Critique d’album: Beyond Chronicles – «Human Nation»

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BEYOND CHRONICLES
«Human Nation»
autoprod
21 Octobre 2016

Liste des pièces
1. «Ground Zero»
2. «Cold Vengeance»
3. «Last Transmission»
4. «Powerless»
5. «Upon Them»
6. «Not Scared to Die»
7. «Human Nation»
8. «The Best at Everything»
9. «Trebuchet»
10. «We’ll March On»
11. «Beyond The Dark»
12. «Win by Blood»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Après son EP «Shatter», le groupe français de Melodic Death Metal BEYOND CHRONICLES a décidé de doubler le contenu entre celui-ci et son nouveau CD «Human Nation». Deux fois plus de plaisir ou deux fois trop long?

En passant par la case album, le band en a profité pour cette fois-ci nous sortir d’emblée une introduction instrumentale: «Ground Zero». On se retrouvait presque étonné de ne pas en avoir une sur l’EP sorti auparavant, mais sa durée avait certainement été la cause du choix de BEYOND CHRONICLES de ne point en délivrer. L’atmosphère est désormais posée, mais l’univers musical pas encore. Surtout si vous n’aviez pas eu l’occasion de vous pencher sur son prédécesseur. Il vous faudra donc attendre un peu plus d’une 1.30 minute afin de le découvrir via «Cold Vengeance» que je vous offre d’écouter plus bas. Celle-ci permet notamment d’assister au match entre les deux chants, le hurlé et le clair, se défiant tour à tour et sachant même parfois se chevaucher. L’amalgame fonctionne particulièrement bien, ceci tout autant sur un titre plus sombre, «Trebuchet», que sur un davantage rageur, «Last Transmission».

De l’alchimie créée par cette doublette peut même parfois ressortir quelque chose d’étonnant. Là où on le ressent peut-être le plus, c’est au cours du final de la chanson «Human Nation». Celui-ci sonnant bon le mélodique mélancolique, sur une plage suffisamment longue pour être relevé. Cela valant également pour le terme de «We’ll March On« , car si les deux possèdent des approches différentes, ils n’en évoluent pas moins dans des sphères semblables. «Beyond the Dark» préfère s’en démarquer immédiatement, en balançant un monde maléfique d’emblée, où le chant hurlé se fait plus ténébreux que jamais.

Avec désormais un monde plus établi grâce à une quantité de pistes augmentée, ainsi qu’une dualité vocale toujours au top, le groupe français de Melodic Death Metal, BEYOND CHRONICLES risque même avec «Human Nation» d’apporter davantage que deux fois plus de plaisir.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Édition)

 

After its EP «Shatter», the French Melodic Death Metal group BEYOND CHRONICLES decided to double the content for its new CD «Human Nation». Twice as much fun or only twice the length?

Now in a full-length album format, the band thought it was time to bring an instrumental introduction: «Ground Zero». I was almost surprised not to have one on the EP released before, but its duration had certainly been the cause of that choice. The atmosphere is now posed, but not the musical universe yet. Especially if you did not have the opportunity to listen to its predecessor. You will just have to wait a little more than a 1.30 minute to discover it via «Cold Vengeance» (that I put in the text so you can listen to it). This one allows to witness the match between the two vocals, the scream and the clean, confronting themselves but also sometimes overlapping. The amalgam works particularly well, as much on a dark track like «Trebuchet» or on a more raging one like «Last Transmission».

Of the alchemy created by this duo can even sometimes come out something amazing. Where it may be felt the most is during the finale of the song «Human Nation» where it carries a good melancholic melody, on a portion of the song long enough to really appreciate it. This is also true for «We’ll March On», because if they both have different approaches, they still evolve in similar spheres. «Beyond the Dark» stands out on its own, proposing an evil world right from the start, where the screaming vocal is darker than ever.

With a more established musical universe thanks to an increased number of tracks, as well as a vocal duality always at the top, the French Melodic Death Metal outfit, BEYOND CHRONICLES even risks with «Human Nation» to bring more than twice the pleasure.

Blytch

 

Critique d’album: Ave Tenebrae – «Tandis que les Parjures se Meurent»

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AVE TENEBRAE
«Tandis que les Parjures se Meurent»
M & O Music
25 Novembre 2016

Liste des pièces
1. «À Travers la Prairie d’Asphodèles»
2. «Elagabalium»
3. «La Tristesse du Bien Divin»
4. «Quand Notre Monde a Perdu son Éclat»
5. «La Gloire des Avatars Déchus»
6. «La Table d’Émeraude»
7. «Tandis que les Parjures se Meurent»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Dix-huit ans d’existence pour le groupe français de Black Metal AVE TENEBRAE, célébrant donc cette année sa majorité étant donné son pays d’origine. Cependant, la formation n’a pas attendu son nouvel album, «Tandis que les Parjures se Meurent», pour se soumettre à des pratiques obscures avec ses instruments.

L’atmosphère sombre au possible se ressent tout au long du disque et ceci sans aucune difficulté pour le trio, du moins c’est ce qu’il en ressort à l’écoute. Ceci étant plutôt bon signe, puisque si le groupe ne semble pas avoir besoin de forcer, le résultat n’en est que meilleur. Sa facette ténébreuse coulant alors tout autant dans nos veines que dans celles de ses membres, que l’on soit dans un moment à la puissance déjà élevée mais contenue ou que l’on passe à la plus dévastatrice, comme dans la première partie de «La Tristesse du Bien Divin», voire plus pesant à l’instar de la suite du passage calme mettant un terme à cette même première partie.

Le calme justement fait partie de l’univers de AVE TENEBRAE, sachant osciller entre des plages très délicates, permettant de laisser reposer la pâte avant le retour en fanfare de l’ambiance lourde dans le bon sens du terme, ainsi que des instruments capables de passer de l’énergique en quelque sorte, à une puissance dévastatrice. La rage Black Metal dégage ainsi tout autant de présence et de prestance que l’enrobage mélodique. Parfois au cours de véritables affrontements, parfois en s’entremêlant, comme tout au long de la deuxième piste «Elagabalium».

On en profite également pour se régaler de mélodies assez variées, tantôt douces, tantôt moins, comme lors des premières secondes de «La Gloire des Avatars Déchus», sur le passage précédant la mi-parcours de «La Table d’Émeraude» ou encore le final de «Tandis que les Parjures se Meurent».

Passant de la plus sombre à la plus délicate des sonorités, AVE TENEBRAE cultive la différence et l’on en a bien besoin, alors que les écarts se creusent partout dans notre monde. Hormis sur un CD apparemment, l’un des seuls endroits où l’on peut encore découvrir des genres se mêler sans qu’ils ne se craignent.

Blytch

Eighteen years of existence for the French Black Metal group AVE TENEBRAE, thus celebrating this year its majority given its country of origin. However, the formation did not wait for this new album, «Tandis que les Parjures se Meurent», to engage into obscure practices with its instruments.

The dark atmosphere is felt throughout the album easily crafted by the trio, at least it is what emerges from listening. This is a rather good sign since if it does not seem forced, the result is only better. Its dark facet then flows as much in our veins as in those of AVE TENEBRAE‘s members, whether in a moment of high but contained energy or shifting to a most devastating power, as in the first part of «La Tristesse du Bien Divin», or even louder following the calm passage putting an end to this same first part.

Calm precisely is a key element of the universe of AVE TENEBRAE, which knows how to oscillate between very delicate soundscapes, allowing to settle down before returning with a bang to the heavy atmospheres as instruments roar with energy growing into a devastating power. The Black Metal rage thus exudes as much presence as the melodic coating, sometimes during real confrontations, sometimes intermingling, as throughout the second track «Elagabalium».

I could feast on quite varied melodies, sometimes soft, sometimes not so soft, as in the first few seconds of «La Gloire des Avatars Déchus», in the passage before the middle of «La Table d’Émeraude» or even the final of «Tandis que les Parjures se Meurent».

Moving from the darkest to the most delicate of sounds, AVE TENEBRAE cultivates the difference and we need it, as gaps widen all over our world.

Blytch

 

Critique d’album: Eyes Wide Shot – «Back From Hell»

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EYES WIDE SHOT
«Back From Hell»

autoprod
7 Octobre 2016

Liste des pièces
1 – «Waiting In Vain»
2 – «A Glimpse Of Me»
3 – «My Redemption»
4 – «Lost For You»
5 – «Lisp Off My Lips»
6 – «Back From Hell»
7 – «Under The Knife»
8 – «Living The Dream»
9 – «See What I’ve Seen»
10 – «Watch Me» (feat. Boots)

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
N’ayant point connu l’EP d’EYES WIDE SHOT sorti en 2013, je découvre directement le quatuor français avec son album «Back From Hell», dont je vais vous évoquer d’emblée le concept, car il y en a un derrière allant plus loin qu’un simple enchainement de tracks.

Effectivement, avant d’entrer dans le vif du sujet, sachez que ce disque conte une histoire, à savoir celle d’une personne désirant intégrer le si attractif et perfide show-business. La pochette nous le démontrant justement, avec ce même gaillard ayant un sacré retour en bouche de tout ce qu’il a avalé de faux-semblants dans ce milieu. Je connais particulièrement bien ce dernier puisque c’est mon domaine et effectivement tout n’est que vent et trahisons, mais en réalité chaque univers est ainsi et reflète juste ce qu’est la vie tout court. Espérons donc que cela puisse faire réfléchir certain(e)s idéalisant ce monde du spectacle, qui rince mentalement jusqu’à plus soif un maximum de gens en coulisses et sur scène. Pourtant, nombreux seront ceux à ne même pas s’en apercevoir, alors que ce ne sont pas des couteaux qui sont plantés dans leur dos, mais des haches, des katanas, la lance de Rahan…

Et bien EYES WIDE SHOT c’est un peu tout ça, secoué dans un bocal de Metalcore comme «Waiting In Vain» et «A Glimpse Of Me» le prouvent. Cependant, on dénote également quelques touches électroniques et celles-ci auront droit de se faire plus importantes lors de l’introduction de «My Redemption», ainsi qu’en début de dernier tiers. Les effets deviennent à partir de là de plus en plus présents, mais en agissant par de brefs passages, comme au départ de «Lost For You». Tandis qu’entre deux tentatives très marquées, on replonge dans une puissance rock aux accents Metal.

Le band n’en oublie cependant pas de parfois laisser retomber la sauce, comme au cours de la chanson «Back From Hell», afin de mieux la faire remonter par la suite. Il sait également proposer des refrains assez catchy, particulièrement celui du titre «Under The Knife», que l’on pourra aisément reprendre en chœurs. Ceci sans omettre les «oh oh oh oh oh» de «See What I’ve Seen». On imagine déjà la puissance fédératrice que ce passage devrait posséder en concert, avec un public s’éclatant dessus. Mais quelque part celui que l’on retiendra le plus n’est autre que le final du CD, «Watch Me». L’ambiance se démarquant grandement de ce que l’on a entendu jusqu’ici avec EYES WIDE SHOT. Cela pourra d’ailleurs ne pas plaire à une frange des auditrices/eurs ayant adoré les 9 pistes précédentes. Pour ma part ça ne marche pas ainsi, au contraire même. Je ne peux pas affirmer qu’il s’agit de ma favorite de l’album, car ce serait réducteur, mais évidemment son atmosphère nouvelle fait qu’elle me colle plus en tête. D’ailleurs, je vous en mets une version en spectacle ici bas bien que, comme mentionné, elle ne représente pas le son typique d’EYES WIDE SHOT.

Puissant et à la fois accrocheur par certains passages prévus spécialement pour ça, «Back From Hell» nous narre un parcours symbolique de notre monde. Souhaitons juste que les membres d’EYES WIDE SHOT ne deviennent pas eux aussi des escrocs de ce milieu.

Blytch

I did not know about the EP EYES WIDE SHOT released in 2013, I just discovered the French quartet with its album «Back From Hell», from which I will tell you from the outset the concept, because there is one behind the album. It goes beyond a simple gathering of tracks.

Indeed, before entering the heart of the matter, know that this record tells a story, namely that of a person wishing to integrate the so attractive and perfidious world of showbusiness. The cover artwork depicts it precisely, with this same fellow having a backwave of all that he swallowed in this world. I know the latter particularly well since it is my domain and indeed everything is only wind and betrayal, but in reality every universe is such and just reflects what life is all about. Let’s hope that this can make some people give it some thoughts before idealizing the big world of showbusiness, which drains mentally a maximum of people behind the scenes and on stage. However, many will never even notice it, while they have not only knives going for their back, but axes, katanas even Conan’s sword…

Well EYES WIDE SHOT is a bit of all this, served in a mix of Metalcore like «Waiting In Vain» and «A Glimpse Of Me» prove it. However, there are also some electronics involved and these will have the right to be more important in the introduction to «My Redemption», as well as for the last third. The electronic effects become more and more present from there, but acting by brief passages, like the start of «Lost For You».

The band does not forget to mellow it down sometimes, as in the song «Back From Hell», to come back ever stronger. It also knows how to propose rather catchy refrains, especially the one from «Under The Knife», which has a big sing along potential. This without omitting the «oh oh oh oh oh» from «See What I’ve Seen». We can already imagine the federating power that this passage should have in concert. But the song I will remember most is none other than the final of the album, «Watch Me». The atmosphere of this one differs greatly from what we have heard so far with EYES WIDE SHOT. This may not appeal to a bunch of listeners who loved the previous nine tracks. For my part, it does not work that way, on the contrary. I can not say that this is my favorite of the album, because it would be reductive, but obviously its new atmosphere makes it stick more into my mind.

Powerful and at the same time catchy by certain passages especially planned for that, «Back From Hell» tells us a symbolic journey of our world. We just wish that the members of EYES WIDE SHOT will not also become crooks in their world.

Blytch

 

Critique d’album: Taman Shud – «Dogs and Gods»

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TAMAN SHUD
«Dogs And Gods»

M & O Music
28 Octobre 2016

Liste des pièces
1. «Dogs And Gods»
2. «The Lament Of A Black Cat»
3. «Last Effect»
4. «The Only Light In This Room»
5. «One Foot In The Grave»
6. «Sharks Don’t Learn To Swim»
7. «Lost In Answers»
8. «Bullet And Glove»
9. «Until We Hit The Wall»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Avec un EP en poche réalisé dans l’urgence selon les propres termes de l’un des membres du groupe français de Stoner Metal, TAMAN SHUD est depuis passé par la case du financement participatif afin de réaliser cette fois-ci un album: «Dogs and Gods»!

Si l’on peut penser au tout début qu’il est clair que l’on n’a pas en face de nous une formation nous laissant entrer doucement dans son monde, par le biais d’une petite introduction, on a finalement droit à quelques secondes pas si dévastatrices. TAMAN SHUD y démontre juste qu’il a de gros instruments à faire parler, sans toutefois déployer une grande parcelle de leur énergie. Il ne faudra cependant point attendre très longtemps avant que «Dogs And Gods » ne dégaine une rage certaine, faite d’une vélocité très poussée. Ce qui tranche littéralement avec «The Lament Of A Black Cat», où l’on avance de manière plus lourde, sans se presser, avec un chant toujours plus dur. On aura quand même droit à une sacrée surprise en deuxième partie de morceau, où le mélodique et les instruments prennent place au détriment des vocaux, avec à noter une conclusion assez fine. Tout en perdurant dans cette approche massive, «The Only Light In This Room» est assurément la première chanson dont l’on reprend les paroles. Plus précisément le titre en lui-même, «The Only Light In This Room», que l’on arrive facilement à saisir à chaque intervention. Une accroche certaine pour les concerts.

Arrivé à mi-parcours, le disque propose l’interlude qui pourrait s’avérer classique chez certains courants, mais déjà bien moins chez le Stoner Metal dans lequel évolue TAMAN SHUD. «One Foot In The Grave» renvoyant en quelque sorte à une musique jouée au coin du feu, en pleine nuit, dans le désert où l’on vient de s’arrêter pour se poser un peu. Après la piste la plus courte, on passe immédiatement à la plus longue, «Sharks Don’t Learn To Swim». Y a-t-il un lien de cause à effet? Cela est loin d’être impossible. Mais peu importe, on se laisse voguer au fil de cette chanson grandement instrumentale, coupée entre deux plages par un chant reflétant une énergie Rock indéniable. Au niveau de l’interprétation vocale, «Bullet And Glove» s’avère certainement la plus riche, tant elle oscille entre douceur et noirceur.

Mettant un bon coup de santiag dans le rocher poussiéreux du Metal Stoner, TAMAN SHUD a de quoi figurer dans toutes les autoradios traversant le désert pendant des plombes, sans lasser écoute après écoute.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Édition)

 

Having rushed out a EP, the French group TAMAN SHUD has since gone through crowdfunding to release a full length: «Dogs and Gods»

If my first thought was that they were probably not the type to bring us gently,through a short introduction, into their world, I was finally entitled to a few seconds not so devastating to start the album. TAMAN SHUD demonstrates they carry big guns without deploying their whole power. However, it will not be long before «Dogs And Gods» brings a certain rage, delivered with a very high velocity, which literally contrasts with «The Lament Of A Black Cat», a slower but heavier track with an increasingly harsher vocal. We will have a surprise in the second part of this song, when the melody and the instruments take over to the detriment of the vocals, preparing for a rather fine conclusion. While continuing in this massive approach, «The Only Light In This Room» is certainly the first song to stimulate a sing along. More precisely the title itself, «The Only Light In This Room», which seeps in. A certain crowd grabber in concerts.

Around mid-way through, the album proposes an interlude that if a proven formula in some musical currents is much less used in Stoner Metal in which evolves TAMAN SHUD. «One Foot In The Grave» could sound like music played by the fireside, in the middle of the night, in the desert where one has just stopped to rest and sleep. After the shortest song follows the longest, «Sharks Don’t Learn To Swim». Is there a causal link? This is far from impossible. But no matter, I let myself sail through this song mostly instrumental, cut in two halves by a part with lyrics reflecting an undeniable Rock energy. At the level of the vocal interpretation, «Bullet And Glove» is certainly the richest, as it oscillates between softness and darkness.

Kicking and stomping in the dusty world of Stoner Metal, TAMAN SHUD brings what is needed to fill the speakers of any car crossing the desert under a blazing sun.

Blytch

 

Critique d’album: Wedingoth – «Alone In The Crowd»

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WEDINGOTH
«Alone In The Crowd»
Indépendant
7 Octobre 2016

Liste des pièces
1. «…—…»
2. «Alone In The Crowd»
3. «When The World Collapses»
4. «The Painter»
5. «Evolat»
6. «Sing The Pain»
7. «Beyond Their Lies»
8. «Alone In The Crowd, Part II»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Je ne vais pas vous faire l’historique du groupe français WEDINGOTH et encore moins celui de ma profonde connaissance de celui-ci puisque je l’ai quasiment vu se former sous mes yeux, sur les cendres d’une autre formation. Après deux albums plus que convaincants et du chamboulement au sein du line-up, bien qu’évidemment le rouage immuable qu’est Steve Segarra est lui toujours bien là, le groupe revient via «Alone In The Crowd » avec désormais Maud au chant. Tout en vous précisant qu’elle est partie depuis et que si vous allez par exemple le voir en concert, elle a été suppléée par Céline. Voici pour l’information pratique.

Avec son introduction dont je ne risque jamais d’oser prononcer le nom : « …—…« , WEDINGOTH reprend immédiatement les bonnes habitudes. D’ailleurs il continue en passant tout de suite après cette brève entrée instrumentale dans une chanson très étendue de 8.19 minutes. Elle porte le même titre que le CD, «Alone In The Crowd», et permet de transiter d’un morceau au refrain ultra accrocheur à une calme plage en passant par un encart ambiant. L’atmosphère devient plus ténébreuse dès l’arrivée de «When The World Collapses», cependant il ne faudra pas croire que cela durera. Là encore, on a en réalité droit à une piste assez longue, même davantage que celle l’ayant précédée, qui en profite pour livrer des approches toutes plus différentes les unes que les autres. On notera en particulier que quasiment arrivé à mi-parcours, le ton se fera très doux et épuré, ceci pendant deux bonnes minutes, avant une reprise puissante notamment grâce au chant poussant haut la voix.

Le quatuor n’en oublie toutefois pas sa facette Rock Progressif comme le prouve «The Painter», en la plongeant à la fois dans un fluide metal intact, peu importe le dérivé que décide d’employer WEDINGOTH sur telle ou telle portion. Sans omettre d’y inclure ce qu’il faut de soli pour accentuer cette identité et l’on en retrouve un superbe au cours de cette quatrième piste. On vient de prendre un sacré coup de pied dans la face, le groupe en profite alors pour se poser avec une délicate attention en la personne du décalé «Evolat» par rapport à ses comparses. On perdurera dans la découverte de multiples courants jusqu’au terme de la galette, s’octroyant même une sorte de bouquet final regroupant un peu tout avec «Alone In The Crowd, Part II».

Malgré tous ses changements, WEDINGOTH confirme qu’il n’a pas décidé de produire de la mauvaise musique histoire de faire quelque chose de vraiment différent. «Alone In The Crowd » est riche dans son ensemble et nous fait voyager d’un style à l’autre sans pour autant ne jamais casser l’expérience.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

I am not going to recall WEDINGOTH‘s history no more than talk about my profound knowledge of this French group since I have almost seen it rise in front of my eyes from the ashes of another formation but you should know that after two albums more than convincing and several line-up changes, the group, still driven by Steve Segarra, returns via «Alone In The Crowd» with Maud on vocals, gone since and replaced by Celine.

With this introduction I could never utter the name: «… — …» WEDINGOTH immediately brings back the good old habits. The music goes through this brief instrumental right into an extensive song of 8.19 minutes. Title song of the album, «Alone In The Crowd» allows to wander from a song with an ultra catchy chorus to a quiet moment through some ambient inserts. The atmosphere becomes more murky with the arrival of «When The World Collapses», however do not believe that it will last. Here again, it is a long song, even more than the previous, which brings in many more different musical approaches. Of particular note is that almost halfway through, the tone will get very soft and sleek for a good two minutes before a powerful surge thanks to the roaring vocals.

The quartet did not however forget its Progressive Rock facet as evidenced by «The Painter» but still injected with metal fluid, depending on the derivative that decides to use WEDINGOTH on particular parts of the song. Not forgetting either to include soli to accentuate this identity it forged and I found a superb one during this fourth track. We just took a real kick in the face, so the group takes this opportunity to slow things down with the offsetting «Evolat». The album keeps exploring multiple streams even granting us with some sort of finale involving a little of all that went through on this album with «Alone In The Crowd, Part II».

Despite the line up changes, WEDINGOTH confirms that it has not decided to produce music just to do something really different. «Alone In The Crowd» is rich in all aspects and jumps from one style to another without the free fall experience.

Blytch