The mighty sound of The Mighty Mighty BossToneS: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Les racines de The Mighty Mighty BossToneS sont inscrites dans la scène punk/hardcore de la région de Boston alors que Barrett faisait partie de Impact Unit et Burton et Bridwell jouaient dans Dx:A, 2 groupes qui partageaient le même local. Bridwell et Barrett font plus tard partie de The Cheapskates, un all-star band formé de membres de Jerry’s Kids, Gang Green, Stranglehold et Mission Impossible, fortement influencé par la « British 2 Tone ska scene » mais qui conserve la touche agressive de la musique punk. Lorsque leur groupe bat de l’aile, 3 chums, Gittleman, Albert et Carr, jasent avec Barrett qui devient leur chanteur et amène en plus ses 2 autres chums, Bridwell et Burton aux cuivres. C’est le début d’une aventure, sous le nom The BossToneS (ils viennent de Boston, je répète), et qui dure depuis maintenant près de 30 ans, toujours avec le même noyau pur et dur de Burton, Gittleman, Barrett et Carr. Leur drummeur actuel, Sirois est pour sa part avec le groupe depuis une vingtaine d’années après avoir remplacé le drummeur original Dalsimer. Une anecdote intéressante concernant Carr nous raconte qu’à un des premiers spectacles de The BossToneS, Carr, qui n’était que roadie au début, s’est fait refuser l’entrée parce que « Under age » et que Barrett a dû convaincre le proprio de la place que Carr faisait partie du groupe. Ce dernier s’est alors improvisé « back vocal » pour ce show lançant ses débuts avec le groupe.

Leur 2 premiers enregistrements faits en 1987, sortent sur 2 compilations « Mash it up » et « Mashin’ up the nation » mais Albert veut finir ses études et le groupe se sépare avant que la 2ème compilation ne paraisse. Ils se reformeront en 1989 sans Bridwell et c’est l’arrivée de Lenear et son ami de Berklee Music College. La maturité et l’expérience déjà acquise par le groupe jumelées à la formation académique des 2 nouveaux devaient amener The BossToneS à un autre niveau. C’est à cette période qu’ils changent de nom. Autre anecdote … c’est lorsqu’ils ont vu que le tenancier du bar où ils jouaient avait inscrit Mighty Mighty à côté de leur nom pour annoncer le show qu’ils ont décidé de garder l’appellation. C’est aussi à ce moment qu’ils sortent, après avoir essuyé quelques refus, leur 1er album sur Taang! records, « Devil’s night out » qui devient rapidement un succès local et national dans les milieux tant ska que punk. Leur 1ère grande tournée du nord-est américain et canadien a lieu en 1991 et au retour, ils perdent leur drummeur et c’est l’arrivée de Sirois qui ajoutera le reste des enregistrements pour le 2ème album que Dalsimer avait commencé. Suite au 2ème, ils refont une tournée et enregistre un « spot » publicitaire pour Converse, augmentant encore leur visibilité. Ceci mène à signer avec le major Mercury avec lequel ils sortiront 3 albums. Ceux-ci aideront le groupe à partir leur propre label, Big Rib Records, afin de sortir leurs enregistrement sur vinyl ce que Mercury ne faisait plus. Pendant cette association avec Mercury, ils feront leur début à l’écran à « The Jon Stewart show », à « Mtv’s 120 minutes » et aussi dans le film « Clueless ». Il y aura aussi quelques changements de personnel dont le départ de Lenear.

Je vous envoie un vieux succès de l’époque de Taang! Records.

 

 

Le début des années 2000 voit le groupe retourner avec un label indépendant, SideOneDummy Records qui sortira leur 6ème album en 2002 puis en 2003, après quasiment 20 ans de carrière, ils décident de prendre un « break » qui durera jusqu’en 2007. Ils sortent alors leur 8ème album qui comprend des « unreleased », « B-Sides » et 3 nouvelles compos. C’est aussi le retour de Lenear qui reprend sa place après 10 ans. Depuis ils ont sorti 2 autres albums dont le plus récent « The magic of youth » à la fin de 2011.

The Mighty Mighty BossToneS peuvent être considérés comme les créateurs du skapunk et ce qui allait devenir le skacore. Donc, leur musique mixe la rythmique du ska à l’agression du punk et du hardcore. C’est donc un show pour les skankers et les moshers. Pour terminer, je me fais plaisir en vous envoyant leur reprise de « Detroit Rock City » de Kiss, un de mes groupes favoris d’adolescent. Donc une pierre deux coups. Du bon ska, du bon rock, du Mighty Mighty BossToneS.

 

 

See Ya in the pit

Lex

Critique d’Album: Bring Me The Horizon – « Sempiternal »

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Bring Me The Horizon

« Sempiternal »

(2013)

sem·pi·ter·nal

/ˌsempəˈtərnl/
Adjective
Eternal and unchanging; everlasting
Synonyms
Eternal – everlasting – perpetual – perennial – timeless
C’est vraiment un paradoxe cette description du titre de ce 4e album de la formation britannique Bring Me The Horizon, car on parle ici d’un band qui a beaucoup changé depuis « Count Your Blessings » et ce à tous les niveaux de leur musique.  À tort ou à raison, le band est embarqué sur une voie plus expérimentale et il faut tout de suite oublier un retour dans le passé.  « Sempiternal » rend la chose très claire.

 

Je dois avouer que j’aime beaucoup BMTH, car dans le style metalcore ils sont vraiment parmi les meilleurs.  Quand on ajoute une voix comme celle de Oliver Sykes, on obtient un mélange et un feeling que j’ai aucune misère à adopter.  À ce niveau, il a encore plus évolué, car fini est le temps où ses paroles étaient incompréhensibles, il a maintenant trouvé son timbre de voix qui lui permet un rauque, mais aussi une mélodie, ce qui donne beaucoup plus une semblance de chanson et non de ‘garochage’.

 

Les boys se développent en tant qu’artistes et ils n’ont jamais caché leurs intentions de changer leur son.  Ça prend des couilles dans l’industrie d’aujourd’hui de se renouveler alors que le succès te semble assurer en restant accroché à ton image et son.  Ceci dit, on ne se le cachera pas, l’album ne sera pas bien reçu par tous les fans avec la présence accrue de l’électro, une suite logique aux avancées sur « There Is A Hell Believe Me I’ve Seen It, There Is A Heaven Let’s Keep It A Secret », mais en même temps le monde semblent les suivre avec les commentaires que j’ai reçu depuis la sortie du nouvel album.  Ils ont également un membre à temps plein sur le keyboard maintenant, en plus d’être une seule guitare depuis le début de l’année.

 

« Can You Feel My Heart » est un choix un peu weird pour débuter un album, surtout de la trempe de BMTH.  Ma première impression des séquences électroniques a été « ça sonne donc ben cheap ».  Avec le temps je me suis habitué, mais c’est clair que ce n’est pas pour tout le monde.  Le fait que Terry Date soit dans la chaise de producteur n’assure pas un bon album, mais le tout sonne mature et la track donne clairement le momentum et un aperçu clair de ce qui nous attend dans les 10 autres compositions.

 

Ce contenu est varié, groovy… et parfois redondant.  « The House of Wolves » nous met dedans dès les premières notes, pour ensuite se transformer en un refrain réchauffé, mais une chance que la fin de cette pièce nous remet bien alerte avec des breakdowns bien pensés.  « Empire (Let Them Sing) » embarque ensuite et elle s’avère un de mes points forts de l’album avec « Antivist » et « Shadow Moses ».  On doit se faire à l’idée que le tout a été fait pour être assimiler rapidement et rester dans vos crânes si vous êtes fans du genre.

 

Je crois que ce qui est le plus frustrant ce sont les moments et tracks beaucoup plus générique, comme « Seen It All Before », mais aussi la répétition des idées au travers des pièces.  L’album précédent (et les autres aussi….) me gardaient intéressés jusqu’à la fin ou presque, mais celui-ci est plutôt décevant et ne va pas rester si longtemps dans ma rotation quotidienne.  Une autre facette de cette album est l’énergie dégagée qui ressemble plus à un chaos contrôlé si on compare à leur travail par le passé.  Où est passé cette attitude rebelle et la frustration?  On a aussi droit à des paroles plus positives et introspectives de la part d’Oli, ce qui est ok, mais souvent les rimes et images proposés sont ‘cheezy’, avec comme exemple la première track qui se veut répétitive.

 

Beaucoup de bands expérimentent et je les applaudis quand c’est bien fait.  Dans ce cas-ci, je ne peux pas être surpris si on considère les tendances qu’ils nous avaient montré dans le passé, mais j’espère vraiment qu’ils sauront ne pas trop se noyer dans une mer d’influences diverses et perdre leur identité.  Ils ont beaucoup à offrir, mais cette fois-ci ils jouent avec le feu.

 

7/10

La Dame de Fer est morte, mais pas les Filles du Métal…

C’est avec les bottes pleines de slush que je me suis présenté aux Katacombes ce vendredi 12 avril.  Les pieds trempés à marcher dans les rues de la Métropole, évitant les trous d’eau crasseux et crottés… Presqu’aussi sale que le son qui nous attendait à l’intérieur…

Quelques contre-temps avait considérablement ralenti ma progression, Dame Nature ayant décidé de nous faire chier encore une fois cette année avec une bonne bordée de marde blanche.  Cependant, les demoiselles qui étaient à l’honneur ce soir étaient de meilleure humeur.  Avec un nom comme: GIRLS CAN KICK YOUR ASS SHOW, une chose était sûre, c’est un coctail explosif d’oestrogène et de décibels qui nous attendait, avec en vedette, les formations Les Gros Pédés, Discorp, Politess, 2 Faced Fuckers, Murder The Elite, Meat The Grinders et Fatal Flaw.

Le premier coup de pied au cul m’a été assené par Two faced fuckers ,quatuor crust hardcore de St-Hyacinthe.  Fortement inspirés par Black Sabbath, les premiers riffs viennent nous chercher aux trippes, jusqu’au moment où le chanteur saute dans la foule, tout de même assez nombreuse, s’époumonant  violement, ajoutant une bonne dose de saleté au son déjà crasseux à souhait.  Les pièces sont tout de même assez basiques, laissant toute la place à l’énergie brute.  Le guitariste ajoute sa voix à celle du  »gueuleur », celui-ci profitant de toute la place laissée vacante sur la scène par ses comparses, plutôt statiques malheureusement.  Mais néamoins, c’est une bonne dose de gras qui nous est offerte, appuyée par le jeu lourd de la bassiste et du drummer.

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Le polyvalent Chouin, qui avait déjà réchauffé la salle avec son groupe Discorp avant mon arrivée, troque ses baguettes pour un pic de bass et invite ses collègues deMurder The Elite pour continuer cette soirée thématique, en plus de célébrer son anniversaire du même coup.  Marie-Ève, la chanteuse (aussi chanteuse pour Discorp) qui soulignait sa fête 2 jours à l’avance, partagea la scène en compagnie de Mariane de BLUDGEONED, invitée pour l’occasion afin d’ajouter quelques screams bien sentis à son registre assez varié merci.  Le son de Murder The Elite a bien évolué depuis ses débuts il y a près de 6 ans.  Chacuns apportant ses influences, comme Alex le guitariste, qui entame leur prestation avec une intro qui flirte avec le post-metal.  On sent son background plus métal dans son jeu, tandis que la basse de Chouin et les blastbeats de Kate, la drummeuse, sont plus près des traditions grind crust.  Un amalgame de riffs et de tempos bien balancés sur lesquels il est presqu’improbable de ne pas headbanger.  Les 4 musiciens ont prit énormément d’assurance sur scène avec le temps et j’ai plus que hâte de mettre une oreille sur leur album sorti cette année, tout comme celui de Discorp.

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La bière continue à couler à flot et c’est au tour du phénomène Meat The Grinders de prendre possession du stage.  Je dis  »phénomène » car les sherbrookois occupent une place à part dans la scène grind québecoise.  Alliant technicité et brutalité, leur son se veut plus expérimental que ce que l’on peut entendre habituellement dans ce genre.  Faisant fi des étiquettes, les 4 membres du groupe (un des guitariste étant absent ce soir là) explosent littéralement sur scène.  Les riffs sont torturés, disjonctés, démembrés…  La rythmique complètement délirante du drummer ajoute une couche d’originalité à l’ensemble.  Le résultat final nous donne un death métal à la fois brutal mais aussi technique et ludique, où notre cerveau est autant sollicité que nos vertèbres cervicales.  Et que dire du vocal…  La jeune demoiselle au micro vocifère violement, surfant avec aisance, malgré les pintes ingurgitées auparavant, sur cette musique étrange et originale.  Je n’avais ouïe que des bons mots sur ce groupe et j’étais curieux de les voirs enfin  »live ».  Mais si vous voulez aussi vivre l’expérience, je vous conseille de vous dépêcher car la formation prendra une pause indéterminée cette été.  Mais quelque chose me dit qu’on les reverra dans un avenir rapproché avec d’autres groupes tout aussi  »non-catalogables »… On croise les doigts!

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Malgré l’heure tardive, (presque 1h30 du matin), encore un grand nombre de fêtards étaient restés sur place pour continuer le party avec la gang de Fatal Flaw.  Et toute qu’une façon de finir cette soirée bien entamée!  Après 8 ans à jouer sur les scènes de tout genre en province, les montréalais continuent à kicker des culs… Un son chargé et rapide, à mi-chemin entre le thrash et le hardcore.   Les riffs accérés se succèdent à un train d’enfer, sans pauses ni répits.   Derrière les 2 guitaristes  et le bassiste, on peut facilement voir le batteur grimacer comme un guerrier maori, bûchant sur son drum à grands coups de d-beats.  Et dans notre face, nulle autre que la légendaire Amélie (Deadly Pale. Xplicit Noïse, Hands of Death, RetardNation) qui  nourrit d’énergie le moshpit avec ses grognements féroces et intenses.  Une prestation sans taches, à part celles de bières sur nos vêtements. 

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Un autre bel exemple lors de cette soirée, habilement organisée par Mumu et Marie-Êve (respectivement bassmaid de 2 Faced Fuckers et chanteuse de Murder The Elite/Discorp), que la scène grindcore est extrêmement vivante et unies.  Lex, qui est venu nous rejoindre un peu plus tard, et moi étions parfaitement d’accords pour dire que c’est un des styles musicaux qui permet le plus d’exploration, peut-être du fait qu’il provient en grande partie du mouvement DIY et souvent oublié des médias, ce qui leur permet de se foutre des étiquettes, se concentrant sur les bases du métal et du punk, soit l’énergie brute et des riffs souvent simples mais ô combien efficaces.  Et ma gang de malades, vous pourrez toujours compter sur Ondes Chocs pour vous suivre, de la salle la plus obscure au local le plus crasseux car c’est au son de vos beats de fous qu’on peut se laisser aller et se défouler comme il se doit.

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Jon B

Ordoxe en Amérique du Sud – Le Journal

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Avec le groupe de black métal québécois ORDOXE présentement en tournée en Amérique du Sud, j’ai demandé au band si ils avaient un journal de leurs expériences là-bas.  J-D Bergeron, le bassiste de la formation, s’est fait un plaisir de me pondre ce résumé alors qu’ils amorcent la deuxième moitié de leur invasion métal! – Dave

 

Je vous souhaite la bienvenue à mon premier résumé de la tournée sud-américaine de mon groupe Ordoxe qui nous voit visiter l’Argentine, le Chili et l’Uruguay durant le mois d’avril. Il s’agit pour moi d’un moment très spécial de ma vie, puisque c’est ma première expérience à l’étranger tant comme voyageur que comme musicien. J’ai décidé d’entamer mon résumé le vendredi 29 mars pour le Black Métal Origines III, puisque malgré le fait que ca ne se déroulait pas en sol nord-américain, c’était le début de notre marathon d’un mois.

29 mars 2013 – BMO III

C’est avec un peu de nervosité, mais gonflé à bloc que mes acolytes et moi nous sommes rendu au Bar l’Agitée pour y jouer 3 de nos compos ainsi que trois classiques du groupe Belge, Enthroned. Notre prestation s’est bien déroulée malgré quelques petits accrochages pendant les pièces d’Enthroned, mais rien d’important. La foule semble avoir appréciée surtout considérant que personne ne nous connaissait et que nous avions la lourde tâche d’ouvrir le spectacle.

30 mars – Lancement d’album (T-R)

Pour les autres membres du groupe, ce jour signifiait le lancement de notre album ainsi que notre dernier soir en sol nord-américain, mais pour moi il s’agissait aussi de mon 29e anniversaire. Mes vieux chums de Soil of Ignorance ouvraient le concert et ont assuré au max! J’ai aussi beaucoup apprécié les sets de Erimha et de Cryptic Howling. Pour ce qui est de notre set, tout s’est bien déroulé. Les spectacles de la semaine précédente ainsi que de la veille nous ont permis de peaufiner notre prestation et de se réchauffer pour la tournée. On ne devait que faire l’album plus un ‘cover’ d’Enthroned, sauf que le monde en redemandait, donc on a fait les 2 autres ‘covers’ que nous avions fait la veille.

31 mars – Le départ 

Après un diner de Pâques ‘hung over’ chez mes parents, je suis allé rejoindre les gars pour aller prendre l’avion.  S’en est suivi un au revoir à ma copine, puis 15h de vol interminable. Un petit vol Mtl-Toronto qui a passé assez vite, mais ensuite, 10h de Toronto à Santiago (Chili). Je pensais vraiment ne jamais sortir de cet avion! En plus tout le monde dormait à l’entour de moi, mais je n’ai pas réussi à fermer l’oeil une seule minute. Finalement, un autre petit vol de 2h et des poussières avant d’arriver à Buenos Aires.

Avant le départ...

Avant le départ…

1er avril – Arrivée à Capital Federal (Buenos Aires)

Après cet épouvantable épreuve d’endurance, nous arrivons enfin à destination. Tous s’est bien passé aux douanes et c’est là que nous avons fait la connaissance de Diego (du groupe Nighkarnation, qui a organisé la tournée) qui est venu nous chercher avec ses parents. Dès que nous sommes entrés dans l’auto, nous avons réalisé que nous n’étions plus sur la même planète! Les gens conduisent d’une telle imprudence que ça fait passer une visite des routes de Montréal pour une promenade à la campagne. Une fois arrivés chez lui, sa copine et sa soeur (de vrais délices pour les yeux soit dit en passant!) nous accueillent avec des El empanadas, ce qui est en fait de la pâte avec de la viande assaisonnée à l’intérieur… un régal! Par la suite, nous sommes allés visiter un peu le centre-ville où nous nous sommes fait intercepter par la police local pour absolument aucune raison. Ca commençait bien!  Un coup revenu à la maison, il a invité plusieurs de ses amis et nous avons bu en parlant et en faisant un tournoi de FIFA 13. Ma prestation a prouvé que le Canada ne valait rien au soccer! Nous avons aussi rencontré Joaquin Gomez, notre guitariste session pour la tournée puisque Samuel Landry ne pouvait pas nous accompagner. Aussi, nous avons pu faire la connaissance de Gonza, notre roadie tatoué dans la face qui fait du MMA. Définitivement, nous sommes entres bonnes mains!

2 avril – Le déluge

En effet, le mardi 2 avril fut marqué par 2 déluges: premièrement, comme certains ont pu le lire ou le voir à la télé, il y a eu une orage incroyable qui a crée des inondations et fait 5 morts! De plus, celle-ci plongeait les 14 millions de personnes habitant Capital Federal dans le noir pour plus de 24h. Le 2e déluge fut celui de Steve De Cotret, notre drummer, qui a été malade suite à la pizza de la veille (pas mangeable!!!). La toilette étant occupée, il se libéra donc par la fenêtre du 3e étage! Disons que ça ne faisait pas très bonne impression devant nos hôtes!  Nous n’étions en terrain sud américain que depuis à peine 12h, et nous avions déjà vu/vécu toute cette gamme d’émotions…

3 avril – Le départ pour le premier show 

Toujours plongé dans l’obscurité, nous quittons le milieu familial de Diego, qui comme la plupart des gens là-bas habite encore chez ses parents à 28 ans. Après avoir traversé presque toute la ville, passant par des bidonvilles, nous nous sommes fait déposer à la gare. À ce moment, Diego, Joaquin et Gonza nous ont dit de ne pas parler dans la gare, afin de ne pas attirer les regards des malfaisants qui n’attendent que l’occasion de dévaliser qui bon se pointe là avec n’importe quoi avec de la valeur (facile à dire avec une basse dans les mains!). Un coup à bord, je me suis vite rendu compte que le train allait être d’autant plus éprouvant que l’avion. Le train avance lentement et on a constamment peur de se faire voler si on dort..!

4 avril – Arrivée à Bahia Blanca pour le show

Vers 10h AM, après plus de 12h de train à craindre pour notre sécurité, nous sommes arrivés à bon port. Le booker, qui est aussi propriétaire de la salle, nous y attendait. Celle-ci se situait à deux pas de la gare ainsi que de notre chambre d’hôtel. Le show, pour sa part, se déroula bien malgré le fait que nous n’avions pas pu pratiquer avec notre guitariste de session à cause de la panne de courant des jours précédents. Après être sorti du bar à 3hAM, la décision raisonnable aurait été d’aller se coucher, puisqu’à peine 2h plus tard nous devions nous rendre au terminus d’autobus pour se rendre à Viedma. Plutôt, nous avons décidé d’aller dans un bar voisin, que j’appellerai poliment un « bar à filles de joie ». J’étais très nerveux d’y entrer, puisqu’étant en couple, nul était dans mon intention de faire quoi que ce soit qui pourrait manquer de respect envers l’être aimé. Une fois entré, je me suis vite rendu compte que c’était très semblable à n’importe quel bar de danseuses du Québec, à quelques exceptions près…!  Finalement, 1h30 plus tard nous sommes tous sorti bredouille, mais en s’étant tout de même un peu rincé l’oeil sur les très peu de jolies demoiselles présentes.

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5 avril – Arrivée et show à Viedma 

Suite à notre nuit de non-sommeil, inutile de vous dire que nous nous sommes tous endormis comme des bébés aussitôt assis dans nos bancs d’autobus voyageurs. 4 heures plus tard, le booker du show de Viedma nous attendait au terminus et nous a amené chez lui où son père était fier de nous préparer un met typiquement argentin appelé « Asado ». Il s’agit de saucisses et de boeuf cuit dans un espèce de four en briques à 2 compartiments; d’un coté le feu et de l’autre une grille avec la viande. Celle-ci trainait sur la table au soleil depuis longtemps et était couverte de sel, mais était aussi délicieuse. Ils coupent une baguette de pain, puis mettent la viande entre les deux. Un peu caoutchouteux, mais quand même, je suis en voyage pour déguster des mets nouveaux! Une chose qui me frappe à Viedma est la quantité de chiens errants partout dans la ville. Ça me touche beaucoup puisque j’ai toujours beaucoup aimé les chiens et je trouve cela très triste. Ils sont pour la plupart maigres, mais parfois quelques-uns s’approchent pour se faire flatter. Pour ce qui est du show, il fut mémorable. Notre drummer Steve se faisait demander des photos entre les tounes et le public en redemandait encore et encore. Par la suite, le booker nous a ramener chez lui alors qu’il conduisait son auto en état d’ébriété TRÈS avancé, bière et asado à la main.

6 avril – General Roca, ville des pommes et des poires

Nous sommes arrivés à General Roca en fin de journée, où nous avons une fois de plus dormit uniquement dans le bus. Le show avait lieu dans une école pour handicapés, un peu bizzare! Néanmoins, il y a eu beaucoup de monde et on s’est même fait donner un sac plein de pommes et de poires, fiertés de la région. Il y avait un groupe de death métal appelé Blood Infected ayant un batteur de 16 ans qui était plus qu’impresionnant.  Encore un show où les spectateurs en redemandaient encore et une autre chambre d’hôtel dont on a pas pu profiter car nous devions quitter à 7h pour prendre le bus.

7 avril – Bariloche, ville du chocolat

La ride d’autobus fut superbe! Les paysages étaient à couper le souffle. Les montagnes et le lac (dont j’ignore le nom!) nous ont distrait pendant une bonne partie du voyage. Les argentins nous accompagnant en tournée voyaient de la neige pour la 1ère fois! Une fois arrivé à Bariloche, la vue était tout aussi splendide. Une ville magnifique qui me faisait un peu penser au Vieux-Québec. Cette ville a son cachet bien particulier, ce n’est pas pour rien qu’il s’agit de la ville la plus touristique d’Argentine. Après avoir mangé dans un restaurant chinois, nous nous sommes dirigés vers le bar où nous allions jouer. C’est un petit bar dans un sous-sol ultra humide. Malgré tout, le spectacle a été intéressant et malgré le fait que ce fut le spectacle où il y avait le moins de monde jusqu’à présent, c’est ici que nous avons vendu le plus de ‘merch’. Une fois de plus, nous n’avons pas pu profiter de notre chambre d’auberge de jeunesse pour quitter tôt vers le Chili.

8 avril – Arrivée au Chili

Après 2 ou 3h de route, nous sommes arrivé aux douanes chiliennes, où nous n’avions aucune idée si nous allions pouvoir y entrer. Heureusement, cela s’est fait très facilement. Une seule personne dans tout le bus s’est fait fouiller… et il s’agit de moi! Je n’avais rien d’illégal en ma possession ni rien à me reprocher, mais c’était quand même un stress dont je me serais passé. Quelques heures plus tard, nous sommes arrivés à Puerto Montt, où nous avons du faire changer de l’argent une fois de plus.  Je suis rendu avec des $CAN, $US, PESO Argentin et PESO Chilien dans mon porte-feuille. Puerto Montt est une petite ville sur le bord de l’eau, où la majorité des gens semblent vivre de l’industrie du poisson. Janvier, le booker, nous a amené dans un marché où nous nous croyions à une autre époque. Il y avait des poissons gigantesques gisants sur le sol, des saucissons suspendus à des cordes et des fromages qui trainent sur les comptoirs. Il nous a acheté du saumon qu’il a fait cuire sur un feu dehors. Après plusieurs heures de boucanage, c’était tout simplement divin!

9 avril – Osorno sous la pluie

Pour ceux comme moi qui croyaient que le Chili était un pays chaud où on pouvait se faire bronzer, détrompez-vous!  Il pleut et c’est très frisquet. Dans notre cabane, il n’y a pas de chauffage, seulement un poêle à bois qui ne respire pas et très peu de bois de chauffage. Une petite heure et demi de route et nous voilà arrivés à Osorno dans un petit bar métal bien sympathique. L’ambiance était à la fête et tout le monde présent ont eu beaucoup de plaisir.

10 avril – Retour à Puerto Montt

Après avoir pris le bus à 5h am, nous sommes revenu à notre cabane où il fait terriblement froid et où il n’y a même pas moyen d’avoir du bois. Un petit-déjeuner (à 3h am), puis direction du Bar Trauco où nous avons l’honneur de faire le show d’ouverture! J’ai eu l’occasion de goûter à un alcool local appelé « Pisco » (aucune idée comment l’écrire). Pas mauvais, mais j’en aurais pas bu des tonnes!

11 avril – Épreuve d’endurance 

15h30 d’autobus séparent Puerto Montt et Santiago, la capitale. Nous avons du nous taper tous ça le même jour. Et comme si c’était pas assez, le bus a brisé et on a du attendre 1h avant qu’un autre vienne nous chercher. Comme si c’était pas assez éprouvant! Finalement à minuit, nous sommes enfin arrivés chez les gars de Alavena où leur appartement leur sert aussi de studio d’enregistrement (et vice versa).  Finalement, après 2 semaines comprenant 60h de bus, 15h d’avion et 13 h de train, nous sommes à Santiago où nous y jouerons notre 9e de 18 shows. Il est impossible pour moi de décrire tout ce que j’ai pu voir, entendre et vivre depuis le début de cette aventure. Nous sommes tous exténués, grippés et sales, mais croyez-moi qu’on adore notre trip jusqu’à maintenant. Nous leur montrons à grand coup de black métal ce que ces trois petits canadiens ont dans le ventre!!!

 

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Of hardcore and prog, Of Temples: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Le groupe Of Temples, de Montréal se forme en 2011 et entre en studio peu de temps après avec Antoine Lussier (Ion Dissonance, Obey the Brave, Beheading of a King) pour enregistrer leur premier EP, « Dreamers ». Ils jouent un hardcore technique aux riffs puissants, aux breakdowns lourds et aux mélodies ……….. mélodiques (!!) Leur énergie sur scène est contagieuse et pour vous en convaincre, regardez leur vidéo live officiel de la pièce « Kinship ».

 

 

Si après avoir écouté ce que j’ai mis en haut, vous n’êtes pas sûr, je vous souligne que les gars ont remporté la 1ère ronde du concours « En Route vers le HeavyMtl » lors de la soirée metalcore justement grâce à une excellente performance live. Ceci devrait définitivement vous encourager à vous empiler en face du stage lors de leur passage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.

 

See Ya in the pit

Lex