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Vol. 2  – No.7 : Le troisième reich métallique

De retour de ce petit congé qui n’en était pas vraiment un, puisque j’en ai profité pour prendre un peu d’avance et relâcher un peu la pression sur mes prochaines semaines qui seront un peu plus chargées à l’approche de l’été. Continuons notre périple avec:

L’Allemagne qui est la première nation, dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, à s’imposer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis et l’Angleterre dominaient la scène musicale mondiale depuis plus de 30 ans et régnaient sur les scènes hard rock, heavy et thrash métal, ceux-ci devaient donc se rendre à l’évidence face à l’ascension du troisième Reich.

Celui qui ne semblait qu’être un petit joueur au commencement de la décennie a connu une impressionnante expansion vers le milieu des années 80. En effet, autrefois connu pour le roi des ballades hard rock Scorpions et l’un des ancêtres du power métal Accept, l’Allemagne a su se démarquer en développant conjointement deux branches majeures de la musique métal une encore plus extrême, énergique et agressif, connu sous le nom de Teutonic thrash métal, dont les principales formations sont Kreator, Sodom et Destruction. L’autre était plus mélodique et accrocheur, le power speed métal : d’Helloween, Running Wild et Blind Guardian.

Depuis, on y retrouve beaucoup plus de variété, dans ce pays maintenant considéré comme le point central du métal Européen et hôte du légendaire Wacken Open Air, la destination incontournable de pèlerinage pour tous les plus ardents metalheads d’entre nous. C’est cette variété que je vous propose cette semaine, car l’Allemagne a su s’imposer au fil du temps comme un joueur majeur dans plusieurs sous-genres, et ne cessera de nous surprendre chaque jour!

 

Bleeding Red   

 

Avant, l’avènement de l’internet au milieu des années 90, il était généralement facile de déterminer l’origine d’un groupe simplement par leur style musical ou leur son. Aujourd’hui avec la globalisation et la diffusion sur le web, ces classifications arbitraires sont devenues plus difficiles, mais la base de référence demeure inchangée. Bleeding Red qui n’est cependant qu’un exemple parmi tant d’autres, de ces groupes de death mélodique aux fortes influences suédoises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du monde. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer ce quatuor allemand qui mise également sur une ambiance démoniaque, des riffs agressifs ainsi que des mélodies accrocheuses afin de se démarquer dans ce marché déjà très saturé. Vont-ils réussir? Je vous laisse répondre à cette question, mais pas avant le visionnement de ce vidéo-clip tiré de leur premier album, Evolution’s Crown!

Sonic Reign

Tout comme le power métal, le black métal est un genre qui stagne présentement, la belle époque est maintenant chose du passé, mais ce n’est pas dit que le genre ne reviendra pas en force un de ces jours, on n’a qu’à penser au thrash, au death et au heavy métal qui vivaient tous des moments difficiles il n’y a pas si longtemps. Faut croire que c’est cyclique. Malgré tout, on peut toujours dénicher quelques perles. D’ailleurs c’est souvent en Allemagne que proviennent plusieurs de mes récentes découvertes du genre, tel que Negator, Asaru, Wolfhetan ou Sonic Reign. Ce dernier s’inspire un peu du côté industriel de Satyricon tout en ne négligeant pas son aspect mélodique qui peut ressembler davantage à celui que l’on retrouve du côté des Suédois de Naglfar, de Lord Belial ou même Necrophobic. Sans complètement réinventer le genre avec son dernier album nommé Monument in Black, Sonic Reign a tout de même réussit à attiser mon intérêt pour un genre qui me laisse désormais plutôt froid.

Sulphur Aeon

 

Originaire de North Rhine-Westphalia, Sulphur Aeon, ce nouveau groupe death métal s’inspirant de l’univers fantastique d’HP Lovecraft, à la fois lourd et brutal, il peut également compter sur de nombreuses mélodies qui malheureusement s’embrouillent dans une production qui manque de clarté. Peut-être par ce qu’il s’agit d’un premier album ou peut-être est-ce seulement un choix volontaire de la part du trio, je n’ai aucune réponse à vous fournir, mais le fait est que Swallowed by the Ocean’s Tide nous donne réellement l’impression qu’il a carrément été enregistré sous l’eau!

Haertefall

 

Difficile de terminer ce tour d’horizon de l’Allemagne sans mentionner son côté plus industriel popularisé par Rammstein qui, comme nul autre, a réussi à briser les barrières de la langue. S’il est vrai que le parallèle est évident entre la musique de Rammstein et celle d’Haertefall, ce dernier ajoute, à mon plus grand plaisir, un brin d’agressivité que je n’ai que rarement entendu dans la musique d’un Rammstein beaucoup plus mainstream. On y retrouve également quelques affinités avec Die Apokalyptischen Reiter , The Kovenant et Solefald.

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