheureusement, le speaker de gauche s’est mis à distorsionner vers la fin de la troisième pièce mais le soundman s’est adapté après quelques temps.
Les gars de L.A. nous ont vraiment montré pourquoi ils gagnent en popularité depuis quelques années: du vrai bon HardCore moderne à la sauce californienne avec une touche canadienne puisqu’un des guitaristes n’a toujours pas réussi à traverser au nord de la frontière et qu’il a été remplacé par Karl Schubach, chanteur de la formation Misery Signals. Nous avons eu droit aux meilleurs succès des trois albums mais la foule en aurait pris plus. Mais bon, il faut laisser du temps pour le headliner.
Le changement de configuration de stage est long. Je prends donc le temps d’aller zyieuté la marchandise que les bands ont à offrir. Pendant que je jasais avec un dude nowhere, la foule se met à crier et c’est The Devil Wears Prada qui embarque. Le stage est vraiment cool! Un gros logo lumineux a sa place juste au dessus du drum et ils ont vraiment mis le paquet sur l’éclairage. Pour être franc avec vous, je ne suis pas un grand fan de ce band. Ils ont de bons riffs mais j’ai beaucoup de misère avec le « braillage ». J’ai pas de problème avec le chant clean mais faut pas que ça sonne comme un ado de 15 ans qui pleure sa vie parce que sa mère l’empêche de jouer 12h par jour à World of Warcraft, mais ce n’est que mon opinion.
Somme toute, j’ai bien apprécié leur set. Les gars avaient une très belle présence scénique et le chanteur nous en donne pour notre argent. Un frontman qui semble toujours en transe avec un scream puissant, ça marche!!! J’ai malheureusement dû quitter un peu avant la fin mais un show comme ça, j’en prendrais bien à chaque semaine! J’ai redécouvert Volumes avec leur chug-chug à tous casser et je repars avec une plus grande ouverture d’esprit vis-à-vis The Devil Wears Prada. Mon coup de cœur de la soirée va quand même à The Ghost Inside et je pense que le monde présent ce soir-là sont pas mal tous d’accord avec moi. Quel show qu’ils ont donné!!! À leur prochaine visite à Montréal, vous pouvez être certain que je serai présent et que mes chums vont se trouver des billets à l’avance pour pouvoir venir tripper avec moi! Cheers et joyeuses fêtes à vous tous!!!
Simon







