Ouais, mon moment préféré (habituellement) m’a cette fois laissé bredouille, alors débrouillez-vous avec le titre. Donnez-moi des suggestions! Anyway…
Québec était l’hôte de deux tournées intéressantes mardi soir avec War Hound qui amenait son hardcore à l’Agitée dans un lineup particulièrement intéressant, mais John Page de notre staff s’occupait de ce show pendant que je me rendais au Dagobert pour la tournée de Veil of Maya, The Contortionist, Glasscloud et Beyond the Shore. Les deux soirées étaient des présentations de District 7 Productions et je les remercie pour les accès, toujours un plaisir faire affaire avec eux.
Fait chier parce que depuis un bout j’ai moins de temps à me préparer pour un show avec les bands qui y seront présentés. Vous savez ce temps quand on était plus jeune quand on écoutait presque exclusivement les bands qui allaient être présentés pendant une semaine avant un gig? Ben ce temps là est révolu, j’ai juste trop de trucs à écouter pour me concentrer sur quatre bands pendant une semaine. Ça n’empêche pas que la moitié du set allait être une première pour moi, n’ayant jamais vu une prestation de Veil of Maya ou The Contortionist.
Une belle journée comme hier mérite que je baisse mes fenêtres de char en traçant le chemin vers le bar qui se situe en haute-ville, mais surtout que je fasse savoir, de cette manière, quelle beat j’écoute à toutes personnes dans un rayon de 30 mètres de mon char. Un douche-métal!!…. euh…. fuck….
Ironiquement, c’est « Terres de Sang » de Catuvolcus qui m’a tenu compagnie durant ce trajet et en mettant les pieds au Dagobert je me suis rendu-compte que les heures indiquées pour le show étaient un peu ‘off’ et que j’allais attendre 25 minutes pour le premier à se présenter. Jack Quan de ButterButtButler et Vincent Genois, notre nouveau tatoueur chez Creative Custom Tattoo, se pointent directement derrière moi et j’en profite pour les saluer. Mathieu Dhani de Epiphany From the Abyss est aussi sur place avec des membres de son band, sans oublier Vincent Gagnon de Jupiter’s Red Eye. Ensuite, je me prends une bière et ENFIN les trois bars ont au moins une FILLE qui y travaillent. Ceci est après plusieurs visitent de la place pour des shows métal ou rock et que des gars nous servent…. ark….
Ceci dit, la salle se remplie tranquillement et Beyond the Shore s’apprête à faire ses premières notes en sol canadien, car ceci est effectivement le premier show de la formation de de Lexington de l’État du Kentucky. Ils sont signés sur Metal Blade Records et viennent de sortir leur premier LP, « Ghostwatcher », que je n’ai pas eu l’occasion d’écouter. Le set commence avec une track d’un style qui allait donner le ton au reste de leurs compos: metalcore. Regardez, la formation offre une belle énergie sur scène et ils semblent vraiment avoir du fun, mais c’est sûr que le côté musique est très générique. Cette première offrande se démarque par les solos de guitares durant les couplets chantés qui sont intéressants pour un band de leur genre, mais ça n’ira qu’à la pièce « Visions », leur avant-dernière, pour me donner une chanson qui a un peu plus de personnalité et qui ‘stand out’. Ils offrent des enchaînements travaillés dans certaines de leurs pièces et des blast-beats sont introduits pour un effet réussi, mais avec un drummer qui n’est pas des plus ‘tight’, ça aide pas et sans même connaître les tracks j’ai pu entendre une couple d’erreurs et disons que ce n’est pas la musique la plus compliquée à jouer. Ce qui devrait être très fluide ne l’était tout simplement pas. Le bassiste aussi a réussi à simplifier son jeu de basse au plus simple dénominateur commun, c’est-à-dire la grosse corde. Une chance qu’il était dedans et bougeait beaucoup. Le vocal était un point positif de leur performance et je dois dire que je ne les haïs pas, mais oui, je m’attends à beaucoup d’un band qui offre exactement ce que des centaines d’autres ont fait par le passé. Je crois que c’est la moindre des choses.
L’équipe technique se met au travail et le premier des deux soundmans qui sont de la tournée se met au travail pour les deux prochaines formations. Je me procure un autre rafraîchissement au bar et je suis servi par très fucking jolie dame, wow. Vive les filles qui sont de retour dans les bars, je me dois de le répéter. C’est en lui regardant les fe…. boom! Glasscloud annonce son arrivée et je crois que Joshua, le guitariste, a perdu un peu de poids. Toujours imposant, mais plus lean. Anyway, le gars est une fucking machine à la guitare et le band au complet est bourrée de talent et d’énergie. C’est impossible de décrire les ‘moves’ de Josh, mais je sais que Jerry est un excellent frontman avec une voix qui rend toujours justice à l’enregistrement de l’album et dans leur cas ce n’est pas peu dire, surtout pour ses parts de clean vocals. Ils nous garochent leur djent/core/prog en pleine face et la 8-cordes fait son effet en me rentrant directement dans les veines. ‘Music with a soul’ que j’aime appeler leurs compos, car dans des styles qui ont été abusés, ils réussissent à garder leur identité et ça c’est difficile. Après discussion avec Jack Quan, qui est un MÉGA fan du band, j’allume que le guitariste utilise des séquences pour la 2e guitare, question de répliquer le plus possible leur premier album, « The Royal Thousand ». Le drummer est aussi un autre élément qui mérite d’être mentionner. La fluidité de ses mouvements est déconcertantes et j’aime beaucoup les ‘drum fills’ qu’il réussi à mettre un peu partout, mais qui n’enlève rien au rythme de la chanson, bien au contraire. Fluide, puissant et original seraient mes qualificatifs pour lui. La foule a réellement allumée lors de leur show et ça allait donner le ton au reste du show.
Le prochain band à prendre le stage était The Contortionist et cette fois le band allait le faire sans leur chanteur original, car Jonathan et sa copine attendent un enfant et il a décidé de s’occuper de sa vie de famille, une situation qui nous offrait Michael Lessard du groupe Last Chance To Reason comme vocaliste pour la soirée. Je vous avoue que j’avais peur du résultat, mais dès les premières notes de « Holomovement » il m’a rassuré. Quel band intéressant à voir et entendre, si ce n’est que pour les textures que leur musique progressive/métal offre durant tout un set. Les guitaristes sont impeccables pour reproduire le produit entendu sur les deux albums qui garnissent leur discographie. Seul bémol est la tendance à Cameron, le lead guitarist, à se tourner dos à nous à chaque fois qu’il fait un solo. Je veux te voir jouer, man!! Je ne sais pas si c’est quelque chose qu’il fait tout le temps ou son besoin de s’entendre jouer en même temps, mais c’était frustrant un peu. Michael est très efficace, même si je préfère un peu le rauque de la voix à Jonathan, mais je suis sûr que mon cerveau me joue des tours dans ce cas-ci, car il est peut-être trop habitué à sa voix. La foule s’est même improvisée 6e membre avec une participation vraiment cool à leur set, qui avouons-le, est quand même smooth après l’attque menée par Glasscloud. Super belle chimie entre les membres du groupe sur le stage et je me suis surpris plusieurs fois à me fermer les yeux et vraiment planer en laissant le musique me travailler à place d’essayer de l’analyser. Good job…
Le plat principal arrivait et Veil of Maya semble un ‘must’ dans la discographie des métaleux de la nouvelle génération et je crois aussi dans celle de tous tripeux du style, car si vous êtes pour écouter du deathcore, ben au moins donnez-vous la peine de les écouter! J’aime beaucoup le ‘razor-sharp riffing’ de Marc Okubo et le fucker bouge en sale en show! Brandon assure une excellente présence sur scène et la foule le suit sans condition, avec beaucoup de leurs apôtres qui connaissent les paroles et s’époumonent à le suivre. Dans ce cas-ci, les solos sont assurés de façon parfaite avec ses tracks de guitares en loops en arrière qui assurent le rythme, une autre approche qui m’a été décrite par Jack et Vincent durant l’entracte. C’est aussi après cette conversation que je me suis promis de lire beaucoup sur la guitare en générale afin de mieux apprécier les subtilités des guitaristes et surtout pouvoir en parler dans mes critiques diverses. J’assume pleinement le fait que je ne joue pas d’instrument et que je me dois de me botter le cul pour savoir de quoi je parle. Pour en revenir au band, ils ont offert un beau mélange de leurs catalogues, mais j’ai été surpris que l’album « (Id) » ne soit pas plus représenté, bien que le setlist n’en a pas souffert pour autant. Sam derrière son kit de drums était concentré sur ses parts et semble un peu moins dedans que ses confrères sur le stage, mais en général, très belle prestation du band que le monde attendait de pieds ferme et ils en sont sortis satisfaits si je me fie aux commentaires entendus durant la sortie du bar.
Encore une fois merci à District 7 Productions pour les accès, toujours apprécié. Bien que la foule n’était pas aussi nombreuse qu’on le souhaite à chaque fois, ça prend des promoteurs qui prennent des chances avec ces tournées et encore une fois on a eu droit à un mardi soir pas ordinaire pantoute et ça, ça n’a pas de prix!











