Astre, corruption et death metal

Par ce beau samedi soir du 12 octobre 2013, en route vers le Barock de St-Jean-sur-Richelieu pour un show de métal hétéroclite organisée par Hellstorm Productions que nous remercions pour l’accès. Voilà, une soirée bien chargée en sous-genres divers du metal, dans un bar vraiment accueillant.

 

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C’est Facing the Comet qui a débuté les hostilités avec un metalcore des plus efficace. Le vocaliste se démène au scream avec talent et exactitude. Il n’y a rien d’alambiqué et ça ne manque pas au résultat final. Ils ont vraiment bien réchauffé la soirée et on en aurait pris encore à voir les réactions de la foule, le groupe ayant un noyau de fans manifeste. J’ai aimé leur prestation dynamitée même si je ne connais pas beaucoup ce style. Quelque chose que je n’ai pas compris par contre c’est le fait d’arrêter le show pour attendre que le barman leurs apporte des bières! Ça a coupé le momentum… Mais la sauce a bien reprise. C’était leur 2e show en deux ans parce qu’il n’avaient pas de bassiste (depuis peu J-C officie à ce poste). Une prestation dynamique. Et j’aimerais souligner leur effort pour la vente de billets. Voici leurs commentaires sur la soirée

On a adoré notre spectacle de samedi. Super ambiance et en la très bonne compagnie des membres des autres groupes. On a déjà hâte au prochain spectacle qui sera probablement le 2 novembre au Café Chaos. C’est à confirmer. On a un lien MySpace pour une chanson mais on espère enregistrer bientôt.

Un court entracte et ce fut au tour de Darkaeon de venir jouer un death metal mélodique, progressif avec une touche de thrash et des solos de feu. Ne vous fiez pas trop à la pièce disponible sur leur page facebook (que vous pouvez rejoindre en cliquant le nom du band en jaune mais ça vous le savez… je prends pas de chance) car même si on peut y entendre le potentiel, elle ne rend pas justice à leur art (surtout à cause de la qualité sonore). C’est en live qu’on peut vraiment apprécier leur talent. Justement, ils sont présentement en studio pour enregistrer un album digne de ce nom. Ils y étaient d’ailleurs dans la journée de samedi.

Ils m’ont embarqué aux premiers riffs. Le mélange des genres est fameux, polissant les atmosphères par une structure infâme. Le lead guitariste a une dextérité implacable et sûrement beaucoup de pratique derrière la cravate. Son doigté est impressionnant et c’est un atout majeur à la musique. Je ne veux rien enlever à la prestation des autres musiciens car ils sont rodés, pour la finesse comme l’extravagance sauvage. Le vocaliste s’exécute avec ferveur et maîtrise. Une superbe découverte que je vais suivre de près! D’ailleurs, je les ai recontacté pour leur demander leurs impressions du show et des détails sur le studio.

Pour ce qui concerne le studio, on en est encore au tout début. On a fait les 6 tracks de drum du EP en fin de semaine. Suivra l’editing du drum au courant des prochaines semaines et un coup terminé, la basse, guitares et vocal pourront enregistrer. Le tout devrait être terminé pour la fin de l’année. La sortie du EP devrait se faire quelque part au début de l’année prochaine.

Pour ce qui est du show de samedi passé, vu qu’on avait jamais joué dans ce coin, nous n’avions aucune attente particulière. À notre grande surprise, la foule est resté même après que Facing The Comet (groupe du coin) ait joué, et semble avoir apprécié. Ce qui nous a ravi évidemment. En parlant de ces derniers, ils ont ouvert la soirée en force avec leur musique agressive et dans les dents. Lessons of Fate, comme on dit, était très sa coche avec leur message politique et leur performance. Malheureusement, j’ai manqué Shade Of Sunburst vu que j’avais une heure et demi de route à faire et du drum tracking le lendemain matin. Mais je suis sûr qu’ils ont été solides!!! – Yanick Lemieux (drums)

Darkaeon seront sur scène à Montréal au Club Lambi le 18 octobre prochain avec About Sky & Earth, Turning Tides, Lost Creation, Distortio et Soul Creation.

La troisième abomination de la soirée fut générée par les débauchés immoraux du parti des magouilles baveuses de Lessons of Fate: sarcasme, ironie et surtout de la brutalité drette dans ta face. Le Sinistre Premier Ministre Daimon Hellstorm, véhément comme à son  habitude (c’est peu dire!) déclara la cérémonie ouverte par une harangue libertine alors que ses frères-d’arme l’accompagnaient par une marche militaire. Et bang: le coup de bazooka a retenti! Lessons of Fate, dont c’était le premier concert à vie, nous ont livré un death/thrash metal corrompu et groovy. C’était fluide, pas d’attente entre la présentation des pièces et le début de l’exécution. Les spectateurs avaient l’air un peu sonnés, surpris par la sensation ardente qui se dégageait. Un 20 minutes concis et solide. La glace est brisée, les perfidies à venir seront monstrueuses… Ils m’ont livré quelques commentaires sur la soirée.

Pour un premier show ever en tant que Lessons Of Fate, on était bon mais il reste à nous améliorer sur tous les points question présence de scène. Je n’ai pas vraiment aimé Shade of Sunburst, c’était pas mon genre. Facing the Comet était typiquement deathcore… En fait, Darkaeon était le seul band qui était différent et qui sortait de l’ordinaire. – Yohan Desjardins (bassiste)

Moi j’ai bien aimé Facing the Comet. D’ailleurs, c’est eux qui m’ont fait rester debout vu que je voulais aller me coucher dans mon truck, mais finalement je suis resté avec le monde. Darkaeon ont un excellent potentiel et Shade Of Sunburst, c’est trop black doom, j’embarque pas là-dedans. En gros, ma performance était ok mis-à-part un certain blanc de mémoire que j’ai fini par patcher en bout de ligne. Mais en général, comme Yohan dit, c’était un bon show considérant le fait que c’était le premier. – Daimon Hellstorm (frontman)

Lessons of Fate propageront leurs débaucheries perfides lors de plusieurs concerts prochainement, dont à Montréal le 18 octobre au Piranha Bar et le 1er novembre au Café Chaos puis à St-Hubert le 16 Novembre au Billard Maximum.

Pour Shade of Sunburst, ce fut plus long car ils devaient monter leur drum et leurs amplis. Puis quand vint enfin le moment de commencer, un des guitaristes a brisé une corde et a dû la changer (pas de guitare de rechange malheureusement). Il y avait pas mal moins de monde mais ceux qui sont restés ont bien voulu patienter. Ils disent être influencés par In Flames, Dark Tranquility et Arch Enemy mais je n’ai pas retrouvé cela dans ce qu’ils ont joué. Ce que j’ai entendu ressemblait plus à du blackened death. La frontwoman Geneviève Sauvé a une attitude théâtrale et une puissance vocale indéniable couronné par un humour unique. Elle est un peu dans son monde ce qui donne une ambiance mystérieuse, presque ésotérique, mais cela met aussi une certaine barrière entre la foule et elle. Mais je pense que c’est l’effet qu’ils veulent donner. Les compositions sont linéaires mais vigoureuses, sans fioritures, avec  répétitions. Ce qui donne donc dans l’ensemble un côté hypnotique appuyé par les effets cybernétiques avec une batterie électronique. Je pense qu’ils aiment jouer du lourd avec leur tripes, qu’ils font en premier lieu un truc qui leur plait et cela je l’ai ressenti et je le comprends. Que la passion qui les animent incendie les scènes à venir…

J’ai encore une fois réussi à recueillir quelques commentaires dans les jours qui ont suivi.

Tout en nous relayant à la garde de l’équipement, nous avons chacun notre tour profité des performances explosives de Facing the Comet, Darkaeon et une fois notre éducation politique parfaite par le show expressif de Lessons Of Fate, nous étions dans le meilleur état d’esprit possible pour faire un show de métal!!!

Malgré un début un peu lent dû à notre set-up d’équipement, nous avons été heureux de voir une bonne partie du public rester pour nous voir. Faire une tête d’affiche sans avoir une immense crowd pour nous suivre nous laissait incertain de la foule qui serait présente.

Ne laissant pas de petits problèmes techniques (défaillance de la corde d’un de nos guitaristes, et tuning par la suite) nous arrêter, nous avons donné notre meilleur et avons été récompensés… Cette soirée est rentrée dans les annales historiques de S.O.S. comme étant notre tout premier thrash!

Forts de la vibe de la foule et de leurs demandes après une finale retentissante sur Dawn Upon Nothingness, nous avons fini sur un rappel instrumental, une nouvelle composition qui pourra être entendue en performance complète avec paroles très bientôt.

Après avoir remballé tout notre stock et avoir été le reporter à notre local de jam, nous sommes rentrés chez nous aux petites heures du matin, épuisés mais heureux, prêts à récidiver à la première occasion!

Le Barock étant une salle dont l’acoustique est très difficile à travailler, nous étions incertains du résultat auprès des spectateurs, mais n’avons eu que des bons commentaires et en remercions le soundman de la soirée.

Nous tenons aussi à remercier Hellstorm Productions et particulièrement notre contact, Daimon Hellstorm pour l’organisation de la soirée. Tout était très bien pensé et nous sommes très heureux d’avoir eu la chance d’y participer.

Merci de ton intérêt envers l’expérience que nous avons vécue. Contactes-nous si tu as d’autres questions ou aimerais des impressions plus précises. – Gen S. pour Shade Of Sunburst

Pour ceux qui les ont découvert lors de cette soirée et bien voici des liens vers d’autres revues de Ondes Chocs pour Shade of Sunburst par Marryah à Sherbrooke et Jonathan à Montréal.

 

Blazing Owl

 

Critique d’Album: Forlorn Path – « Man’s Last Portrait »

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Forlorn Path

« Man’s Last Portrait »

2013

 

Mélancolie, fatalité et espoir. Ce premier album de FORLORN PATH (après deux EPs, “Being Toward Death” et “Intifada”), progressif, lourd et sombre, mais aussi vivifiant par endroits est un très bon début mais aurait eu avantage à être raccourci. C’est une invitation au voyage avec des pièces pesantes et torturées. Musique de contemplation, évoquant une fin mythique, un deuil inhumain…

Émotion et beauté sont au rendez-vous, surtout avec les premières pièces précédées par la suberbe intro melancolique  »The coming of winter ». Puis la pièce “Empire of Decadence” s’immisce et éclabousse d’un dark metal atmosphèrique et très melodique avec des passages doom/death. Les vocaux sont très efficaces et bien sentis, alliant le guttural et le scream propre au black metal. La trosième proposition de l’album,  »Words Only Wind Can Speak » est également très solide et majestueuse. Sûrement ma préférée avec la touche de piano et l’atmosphère d’urgence qui se dégage de la structure prédatrice. Une de leur force est les mélodies de guitare, juste assez travaillées pour amener une texture riche, sans alambiquer le tout dans une technicalité plus froide. Une référence à Agalloch est indéniable.

Une autre de leur force est la poésie des paroles et la qualité de cette prose maladive. Vraiment plaisant à lire, singulièrement. Et une référence à Edgard Allen Poe sur la quatrième pièce  »Masquerade ». Mais voilà que ça commence à devenir un peu lassant, même si la pièce instrumentale  »A Moment of Silence » et un intro pluvieux tente d’aérer le tout, je me suis perdu dans la suite. L’énergie du début s’essouffle et, bien que très bien ficelées et efficaces, les chansons tombent dans le convenu et s’éternisent. Mais voilà, c’est un premier opus remarquable, et j’espère qu’ils sauront débrouissailler leur art car le potentiel est évidement élevé. Il reste que j’ai écouté l’album jusqu’au bout, deux fois plutôt qu’une (étendu dans la pénombre et en marchant dans le bois sous une fine pluie) par respect pour l’oeuvre et par principe d’exploration. Car malgré mes critiques, j’aime être confronté à quelque chose de pointu et même d’ardu à écouter. Surtout en cette ère de facilité et d’instantanéité, je n’en retire que plus de satisfaction. Plus c’est long, plus c’est bon comme disait l’autre. Et j’ai bien fait de tenir car la dernière pièce  »What Lies Beyond » nous ramène un vent de fébrilité avec des envolées épiques. La production est bonne, la qualité sonore surprenante. Un petit bémol peut-être pour les percussions qui auraient pu être plus feutrées et subtiles.

Bref, j’ai aimé mon expérience dans ce monde de tristesse et de colère enflammée par une brèche de lumière et j’espère être agréablement surpris pour la suite.

 

7/10

 

Maximum Métal

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Samedi le 13 juillet avait lieu le deuxième show ‘ »Levée de fonds pour aider la petite Jasmine, qui est atteinte d’une maladie rare. Ce show était organisé par Hellstorm Productions. 445$ on été amassées et remises au père qui était présent.

 

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Je suis arrivé au Maximum Billards de St-Hubert environ 15-20 minutes avant le début du show. Le temps de jouer une game de pool gratuite et de boire un Redbull à 6$, de saluer les 3 freaks d’Isphérik assis à une table (Le batteur était à la porte) et voilà …

Formé en 2010, Ispherik mélange les styles avec originalité: death, grind, hardcore, heavy, avec un côté punk évident et des textes en français. Le chanteur n’a pas vraiment le temps de bouger ou de déroger du micro parce qu’il y a beaucoup de paroles, mais il les scande avec véhémence et un plaisir bien senti, qui donne une présence scénique sobre mais gauloise. Il s’est quand même lâché lousse vers la fin de leur prestation. Son vocal passe d’un scream spontané à une voix plus claire, empanachée de déclamation. Les mélodies ne sont pas conventionnelles, ce qui amène une atmosphère chaotique assez intense. Les musiciens sont efficaces, déterminés et semblent vouloir s’effacer au profit de la musique et des textures qu’ils tissent. Selon moi, il n’est pas nécessaire de faire des pirouettes et d’interagir à outrance pour que la performance soit à la hauteur (bien que j’aime aussi ce genre). Tout dépend de la personnalité du groupe, de l’entité artistique. Et que dire de la machine à marteler qui a pour nom Vinsang Joly? Est-ce un marteau piqueur? Bien sûr que non, puisqu’il soutient un rythme plus rapide et livre un travail beaucoup plus subtile et recherché. C’est une jeune formation et j’ai aimé les voir sur scène pour une première fois, même si le bassiste n’a pu être au show car il a quitté la formation. Isphérik se cherche donc un remplaçant… C’était rafraîchissant et on a toujours besoin de groupes qui se démarquent. Vous pouvez aussi lire l’entrevue que j’ai réalisée avec eux il y a quelques mois et écoutez leur pièce Quitessence sur Bandcamp. Il y a aussi des vidéos live sur Youtube.

Leur commentaire sur la soirée: « Tous les membres de Isphérik croient que c’était notre meilleur performance sur scène à date et nous sommes tous très fiers du résultat. Nous avons également été flattés de jouer avec les autre musiciens qui sont presque tous des gens que je connaissais déjà un peu donc, la soirée a vraiment été une belle réussite pour nous! » – Vinsang Joly (drums)

 

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Le trio de destruction massive Branded by Pain monte à son tour sur scène pour assener un trashcore metal venimeux et brutal. Fondé en 2008 sur les cendres de Neurotic Disorder. Les rythmes s’enchaînent avec énergie, s’éparpillent et reviennent droit au but. Blastbeat, lourdeur doom metal, frénésie thrash&roll; les influences oldschool sont variées. Ils ont une présence scénique relax mais assurée. Bref, du heavy metal direct et entraînant, qui ne met pas les gants blancs mais qui hisse le drapeau noir. Comme a si bien dit Lex Ivian dans une précédente chronique:  »Là, on avait un groupe qui ne nous ferait pas dans l’innovation technique mais plutôt dans la maîtrise du style ». Ils ont sorti un album (Among the Mad) en avril dernier. Ma pièce préférée est sans doute  »Zombie » (non ce n’est pas une reprise des Cranberries). Écoutez-la sur leur page facebook.

Voici les commentaires du groupe sur la soirée: « Mise-à-part ma labyrinthite, on a eu ben du fun. Le show s’est somme toute bien passé malgré que j’ai failli tomber pendant une toune (LABYRINTHITE) HAHAHAH!! La cause était excellente donc soirée réussie! »

 

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Puis ce fut au tour de Suburban Disorder de monter à l’assault, parce que c’est une troupe de guerrriers. Une mitraillette dans le feu de l’action. Le chanteur est en position de combat et le micro est son arme. Dans la droite lignée du Punk Hardcore Thrash, ou si vous préférez du Crossover, s’est fait pour agresser et pour thrasher! Rien n’est alambiqué, rien n’est feutré, tout n’est que puissance et éloquence dans un esprit survolté de révolte . Les déclarations telles que Nuclear Holocaust, Slaughter House ou Apocalyptic Nightmare donnent le ton. Ça se passe dans les tripes, de préférence avec un bon taux d’alcoolémie. Les riffs sont répetitifs, hypnotiques, et c’est ce qui fait que c’est addictif, parce que j’ai encore le toune « Slaugtherhouse » dans la tête. Leur album Apocalyptic Nightmare est disponible sur iTunes.  Longue vie au carnage dans la banlieue!!!

Commentaire de Christian (vocal) sur la soirée: « Tout le monde s’est bien amusé, de bons bands, une belle soirée! »

 

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Ensuite, Burning du Oppressor est venu battre le fer pendant qu’on était encore chaud. Ces gars-là sont de vrais pros, la chimie du groupe est encore une fois inflammable et les chansons s’enchaînent avec fluidité et surtout beaucoup d’efficacité. Du bon gros hardcore à la sauce Québécoise qui fait ressortir l’énergie! Ils ont puisé dans le répertoire de leurs 2 albums disponibles à ce jour, offerts sur Bandcamp.  La comparaison avec Hatebreed, surtout pour le vocal, ne peut être passée sous silence. Ils ont invité OliShit de Citizen Vicious ainsi que leurs chums de Reanimator à venir les rejoindre sur scène. Vraiment cool! Bref, une prestation enivrante.
Ils seront en show le 25 juillet à Lavaltrie, le 23 août au Trailer Tharsh Fest de St-Pie et le 25 août au Piranha Bar de Montréal.

Leur commentaire de la soirée:  « C’était une super belle soirée !  Belle organisation, bon public, des bons bands, une bonne cause ! Tout simplement. »

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Quand je suis revenu, j’ai tout de suite reconnu l’air d’Ace of Spade de Motörhead et je me suis précipité à l’intérieur. Les punks venus pour Suburban Disorder y étaient toujours et Reanimator rageait sur scène, enchaînant avec leur reprise de Jerry Lee Lewis ‘ »Great Balls of Fire », ça swignait dans la place! Mais ce n’était que le commencement car le meilleur s’en venait: l’essence même de Reanimator, le THRASH METAL! Oldschool, baveux mais toujours entraînant et festif, prenant source dans la Destruction et le Kreator. La chimie est bien rodée, les musiciens sont imparables et le frontman est implacable, crachant son fiel avec ardeur et se donnant tout autant en bougeant sur la scène, nous invectivant et nous incitant à partir un thrash. Il est même descendu nous bousculer un peu et ça a allumé la foule. Les riffs sont dignes et féroces, les solos sont parfaits, la basse est barbare et le drum, cruel. Je dois dire que le Thrash metal occupe une place de choix dans mes goûts et que j’ai été comblé ce soir-là. Vous pouvez écouter et vous procurer leur dernier album  »Great Balls » sur Bandcamp.  Ils seront d’ailleurs en show un peu partout au Québec cette été dont le 23 Juillet à Repentigny au St-Maurice, le 26 Juillet au Thrash Fest d’Halifax ainsi que le 28 Juillet à Sherbrooke au bar Le Magog.

 

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Leur commentaire de la soirée: « En gros, c’était une belle soirée, il manquait un peu de monde pour que ce soit plus épique. La frontière avec les gens dûe à l’aménagement du bar était un peu plate. Par contre, belle organisation de Hellstorm Prod, et tous cela pour une bonne cause! Beaucoup de plaisir avec nos chums de Burning The Oppressor! »

Pour ma part en terminant, j’aimerais offrir mon soutien aux parents. Il y aura encore d’autres événements du genre, dont le 24 août à Montréal.


Max

Soirée Iconoclaste à l’Alizé

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Aversion – Photo de Sophie Chandonnet

 

C’est par hasard que j’ai vu l’annonce du show.  »Soirée avant-garde », ça me parle, parce que les racines de mes tripes baignent dans l’underground. J’aime bien aussi les valeurs sûres et les shows à plus grand déploiement, mais c’est dans les bas-fonds qu’on peut faire de belles découvertes d’artistes passionnés et c’est généralement rafraîchissant comme événement. Le plus beau là d’dans, c’est que le frontman de Délétère est nul autre que le bûcheron dégénéré surnommé  »Fix » (Félix Latraverse), avec qui j’entretiens une correspondance depuis quelques années déjà et de qui j’admire l’oeuvre dépravée et déjantée (Dépravation, Neurasthene, Koudkoto Dangorj, Hymen et autres projets délurés). Depuis quelques mois, j’avais perdu contact et j’ai pu assisté à son premier show à Montréal avec Délétère.

Je suis donc arrivé à l’Alizé pour le début de Folk You, qui font du irish folk plutôt traditionnel, digne d’un pub où l’on sert de la Guiness et autres spiritueux de Leprechaun. Nous n’étions que très peu de spectateurs et cela ne changera pas tout au long de la soirée. Une défaillance dans la pub (les bands ne peuvent pas tout faire et la ville sévit lorsque l’on colle des affiches sans avoir acheté de permis…) et le début du Rockfest y a sûrement été pour quelque chose. Qu’à cela ne tienne, on a trippé quand même et les groupes étaient contents d’être là!  Après Folk You et leur musique entraînante, ce fut au tour de MASSE et leur musique spatiale et destructurée. De la programmation, une batterie et un stick 12 cordes. Musique actuelle, noise? J’ai parlé un peu aux deux membres, Max Laporte et Fred-Érick Sauvé après leur prestation, ils ont accepté mes qualificatifs même s’ils ne se sont jamais creusés la tête pour en trouver. J’étais dans mon rôle de journaliste intellectuel et je parlais avec des trippeux qui ne se prennent pas au sérieux. Mais j’insiste pour dire que ce n’était pas du n’importe quoi, que ça sort de l’ordinaire et qu’il faut être de bons musiciens pour reproduire ça sur scène… Et bien justement, Fred-Érick est un compositeur/arrangeur/multi-instrumentiste qui manie le stick depuis 1999 et qui enseigne aussi son art. Sa réponse lorsque questionné sur ses influences: « Mon influence personnelle première est celle de Robert Fripp; pour MASSE je pense à Behold…The Arctopus, Naked City & Lightning Bolt… ».  Max Laporte est un percussionniste accompli et enseigne également. MASSE s’inspire d’artistes tel que John Zorn ou encore le groupe Earth. Et qu’est-ce que ça signifie le nom MASSE? Voici la réponse de Fred-Érick:  »C’est Max le drummer qui a proposé ce nom… Intellectuellement ça peut vouloir dire tellement de choses… Musicalement, on essaie de faire une MASSE de sons! »

Facebook de MASSE.

Le temps de prendre un peu d’air, et une véritable bombe à clous a explosé: Aversion avec un black metal puissant, incisif et direct (à ne pas confondre avec le band de crossover américain). La vocaliste Vena Kava est une machine qui dégage une ferveur impressionnante. Les membres d’Aversion non nul besoin de s’agiter, car la musique développe un degré d’intensité qui exulte une atmosphère complète: ce sont des messagers ténébreux qui laissent place à une expérience totale de leur art. Ils ont joué un bon 40 min. que je n’ai pas vu passer tellement j’étais dans le mood avec le thrash improvisé (c’est ben la première fois que je glisse sur le cul jusqu’à foncer dans l’ampli, mais y’avait d’la bière sur le plancher!! Merci à Nemrod de m’avoir dédié une toune pour ma fête! Merci aussi à Fix d’être venu en rajouter en me gueulant dans les oreilles, esti de tête brûlée, et merci aussi pour les bières!). Pour terminer leur prestation, la place fut laissée à Nemrod (guitar, back vocals) et Vilain au drum avec une pièce de black depressif tranchante maculée d’insanité et un vocal torturé. Bref, Aversion est une jeune formation à surveiller car leur potentiel est grand et parce qu’ils sont déjà très solides sur scène. Nemrod et Vilain m’ont dit qu’ils aimeraient bien faire leur nom en Europe et je suis sûr qu’avec une bonne étoile ils ont tout pour aller loin.

Facebook d’Aversion.

Pis Délétère j’veux même pas en parler, allez donc vous noyer dans une piscine de bière!

Baaah, ok j’vais faire ma job jusqu’au bout. J’aime la crasse et les insultes. C’est extrême et ça dit un beau gros fuck you aux conventions C’est du crust-black metal-thrash de saoûlons. Ca garroche comme une plaie de lie (vous avez compris le jeu de mots) ou un herpès génital qu’on tente de soigner avec de l’alcool frelaté. Ils se battent sur la scène et Fix nous envoie des vulgarités par la tête entre les vomissures sonores, et j’me suis pas gêné pour lui répondre!. C’était leur 3e show mais de toute façon on s’en colisse, ça n’a aucun esti de rapport avec la virtuosité. Ça vient des tripes et ça dégage une sueur de débauche. Ils ont un démo de 5 titres disponible directement via le band et aussi sur Itune. J’ai le demo et je le garde près des toilettes. Merci bande de fêlés on va se revoir c’est sûr! Le pire c’est qu’ils ont joué le 14 juin à Sorel (avec Folk You).

Facebook de Délétère  (Attention, y’a 2 groupes de bm à Québec qui portent le même nom).

Lien pour tunecore.

Ou encore sur tour de garde.

Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce « Nuclear Thrash » (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de « Noël Dans La Rue » (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme  »Le Bon Dieu dans la Rue » qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de « Revoluciòn » au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour  »coure à scrap » ou encore la surprenante reprise de  »Girl just wanna have fun » de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le  »Do it Yourself » (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand  »Big Band » de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max