Critique d’album: Corrections House – «Know How To Carry A Whip»

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CORRECTIONS HOUSE
«Know How To Carry A Whip»
Neurot Recordings
Octobre 2015

Liste des pièces
«Crossing My One Good Finger»
«Superglued Tooth»
«White Man’s Gonna Lose»
«Hopeless Moronic»
«Visions Divide»
«The Hall Of Cost»
«When Push Comes To Shank»
«I Was Never Good At Meth»
«Burn The Witness»

*Scroll down for the English version
C’est mon premier texte de l’année alors même si 2016 est déjà bien entamée, je vous souhaite tout de même une Bonne Année à tous et je suis contente d’être de retour en 2016, pour vous faire découvrir des nouveaux groupes. Je débute donc l’année avec le groupe états-unien (en fait un supergroupe), CORRECTIONS HOUSE, un quatuor formé de Mike IX Williams (Eyehategod), Scott Kelly (Neurosis), Bruce Lamont (Yakuza) et Sanford Parker (Minsk). Cette formation de doom industriel expérimental existe depuis 2012. L’album «Know How To Carry A Whip» est leur deuxième suite à la parution en 2013 de «Last City Zero».

Les quatre premières pièces me rappelaient du vieux Ministry, à l’époque du darkwave des années 80. Les pièces sont très sombres alors qu’on entend le chanteur s’époumoner sur des mélodies de styles vampiriques. Le genre de musique qui s’entendait en entrant dans un bar sombre où tous étaient vêtus de leurs plus beaux habits noirs, la face peinturée de blanc et de noir. (Une époque que je n’est pas vécue, soupir)

À la cinquième pièce, «Visions Divide», il y a un changement musical assez drastique. On entend une guitare acoustique et une voix plus soutenue un peu comme du Sister Of Mercy. L’ajout du saxophone est un plus. La pièce est très cynique et sombre.

Ensuite, on revient au style des premières pièces avec «The Hall Of Cost». Après cette chanson, on reste dans le genre doom metal expérimental, mais on mélange les voix. «When Push Comes To Shank» mélange voix criarde et voix plus grave. Je n’ai pu savoir si c’est la même personne qui fait les deux voix. J’ai trouvé cette pièce un peu trop longue, car à un moment donné je croyais que j’avais changé de chanson, mais non c’était la même. Il y avait un très long bridge instrumental qui n’en finissait plus tout en étant très répétitif malgré les ajouts de voix. La pièce se termine dans un amalgame déjanté de distorsion.

Ce qui nous emmène à la pièce «I Was Never Good At Meth» qui commence comme l’autre vient de terminer dans une distorsion musicale qui est donnée par des guitares électriques dont les pédales d’effets sont restées ouvertes. Il n’y a pas de rythme dans cette pièce alors que le chanteur parle par-dessus une espèce de déformation musicale. J’avais un peu hâte qu’elle termine.

On est déjà rendu à la dernière pièce, «Burn The Witness». Je n’y comprend rien car jusqu’à maintenant, leurs pièces qui avaient de la distorsion expérimentale me déplaisaient alors que celle-ci, je l’adore. Je crois que la différence est dans les variations de notes que la guitare nous donne. On reste dans un doom metal très sombre qui se marie très bien avec la voix criarde du chanteur. Quelques fois, on entend sa magnifique voix grave qui ajoute un plus à la pièce.

Malgré certaines pièces qui m’ont déplu, je trouve que ce groupe est une découverte pour moi. J’aime beaucoup ce genre musical qui me rappelle une époque que j’aurais voulu connaître. Je le conseille à tout ceux qui aiment la musique deep et dark.

8/10

Marie-Noëlle Anctil

 

This is my first text of the year so even though 2016 is well underway, I still wish you a Happy New Year and I’m glad to be back in 2016, hoping you will follow me and discover new bands. So I begin with the American group (in fact supergroup), CORRECTIONS HOUSE, formed of Mike IX Williams (Eyehategod), Scott Kelly (Neurosis), Bruce Lamont (Yakuza) et Sanford Parker (Minsk). This experimental industrial doom formation exists since 2012. The album «Know How To Carry A Whip» is their sophomore full-length following the release in 2013 of «Last City Zero».

The first four songs reminded me some old Ministry from the darkwave period of the 80s. The compositions are very dark as we hear the singer shout loudly on vampiric style melodies. The kind of music that was heard when entering a dark bar where everyone were dressed in their best black outfit with their face adorned in white and black make up. (A time I wish I lived, sigh)

The fifth song, «Visions Divide», is a fairly drastic musical change. They introduce an acoustic guitar along a vocal style more like Sister Of Mercy. The presence of the saxophone is a big plus. This song is very dark and cynical.

Then it returns to the style of the first songs with «The Hall of Cost». After this song, the music dwells more in the experimental doom metal genre with some variations in the vocal. «When Push Comes To Shank» blends a high pitch vocal and a low tone one. I thought this song was a bit too long when I realized at one point that even though I thought I had moved to the next song, I was just caught in a very long instrumental bridge that would not finish while being very repetitive despite the use of different vocals. It ends in a crazy amalgam of distortion…

…Which takes us to «I Was Never Good At Meth» which starts with a similar distortion created by electric guitars effects pedals left at «on». There is no real rhythm in this song while the singer talks over a kind of musical distortion. I kind of wish for it to end rapidly…(!)

This is already the last song, «Burn the Witness». I must say I am surprised because until now, the previous compositions in which they used experimental distortion displeased me but this one, I love it. I think the difference is in the variations brought by the guitar. It has a very dark doom metal atmosphere which goes very well with the screaming vocal. Sometimes comes in his beautiful deep voice, which enhance the song.

Despite two songs that displeased me, I can say that this group is a nice discovery. I love this kind of music that reminds me of a time I wish I were part of. I recommend this album to all those who love deeply felt dark music.

8/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Prime Evil – «Blood Curse Resurrection»

Prime Evil - Blood Curse Resurrection Cover Artwork

PRIME EVIL
«Blood Curse Resurrection»
Infernö Records
Juin 2015

Liste des pièces
«Blood Curse»
«Plague of Humanity»
«Homicidal Assault»
«Soul Shattered»
«Cannibal God»
«In Defiance»
«Blacken the Sun»
«Horns of Rapture»
«Mark of the Dead»
«Strangulated Decapitation»

*Scroll down for English version
Mike Usifer (guitare) et Andy Eichhorn (voix) ont décidé en 2010, après un arrêt de dix-huit ans, qu’il était temps de repartir PRIME EVIL qui avait thrashé de 1984 à 1992, époque qui avait vu la sortie de trois démos et un single. Le retour a été suivi du EP «Evilution» (2012). Le groupe new-yorkais a finalement sorti en juin son premier album complet en carrière, «Blood Curse Resurrection». Bon, les plus rigoureux vont dire qu’il a moins de 30 minutes et que, dans ce cas, ce n’est pas un pleine longueur mais je répliquerai qu’il contient tout de même dix pièces originales.

Dans la foulée des comebacks et de la prolifération de groupes de metal de tout acabit et provenance, il est intéressant de voir si le retour de PRIME EVIL a la moindre pertinence et apportera de l’eau au moulin ou s’il ne fait pas que profiter de la vague de sympathie existante de nos jours envers les groupes de l’époque originelle.

Vous voyez que j’avais des attentes, et sûrement que les fans de la première heure en ont plus que moi. Ils seront alors surpris de constater que le son a délaissé le thrash et évolué vers le death metal même s’il garde tout de même sa part de riffs thrash et de solos à l’emporte-pièce lancés à l’improviste. En tout cas, cette évolution montre que PRIME EVIL ne fait pas que surfer la vague mais ça lui fait du même coup de grandes bottes à chausser d’arriver avec un premier album pleine longueur en carrière dans un son qui diffère de ce auquel ils nous avaient habitués.

Je peux dire que PRIME EVIL réussit très bien le pari avec cet album. Dès le début de «Blood Curse», l’arrivée différée des instruments donne le ton, permettant de bien sentir chacun dans le mix et, plaisir additionnel, la chanson s’emballe avec à peu près tout ce que j’aime du death metal. Par la suite, sans dérougir tout au long de l’album, on aura des compositions lourdes et variées qui ne chercheront jamais à imposer un truc qui ne colle pas.

Depuis le début, je me dis que le vocal a une tendance à ressembler à Schuldiner. Or, c’est avec «Blacken The Sun» que mon impression du groupe culte Death est la plus forte. Vous pouvez toutefois oublier la tendance actuelle qui consiste à sonner comme un tribute au old school en reprenant soit le son ou les riffs (ou les deux) de groupe fétiche puisque PRIME EVIL trouve le moyen d’être original en restant cohérent et pertinent à leur style, sans chercher à faire des trucs techdeath ou deathcore. Ils mêlent efficacement les passes mid-tempo groovy avec les blast beats et, en plus d’avoir aussi un côté progressif, ils construisent des pièces qui nous accrochent plus par les structures que par la pure brutalité. C’est au niveau des refrains que j’ai senti qu’ils ont bien travaillé leurs structures mélodiques, ceux-ci restent en tête rapidement et devraient aisément être repris en choeur par la foule en spectacle. Soyez avertis: le headbanging est continuel, pas de temps morts ici. Toutes les pièces sont fortes.

Si vous avez aimé les débuts du death metal, quand le style incorporait encore une bonne dose de riffs thrash et de solos à l’emporte-pièce dans un esprit Slayeresque, je crois que «Blood Curse Resurrection» doit se retrouver dans votre collection. C’est définitivement un excellent album.

 

Lex

 

Mike Usifer (guitar) and Andy Eichhorn (vocal) decided in 2010, after an eighteen years break, it was time to bring back the thrash entity PRIME EVIL, and add some more to their discography of three demos and a single released between 1984-1992. The return was followed by the EP «Evilution» (2012). The New York group finally issued in June its first complete album, «Blood Curse Resurrection». Well, the most strict critics will say it has less than 30 minutes and in this case it is not a full length but I shall reply that it still contains ten original compositions which for me is enough.

In the wake of all the comebacks and the proliferation of Metal bands of all kinds and origin, it is interesting to see if the return of PRIME EVIL has any relevance and will bring water to the mill or if they just try to surf on the sympathy wave existing today towards the groups of the original era.

You can feel I set the bar high for PRIME EVIL and I hope they will walk the walk, especially since it is their first full length album.

Well forget about surfing on nostalgic fame, I can say that PRIME EVIL cleared the bar cleanly with this album considering that they also challenge the fans of the first hour who will be surprised that the sound has evolved from Thrash Metal to Death Metal though still keeping its share of thrash riffs and out of nowhere guitar solos.

Right from the start «Blood Curse» set the tone with the delayed arrival of the instruments which allows me to feel them well in the mix and to my delight, it brings in about everything I love in Death Metal. Thereafter, without slowing the pace throughout the album, there will be heavy and varied compositions without trying to do things that do not fit.

From the beginning, the voice had a tendency to sound like Schuldiner and it is with «Blacken The Sun» that my impression of the cult band Death got the strongest. However, don’t think they follow the current trend to sound like a «tribute to old school» by taking either the sound or the riffs (or both) of fetish group, PRIME EVIL finds a way to be original though remaining consistent and relevant to the style without tipping into Techdeath or Deathcore.

As true death was done, it relies on wicked melodic twist more than brutal linear aggression. The structures and rythms of choruses are also well worked so they rapidly stay in mind and become sing along parts. Their songs mix very well groovy mid-tempo parts with furious blast beats counterparts while blending at time in a progressive approach. Be warned: The headbanging is non-stop. No down time here. All songs are dynamite.

If you liked the beginnings of death metal when it incorporated a healthy dose of thrash riffs and psychotic frenetic out of nowhere solos (in a Slayeresque way), I think «Blood Curse Resurrection» should be in your collection. This is definitely a great album.

Lex

 

Tout en couleur

En cette soirée froide, au Rock Café Le Stage trois groupes sont au menu: Papergreen, East Wood et comme tête d’affiche, TunT.

6 février 2016 - Trois-Rivières - Tunt affiche

 

En rentrant, il y a déjà une bonne ambiance. La bière est bonne, les filles sont belles, les gens sont sympathiques… Tout va pour le mieux. La soirée débute bien et voici enfin, le premier groupe, Papergreen!

Le chanteur commence par une «prière», ce qui augure de la musique de feu. J’ai été quelque peu déçue, m’attendant à quelque chose de plus… brutal!! Se rapprochant plus du blues que du rock, Papergreen est tout de même un très bon groupe. Pour finir, ils ont mis du leur en explosant un ukulélé modifié à leur effigie.

06 février 2016 - rock café le stage - trois-rivieres - Papergreen-6

Pour ce qui est de East Wood, le chanteur nous en a fait voir de toutes les couleurs, sautant en bas de la scène pour se mêler aux spectateurs et remontant par la suite pour continuer à jouer. J’ai trouvé drôle le moment où le guitariste joue avec une boîte de bière sur la tête. Pour clore le spectacle, le chanteur a explosé une guitare électrique, action qui a plu à la plupart des spectateurs.

06 février 2016 - rock café le stage - trois-rivieres - East Wood-9

Pour clore cette soirée, le groupe, TunT qui a fait ce spectacle afin de célébrer la fin de l’enregistrement de son CD. Un groupe très énergique qui a une bonne chimie. Ils vont même jusqu’à raconter une histoire avant chaque chanson. Aussi, petite anecdote croustillante (euh… je dirais plus liquide…), le chanteur a vomi sur le bassiste, s’étant trop donné.

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06 février 2016 - rock café le stage - trois-rivieres - Tunt-5

Ce fut un mélange de styles musicaux éclectique et haut en couleur pour inaugurer le nouvel éclairage du bar. Je tiens à remercier les groupes et toute l’organisation de la soirée pour m’avoir gracieusement accueilli. Je termine en vous invitant à suivre ce lien pour voir le reste des photos de Joé dont certaines illustrent ici mon texte.

Gabrielle Courchesne Delisle

06 février 2016 - rock café le stage - trois-rivieres - autre-5

 

 

Photos Tunt, East Wood & Papergreen – Trois-Rivières 6 février 2016

Voici les photos prises par Joé Lacerte (JoeWeller Photographe) lors du spectacle présenté au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 6 février 2016 et qui mettait à l’affiche TuntEast Wood et Papergreen. – Lex

6 février 2016 - Trois-Rivières - Tunt affiche

 

TunT

 

East Wood

 

Papergreen

 

Ambiance

 

Photos Pronostic, Shape The Above, Demise Of The Crown & Signals Over Skies – Montréal 12 février 2016

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté par Jaune Prodz au Petit Campus de Montréal le 12 février 2016 et qui mettait à l’affiche Pronostic, Shape The Above, Demise Of The Crown et Signals Over Skies. – Lex

12 février 2016 - Montréal - Pronostic affiche

 

Pronostic

 

Shape The Above

 

Demise Of The Crown

 

Signals Over Skies

 

Ambiance