Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne AInscow lors du spectacle de Batushka présenté par Heavy MTL & Greenland Productions au Studio TD de Montréal le 16 août 2023 et qui mettait également à l’affiche Swallow The Sun et Stormruler.
Compte rendu
La tournée nord-américaine de Batushka intitulée « North America Black Pilgrimage 2023 » s’arrêtait en sol québécois avec les groupes invités Swallow the Sun et Stormruler au Studio TD. Présenté par Heavy MTL et Greenland Productions, cette soirée s’annonçait unique avec un mix de black metal et de doom metal. Batushka s’arrête en sol québécois pour la deuxième fois en moins d’un an, ayant déjà présenté une tournée en octobre dernier. Est-ce que cette soirée sera à la hauteur de la dernière prestation du groupe en 2022?
Stormruler
Stormruler commence les hostilités à 19h30 avec un black metal melodic bien exécuté. Provenant de St.Louis au Missouri, cette formation des États-Unis active depuis 2019 nous offre un set bien joué avec des riffs entraînants. Le drum a su retenir également mon attention avec des passages bien rythmés et rapides. Ayant deux albums à leur actif, « Under the Burning Eclipse » et « Sacred Rites & Black Magick », le groupe a présenté des pièces de ces deux albums pendant 30 minutes et la foule a bien répondu avec un moshpit dès les premières notes jouées. Stormruler a su retenir mon attention et sera un groupe à surveiller pour les prochaines années.
Swallow The Sun
Swallow the Sun continue la soirée avec un death-doom metal des plus lourds et mélodieux possible. Actif depuis 2000, la troupe de Mikko Kotamäki navigue dans son large inventaire d’albums afin de nous offrir une prestation accompagnée d’un chant alternant entre le growl agressif et un chant clean mélodique. Les riffs de guitares sont pesants et mettent une atmosphère unique à leur performance. Sans être des plus rapides et techniques, d’où la raison pourquoi ce groupe est considéré doom metal, Swallow the Sun a su retenir mon attention au niveau de la vibe que ceux-ci dégagent. Faisant la promotion de leur dernier album « Moonflowers », ils ont alors offert une prestation d’une heure à la foule montréalaise avant de mettre en scène le célèbre groupe Batushka.
Batushka
Le célèbre et controversé groupe Batushka entre sur scène accompagné d’une longue intro digne d’une cathédrale et d’une messe des plus lugubres. Crânes, lampions, bougies et autels sont présents sur la scène afin de plonger la foule dans un atmosphère sombre et mystérieuse. Provenant de Pologne, Batushka entre sur scène avec un visuel à couper le souffle. Tous les membres du groupe arrivent un à un, chacun vêtu d’une longue toge noire donc il est impossible de voir leur visage, vers leur position sur scène. Lorsque tous les musiciens sont arrivés, le premier riff a eu l’effet d’une bombe. Le moshpit commença et n’arrêta pas qu’à la toute fin de la soirée. Le black metal puissant et rapide de Batushka, chanté en ancien slovaque, fracasse tout sur son passage. Nous avons devant nous un groupe qui maîtrise parfaitement leurs instruments afin de nous offrir la meilleure de leur prestation. Nous avons l’impression d’être dans une messe et le tout avec une touche théâtrale et de pure brutalité. Le groupe jouera alors 1 heure et 15 minutes et interpréteront plusieurs chansons des différents albums sorties à ce jour depuis leur création en 2015.
Finalement, pour répondre à la question posée au début de l’article … est-ce que le groupe a offert une meilleure prestation que celle de 2022 ? La réponse est tout simplement OUI. Le visuel du groupe est tout simplement impressionnant et semblait plus élaboré qu’en 2022. Chacun de leur concert est parmi un des plus uniques dans la scène black metal. Malgré les nombreux scandales du groupe qui roulent depuis quelques années, Batushka a su nous démontrer qu’ils sont une puissance incontestée dans le black metal en nous offrant un concert unique. Chapeau aux formations Swallow the Sun et Stormruler qui ont su réchauffer la foule en début de soirée.
-Texte: Phil Grondin
Photos: Corinne Ainskow




