by Lex Ivian | Oct 29, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

ALL OUT WAR
«Dying Gods»
Organized Crime Records
Juin 2015
Liste des pièces
«Dying Gods»
«Vengeance Reigns Eternal»
«Nothing Left To Bleed»
«Servants To The Obsolete»
«Choking On Indifference»
«Arise» (Amebix cover)
«God Is Dead» (Carnivore cover)
*Scroll down for English version
La scène hardcore/crossover de New York aura toujours une place dans mon coeur et depuis 1985, alors que j’ai assisté au spectacle «Montréal-Connection-85» dans un sous-sol d’église de Montréal avec entre autres à l’affiche Cro-Mags, j’avais commencé à suivre des groupes comme Agnostic Front, Biohazard, Cro-Mags, Sick of it All, etc. Un moment donné vers la fin des années 1990, j’ai découvert ALL OUT WAR sur une cassette où mon chum avait mis des singles et EP de toutes sortes. Oui, je sais que lire «cassette» dans un texte en 2015 ça détonne, mais que voulez-vous, mon chum avait encore son vieux lecteur cassette Blaupunkt dans son char en 2000 alors ça prenait des cassettes…
Je n’ai pas suivi toutes ses nombreuses sorties par après parce que je les trouvais inégales mais «For Those Who Were Crucified» en 1998 est l’une de celles que j’ai écoutées pas mal dans mon walkman (bein oui qui dit cassette dit walkman).
Quand j’ai vu que le groupe était revenu au lineup de 98, je me suis dit qu’il vaudrait la peine de porter une oreille plus attentive au EP «Dying Gods». Je crois que les gars n’avaient pas oublié ce qu’ils avaient déjà fait ensemble et ce EP coche pas mal toutes les bonnes cases avec sa dose de riffs métallisés Slayer-esque et de chug-a-chug hardcore. Il a tout ce qu’il faut d’agression dans une enveloppe groovy comme il se doit. C’est le genre d’album qui peut être joué en boucle et vous brandirez toujours le poing en l’air quelques heures plus tard.
Ils finissent l’album avec «Arise» d’Amebix et «God is Dead» de Carnivore, deux reprises qui rappellent leurs racines et qui rejoignent également les miennes. Bien que ce ne soit jamais l’idée du siècle de mettre des reprises sur un album (surtout sur un EP de sept chansons dont la première est une intro), quand un groupe a 25 ans de carrière sans compromis et qu’il a atteint le statut d’ALL OUT WAR, c’est juste cool de nous montrer ce qui les a fait triper et en plus les deux reprises sont très bien exécutées.
Pour ceux qui tripent sur le vieux hardcore crossover et qui aiment quand c’est servi drette dans face, et bien ALL OUT WAR a ce genre d’attitude et «Dying Gods»devrait offrir ce que vous cherchez.
Lex
The New York Hardcore/Crossover scene will always have a place in my heart since 1985, when I attended the «Montreal-Connection-85» show, with Cro-Mags among others on the lineup, in a Montreal church basement. From then I started to follow Cro-Mags but also Agnostic Front, Biohazard, Sick of it All, etc. At one point in the late 1990s, I discovered ALL OUT WAR on a tape where my friend had put singles and EPs. Yes, I know, it is unsettling to read «tape» in a text in 2015, but my friend still had his old Blaupunkt car sound system in his car in 2000 so we needed tapes…
I have not followed ALL OUT WAR many releases after 2000 cause I thought they were so-so but «For Those Who Were Crucified» (1998) is one of those I spinned a lot in my walkman (yes tapes goes with walkman)
When I saw that the band returned to the lineup of 1998, I thought it would be worthwhile to hear what «Dying Gods» is made of. Well I must say the EP strikes all the right boxes with its dose of Slayer-ish metallic riffs and hardcore chug-a-chug bouncing riffs giving it the aggression needed in a groovy envelope. This is something that can be spinned over and over and still your gonna be pumping your fist in the air a couple hours later…
The album ends with Amebix‘ «Arise» and Carnivore‘s «God is Dead», two covers that recall their roots and which also meet mine. Although this is never the idea of the century to put covers on an album (especially on an EP of seven songs from which one is an intro), when a band had a 25-year career without compromise and reached the status of ALL OUT WAR, it is just cool they show us their backgrounds and the two covers are very well executed.
For those who think crossover hardcore should be done like it was in the 90′, ALL OUT WAR has kept this attitude and «Dyng Gods» should offer what you are looking for.
Lex
by Lex Ivian | Oct 26, 2015 | Media, Photos Ondes Chocs
Voici les photos prises par Joé Lacerte (JoeWeller Photographe) lors spectacle présenté par Black Chapter Productions au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 24 Octobre 2015 et qui mettait à l’affiche Nova Spei, Sawyerpath et TunT. – Lex

Nova Spei
Sawyer Path
TunT
Ambiance
by Lex Ivian | Oct 26, 2015 | Media, Photos Ondes Chocs
Voici les photos prises par Joé Lacerte (JoeWeller Photographe) lors du spectacle présenté au Salon Wabasso de la Shop du Trou du Diable de Shawinigan le 23 Octobre 2015 et qui mettait à l’affiche Anonymus et Headexist. – Lex

Anonymus
Headexist
Ambiance
by Lex Ivian | Oct 25, 2015 | Critiques, Critiques de Shows

Dimanche passé, soit le 18 octobre 2015, je suis allée faire un tour au Metropolis pour faire la couverture du show de Danzig. Directement à mon arrivée, je vois des gros papiers écrits clairement «Interdiction de photos et de vidéos ce soir». Je me suis dit: «Oups, j’ai mon appareil photo, qu’est ce que je vais faire? Lex m’a dit que je suis sur la liste de Superjoint, allons voir». J’aimerais commencé en les remerciant sincèrement d’avoir accordé la passe média à Ondes Chocs. C’est très apprécié. D’ailleurs, voici le lien pour aller voir toutes mes photos de la soirée.
Rendue au cubicule pour récupérer ma passe, j’ai dû subir un interrogatoire et montrer mes pièces d’identité avant de me faire clairement dire que je devais sortir de la salle avec mon appareil avant que Danzig monte sur scène. J’avais le droit de prendre les quatres premiers groupes, mais pas Danzig. Bon, tant pis. Je n’ai aucun problème avec cela et j’ai même réussi à négocier une entente pour laisser mon appareil au vestiaire après la prise des photos de Superjoint. À comme les choses s’arrangent bien.
Le parterre n’était pas comble quand le quatuor Witch Mountain est monté sur scène. Je me sentais un peu seule dans le pit de photo car je l’avais pour moi toute seule. C’est une étrange sensation. Quand les premières notes lourdes de Doom Métal à la sauce Blues ont commencé, j’ai tombé sous le charme de cette nouvelle découverte musicale. Mes oreilles étaient heureuses. Quand la chanteuse a ouvert la bouche et a sorti ses premières notes, je suis tombée hypnotisée par celle-ci. Cette femme d’une beautée amazonienne à la voix très puissante s’époumonnait en nous criant des notes autant dans le style Pop Jazz, que dans le Grind Metal. Elle bougeait de manière sensuelle et érotique. C’était totalement sublime et délicieux pour les yeux et les oreilles. Elle éclipsait littéralement les autres membres de la formation avec son énergie sexuelle. J’ai trouvé que la durée de la prestation était trop courte, j’aurais pris quelques chansons de plus.

Je ne connaissais pas du tout Prong alors je ne m’attendais pas du tout à un trio de ce style après la première partie. Ce groupe a su réveiller le public du Metropolis qui était dans un état de transe hypnotique après Witch Mountain. J’ai vraiment aimé l’énergie du trio. Ils n’étaient que deux avec le drummeur sur la grande scène. Malgré tout, ils étaient très énergiques. Ils sautaient, se déplacaient et interagissaient avec le public. Ils prenaient la place de dix personnes sur scène. Ça déménageait pas à peu près. On a même eu le droit(!!) de voir le torse du bassiste qui a levé son T-Shirt et l’a redescendu ensuite. Selon moi, il y a plusieurs groupes qui pourraient prendre exemple sur eux. Je suis sûre de ne pas être la seule à avoir admiré le spectacle.


Parce que ce n’est probablement pas de leur faute, je ne vais pas m’éterniser sur la médiocrité de l’intensité de l’éclairage durant la performance de Veil of Maya. J’ai été très déçue dès le départ par cela. Je n’ai pas vraiment réussi à faire de bonnes photos d’eux. C’est la première fois de ma vie que j’ai autant de misère à prendre des photos durant un show. Mais bon, c’est la vie. Je ne suis pas vraiment fan d’amalgame de notes aléatoires qui donne des assemblages musicaux très difficiles à déchifrer. Par contre, je dois dire que les gars déplacent de l’air sur scène et ça, j’ai apprécié. Par contre, j’aurais préféré qu’ils soient avant Prong, le lien avec Superjoint aurait été parfait.

Le parterre du Metropolis est devenu subitement plein pour Superjoint. J’ai dû me faufiler à travers la foule pour me rendre au pit de photo. Le monde est littéralement excité dans l’attente de la formation. J’ai rapidement compris pourquoi. Ils sont totalement débiles sur scène et ils ont la capacité de crinquer une foule à l’anarchie. L’un des photographes s’est même fait tirer sur scène par Phil Anselmo pour qu’il prenne des photos du public. La foule se pitchait de tous bords et tous côtés. Les bouteilles et les verres de plastique revolaient de partout. Il y avait beaucoup de monde qui faisait du body-surfing. Les agents de sécurité devaient avoir vraiment hâte que leur performance se termine. Nous, on se faufilait entre eux pour essayer de prendre nos clichés. Anselmo leur a même dit de laisser son public se défouler. Sérieusement, la performance était écoeurante. Des vieux de la vieille qui savent c’est quoi de la musique intense et brutal. FUCK YEAH!!!




Mon appareil est rendu en sécurité avec les charmantes demoiselles du vestiaire. Je me sens un peu nerveuse et nue car j’ai toujours mon appareil sur moi durant les shows. Oui, il y avait une interdiction de prendre des photos et des vidéos. J’ai remarqué qu’il y avait pas mal plus d’agents de sécurité dans la salle. Je me suis informée de leur protocole pour la soirée et l’un d’eux me l’a gentillement expliqué. Les gens qui essayaient de prendre des clichés allaient recevoir un avertissement, devaient les supprimer sur le champ et s’ils recommencaient, ils étaient expulsés illico du Metropolis. Vu que la sécurité était au premier plancher, ils ont fermé le deuxième étage, sauf pour les toilettes.
On a eu droit à un long quarante minutes d’attente avant de voir Glenn Danzig et ses musiciens arriver sur scène. Il sait se faire désirer ce coquin. La scénographie était très superficielle voir inutile. Les espèces de crânes cornus qui ressemblaient à Cthullu, accompagnés de lumière étaient corrects. Bon enfin le show commence et Danzig semble très en forme. Plus je le regardais, plus je me demandais pourquoi il n’acceptait pas que le monde prenne des photos de lui car son chandail plus-que-moulants montrait un physique sculptural pour un homme de son âge. Les gens semblaient apprécier le spectacle, car on entendait très bien le monde chanter avec lui. Moi j’ai adoré. Un détail que j’ai remarqué, Danzig s’éclipsait quand un de ses musiciens se lâchait dans un solo dément. C’est très noble de sa part. Après une bonne heure de performance sans faute, Danzig a fini son set avec le classique «Mother». Après, il a remercié le public et est sorti de scène avec ses musiciens. À ma surprise, ils reviennent rapidement et nous balancent trois chansons de plus. Quoi de mieux que d’étirer le show le plus longtemps possible. On aime ça!
Je ne peux passer par-dessus l’incident qui s’est produit avant le rappel, c’est-à-dire l’expulsion. Je ne commenterai pas sur la façon que ça s’est fait ni sur les articles et autres textes parus par la suite car je n’ai pas vu tout ce qui s’est passé. Par contre il y a une chose que je peux dire. Qu’est-ce qui est si compliqué dans «laisser ton cellulaire ou appareil-photo dans tes poches durant un spectacle». C’était écrit en toutes lettres à l’entrée en plus que les photos et vidéos étaient interdits. Danzig l’a aussi dit plusieurs fois qu’il ne voulait pas que le monde le prenne en photo et c’est son droit. Je suis consciente que c’est plate, mais c’est son droit. Il faut comprendre qu’on est invité à aller voir les musiciens et on n’a pas le droit de faire ce qu’on veut. J’ai passé une bonne partie du show à avertir le monde autour de moi puis je me suis écoeurée. Ils étaient surpris de voir les agents de sécurité débarqués en trombe pour qu’ils suppriment leurs clichés. Plusieurs m’ont remerciée quand ils ont vu que je ne les niaisais pas. Quand t’es avertis une fois, tu ne recommences pas; quand tu ne veux pas suivre les règles, tu ne sors pas de chez vous. L’une des choses qui aurait cependant pu être faite dès le départ, c’est d’avertir le monde sur les différentes pages d’évènements et ce plusieurs fois, avant le show. Il n’y aurait sûrement pas eu autant de confusion et de colère dans le public après le show. Moi, j’ai passée une excellente soirée et j’ai adoré mon show.
J’aimerais finalement remercier le Metropolis et Evenko/Greenland Productions pour le bon show. Je fais ici un clin d’oeil aux deux demoiselles du vestiaire pour leur gentillesse et leur comprehension à mon égard. J’ai un gros merci spécial à Lex qui m’a donné l’unique attestation que nous avons eue pour la soirée, sachant qu’il allait faire une fille heureuse. Merci encore à Superjoint pour la passe média. HELL YEAH GUYS!!!
Marie-Noëlle Anctil
by Lex Ivian | Oct 25, 2015 | Critiques, Critiques de Shows

Pleins de groupes excellents étaient réunis sur la scène fraîchement rénovée du Piranha Bar sur la rue Ste-Catherine en cette soirée du 8 octobre. Nous avons eu droit à une soirée éclectique, réunissant plusieurs styles musicaux avec Wednesday 13, Your Chance to Die, Three Quarter Stone, Sade Slavey, Spacemak3r et Continuum. Bien que la foule soit restée en état de dormance jusqu’à l’avant-dernier band, ce n’était pas le cas des musiciens.
Continuum, un band originaire de Montréal, débute la soirée avec leur nu-metal alternatif grandement inspiré du groupe Korn. Le chanteur James Brookes est énergique et chante avec ses tripes; une énergie qu’il aurait été plaisant de voir aussi chez ses comparses. Il faut dire qu’il est difficile d’être le premier groupe à performer. En somme, j’ai apprécié leur musique et leur performance et je suis curieuse d’en voir plus à propos de ce quatuor montréalais.
Vient ensuite les quatre énergumènes de Spacemak3r, venant nous foudroyer de leur nu-metal industriel. Un véritable spectacle en soit! Le projet de Michaël Gagnon, le chanteur, se doit d’être vu. Particulièrement énergiques sur scène, ils allient le théâtre à leur musique sans toutefois en mettre trop, transportant le public dans leur univers clownesque malsain. Toujours aussi bien préparés, le groupe a enchainé plusieurs titres de leurs deux albums, «Spacemak3er» et «Spacemak3r II» dans un set-list beaucoup trop court pour cet excellent groupe.
Une belle découverte que j’ai faite durant cette soirée est le band old school industriel Sade Slavey, band bizarroïde aussi originaire de Montréal. On sentait l’inspiration de groupes tels Rammstein ou bien Marilyn Manson dans leur recette, appliquée à leur propre sauce. La performance du groupe a certainement contribué à mon torticolis du lendemain. Avec leur look post-apocalypse nucléaire, ils ne passent pas inaperçus. Leur musique est tight et l’énergie est au rendez-vous. Un groupe rafraîchissant!
Viennent ensuite Three Quarter Stone, aux allures de «Rock Bicycle», originaire d’Ontario. Ce n’est pas un style que j’apprécie particulièrement, mais bon. C’est le genre de band qu’on retrouve au bar du coin. Le groupe a donné une bonne performance en soit, mais il aurait pu ne pas être de la soirée et pour moi ça n’aurait fait aucune différence. Bref, tous les goûts sont dans la nature.
Your Chance to Die viennent ensuite brasser un peu la foule endormie jusqu’à présent. Un peu de death mélodique pour réveiller son monde, ça ne fait pas de tort. Le groupe, composé de deux excellentes chanteuses, a donné une performance très agressive et pesante, mais aussi très courte, malheureusement due au retard accumulé durant la soirée. J’aurais aimé en entendre davantage de ce groupe de la Caroline du Sud.
Après ces cinq performances, la tête d’affiche Wednesday 13 et son groupe se pointent sur scène avec une entrée remarquée. Là, ça commence à ressembler à une foule agitée. Armés de leur métal horror punk, les cinq membres tout droit sortis d’outre-tombe savent captiver l’auditoire, tout comme les cheveux de Wednesday 13 balayés dans le ventilateur. On assiste à un show très préparé, sans toutefois tomber dans l’abus de séquences. Nous avons aussi droit à un set-list relativement long, accompagné d’un rappel s’étirant jusqu’à la fin du dernier métro. Bref, on en a eu pour notre argent.
Malgré le retard, somme toute ce fut une excellente soirée ponctuée d’excellents groupes tous différents les uns des autres. Un gros merci à Dungeon Works Productions de m’avoir si bien accueillie!
Gabrielle Bordeleau