by Dave Rouleau | Mai 2, 2013 | Critiques de Shows

Ouais, mon moment préféré (habituellement) m’a cette fois laissé bredouille, alors débrouillez-vous avec le titre. Donnez-moi des suggestions! Anyway…
Québec était l’hôte de deux tournées intéressantes mardi soir avec War Hound qui amenait son hardcore à l’Agitée dans un lineup particulièrement intéressant, mais John Page de notre staff s’occupait de ce show pendant que je me rendais au Dagobert pour la tournée de Veil of Maya, The Contortionist, Glasscloud et Beyond the Shore. Les deux soirées étaient des présentations de District 7 Productions et je les remercie pour les accès, toujours un plaisir faire affaire avec eux.
Fait chier parce que depuis un bout j’ai moins de temps à me préparer pour un show avec les bands qui y seront présentés. Vous savez ce temps quand on était plus jeune quand on écoutait presque exclusivement les bands qui allaient être présentés pendant une semaine avant un gig? Ben ce temps là est révolu, j’ai juste trop de trucs à écouter pour me concentrer sur quatre bands pendant une semaine. Ça n’empêche pas que la moitié du set allait être une première pour moi, n’ayant jamais vu une prestation de Veil of Maya ou The Contortionist.
Une belle journée comme hier mérite que je baisse mes fenêtres de char en traçant le chemin vers le bar qui se situe en haute-ville, mais surtout que je fasse savoir, de cette manière, quelle beat j’écoute à toutes personnes dans un rayon de 30 mètres de mon char. Un douche-métal!!…. euh…. fuck….
Ironiquement, c’est « Terres de Sang » de Catuvolcus qui m’a tenu compagnie durant ce trajet et en mettant les pieds au Dagobert je me suis rendu-compte que les heures indiquées pour le show étaient un peu ‘off’ et que j’allais attendre 25 minutes pour le premier à se présenter. Jack Quan de ButterButtButler et Vincent Genois, notre nouveau tatoueur chez Creative Custom Tattoo, se pointent directement derrière moi et j’en profite pour les saluer. Mathieu Dhani de Epiphany From the Abyss est aussi sur place avec des membres de son band, sans oublier Vincent Gagnon de Jupiter’s Red Eye. Ensuite, je me prends une bière et ENFIN les trois bars ont au moins une FILLE qui y travaillent. Ceci est après plusieurs visitent de la place pour des shows métal ou rock et que des gars nous servent…. ark….
Ceci dit, la salle se remplie tranquillement et Beyond the Shore s’apprête à faire ses premières notes en sol canadien, car ceci est effectivement le premier show de la formation de de Lexington de l’État du Kentucky. Ils sont signés sur Metal Blade Records et viennent de sortir leur premier LP, « Ghostwatcher », que je n’ai pas eu l’occasion d’écouter. Le set commence avec une track d’un style qui allait donner le ton au reste de leurs compos: metalcore. Regardez, la formation offre une belle énergie sur scène et ils semblent vraiment avoir du fun, mais c’est sûr que le côté musique est très générique. Cette première offrande se démarque par les solos de guitares durant les couplets chantés qui sont intéressants pour un band de leur genre, mais ça n’ira qu’à la pièce « Visions », leur avant-dernière, pour me donner une chanson qui a un peu plus de personnalité et qui ‘stand out’. Ils offrent des enchaînements travaillés dans certaines de leurs pièces et des blast-beats sont introduits pour un effet réussi, mais avec un drummer qui n’est pas des plus ‘tight’, ça aide pas et sans même connaître les tracks j’ai pu entendre une couple d’erreurs et disons que ce n’est pas la musique la plus compliquée à jouer. Ce qui devrait être très fluide ne l’était tout simplement pas. Le bassiste aussi a réussi à simplifier son jeu de basse au plus simple dénominateur commun, c’est-à-dire la grosse corde. Une chance qu’il était dedans et bougeait beaucoup. Le vocal était un point positif de leur performance et je dois dire que je ne les haïs pas, mais oui, je m’attends à beaucoup d’un band qui offre exactement ce que des centaines d’autres ont fait par le passé. Je crois que c’est la moindre des choses.
L’équipe technique se met au travail et le premier des deux soundmans qui sont de la tournée se met au travail pour les deux prochaines formations. Je me procure un autre rafraîchissement au bar et je suis servi par très fucking jolie dame, wow. Vive les filles qui sont de retour dans les bars, je me dois de le répéter. C’est en lui regardant les fe…. boom! Glasscloud annonce son arrivée et je crois que Joshua, le guitariste, a perdu un peu de poids. Toujours imposant, mais plus lean. Anyway, le gars est une fucking machine à la guitare et le band au complet est bourrée de talent et d’énergie. C’est impossible de décrire les ‘moves’ de Josh, mais je sais que Jerry est un excellent frontman avec une voix qui rend toujours justice à l’enregistrement de l’album et dans leur cas ce n’est pas peu dire, surtout pour ses parts de clean vocals. Ils nous garochent leur djent/core/prog en pleine face et la 8-cordes fait son effet en me rentrant directement dans les veines. ‘Music with a soul’ que j’aime appeler leurs compos, car dans des styles qui ont été abusés, ils réussissent à garder leur identité et ça c’est difficile. Après discussion avec Jack Quan, qui est un MÉGA fan du band, j’allume que le guitariste utilise des séquences pour la 2e guitare, question de répliquer le plus possible leur premier album, « The Royal Thousand ». Le drummer est aussi un autre élément qui mérite d’être mentionner. La fluidité de ses mouvements est déconcertantes et j’aime beaucoup les ‘drum fills’ qu’il réussi à mettre un peu partout, mais qui n’enlève rien au rythme de la chanson, bien au contraire. Fluide, puissant et original seraient mes qualificatifs pour lui. La foule a réellement allumée lors de leur show et ça allait donner le ton au reste du show.


Le prochain band à prendre le stage était The Contortionist et cette fois le band allait le faire sans leur chanteur original, car Jonathan et sa copine attendent un enfant et il a décidé de s’occuper de sa vie de famille, une situation qui nous offrait Michael Lessard du groupe Last Chance To Reason comme vocaliste pour la soirée. Je vous avoue que j’avais peur du résultat, mais dès les premières notes de « Holomovement » il m’a rassuré. Quel band intéressant à voir et entendre, si ce n’est que pour les textures que leur musique progressive/métal offre durant tout un set. Les guitaristes sont impeccables pour reproduire le produit entendu sur les deux albums qui garnissent leur discographie. Seul bémol est la tendance à Cameron, le lead guitarist, à se tourner dos à nous à chaque fois qu’il fait un solo. Je veux te voir jouer, man!! Je ne sais pas si c’est quelque chose qu’il fait tout le temps ou son besoin de s’entendre jouer en même temps, mais c’était frustrant un peu. Michael est très efficace, même si je préfère un peu le rauque de la voix à Jonathan, mais je suis sûr que mon cerveau me joue des tours dans ce cas-ci, car il est peut-être trop habitué à sa voix. La foule s’est même improvisée 6e membre avec une participation vraiment cool à leur set, qui avouons-le, est quand même smooth après l’attque menée par Glasscloud. Super belle chimie entre les membres du groupe sur le stage et je me suis surpris plusieurs fois à me fermer les yeux et vraiment planer en laissant le musique me travailler à place d’essayer de l’analyser. Good job…


Le plat principal arrivait et Veil of Maya semble un ‘must’ dans la discographie des métaleux de la nouvelle génération et je crois aussi dans celle de tous tripeux du style, car si vous êtes pour écouter du deathcore, ben au moins donnez-vous la peine de les écouter! J’aime beaucoup le ‘razor-sharp riffing’ de Marc Okubo et le fucker bouge en sale en show! Brandon assure une excellente présence sur scène et la foule le suit sans condition, avec beaucoup de leurs apôtres qui connaissent les paroles et s’époumonent à le suivre. Dans ce cas-ci, les solos sont assurés de façon parfaite avec ses tracks de guitares en loops en arrière qui assurent le rythme, une autre approche qui m’a été décrite par Jack et Vincent durant l’entracte. C’est aussi après cette conversation que je me suis promis de lire beaucoup sur la guitare en générale afin de mieux apprécier les subtilités des guitaristes et surtout pouvoir en parler dans mes critiques diverses. J’assume pleinement le fait que je ne joue pas d’instrument et que je me dois de me botter le cul pour savoir de quoi je parle. Pour en revenir au band, ils ont offert un beau mélange de leurs catalogues, mais j’ai été surpris que l’album « (Id) » ne soit pas plus représenté, bien que le setlist n’en a pas souffert pour autant. Sam derrière son kit de drums était concentré sur ses parts et semble un peu moins dedans que ses confrères sur le stage, mais en général, très belle prestation du band que le monde attendait de pieds ferme et ils en sont sortis satisfaits si je me fie aux commentaires entendus durant la sortie du bar.


Pour les geeks, le kit de pédales de Marc!
Encore une fois merci à District 7 Productions pour les accès, toujours apprécié. Bien que la foule n’était pas aussi nombreuse qu’on le souhaite à chaque fois, ça prend des promoteurs qui prennent des chances avec ces tournées et encore une fois on a eu droit à un mardi soir pas ordinaire pantoute et ça, ça n’a pas de prix!
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Mai 2, 2013 | Critiques d'Albums

Svalbard
« The Fall »
(2013)
L’année en cours est certainement un millésime prometteur pour le Black Metal québécois. En effet, après les excellentes offrandes consécutives de Monarque et Neige Éternelle, c’est maintenant aux vétérans de Svalbard de nous présenter leur premier LP en quelque onze années d’existence. Ayant maintenu leur barque à flot à travers les eaux parfois troubles de la contre-culture souterraine en nous laissant quelques sorties sur leur propre label (HSP productions) au passage dont deux albums live, trois splits et le EP Raising Hell (2012), est-ce que le quatuor de True Black Metal nous surprendra après toutes ces années à attendre un véritable opus complet? La réponse est oui!
Amorçant son massacre avec « Viking Raiders » et ses sirènes typiques signalant un blitz aérien, la formation de Québec nous prend d’assaut avec une production, œuvre de Jack Moose au Studio Sismique, digne des grands classiques du genre. Si la première chanson nous démontre une brutalité rappelant Marduk, Tsjuder et même le vieux Impaled Nazarene, avec des riffs très violents et certaines influences Grindcores dans la rythmique, le groupe enchaîne ensuite avec une pièce beaucoup plus mélancolique, épique et élaborée s’ouvrant sur un motif de guitare mélodique très efficace, l’épique « For The North ». Malgré son penchant pour un métal sombre qui reste fidèle aux origines scandinaves du genre et qui perd ainsi un peu au chapitre de l’originalité, Svalbard ne néglige donc pas la diversité. On aura ainsi droit à des pièces plus courtes et violentes telles que : « The Fall », qui contient un motif d’ouverture rappelant le Crossover Thrash des années 1980, « Étoiles Noires » et « Malignant Coronation », une excellente reprise de Tsjuder. Svalbard nous offrira aussi son savoir-faire en matière de pièces plus longues et élaborées avec les superbes : « For The North » et « War ». Enfin, la formation nous présentera même deux pièces acoustiques atmosphériques très bien montées : « Until You Take Me Away » et « Les Parcours de l’Âme », œuvre d’Ulroth, l’ancien bassiste et guitariste acoustique de la formation.
Comme mentionnée précédemment, la production crue et sans artifice de Jack Moose est parfaitement adaptée au style. Les guitares bien sales, la basse distordue et bien audible, la batterie très organique (pas de triggers ici!) bien présente sans toutefois tout enterrer et les grognements remplis d’effets maléfiques de Goat au vocal, tous les éléments contribuent à créer l’atmosphère obscure nécessaire à un excellent opus de Black Metal pur. Ma seule véritable réserve se situe au chapitre du calibrage du vocal qui est parfois un peu trop écrasé dans le mix. Cela fait en sorte qu’on a parfois l’impression qu’il est un peu trop à l’arrière-plan alors qu’il amène un côté encore plus malsain très approprié à la musique de Svalbard. Je dois aussi souligner la qualité de la présentation visuelle de cet album. En effet, l’œuvre en ton de gris représentant une cathédrale et un Christ crucifié sur une croix surmontée d’un pentagramme est très réussie et Svalbard nous présente ses paroles dans un beau livret détaillé avec les photos des membres, ce que je trouve toujours plaisant de la part d’un groupe. Tout pour plaire aux fanatiques, quoi!
En somme, Svalbard nous démontre tout son sérieux avec The Fall, qui vient couronner onze années de pur Black Metal pratiqué dans l’underground. Loin de s’essouffler, la formation de Québec nous a préparé un album qui surpasse les attentes avec une production adaptée au genre et une diversité de chansons qui respecte l’esthétique « True » que le groupe a adoptée depuis ses débuts. J’encourage tous les amateurs de vrai Black Metal à découvrir cet album qui ne les laissera sûrement pas sur leur faim.
8/10
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Dave Rouleau | Mai 2, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.7 : Le troisième reich métallique
De retour de ce petit congé qui n’en était pas vraiment un, puisque j’en ai profité pour prendre un peu d’avance et relâcher un peu la pression sur mes prochaines semaines qui seront un peu plus chargées à l’approche de l’été. Continuons notre périple avec:
L’Allemagne qui est la première nation, dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, à s’imposer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis et l’Angleterre dominaient la scène musicale mondiale depuis plus de 30 ans et régnaient sur les scènes hard rock, heavy et thrash métal, ceux-ci devaient donc se rendre à l’évidence face à l’ascension du troisième Reich.
Celui qui ne semblait qu’être un petit joueur au commencement de la décennie a connu une impressionnante expansion vers le milieu des années 80. En effet, autrefois connu pour le roi des ballades hard rock Scorpions et l’un des ancêtres du power métal Accept, l’Allemagne a su se démarquer en développant conjointement deux branches majeures de la musique métal une encore plus extrême, énergique et agressif, connu sous le nom de Teutonic thrash métal, dont les principales formations sont Kreator, Sodom et Destruction. L’autre était plus mélodique et accrocheur, le power speed métal : d’Helloween, Running Wild et Blind Guardian.
Depuis, on y retrouve beaucoup plus de variété, dans ce pays maintenant considéré comme le point central du métal Européen et hôte du légendaire Wacken Open Air, la destination incontournable de pèlerinage pour tous les plus ardents metalheads d’entre nous. C’est cette variété que je vous propose cette semaine, car l’Allemagne a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, et ne cessera de nous surprendre chaque jour!
Bleeding Red
Avant, l’avènement de l’internet au milieu des années 90, il était généralement facile de déterminer l’origine d’un groupe simplement par leur style musical ou leur son. Aujourd’hui avec la globalisation et la diffusion sur le web, ces classifications arbitraires sont devenues plus difficiles, mais la base de référence demeure inchangée. Bleeding Red qui n’est cependant qu’un exemple parmi tant d’autres, de ces groupes de death mélodique aux fortes influences suédoises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du monde. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer ce quatuor allemand qui mise également sur une ambiance démoniaque, des riffs agressifs ainsi que des mélodies accrocheuses afin de se démarquer dans ce marché déjà très saturé. Vont-ils réussir? Je vous laisse répondre à cette question, mais pas avant le visionnement de ce vidéo-clip tiré de leur premier album, Evolution’s Crown!
Sonic Reign
Tout comme le power métal, le black métal est un genre qui stagne présentement, la belle époque est maintenant chose du passé, mais ce n’est pas dit que le genre ne reviendra pas en force un de ces jours, on n’a qu’à penser au thrash, au death et au heavy métal qui vivaient tous des moments difficiles il n’y a pas si longtemps. Faut croire que c’est cyclique. Malgré tout, on peut toujours dénicher quelques perles. D’ailleurs c’est souvent en Allemagne que proviennent plusieurs de mes récentes découvertes du genre, tel que Negator, Asaru, Wolfhetan ou Sonic Reign. Ce dernier s’inspire un peu du côté industriel de Satyricon tout en ne négligeant pas son aspect mélodique qui peut ressembler davantage à celui que l’on retrouve du côté des Suédois de Naglfar, de Lord Belial ou même Necrophobic. Sans complètement réinventer le genre avec son dernier album nommé Monument in Black, Sonic Reign a tout de même réussit à attiser mon intérêt pour un genre qui me laisse désormais plutôt froid.
Sulphur Aeon
Originaire de North Rhine-Westphalia, Sulphur Aeon, ce nouveau groupe death métal s’inspirant de l’univers fantastique d’HP Lovecraft, à la fois lourd et brutal, il peut également compter sur de nombreuses mélodies qui malheureusement s’embrouillent dans une production qui manque de clarté. Peut-être par ce qu’il s’agit d’un premier album ou peut-être est-ce seulement un choix volontaire de la part du trio, je n’ai aucune réponse à vous fournir, mais le fait est que Swallowed by the Ocean’s Tide nous donne réellement l’impression qu’il a carrément été enregistré sous l’eau!
Haertefall
Difficile de terminer ce tour d’horizon de l’Allemagne sans mentionner son côté plus industriel popularisé par Rammstein qui, comme nul autre, a réussi à briser les barrières de la langue. S’il est vrai que le parallèle est évident entre la musique de Rammstein et celle d’Haertefall, ce dernier ajoute, à mon plus grand plaisir, un brin d’agressivité que je n’ai que rarement entendu dans la musique d’un Rammstein beaucoup plus mainstream. On y retrouve également quelques affinités avec Die Apokalyptischen Reiter , The Kovenant et Solefald.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Luc St-Laurent | Mai 2, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 2 – No.7 : Le troisième reich métallique
De retour de ce petit congé qui n’en était pas vraiment un, puisque j’en ai profité pour prendre un peu d’avance et relâcher un peu la pression sur mes prochaines semaines qui seront un peu plus chargées à l’approche de l’été. Continuons notre périple avec:
L’Allemagne qui est la première nation, dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, à s’imposer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis et l’Angleterre dominaient la scène musicale mondiale depuis plus de 30 ans et régnaient sur les scènes hard rock, heavy et thrash métal, ceux-ci devaient donc se rendre à l’évidence face à l’ascension du troisième Reich.
Celui qui ne semblait qu’être un petit joueur au commencement de la décennie a connu une impressionnante expansion vers le milieu des années 80. En effet, autrefois connu pour le roi des ballades hard rock Scorpions et l’un des ancêtres du power métal Accept, l’Allemagne a su se démarquer en développant conjointement deux branches majeures de la musique métal une encore plus extrême, énergique et agressif, connu sous le nom de Teutonic thrash métal, dont les principales formations sont Kreator, Sodom et Destruction. L’autre était plus mélodique et accrocheur, le power speed métal : d’Helloween, Running Wild et Blind Guardian.
Depuis, on y retrouve beaucoup plus de variété, dans ce pays maintenant considéré comme le point central du métal Européen et hôte du légendaire Wacken Open Air, la destination incontournable de pèlerinage pour tous les plus ardents metalheads d’entre nous. C’est cette variété que je vous propose cette semaine, car l’Allemagne a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, et ne cessera de nous surprendre chaque jour!
Bleeding Red
Avant, l’avènement de l’internet au milieu des années 90, il était généralement facile de déterminer l’origine d’un groupe simplement par leur style musical ou leur son. Aujourd’hui avec la globalisation et la diffusion sur le web, ces classifications arbitraires sont devenues plus difficiles, mais la base de référence demeure inchangée. Bleeding Red qui n’est cependant qu’un exemple parmi tant d’autres, de ces groupes de death mélodique aux fortes influences suédoises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du monde. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer ce quatuor allemand qui mise également sur une ambiance démoniaque, des riffs agressifs ainsi que des mélodies accrocheuses afin de se démarquer dans ce marché déjà très saturé. Vont-ils réussir? Je vous laisse répondre à cette question, mais pas avant le visionnement de ce vidéo-clip tiré de leur premier album, Evolution’s Crown!
Sonic Reign
Tout comme le power métal, le black métal est un genre qui stagne présentement, la belle époque est maintenant chose du passé, mais ce n’est pas dit que le genre ne reviendra pas en force un de ces jours, on n’a qu’à penser au thrash, au death et au heavy métal qui vivaient tous des moments difficiles il n’y a pas si longtemps. Faut croire que c’est cyclique. Malgré tout, on peut toujours dénicher quelques perles. D’ailleurs c’est souvent en Allemagne que proviennent plusieurs de mes récentes découvertes du genre, tel que Negator, Asaru, Wolfhetan ou Sonic Reign. Ce dernier s’inspire un peu du côté industriel de Satyricon tout en ne négligeant pas son aspect mélodique qui peut ressembler davantage à celui que l’on retrouve du côté des Suédois de Naglfar, de Lord Belial ou même Necrophobic. Sans complètement réinventer le genre avec son dernier album nommé Monument in Black, Sonic Reign a tout de même réussit à attiser mon intérêt pour un genre qui me laisse désormais plutôt froid.
Sulphur Aeon
Originaire de North Rhine-Westphalia, Sulphur Aeon, ce nouveau groupe death métal s’inspirant de l’univers fantastique d’HP Lovecraft, à la fois lourd et brutal, il peut également compter sur de nombreuses mélodies qui malheureusement s’embrouillent dans une production qui manque de clarté. Peut-être par ce qu’il s’agit d’un premier album ou peut-être est-ce seulement un choix volontaire de la part du trio, je n’ai aucune réponse à vous fournir, mais le fait est que Swallowed by the Ocean’s Tide nous donne réellement l’impression qu’il a carrément été enregistré sous l’eau!
Haertefall
Difficile de terminer ce tour d’horizon de l’Allemagne sans mentionner son côté plus industriel popularisé par Rammstein qui, comme nul autre, a réussi à briser les barrières de la langue. S’il est vrai que le parallèle est évident entre la musique de Rammstein et celle d’Haertefall, ce dernier ajoute, à mon plus grand plaisir, un brin d’agressivité que je n’ai que rarement entendu dans la musique d’un Rammstein beaucoup plus mainstream. On y retrouve également quelques affinités avec Die Apokalyptischen Reiter , The Kovenant et Solefald.
Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.
by Dave Rouleau | Mai 1, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Cette semaine : Une grosse marionnette à brûler, une exploration non pas du Mississippi mais du ProgDoom, une expérimentation de textures, mais d’abord une revue d’un show pas prog pantoute.
Salut à vous tous, permettez moi de commencer cette semaine avec un ptit «r’viendu» sur le show de We’ve Lost Jenny et Hours of Defiance mercredi passé au Dagobert de Québec. Pour ceux qui l’ont raté (vous êtes nombreux, car malheureusement on pouvait compter les présences…) vous pouvez toujours aller voir les photos que j’ai mis sur notre page FB. Toujours est-il que c’était fucking bon, les deux bands nous ont donné de solides performances, WLJ accueillant d’ailleurs à plus d’une reprise un chanteur invité, drette de l’assistance. Si je les connaissait pas avant, leur musique « dans ta face » m’a pas laissé le choix de les connaître et j’ai bien aimé. Hour of Defiance, je les connaissais déjà, j’ai leur album et j’avoue avoir été surpris un peu du fait que le vocal est légèrement différent en live (moins gras un peu et une note plus haut on dirait), mais ça leur enlève rien et si Dietr (drum) m’avait déjà averti que leur musique prenait tout son sens en show, il faut tout de même le vivre pour comprendre, fuck y’ont de l’énergie! Bravo! Ce que j’ai moins trippé cependant, et là peut-être je me fait vieux, que ma condition de « papa en sursis » me rend revêche, grincheux et/ou rétrograde, mais leurs fans, y savent pas ‘slammer’. Non, mais c’est quoi cette danse en garochant des poings pis des pieds partout? Fuck! Un moshpit c’est une place ou relâcher son agressivité, mais en harmonie avec tous les autres ‘moshers’. Comme le dit le gars dans le vidéo plus bas, ce que vous faites c’est du fucking ‘Fight Club’ avec de la musique, point. C’était tellement chorégraphié à certains moments qu’on aurait dit un film de Bruce Lee mélangé avec Fame, ou encore du monde qui chasse des mouches…du Mouche-Jitsu (mot de l’éditeur: c’était en fait chorégraphié pour leur clip qui est sorti quelques jours plus tard)
Le but d’un mosh-pit c’est pas de faire perdre des dents à quelqu’un ni de le crisser à terre… voici un ptit vidéo avec certaines «règles» du moshpit, ça ferait pas tort que vous l’écoutiez. Aussi je vous mets une couple de vidéos de moshpit, remarquez la non-présence de karaté kids qui donnent des coups partout… Dans le temps les punks faisait ça pis ils se faisaient détruire dans le slam.
Bon, ceci dit, revenons-en au prog, et je commence ça cette semaine avec un band qui a évolué avec un de mes bands préférés, je devrais peut-être dire fétiche, ils ont tourné avec Isis en 2007 pour leur album « Harmonic Tremors ». Je parle ici de Zozobra.
Leur nom fait référence à l’effigie géante, la marionette représentant un vieil homme que l’on brûle à chaque année au «Fiestas de Santa Fe», le nom de cette effigie en anglais est d’ailleurs Old Man Gloom qui est aussi le nom du premier projet des 2 fondateurs du band, Caleb Scofield et Santos Montano. Le son de Zozobra est en fait très proche du hardcore expérimentale de Old Man Gloom tout en étant plus sludge et post-metal, là où Old Man Gloom est plus hardcore, punk. En 2008, ils sortaient un autre album, « Bird of Prey », avec Aaron Harris de Isis (drum).
Après 5 ans d’absence, ils nous sortent enfin un nouvel album, Savage Masters, qui s’avère porter très bien son nom, étant facilement leur œuvre la plus violente à date, se rapprochant plus du hardcore que précédemment.
Pour vous faire redescendre sur terre, après ma montée de lait en intro et le beat sauvage de Zozobra, j’ai pensé vous emmener en exploration de Prog-Doom. Zebulon Pike, originalement formé avec un vocal, ils ont vite opté pour être instrumental lorsque leur vocal a quitté pour des raisons non citées. Pas mauvais pour autant, des influences de sons lourds des 70’s, de prog-rock et de classique contemporains. Leur premier opus voit le jour en juin 2004, « And Blood Was Passion », qui regorge de musicalité avec 4 de ses 5 tounes qui pète les 10 minutes.
Le quatuor (Tom Berg à la basse (depuis 2008), Morgan Berkus et Erik Fratzke aux guitares et Erik Bolen à la batterie) a d’ailleurs reçu le «Best Hard Rock Group» au «Minessota Music Awards» pour cette album et le «Best Hard Rock Recording» en 2006 pour leur 2eme opus, « Zebulon Pike II : The Deafening Twilight ».
Depuis l’ajout de Tom Berg en 2008, ils nous ont sorti 2 très bon albums, encore plus mélancholique, soit « Intrascience » en 2008 et « Space is the Corpse of Time » en 2011. On peut les retrouver sur leur site officiel et sur leur FB.
Comme dernier band cette semaine, je vais vous parler d’un band que j’ai acheté un peu sur un coup de tête lors de ma visite chez HMV pour acheter le cadeau (très en retard) de fête à ma blonde. C’est une très grandes fan de David Bowie, je suis donc allé lui chercher, mais j’en ai aussi profité pour lui acheter le dernier de Jimi en même temps (fucking bon!!!) et m’acheter deux disques puisqu’il y avait un spécial. La grosse anecdote c’est que j’ai acheté le CD bonus de Bowie et que finalement dans le coffret, c’est pas Bowie qui y est, mais le dernier de Depeche Mode; big fucking fail HMV, pas étonnant que vous soyez en faillite…
Bref, ma blonde aime tout de même bien Depeche Mode alors elle n’est pas déçue, mais on va quand même tenter d’aller échanger le CD, histoire d’avoir la bonne pochette avec le bon CD. Donc, mes 2 achats personelles étaient Anathema et Textures, ce dernier étant ce dont je vais vous parler. Textures est un band des Pays-Bas formé en 2001 et ils ont lancé quatre albums et un ‘single’. Leur son est un mathcore assez proche de Messhugah. Leur premier album, « Polars », contenait aussi des sonorités très ambientes qui ne se retrouvent pas nécessairement sur leurs albums subséquents.
Le vocal de Daniël de Jongh est pas mal plus hardcore que Meshuggah, mais il se marie très bien à leur musique. Les autres membres sont Bart Hennenphof et Jochem Jacobs (guitares), Remko Tielemans (basse), Uri Dijk (claviers) et Stef Broks (batterie). Si vous allez voir sur leur site officiel vous verrez cependant que Joe Tal remplace désormais Jochem à la guitare. Espérons qu’il saura réellement prendre sa place, car Jochem était non seulement un des membres fondateurs, mais aussi celui qui signait la production, l’enregistrement, le mixage et le mastering. Si on en croit le band cependant, Joe aurait plein de nouvelles idées et de riffs en stock, alors souhaitons leur bon succès. En attendant, je vous laisse avec quelques vidéos de leurs autres albums, en ordre chronologique :
« Drawing Circles », « Silhouettes », « Dualism ».
Le bonus cette semaine, une toune d’Augury qui sera au Heavy Mtl de cette année. Tellement extrême et prog en même temps, mais surtout … très bon! À la prochaine!