Let’s Kick Cancer’s Ass

Jeudi le 10 décembre dernier a eu lieu le spectacle bénéfice «Let’s Kick Cancer’s Ass» pour amasser des fonds en l’honneur de Tristan et Flavie, deux jeunes atteint du cancer. Cette belle initiative organisée par Domnyck Cloutier mettait en vedette Lost Creation, Spacemak3r, Graveyard Strippers et Demise of the Crown, quatre groupes très différents les uns des autres. Plusieurs prix étaient en jeux durant cette soirée, dont une session de tatouage de deux heures chez Holy Tattoo et des produits capilaires de chez Rockyval Coiffure.

 

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Encore une fois, j’étais encore surprise de constater que le public du Piranha Bar est assez tranquille, ce qui contrastait avec l’énergie des quatre performances de la soirée. Bizarre.

On débute donc la soirée avec Demise of the Crown, un groupe de heavy métal assez éclectique originaire de Montréal. Le genre de groupe qui ne se met par de cadre en particulier et va chercher des éléments de plusieurs styles. Ce qui m’a surtout marquée, c’est la voix du chanteur Darren qui possède un timbre vocal hors du commun, jonglant entre sa belle voix rauque et son scream aggressif. Un choix intéressant pour ouvrir cette soirée.

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Le temps d’aller me chercher un verre, Graveyard Strippers entrent en scène et viennent brasser la cage. Ce n’est pas la première fois que je vois le band performer, donc je m’attendais déjà à assister à un excellent show. Évidemment, je n’ai pas été déçue. Dans un paysage métal québécois où les bands death et black règnent, il est rafraîchissant d’entendre un peu d’industriel dans les pâturages. Ces quatre guerriers savent captiver les foules avec leur métal industriel et leurs peintures de guerres. Ils sont accrocheurs, il faut se l’avouer. On sent l’inspiration des groupes comme Marilyn Manson ou bien Nine Inch Nails dans leur musique, ce qui tombe en plein dans mes cordes. Ils ont une synergie bien à eux et savent performer comme il se doit.

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Après les remerciements de Holy Decay, chanteur des Graveyard Strippers, aux bénévoles et organisateurs de cette belle soirée, c’est au tour du groupe très attendu Spacemak3r de performer. La gang haute en couleur de Michaël Gagnon est reconnue pour donner des shows hors du commun, faisant usage de figurants tout aussi clownesques qu’eux-mêmes. Tous les membres sont ancrés dans leurs personnages durant leur spectacle et c’est beau à voir. Leur style nu-métal/industriel à saveur dubstep/circassienne ne laisse personne indifférent. C’est la quatrième fois que je vois le groupe, et je suis toujours aussi enthousiaste d’aller thrasher pendant une heure. Bref, un quatuor montréalais à surveiller.

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C’est finalement après le tirage des prix que le groupe hardcore Lost Creation entre en scène. Je dois vous avouer tout de suite que je ne suis pas un fan de ce style de musique. Je trouve d’ailleurs que c’est le band qui cadrait le moins avec les autres de cette soirée. Par contre, je peux admettre que le groupe s’est donné à fond dans leur performance, et que j’ai apprécié certains riffs. Le groupe possède une belle énergie rassembleuse ainsi qu’une belle complicité et c’est beau de les voir aller. Pour les fans de ce style, le lancement de leur EP «Enemy» sera au TRH Bar le 9 janvier 2016. Belle façon de commencer l’année!

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Bref, ce fut une belle soirée flyée et diversifiée.

Merci beaucoup à Domnyck «Nyx» Cloutier de m’avoir si bien accueillie, ainsi qu’à Lex de me donner l’opportunité d’assister et de critiquer ce genre d’événement, ce qui est toujours aussi bien apprécié!

Gabrielle Bordeleau

 

Cattle Decapitation, ou comment décaper les murs de la voisine

 

Nous avons assisté à tout un show mercredi le 30 septembre dernier. En tout cas, si ça prenait quelque chose de vargeux pour réveiller le chanteur de Green Day, c’était bien ce show-là. Dark Sermon, Black Crown Initiate, King Parrot et Cattle Decapitation étaient réunis pour une de ces soirées qui enflamme un milieu de semaine. J’ai malheureusement manqué la prestation de Dark Sermon.

 

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Si vous ne connaissez pas le groupe Black Crown Initiate, c’est maintenant le temps d’aller écouter leur album «Wreckage of Stars». Leur death mélodique est teinté d’un mysticisme qui vous rentre dedans, tout comme leur performance live (malheureusement trop courte). Le scream du chanteur James Dorton et le chant clean du guitariste Andy Thomas se complètent à merveille et nuance le tout, et les cinq américains sont tous d’excellents musiciens qui savent emporter le public dans leur univers.

King Parrot est le genre de groupe avec une attitude «j’envoie promener tout le monde, même le soundman». Personnellement, ce n’est pas mon genre, mais tous les goûts sont dans la nature comme on dit. Le groupe australien, qui mélange plusieurs styles comme le grind, le thrash ou bien le punk, est composé de cinq drôles de personnages plus délurés les uns que les autres. On les croirait tout droit sortis d’un dessin animé. Bref, ils ont tout donné dans leur performance, qui je dois l’avouer était très vargeuse et animée.

Finalement, Cattle Decapitation arrive sur scène avec leur death/grind pour achever les fans. Dès les premières notes, la foule s’emporte. Il va s’en dire, les sympathiques californiens savent comment foutre le feu à la scène. Une performance qui s’achève trop vite, encore une fois. L’énergie dans la salle était palpable. Le groupe a interprété pas mal de titres de leur nouvel album «The Anthropocene Extinction», mais ont aussi pigé quelques chansons dans leur discographie. Je vous conseille d’ailleurs d’aller écouter leur dernier album, qui est excellent.

Bref, le genre de show qui vaut le détour pour se péter la face un mercredi soir!

Un gros merci à Extensive Enterprise pour m’avoir accueillie.

Gabrielle Bordeleau

Partage de sentiments et sentiments… partagés(!)

Un certain mal de vivre régnait au Club Lambi le 23 septembre dernier avec les performances de Hands of Despair, Emma Ruth Rundle et Alcest. Nous avons assisté à beaucoup de moments forts, mais aussi certains moments faibles durant cette soirée chargée d’émotions.

 

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Hands of despair, le projet de métal progressif originaire de Montréal, installe une certaine ambiance mélancolique qui perdurera tout le long de la soirée. Ce fut le seul groupe métal de la soirée, avec leurs riffs black métal pesants et très émotifs. Le groupe a donné une excellente performance, la plus énergique de la soirée d’ailleurs. Ils savent transporter le public dans leur monde et partager un certain mal de vivre dans le thème récurrent de la mort. Bref, un groupe à surveiller.

 

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Emma Ruth Rundle fut définitivement mon coup de cœur de la soirée. Cette petite femme timide et chétive, armée de sa guitare et de sa voix, a beaucoup à donner. Dans un hybride vocal ressemblant à Alanis Morissette et Cœur de Pirate, elle vient nous chercher directement par les tripes avec douceur et puissance à la fois. Plusieurs la connaissent déjà dans le groupe instrumental Red Sparowes, mais son projet solo folk/ambiant vaut grandement le détour.

 

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Finalement, la foule se réveille à l’arrivée d’Alcest, dont la dernière performance en sol montréalais remontait à 2013. Le groupe dream pop/shoegazing commence la soirée en force avec «Opale». La setlist du groupe contient des morceaux de toute leur discographie. On assiste à certaines parties intenses, mais malheureusement, le manque de charisme du chanteur et le manque d’énergie dans la performance ont réussi à me faire décrocher un brin durant leur performance qui a duré un peu plus d’une heure. Personnellement, c’est le genre de groupe que je préfère écouter sur CD plutôt que d’aller les voir performer sur scène, mais rendu là, je suppose que ce n’est qu’une question de goût.

Merci à Xtrem productions/Tone Deaf Touring de m’avoir accueillie. Pour voir l’ensemble des photos de Karolane, cliquez ce lien.

Gabrielle Bordeleau

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Heavy Montréal 2015 : Jours 1 et 2

Sous une température clémente s’est déroulé le Heavy Montréal 2015 au parc Jean-Drapeau du 7 au 9 aout, avec entre autre comme line-up de feu les groupes Korn, Slipknot, Gojira, Meshuggah et j’en passe. Malgré une blessure mineure au canal céphalo-rachidien (c’est les risques du métier, recevoir des gens sur la tête), je dois dire que j’ai eu énormément de plaisir durant mes deux jours passés au festival. Malheureusement pour les organisateurs, qui en ont arraché avec la vente de billets, le parc était beaucoup moins peuplé que les années précédentes. Par contre, je dois saluer leur conscience écologique, avec les verres réutilisables et les nombreuses poubelles et bacs à recyclages, et leur line-up formé de plusieurs groupes avec des membres féminins. C’est rafraîchissant dans un milieu formé majoritairement d’hommes et de «pouels»

 

7-9 août affiche Heavy Montréal

 

Jour 1

Les légendes du métal québécois GORGUTS entrent en scène à 13h30 (ce qui était beaucoup trop tôt selon moi) le lendemain de leur veillée aux Katacombes, pour donner une performance de 45 minutes. Le groupe formé par Luc Lemay a donné une excellente performance, transportant le public dans leurs expérimentations d’avant-garde, en jouant des chansons plus récentes mais aussi quelques chansons de leur album «Obscura», sorti en 1998. Les membres étaient un peu statiques, mais j’ai quand même été séduite. Demandez au dude qui a headbangé pendant 45 minutes à côté de moi, il vous dira la même chose, s’il n’a pas de commotion.

On continue dans la lignée du québécois avec le thrash métal d’ANONYMUS. Après une performance plus sobre, ça faisait du bien de voir ces quatre diables dans l’eau bénite se déchaîner sur scène, toujours là à mettre une ambiance de party dans la place. Le groupe a entamé des chansons de plusieurs de leurs albums, dont le nouveau à paraître «Envers et contre tous», parce que comme l’expliquait le chanteur Oscar Souto, «C’est pas facile faire du métal». Mention spéciale à celui-ci, qui invite le public à envoyer un beau «Tabarnak» aux chialeux de St-Lambert.

On y va avec du bon deathgrind fait pour se rentrer dedans. Le groupe CATTLE DECAPITATION, originaire de Californie, a brassé la scène de la forêt (qui est littéralement dans une forêt, so cute!) et nous a fait headbanger ben comme il faut. Le chanteur Travis Ryan semblait posséder d’une forme d’énergie qu’il transmettait à la foule par ses cris gutturaux primaux. D’ailleurs, le groupe sera de retour à Montréal aux Foufounes Électriques le 30 septembre. À ne pas manquer!

Vers 19h, Mes-choux-gras (hahahihihoho) entre en scène pour nous livrer leur sauce (haha ok j’arrête) djent épicée. Plusieurs questions sont alors apparues dans ma tête: pourquoi jouer du djent avec deux guitares à huit cordes? Pourquoi un trou dans les pantalons du chanteur? Est-ce qu’il est possédé par une forme démoniaque quelconque, ou bien c’est un robot? Bref, trêve de plaisanteries, MESHUGGAH était en forme et a donné une performance très énergique.

L’un des groupes les plus attendus du festival était sans doute le groupe post-hardcore ALEXISONFIRE, qui s’était séparé en 2011, mais qui ont tout de même décidé de faire quelques performances cette année. Les voix de George Pettit et Dallas Green se mêlait harmonieusement, et le groupe était particulièrement déjanté. Mention spéciale au bassiste, qui s’il n’était pas «sua poud», avait une capacité énergétique qui dépassait Hydro-Québec.

Enfin KORN, le groupe de la soirée, qui performait en entier leur premier album éponyme sorti en 1994. C’est alors que je me suis mise en mode groupie (AHHHH MAILLE GODDE SONT TROP HOOOT!). J’avais peur que le groupe n’aie plus sa forme d’antan. J’avais tout faux. Jonathan Davis est encore capable de chanter de manière inimaginable. Le public s’est enflammé lors des premières notes de «Blind» et est passé en beast mode assez rapidement. Le groupe en a aussi profité pour jouer quelques autres pièces, comme «Freak on a Leash». Bref, définitivement le meilleur show de ma fin de semaine.
Jour 2

J’avais été très déçue de manquer la performance de SLAVES ON DOPE au «Amnésia Rockfest» de Montebello en juin dernier. Je me suis donc rattrapée cette fois-ci en me plaçant au premier rang 30 minutes avant le début de leur show. Dès le début, on peut remarquer à quel point le chanteur Jason Rockman, aussi animateur à CHOM FM, est une bête de scène incroyable, enchainant les interactions avec le public. Il faut dire qu’il n’est pas facile de commencer un festival, mais ils ont réussi leur mission avec brio. Ce fut un excellent show pour débuter la journée, malheureusement les 30 minutes étaient trop courtes à mon goût.

Juste après, le groupe DEAFHEAVEN ont débuté leur performance sur la scène d’à côté. Du black métal nouveau genre. Leur abus de séquences et leur manque d’énergie m’ont fait décrocher assez rapidement. Seul le chanteur semblait content d’être là, et encore… Leur statisme et leur manque de contact avec la foule a paru très froid. Vous pourrez les revoir le 2 novembre au Club Soda de Montréal.

C’est l’heure de se faire swigner de tous les bords: les français de GOJIRA embarquent sur scène, enchaînant plusieurs chansons des albums «From Mars to Sirius» et «L’enfant Sauvage». Le chanteur Joe Duplantier y est d’ailleurs allé avec une belle remarque avant d’entamer la chanson titre de l’album: «Le métal nous force à garder une âme d’enfant, nous force à garder les yeux ouverts, et l’esprit aussi». Je dois dire que leur performance a plutôt fait ressortir mon côté sauvage, avec le nombre incalculable de gens en bodysurfing et les autres «sua poud». Le groupe a terminé avec un «mur de la mort», comme ils ont traduit, assez impressionnant.

J’ai pour mon dire qu’on est jamais déçu avec BILLY TALENT. Le chanteur Benjamin Kowalewicz a l’air d’avoir été crinqué deux fois plutôt qu’une, se déhanchant sur scène du début à la fin. Une grande foule était amassée devant la scène heavy, c’était beau à voir. Débutant avec la chanson «Devil in a Midnight Mass», le groupe y est allé d’une performance mêlant vieux et nouveau stock. Ils ont même dédié leur chanson «Kingdom of Zod» en hommage à leurs amis d’Alexisonfire. Cute!

Je n’ai jamais eu la chance de voir THE AGONIST performer avec leur ancienne chanteuse Alissa White-Gluz, donc je ne peux malheureusement par comparer la différence avec la nouvelle Vicky Psarakis. Par contre, je dois dire que cette dernière possède une grande maîtrise de sa voix et a un très grand registre vocal. Seul bémol: le contact avec la foule se faisait un peu maladroitement, peut-être par manque d’expérience ou plutôt du fait qu’elle parle plus ou moins français. Mais je dois dire que les membres du groupe étaient contents d’être chez eux à Montréal et ont donné tous et chacun une très bonne performance.

Devin Townsend Project
«This is the nerdiest part of the festival», entame le frontman Devin Townsend armé de ses écouteurs en forme de coquilles. Celui qui clame jouer à «Dungeon and Dragons» et avoir un petit pénis n’arrête pas de blaguer tout le long du show. On voit qu’il ne se prend pas au sérieux. Le groupe progressif, un peu moins heavy que certains autres du line-up, a quand même pigé certains de leurs titres qui bougeaient le plus pour se mettre dans l’ambiance. Ce fut un très bon band pour terminer ma fin de semaine au parc Jean-Drapeau, divertissant, excellent et amusant à la fois.

Gabrielle Bordeleau

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Entre les maths et la mélodie

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C’est dans un Club Soda plein à craquer, mercredi le 5 aout dernier, que se tenait le concert de Between the Buried and me, en compagnie de Animals as Leaders et The Contortionist, présenté par Evenko/Greenland Productions/Grimposium. Le temps d’enfourner ma poutine d’avant-show de La belle Pro’ et de faire la file pour entrer, j’avais déjà manqué le concert de The Contortionist (snif) mais je suis arrivée juste à temps pour la deuxième partie du concert. Vous pouvez regarder toutes les photos de ma collègue/photographe Karolane en suivant ce lien.

 

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Le prog instru-métal d’Animals As Leaders, on doit se le dire, est interprété à la perfection par le trio américain. D’une précision mathématique, dois-je dire. Les virtuoses sont chacun dans leur bulle, peut-être un peu trop parfois, mais nous offre une prestation à couper le souffle. Je dois dire que le jeu du drummer Matt Garstka est assez impressionnant à contempler.

 

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C’est ensuite au tour de Between The Buried And Me de fouler les planches. Leur métal progressif anime le Club Soda au complet et nous varge dedans ben comm’y faut. Le groupe a pigé des chansons dans toute sa discographie, au grand plaisir des fans. Le chanteur Tommy Giles Rogers a une technique vocale hors pair, voyageant entre le chant clean et le scream comme si rien n’était. L’énergie était palpable lors de leur prestation et le public était très réceptif. Ils ont même surpris les fans en leur jouant en rappel leur propre version de «Bohemian Rhapsody» de Queen.

Bref, un show dédié aux musiciens de ce monde et aux fans de métal progressif, qui en ont eu pour leur argent. Merci à Evenko/Greenland Productions/Grimposium pour m’avoir gracieusement accueillie.

Gabrielle Bordeleau

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