Critique d’album: Lost Opera – «Hidden Sides»

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LOST OPERA
«Hidden Sides»

Indépendant
14 Octobre 2016

Liste des pièces
1. «The Inquisitor»
2. «Today I Cry»
3. «Follow The Signs»
4. «Rage»
5. «Betrayal»
6. «The Lonely Owl»
7. «The Sinner»
8. «May I?»
9. «So Wrong»
10. «O.P.S»
11. «My Silent Hill»
12. «The Weight Of The Cross»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Bien que fondé en 2007 et notamment auteur d’un album en 2011, je ne connaissais le groupe français de Symphonic Metal, LOST OPERA, que de nom mais sans jamais avoir pu l’écouter. C’est désormais un souci réglé avec l’arrivée de son deuxième long effort, «Hidden Sides», passé par la case du financement participatif.

Entre douceur et grandiloquence, «The Inquisitor» se place en tant qu’introduction épique, pouvant tout à fait sortir de la bande sonore d’un film. Elle nous porte ainsi durant moins d’une minute trente jusqu’à «Today I Cry» où le chant fait son apparition. Enfin le chant… celui-ci étant décliné sous diverses approches s’opposant, voire se mélangeant, on ne peut conserver le singulier, la partie vocale se conjuguant plus que jamais au pluriel. Alors qu’avec ces deux types de morceaux, on imagine à peu près ce que nous livrera LOST OPERA, par la suite, on se retrouve finalement assez surpris, parfois par l’intervention d’un certain segment, comme le début de «Follow The Signs» très original. Cela continuant cette fois-ci via une chanson, «Rage», nous étonnant vraiment du début à la fin par rapport à ce que l’on a déjà entendu du CD. La formation en profite pour continuer à insuffler davantage de moments riches en émotions fortes et devenir d’une certaine manière toujours plus théâtrale, ceci dans le bon sens du terme.

L’identité mélodique de LOST OPERA se traduit également, bien entendu, par l’intermédiaire de soli tout au long de «Hidden Sides» sans toutefois en abuser. On ne sera en revanche pas étonné de retrouver l’interlude qui va bien, «The Sinner», calmant un peu le jeu. Comme avec chaque album contenant des chansons assez différentes, il est bien complexe de dire que l’une ou l’autre est la plus marquante et tant mieux d’ailleurs. Néanmoins, «O.P.S» déchainera pas mal de passions avec tout d’abord son immense puissance très remuante, suivie d’une délicatesse tranchant avec ce qui l’a précédée. Il n’empêche que pour ma part «My Silent Hill» est encore plus prenante, rien que son introduction me prenant directement aux tripes.

J’évoque rarement les pochettes, tout bonnement parce qu’on est là pour parler de la musique et parce que, la jaquette vous la voyez déjà. Mais il faut tout de même souligner le manque d’originalité de l’industrie du Metal dans ce domaine. Les choses ont été bien faites ici avec deux superbes illustrations de l’artiste Biagio d’Alessandro, ma préférence allant à celle où figurent des bambins.

Le Symphonic Metal colle bien souvent comme il se doit à des univers propres aux bandes sonores pour des films officiant pourtant dans des genres différents. LOST OPERA le prouve du début à la fin de cet «Hidden Sides» qui, au-delà de son identité d’album seul avec des morceaux de qualité, déploie également un véritable univers nous transportant dans d’autres mondes.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Although founded in 2007 and author of an album in 2011, I knew the French Symphonic Metal group LOST OPERA only by name but never had a chance to listen to their music. It is now a concern settled with the arrival of their second effort «Hidden Sides», made possible by crowdfunding.

Between softness and grandiloquence, «The Inquisitor» stands as an epic introduction that could easily come out of a movie soundtrack. It carries us in less than one minute and a half to «Today I Cry» where the vocal joins the party. I say vocal but should say vocals as it is delivered under various approaches opposing or blending. While one would think he heard what LOST OPERA has to offer with these two tracks, he is in for some surprises as proven by the start of «Follow The Signs» which is very original. «Rage» keeps tapping in the originality vein as it stands apart from what I already heard so far on the album. The band takes this opportunity to inject more moments full of excitement and some become increasingly theatrical, this said in the right way.

The melodic identity of LOST OPERA also shines, of course, through soli throughout «Hidden Sides» without abusing of them. I was not surprised to hear the interlude, «The Sinner», bringing some calm. As with every album showing such different songs, it is hard to say which one stands out or is the most significant and that is a big plus. Nevertheless, «O.P.S» should unleash the passions with its restless energy followed by a smooth movement clashing with the first portion of the song. Personally, «My Silent Hill» touched me the most right from the start which took me straight to the guts.

I rarely evokes the sleeve artwork simply because we are here to talk about music, but I must still emphasize the lack of originality of the Metal industry in this area. Though things were done right here with two beautiful illustrations by Biagio Alessandro, my preference going to those displaying toddlers.

Symphonic Metal fits perfectly for movie soundtracks no matter the scenario. LOST OPERA proves it from the beginning to the end of this «Hidden Sides» which, beyond its album identity with songs of quality, is also deploying a universe transporting us to other worlds.

Blytch

 

Critique d’album: Born To Burn – «Welcome to Reality»

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BORN TO BURN
«Welcome To Reality»

Indépendant
21 Octobre 2016

Liste des pièces
1- «Welcome»
2- «Who Are You»
3- «Hammer»
4- «Seven»
5- «Finish Him»
6- «The Shield»
7- «Pigs»
8- «Warm Up»
9- «Dark Walk»
10- «Loud»
11- «Mars»

****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Mis à part celles et ceux ayant eu l’occasion de découvrir BORN TO BURN par quelques morceaux ou en concert, nous ne sommes pas encore tellement à connaitre le groupe français puisque celui-ci n’existe que depuis 2013 et n’avait qu’un démo à nous mettre à l’oreille. Maintenant qu’il vient tout juste de sortir son premier album autoproduit, l’erreur éventuelle aura de quoi être corrigée. Alors allons dès à présent faire un tour vers son «Welcome To Reality».

On ne sait pas exactement ce que le groupe a voulu dégager en guise de bienvenue, les premières secondes de «Welcome» voyant retentir une sirène. Cependant celle-ci signe t-elle immédiatement la révolte ou bien s’agit-il du code autoritaire d’un ostentatoire gouvernement? On ne peut en être sûr, mais quoi qu’il en soit BORN TO BURN a véritablement décidé de lancer un renversement digne de ce nom par le biais de ce disque. Il le prouve d’ailleurs dès cette première piste en envoyant rapidement tout valser avec une féroce puissance au cours de cette introduction instrumentale d’un peu plus de deux minutes, donnant néanmoins le ton pour la suite. Effectivement, BORN TO BURN continue de déployer une certaine violence, tout en sachant la canaliser en seconde partie de «Who Are You» par ses soli fleurant bon le heavy à l’ancienne. On note aussi d’autres interventions noisy reflétant cette sensation d’un peuple en difficulté, en particulier lors des prémices du marteleur «Hammer», frappant dur après jusqu’à enfoncer le clou dans son final tapageur.

La violence de BORN TO BURN devient davantage rageuse durant «Seven» et «Finish Him», ce qui ne s’avère pas pour autant une fatalité pour «Welcome To Reality» qui saura également rebondir par d’autres voies. Notamment avec l’énigmatique et déstructuré «Dark Walk» ou encore «Loud», qui lui aura l’occasion de se faire inquiétant sur sa première partie.

Êtes-vous parés pour la révolution, quitte à passer en force? BORN TO BURN et son «Welcome To Reality» a un alléchant programme de campagne à vous proposer.

Blytch (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Apart from those who have had the opportunity to discover BORN TO BURN, since their formation in 2013, through a few songs from their demo or in concert, we are not yet so many to know the French group. Now that they have just released their self-produced first album, this mistake could be rectified. Let’s now explore this «Welcome To Reality».

It is unclear exactly what the group wanted to state right from the start as the first seconds of «Welcome» brings the sound of an air-raid siren. Is it the sound of revolt or is it the the sound announcing the curfew imposed by an ostentatious government? One can not be sure, but anyway BORN TO BURN truly decided to start a turmoil through this album. They prove it in this first track by quickly sending everything flying around with ferocious power during the instrumental introduction clocking at a little more than two minutes and setting the tone for what follows. Indeed, BORN TO BURN continue to deploy some violence, well channelled in the second portion of «Who Are You» through soli done old school Heavy Metal style. There is also other noisy interventions reflecting the feeling of people in difficulty, especially from the start of the thumping «Hammer», which keep hitting hard to finally drive down the nail in its boisterous final.

The violence of BORN TO BURN becomes more furious during «Seven» and «Finish Him», which does not prove a fatality so far for «Welcome to Reality» that will also bounce through other channels. Especially with the enigmatic and unstructured «Dark Walk» or «Loud», which is disturbing in its first portion.

Are you geared for revolution, even if you have to push through? BORN TO BURN with their «Welcome to Reality» have an appealling campaign program to offer.

Blytch (Writer)
Lex Ivian (Correction and Editing)

 

Critique d’album: Pilori – Démo sans titre

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PILORI
Démo sans titre
Red Truth Records
Mai 2016

Liste des pieces
1. «Déjà Mort»
2. «Médiocratie»
3. «Seul Contre Tous»
4. «Ce Que Je Suis»

La dernière fois où j’ai revu ma Normandie, j’y ai inventé un faux groupe de vegrindcorécolo mangeur de douceurs végétales: Brutal Fruits! Cette saugrenue idée ayant été le fruit d’une discussion hautement philosophique portant sur la vie, la musique et la mode entre la formation Brutal Pride qui n’existe plus et moi-même, portant alors un T-shirt du groupe Eating Shit, qui lui existe encore, le T-shirt tout du moins. En découvrant PILORI, basé justement en Normandie et assurément un band ruant dans les brancards, tout cela ressort, tant évidemment au niveau géographique, que dans l’infinité de courants musicaux qu’il annonce. Mais jugeons sur place en lançant la K7! Car oui, il fait partie de ceux qui ont le bon ton de sortir sous ce format, qui a tendance à rester cantonné aux genres dits extrêmes, ce qui est dommage.

Rien qu’au titre de sa première chanson, on sent bien que PILORI désire parler de la vie, la vraie. Attention, je ne plaisante absolument pas, car justement les paroles le prouvent continuellement; on y traite ici de quelque chose de concret, de ce qui nous ronge de l’intérieur et nous rend toujours plus égocentriques et égoïstes même en ouvrant ses volets. Mais pire encore, lorsque l’on éprouve tout de même quelque chose pour une ou, mais là c’est carrément la fête, plusieurs personnes, la sensation décrite n’en est que plus horrible par rapport à celle éprouvée par quelqu’un de centré sur lui-même. Au niveau instrumental, les prémices sont très intéressants, tout simplement car l’on se croirait durant les préparatifs des balances, avec du bon petit larsen étouffé. Puis arrive une grosse débauche de violence comme il se doit sur un peu moins de deux minutes. Le sombre et l’explosivité forment une véritable alchimie et l’on adore ça, mais plus encore on se soulève pour son final incluant une rengaine hyper catchy au milieu de ses instruments. Décidément, «Médiocratie» nous prouve que le quartet a un goût prononcé pour les introductions, ce qui reste rare dans ces genres musicaux, à partir du moment où les artistes conservent le code voulant que les morceaux soient courts. Cela en est même une bonne nouvelle pour PILORI, qui ainsi dégage davantage d’originalité encore, là où cette deuxième track se différencie déjà clairement de celle l’ayant précédée. Elle s’avère plus lourde, plus lente, moins portée sur le rentre-dedans et donc diamétralement opposée. Par contre il continue de proposer des textes de qualité piste après piste et ça on pourrait se dire que ce n’est pas varié. Où sont donc les textes n’ayant aucun objectif ou encore le yaourt que l’on fait passer pour de profondes paroles, alors qu’en fait on n’a rien écrit? En voilà une belle bande de coquins rebelles! Le tapotage de baguettes en guise de top départ à la Cri-Cri dans Hélène & Les Garçons claironne le retour d’un certain dynamisme durant «Seul Contre Tous». Que l’on retrouvera en partie au cours de «Ce Que Je Suis…», car mixé à une atmosphère pesante pour finir la démo.

Cette K7 m’a frappé fort! En seulement quatre titres, PILORI démontre sa capacité à performer dans tous les styles dont il tire ses influences, mais pas seulement. C’est véritablement tout le microcosme musical qui s’en retrouve touché. Je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus, surtout que l’objet ne coûte pas cher, mais attention il n’y en a pas beaucoup et il faut donc se dépêcher. Si jamais vous arrivez trop tard, profitez au moins du cadeau offert par le groupe: la version dématérialisée gratuite sur son Bandcamp. Même si on ne le répètera jamais assez, n’hésitez pas à y mettre quelques deniers pour le soutenir, c’est ainsi que les artistes peuvent continuer à nous procurer du plaisir.

Blytch

The last time I saw my Normandy (did I tell you I am from France?), I fantasized about a fake group of vegrindcore: Brutal Fruit! This crazy idea was the result of a highly philosophical discussion about life, music and fashion between the members of the now dead group Brutal Pride and I, while I was wearing a T-shirt of the group Eating Shit which still exists, well at least the T-shirt still exists. Discovering the group PILORI, precisely based in Normandy and certainly a band kicking asses, these thoughts came back, obviously both for their geographical location and the countless musical influences they announce. It is interesting but let’s judge by launching the tape! Oh yes, PILORI is among those groups which have the good taste to release their album in this format, which tends to remain confined to the so-called extreme genres, which is a shame.

Reading the title of the first song, I feel that PILORI want to talk about life, the REAL life. The lyrics are dealing here with personal feelings, talking about what is eating us from the inside and makes us ever more self-centered and selfish even though we try to keep an open mind. Musically, it starts with feedback oozing in introducing an orgy of violence as it should be for little less than two minutes. The dark ambiance and the explosiveness create a real alchemy and I love it, and furthermore it rises to its final including a hyper catchy verse. Decidedly, «Médiocratie» proves that the quartet has a taste for introductions, which is rare in this musical genre, since musicians want to respect the short song motto. It is by opposition a good news in the case of PILORI, as it shows even more originality, this track being already clearly different from the previous. It is louder, slower, less in your face and therefore diametrically opposite. Though it continues to offer quality text track after track and that I can say that it is constant. Where are the texts that have no purpose or monkey talk that pretends to be words of wisdom? What a beautiful bunch of rebel rascals! The stick tapping announces the return of a certain dynamism in «Seul Contre Tous». This will be carried on in «Ce Que Je Suis…», mixed in a heaver tone to end the demo.

This tape hit me hard! In just four titles, PILORI easily demonstrate their capacity to perform every style from which they draw their influences, and to bring this to another level. I can only advise you to get this tape, especially since they are sold at a cheap price, but beware there are not many so you have to hurry. If ever you are too late, at least enjoy the FREE download on their Bandcamp. It has to be said though, do not hesitate to put in some money to download it, that is how artists can continue to give us pleasure.

Blytch

 

Critique d’album: Dog’n Style – «Pub’s Calling»

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DOG’N STYLE
«Pub’s Calling»
Dooweet
Septembre 2016

Liste des pièces
1 – «The Best of Me»
2 – «Pretty Fly»
3 – «I did Something Bad»
4 – «One day»
5 – «Bad Motorcycle»
6 – «Night Losers»
7 – «Running Out»
8 – «Never trust an Asshole»
9 – «Pub’s Calling»
10 – «Couple of Beers»

**Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Étant donné que l’on se trouve sur un média capable d’écrire aussi bien en français, qu’en anglais, on peut aisément traduire le nom du nouveau CD de DOG’N STYLE «Pub’s Calling». En clair, cela doit signifier «La publicité est en train d’appeler»… à moins qu’il ne s’agisse de «L’appel du bar», j’hésite en fait.

En tout cas, il est sûr que la formation française a bel et bien appelé pour se rendre quelque part et apparemment elle est super motivée. Il n’y a qu’à entendre le vrombissement provoqué par notre contact avec «The Best of Me». On ressent immédiatement la virée sauvage au sein d’un environnement brûlant, désertique, n’ayant comme décor qu’un cactus, un panneau annonçant la station d’essence située 100 miles plus loin et le bar de Jess, que l’on compte bien rejoindre afin de s’hydrater avec une bonne petite citronnade. Si à la lecture du titre «Pretty fly» vous avez envie d’entonner «Give it to me baby. Uh-huh. Uh-huh», vous n’y êtes pas tout à fait. En revanche, le band propose effectivement un style pas si proche de la piste précédente, une sensation grandement due à un chant clair renvoyant davantage à du rock, ce que les instruments suivent, après avoir tout d’abord démontré une puissance Metal Rock teintée de Stoner.

Et encore, on ne tient là qu’un simple échantillon des possibilité de DOG’N STYLE, son identité se trouvant également être ancrée clairement dans le Heavy tout au long de «Pub’s Calling». Parfois un solo plus insistant permettra de lui offrir une plus grande place, comme au cours de l’entrainant «I did Something Bad».

Un autre cap est franchi par l’intermédiaire de la seconde partie du surprenant «One day». Celle-ci voyant débarquer de brefs screams changeant intégralement la donne. On ne s’y attend absolument pas et cela est très bien joué. Certes, si vous n’appréciez pas ce genre de vocaux, ces passages ne seront point pour vous, mais ils ne vous rebuteront pas pour autant par rapport à l’ensemble de la galette. L’énergique «Night Losers » vous en fera voir de toutes les couleurs au niveau des approches vocales. Du clair, de l’écorché ou encore transformé via un effet, la palette est large. Histoire de calmer un peu le jeu, la plus mélancolique «Running Out» fait son apparition. Le ton reste rock et ne part tout de même pas vers une ballade, mais il y a de quoi se poser. Certains diront peut-être tant mieux, car ils auront eu besoin de reprendre des forces afin d’affronter le trio de chansons emplies d’énergie concluant le disque.

Ultra pêchu, il faudra en avoir sous le capot pour tenir la route tout au long de «Pub’s Calling», DOG’N STYLE ne lâchant rien, mixant ses mélodies Heavy à une facette terreuse bien Stoner.

Blytch

The French group DOG’N STYLE is on a roll cause the «Pub’s Calling» and apparently the boys are super motivated. That roar caused by my contact with «The Best of Me» is proof of it. I felt immediately that wild chase in a hot desertic environment, where stand only a cactus and a road panel promising, some 100 miles away, a gas station and Jess’ bar we hope to reach to drown some ice cold… lemonade. If reading the title «Pretty Fly» you want to sing «Give it to me baby. Uh-huh. Uh-huh», you are not on the right track. Indeed, the band does propose a style not so close to this track, largely due to a clean singing referring more to Rock, in-synch with the instruments, having first shown some Metal Rock power with a touch of Stoner.

And yet, this is only a little sample of DOG’N STYLE‘s possibilities, their identity being also clearly rooted in Heavy Metal throughout «Pub’s Calling». Sometimes a more incisive solo will accentuate this Heavy side, as in «I Did Something Bad».

Another line has been crossed with the second part of the surprising «One Day». Here some brief screams completely change the mood. It is totally unexpected and it is very well done. Certainly, if you do not like this style of vocals, these passages are not for you, but they should not spoil your overall feelings about this album. With the energetic «Nightlosers», you will hear all the colors of his vocal range. Some clean, some rawky and one  transformed with an effect, the spectrum is wide. Then they calm down the pace bringing out some melancholy with «Running Out». Though not a ballad but remaining rock, it gives a momnt to settle down. Some may welcome this little break to resume forces before facing the energy-filled trio of songs concluding the album.

Ultra punchy, you better pack under the hood what is needed for the ride throughout «Pub’s Calling» cause DOG’N STYLE step on the pedal, dusting their Heavy melodies with Stoner.

Blytch

 

Critique d’album: Antalgia – «Twisted Dreams Of Dark Commander»

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ANTALGIA
«Twisted Dreams Of Dark Commander»

M&O Music
Septembre 2016

Liste des pièces
1. «Endless Game»
2. «Embrace The Storm»
3. «The Valley Of Broken Dreams»
4. «The Dark Commander»
5. «Absinthe In Paradise»
6. «Staves Of Time»
7. «The Seventh Day»
8. «When The Lights Go Down»
9. «Temples Of Sand»
10. «The Enemy Inside»

*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Déjà plus de 4 ans se sont écoulés depuis la sortie de «Perception Of Reality», premier album du groupe espagnol de Prog Metal, ANTALGIA, que j’ai pu écouter à de nombreuses reprises. Je ne pouvais donc évidemment passer outre son nouveau disque «Twisted Dreams Of Dark Commander».

De par ses prémices calmes et en quelque sorte langoureux, on aurait largement pu imaginer que cet «Endless Game» resterait un titre de lancement entièrement instrumental. La surprise n’en est donc que plus grande lorsqu’une puissante vague déferlante d’un Metal très affirmé, prend place au bout d’un peu plus de 20 secondes. L’intensité monte, jusqu’à l’arrivée désormais du chant féminin, démontrant dans un premier temps sa capacité vocale avec quelques envolées voluptueuses. Mais ce n’est pas tout, puisque dès cette première piste, Bella nous délivre un large éventail de ses capacités, en particulier ces passages au chant clair quasiment parlé, où son interprétation et la musique en elle-même proposent des situations hyper catchy, probablement les plus marquantes de «Twisted Dreams Of Dark Commander». Surtout que leur placement d’entrée de jeu leur offre une visibilité certaine.

Le groupe apprécie assurément proposer une expérience riche au sein de chaque morceau, les deux plus courts dépassant allègrement les 5.20 minutes, tandis que les autres vont de 6.09 à 10.01 minutes. De quoi prendre son temps afin de placer ses ambiances et surtout y inclure un bon paquet d’influences et ça ANTALGIA ne s’en prive jamais. Preuve en est le bref moment épuré au niveau des instruments, sur la fin de parcours du sinon dévastateur «Embrace The Storm».

Parfois l’atmosphère peut se faire plus sombre, à l’instar du bien nommé «The Dark Commander», mais parfois ce côté plus pesant ne s’avèrera qu’une goutte de sang dans la vase, comme le prouve «Staves Of Time», oscillant entre des instants très calmes (dont une introduction bien consistante), de sacrées surprises (surtout quand le chant se fait hip-hop), une certaine noirceur vite balayée et bien sûr l’essence du band: son identité mélodique! Les solis étant bien présents, comme tout au long du CD. La grande force de ce dernier est de continuer à susciter l’intérêt dans une ambiance emplie de surprises. Là où bien d’autres sont également de qualité et durant lesquels on enchaine les tracks avec plaisir, on a en sus ici droit continuellement à de vrais rebondissements. Bien sûr, cela ne plaira pas à tout le monde, mais si vous êtes des adeptes de tout un tas de styles musicaux et d’approches au sein de ceux-ci, vous allez vous régaler. Ce ne sont pas les poussées vocales au cours de «Temples Of Sand» et l’intro envoûtante de «The Enemy Inside» qui diront le contraire.

En tant que deuxième album, on peut affirmer que «Twisted Dreams Of Dark Commander» confirme le potentiel déjà connu d’ANTALGIA. Le groupe va encore plus loin et n’hésite jamais à partir vers une nouvelle voie, puis une autre et encore une autre, tout cela durant la même chanson.

Blytch

 

It has been more than 4 years since the release of «Perception Of Reality», the debut album of Spanish Prog Metal group ANTALGIA, which I listened to many times. So I could not of course ignore its new album «Twisted Dreams Of Dark Commander».

From its calm and somewhat languid start, I was convinced that this «Endless Game» would remain a fully instrumental intro. The surprise is then so more powerful when a full charged Metal attack takes place after a little more than 20 seconds. The intensity rises until arrives the female vocal, showing her vocal ability with some voluptuous chants. But that is not all, since in this first track, Bella shows a wide range of capacities, particularly those passages in a spoken word type, where its interpretation and the music itself offer hyper catchy situations, probably the catchiest of «Twisted Dreams Of Dark Commander». And setting them right at the start of the album makes sure they will grasp the attenton.

The group certainly appreciates to offer a rich experience within each song, the two shortest clocking above 5.20 minutes, while the others range from 6.09 to 10.01 minutes. This gives time to set the atmosphere and include a bunch of influences, a thing ANTALGIA is not shy to propose. Proof of this is the short calm moment at the end of the devastating «Embrace The Storm».

Sometimes the atmosphere can be darker, like the aptly named «The Dark Commander», but sometimes this heavier side will just be a drop of blood in the mud, as evidenced by «Staves Of Time» oscillating between very calm moments (including a good introduction), some surprises (especially when the vocal is hip-hop), some dark passage  quickly swepted away and of course the essence of the band: its melodic identity! The soli are well present, as it is throughout the CD. The great strength of the soli is to continue to generate interest in this atmosphere full of surprises. Though many other groups are also of quality and enjoyed with pleasure track after track, here the unexpected most be expected. This of course will not please everyone, but if you are followers of a lot of musical styles and approaches, you will enjoy. This is not the vocal thrusts during «Temples Of Sand» and the haunting intro of «The Enemy Inside» that will show otherwise.

As a second album, we can say that «Twisted Dreams Of Dark Commander» confirms the potential already known of ANTALGIA. The group pushes its music even further and never hesitates to go into a new direction, then another and yet another, all in the same song.

Blytch