Critique d’Album: Neige Éternelle – « Neige Éternelle »

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Neige Éternelle

« Neige Éternelle »

(2013)

 

Le black métal est un style de musique qui a évolué énormément depuis la première vague de ce genre qui était constitué généralement de groupe plutôt thrash métal que de black métal. La deuxième vague eut un tout autre impact avec les groupes principalement considérés comme le black métal sous sa forme plus traditionnelle et convoités par les plus grands puristes du style en général de nos jours.

C’est dans cette lignée que le groupe Neige Éternelle trace sa place au sein de la scène pour son 1er album. Le groupe Nord-Côtier n’a pas peur de nous offrir un black métal cru et ‘’old school’’ avec des influences légèrement thrash métal et une sonorité qui cadre parfaitement avec le message que nous lance le groupe; haine, violence et souffrance. Les pièces sont toutes en français et on peut facilement remarquer la haine et la puissance qui se dégage dans la partie vocale. La batterie est bien présente dans le mix et nous offre une rythmique efficace avec un style barbare et même une partie blast beat typique du Death Métal dans la chanson ‘’Fier patriote’’ qui ajoute une touche d’originalité sans sortir de la thématique. La basse à certains moments se démarque bien et ne se contente pas de seulement suivre la guitare chose qui est facilement remarquable dans ‘’Pluie de couteaux’’ et cela confère un élément très appréciable mélodiquement à l’album tout en allant chercher une certaine profondeur que la plupart des groupes traditionnel négligent. D’ailleurs cette pièce est surement celle qui se démarque le plus des autres par son coté exclusivement plus dépressif. La guitare nous offre aussi de bons passages et des enchaînements mélodiques sans pour autant délaisser son côté agressif. C’est un album très homogène au niveau de la composition et on ne sort que très rarement des sentiers battus, chose que je considère parfaite et que j’aime bien entendre dans le black métal du genre.

Si on compare la démo de 2010 et l’album complet, je crois que Neige Éternelle a maintenant trouvé un son qui lui est  propre et offre une évolution positive sur tous les points et ils ont également acquis une certaine maturité.  Par contre, le son de guitare je le préfère nettement sur la démo pour la simple raison d’une meilleur présence dans le mix tout en notant que je n’ai jamais été un fan de guitare avec beaucoup d’effets, ce qui influence probablement mon choix.

Bref, Neige Éternelle est un groupe qui ne laisse pas la scène locale indifférente et j’espère que ce sera le cas aussi de la scène internationale très bientôt, car c’est un groupe qui mérite d’être découvert tant par son authenticité, son nouvel album et son attitude sur scène qui est « on se saoule et on se calisse de vous autres, mangez de la marde’’.  De plus, leur compositions font de ce groupe un groupe différent de la plupart des autres du genre au Québec et ne tombent pas dans le cadre d’une certaine copie d’un groupe déjà très connu. Je recommande cet album sorti sur le label Sepulchral pour tous les fans des groupes du genre, dont Sargeist (premiers albums) , Darkthrone et Peste Noire.

 

8/10

 

Galvanisés pour leur retour, Men « O » Steel: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Les vétérans du pop punk montréalais, Men « O » Steel sont de retour après 17 ans avec le line up original de eur 1er album Can I Have A Piece? sorti en 1996 sur 2112 Records du Union Label Group. Voici « Sleeping head down ».

 

 

Par la suite, ils apparaîtront sur une des nombreuses compilations « Nöel dans la rue » au profit de l’organisme « Dans la rue » qui, comme son nom l’indique, vient en aide aux gens qui vivent dans la rue . Ils interprètent alors la pièce « J’ai vu Maman embrasser le Père Noël ». Ils font aussi partie d’une autre compilation particulière en 1999 alors qu’on les retrouve sur l’album « Short music for short people » qui comprend 101 groupes (dont GWAR, Circle Jerks, Agnostic Front entre plusieurs) qui ont tous enregistré une pièce d’environ 30 secondes. Pour l’occasion, ils offrent « In your head », déjà présente sur leur 1er album, qui atteint 25 secondes.

 

 

Ils ont sorti un 2ème album « Stainless » en 2000 mais déjà le chanteur original avait quitté. Malheureusement, je n’ai pu trouver leur année de séparation mais quelle importance puisqu’ils se sont réunis pour venir nous rocker une dernière (autre!!!) fois et c’est au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 que ça se passe. Venez découvrir un groupe qui, avec The Nils, The Asexuals et autres groupes du genre, égayait la scène pop punk montréalaise au tournant du millénaire.

See Ya in the pit

Lex

Galvanisés pour leur retour, Men "O" Steel: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Les vétérans du pop punk montréalais, Men « O » Steel sont de retour après 17 ans avec le line up original de eur 1er album Can I Have A Piece? sorti en 1996 sur 2112 Records du Union Label Group. Voici « Sleeping head down ».

 

 

Par la suite, ils apparaîtront sur une des nombreuses compilations « Nöel dans la rue » au profit de l’organisme « Dans la rue » qui, comme son nom l’indique, vient en aide aux gens qui vivent dans la rue . Ils interprètent alors la pièce « J’ai vu Maman embrasser le Père Noël ». Ils font aussi partie d’une autre compilation particulière en 1999 alors qu’on les retrouve sur l’album « Short music for short people » qui comprend 101 groupes (dont GWAR, Circle Jerks, Agnostic Front entre plusieurs) qui ont tous enregistré une pièce d’environ 30 secondes. Pour l’occasion, ils offrent « In your head », déjà présente sur leur 1er album, qui atteint 25 secondes.

 

 

Ils ont sorti un 2ème album « Stainless » en 2000 mais déjà le chanteur original avait quitté. Malheureusement, je n’ai pu trouver leur année de séparation mais quelle importance puisqu’ils se sont réunis pour venir nous rocker une dernière (autre!!!) fois et c’est au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 que ça se passe. Venez découvrir un groupe qui, avec The Nils, The Asexuals et autres groupes du genre, égayait la scène pop punk montréalaise au tournant du millénaire.

See Ya in the pit

Lex

Dimanche de Messe Noire à l’Agitée

Il est plutôt rare qu’une tempête hivernale se manifeste si tard qu’à la mi-avril. Pourtant, vendredi et samedi passé nous avons eu droit aux caprices de Mère-Nature en provenance de nos voisins du Sud. Je ne suis pas adepte de croyances populaires, mais d’après moi, c’était un signe. Un signe que les adorateurs du Malin de la Vieille Capitale manigançaient quelque chose. Effectivement, ceux-ci se préparaient à la première venue de l’arrogant trio texan de métal mythologique et occulte dans la plus vieille ville fortifiée d’Amérique du Nord. De plus, en ouverture de soirée, Acédia, un excellent groupe local émergent de Black Metal, donnerait son premier spectacle à vie. Comme si ce n’était pas assez, les bûcherons de Neige Éternelle y présenteraient leur première offrande et les patriotes de Forteresse (après un an d’absence à Québec) participeraient au rituel. Ce dimanche 14 avril s’annonçait donc comme une véritable Messe noire à ne manquer sous aucun prétexte et j’avais extrêmement hâte d’y assister.

Après une journée de travail rocambolesque à nourrir les affamés, un repas rapide et un remplissage de porte-monnaie en vue d’un solide dérapage alcoolique, mon exquise demoiselle et moi prenions le chemin maintenant habituel de l’Agitée. Arrivés sur place peu avant 19 h, nous constatâmes avec plaisir que les disciples de l’innommable de la Capitale étaient aussi excités que nous en vue de cette soirée prometteuse. Une bande de joyeux cadavres avait déjà commencé à se masser des deux côtés de la porte du Temple et de nouveaux morts-vivants affluaient régulièrement malgré le fait que le Soleil n’était pas encore couché. Bientôt nous fûmes rejoints par mes collègues de local de pratique d’Acédia; Pascal « Ascèse » Landry (guitare, voix), Marc « Erebos » Bérubé (guitare), Christian Proteau (basse live) et Julien « Zéphyros » Lebreux (batterie) (que j’ai aussi la chance d’avoir dans mon groupe Endless Horizon, en plus) qui prenaient une pause cigarette et nous firent un brin de jasette. Les gars ne semblaient pas trop stressés et avaient l’air d’avoir très hâte de nous épater avec leur excellente musique, ce qui augurait bien pour leur première prestation à vie. Vers 19 h 10 les portes ouvrirent et aussitôt entrés nous nous dirigeâmes vers le bar pour faire le plein de houblon tout en saluant de nombreux visages familiers : Pat Monarque, François C. Fortin au son, Jeff Plamondon nouvellement guitariste de Riotor, Nicolas Racine de Métal Obscur Blogzine qui venait de réaliser une entrevue avec les membres d’Absu et Max Craig d’Haeres, entre autres. Il est toujours agréable de voir les membres de la scène se déplacer pour prendre une part active aux spectacles! Quelques minutes plus tard nous étions rejoins par Julie « Countess Darya » Drapeau-Renaud, la claviériste d’Endless Horizon et vers 19 h 30 précises les membres d’Acédia prenaient place sur la scène pour leur baptême du feu.

Après une courte introduction orchestrale (la fin du Kyrie du Requiem polonais de Krzysztof Penderecki pour les intéressés), les gars entamèrent le massacre avec « La mort me guette », première pièce de leur album L’Exil qui est disponible en téléchargement gratuit sur Bandcamp depuis novembre 2012. Aussitôt leur immense talent musical nous frappa alors que la foule demeurait circonspecte devant la nouveauté de l’assaut musical qui leur était présenté. Acédia nous livra une prestation sans faille de leur Black Metal suicidaire, dépressif et hautement technique. Ascèse, issu du milieu de la composition jazz, présente des motifs de guitare à la limite du possible sur une guitare rythmique typiquement Black d’Érébos et un tonnerre de batterie de Zéphyros qui ajoute des subtilités jazzées par endroits. Christian, qui n’est pas un membre officiel d’Acédia, mais qu’ils ont recruté pour jouer la basse lors des spectacles, nous fit une belle démonstration de son talent incroyable, lui qui est aussi issu du jazz où il officie comme contrebassiste. Malgré le fait que la foule, excepté Jonathan Gauthier, ma douce et moi, demeurait à quelques mètres de la scène et écoutait attentivement sans bouger, plus la prestation avançait, plus les réactions entre les pièces se faisaient bruyantes et plus la foule approchait de la scène, ce qui est un très bon signe pour les membres du groupe. Bien que leur prestation fut largement réussie sur le plan technique et de la précision musicale, quelques critiques peuvent être soulevées au point de vue de la présence scénique du groupe. En effet, hormis Erebos et Zéphyros qui brassaient la tête comme des damnés, les deux autres musiciens semblaient un peu plus statiques, ce qui peut être en partie dû à la complexité technique de leur musique. En outre, Ascèse est demeuré silencieux entre les pièces tout au long de la performance ce qui m’a un peu déçu. Quelques interventions bien placées auraient pu contribuer à susciter de plus vives réactions de la foule surtout lors d’un premier spectacle, mais on peut tout de même dire que c’est mission accomplie pour Acédia qui clôtura sa prestation de trente minutes avec la superbe « L’Exil ».

À peine avions-nous eu le temps de se ressaisir de la performance d’Acédia, que Neige Éternelle prenait déjà place sur scène pour nous livrer une sélection de pièces tirée de leur excellent premier album de Black/ Thrash, parfois à la limite du Punk. Mes attentes étaient particulièrement élevées pour la prestation des originaires de la Côte-Nord les ayant déjà vu sévir lors du Black Metal Origines II en 2012 où ils m’avaient impressionné par leur présence scénique haineuse et blasphématoire. Ouvrant la prestation avec « Cri de guerre », Sti (Voix) et sa bande de damnés eurent droit aux premiers moshpits de la soirée, malheureusement leur prestation allait connaître quelques ratées techniques. En effet, dès la fin de la première pièce, Faüst (batterie, back vocal) se leva en furie et précipita son micro à terre; sa pédale double avait lâché. La prestation fut donc interrompue pour quelques minutes, le temps de la remplacer, mais le batteur qui était par ailleurs excellent, éprouva encore quelques difficultés en raison d’un kit auquel il ne semblait pas familier. Gratifiant la foule de leurs invectives, douches de bière et de sang, attitude haineuse et insultes habituelles, les membres poursuivirent leur prestation qui semblait toutefois un brin moins énergique que ce à quoi je m’attendais et était cette fois dépouillée de flagellation de branches de sapin. Toutefois, il faut comprendre que les gars avaient dû monter de la Côte-Nord jusqu’à Montréal au spectacle de la veille et ensuite se diriger à Québec pour ce spectacle, la fatigue était donc normale. Malgré ces quelques failles, Neige Éternelle reste extrêmement intéressant à voir en spectacle et la foule démontra son appréciation en demandant un rappel. Le groupe s’exécuta avec une toute nouvelle pièce qui n’a pas encore été enregistrée et les gars purent quitter la scène satisfaits de leur prestation malgré les problèmes techniques, ce qui me sera confié par Sti et Faüst lors d’une jasette subséquente, alors que je me procurais leur album éponyme.

Profitant d’une pause un peu plus longue avant l’entrée en scène de Forteresse, nous allâmes dehors dans le double but d’évacuer la chaleur (la salle était maintenant pleine à craquer et la chaleur suffocante) et de partager une cigarette magique avec nos acolytes. La pause terminée nous nous faufilions jusqu’à l’avant afin d’assister au rituel livré par les vétérans du Métal Noir québécois. Là, je me dois d’avouer que mes attentes étaient plutôt modérées, car bien que je reconnaisse le talent, l’influence et la qualité de la carrière de Forteresse, leur matériel qui se situe dans la veine du Black Metal ambiant ne m’a jamais vraiment accroché sur disque. Cependant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que leurs pièces prennent une tout autre puissance sur scène! Le caractère ambiant des motifs de guitare développés sur scène par Monarque et Moribond, la basse vibrante de Matrak, la batterie puissante de Fiel ainsi que les hurlements à glacer le sang d’Athros m’ont littéralement emporté dans un état second favorisé par ma consommation d’alcool et de stupéfiants. La performance était précise et les membres du groupe ont eu un plaisir évident à jouer alors que la foule était maintenant totalement réceptive se risquant même à mosher sur une musique beaucoup plus ambiante que violente. La prestation de Forteresse fut donc une excellente surprise pour moi et je devrai donc immédiatement réécouter de leur musique sur disque, parce que j’ai l’impression d’avoir passé à côté de quelque chose.

C’était maintenant à la tête d’affiche de s’exécuter et il était évident que la foule attendait Absu de pied ferme. En vingt-deux ans de carrière, le trio de Dallas, Texas n’avait jamais donné de spectacle à Québec, les métaleux de la ville comptaient donc leur montrer toute la folie dont ils sont capables. La prestation très attendue d’Absu débuta donc sur les chapeaux de roue avec leur attaque sans merci de Thrash/Speed Metal teinté de Black Metal et d’éléments psychédéliques et jazz. Aussitôt la fosse se déchaîna et l’ambiance devint survoltée. Disons les choses comme elles sont, Proscriptor McGovern (Batterie/voix), Ezezu (basse/voix) et Vis Crom (Guitare) sont de véritables malades sur scène. Le batteur martèle ses peaux à une vitesse et avec une technicité incroyable tout en chantant une bonne part des chansons de sa voix typiquement Black, râpeuse à souhait. Le Bassiste utilise sa voix plus thrash le reste du temps avec son attitude sombre et le guitariste est un déchaîné. La prestation de quatre-vingt-dix minutes se déroula à un rythme effréné, à l’image de la musique du groupe, entrecoupée par les interventions bien maléfiques et énergiques du batteur-chanteur qui quitta la batterie, remplacé par un membre de l’entourage d’Absu pour exécuter le rôle de frontman à la dernière pièce du spectacle. Avec son set pleine longueur, Absu nous livra plusieurs de ses classiques dont l’inévitable « Swords And Leather », qui rendit la foule démente et de nombreuses pièces tirées de leur trilogie entamée en 2009 avec Absu et 2011 avec Abzu. Les Texans ont donc démontré à ses fanatiques de Québec que l’attente en avait valu la peine et laissa un champ de bataille jonché de débris de bouteilles en guise de salle, mais les spectateurs continuèrent à en redemander jusqu’à ce que les lumières s’ouvrent sur la foule en délire. C’est signe qu’Absu ne devra pas attendre encore vingt ans avant de revenir nous casser la figure avec sa musique endiablée. Pour notre part nous continuâmes la fête jusqu’aux petites heures du matin, n’ayant aucune obligation à remplir le lundi!

En somme, ce spectacle aura été une réussite totale pour Sepulchral Prods qui nous a amené de la visite rare accompagnée de groupes québécois variés tout en demeurant dans la lignée du métal sombre. En effet, au cours de la même soirée nous avons eu droit à du DSBM, du Black/Thrash à tendance punk, du Black ambiant et du Blackened Speed/Thrash. Ce spectacle a prouvé encore une fois qu’une affiche variée et de qualité garnie de groupes québécois de qualité et d’une tête d’affiche monstrueuse est garante de succès, peu importe le soir de la semaine, dans une scène Black Metal en santé comme celle de Québec. Chapeau à Sepulchral Prods et à tous les groupes invités et un salut particulier à Acédia qui a assuré à sa première présence sur scène.

Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

 

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La Décapiteuse # 7

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse # 7

Bovine – The Sun Never Sets on the British Empire

2013, jusqu’à date, c’est un ramassis de progressif technique, de jazz fusion meets blues flourishes, et de power metal théâtral. Ces trois styles sont ceux qui dominent le plus mon radar ces temps-ci en terme de nouvelles releases et honnêtement peu importe à quel point j’peux commencer à trouver que certains des albums correspondant à ces trois catégories réussissent à me convaincre assez fort pour que j’analyse leur potentiel en m’étalant sur les détails à en plus finir (si vous écoutez mon show, vous l’savez en masse; j’suis obsédée et vraiment pointilleuse) j’suis contente en sale quand j’finis par me ramasser sur des albums qui abordent des sous-styles qui sont moins dans le spotlight depuis Janvier. BOVINE, c’est une formation de Birmingham (UK) qui a été emmenée sous mon oeil scrutateur par Scott Alisoglu de Clawhammer PR plus principalement. Il m’a convaincue de porter attention à ce que je considérais au début être un espèce de post-rock assez plate et prétentieux merci. En ce sens, vous allez facilement vous imaginer ma surprise quand, suivant son conseil, je suis allée me claquer leur 2e promo track  »Thank Fuck I Ain’t You », et que j’ai découvert un espèce de version réinventée du grunge des plus primitifs des années 90 qui est tout simplement plus renversant et ahurissant que le ALICE IN CHAINS moderne que j’ai pu entendre et apprécier sur  »Black Gives Way to Blue ». L’énergie qui émane de chacune des tracks de l’album me fait aussi penser à ce que j’apprécie particulièrement de  »Bleach » de NIRVANA; le frontman s’époumonne comme un damné autant qu’il sait s’armer d’un sens de la mélodie expérimentale mais absolument spot-on. Le drummer est en psychose totale en vargant sur son kit comme s’il jouait du death metal mais en prêtant son agressivité au contexte, harmonieusement. Notez que cet album-là est releasé par FDA Rekotz, label qui back habituellement du death metal oldschool totalement dépourvu du sens des compromis (en d’autres mots, si vous êtes un accro du DM, vous devriez savoir que cette compagnie va vous rendre muets comme des carpes à force de vous faire découvrir du stock de malade que vous connaissiez pas avant qu’ils se fassent signer par eux). C’est pas rare que je donne des 10/10 au matos promotionnel qu’ils m’envoient, dans ma tête ils sont parmi l’élite des labels underground. BOVINE, c’est une preuve assez solide qui mérite ce rating et absolument rien de moins.

 

 

Flotsam and Jetsam – Ugly Noise

Étant pas totalement familière avec le vieux stock de F&J, j’me suis ramassée à écouter  »Ugly Noise » à travers un filtre assez clean slate merci; étant quelqu’un qui suit l’actualité et qui entend toutes les nouveautés à mesure qu’elles font surface sur Blabbermouth, je savais aussi que ces gars-là sont pas du tout obsédés avec l’idée folle de faire la même affaire pendant des années de temps en boudant leurs besoins créatifs, peu importe à quel point ceux-ci peuvent devenir loufoques et éloignés de leur style de base. Pour ceux qui l’savent pas, ces dudes-là sont un band de thrash de renommée qui ont déjà travaillé avec Jason Newsted. Quand j’ai entendu un preview de leur nouveau stock une coupe de semaines avant d’entendre l’album, je trouvais leur approche assez timide, sauf que j’avais un bon feeling que chacune des tracks aurait une identité unique au lieu d’être un espèce d’arrache-pied qui sonne comme la même toune garrochée dans ma face douze fois d’affilée. Là-dessus, j’avais pas tort – ils perdent pas leur côté thrash mais y intègrent des hooks catchy et accessibles. Jusque là, ça sonne comme un cauchemar des plus merdiques mais attention; c’est le genre de hooks qui sonnent années 80 en masse. Le desesperado dans la voix du chanteur est absolument sincère et charismatique mais il essaye pas d’emmener une vibe Beauty & The Beast – il réussit plutôt à avoir un vocal plus on-the-dial que Chuck Billy par example, et parlant de ça, les tounes mid-tempo qu’on a ici font très TESTAMENT. La production est un peu dans le même style que leur vieux stock, étant assez thin et airy, mais ici c’est une maudite bonne affaire, ça se prête au contexte un peu libertin du songwriting. Pratiquement la moitié de l’album nous garroche des tounes qui sont assez débiles pour être considérées comme des gros hits; la deuxième partie devient un peu worn out et gossante à écouter vu que le mood des lyrics et la musique semblent pas fitter ensemble et la note est visiblement plus forcée. L’authenticité des premières tracks est telle que si l’album au complet était aussi bon que le début l’est, ça s’aurait mérité un beau gros dix, mais je reste sur le 7.5 ici. Cet album-là a une grosse valeur pour moi sur le plan personnel et ça risque d’être pareil pour ceux qui aiment le thrash mélodique fâché et sombre à souhait, mais techniquement, je l’aurais raccourci pour assurer une efficacité qui se plante pas face la première sur le ciment à mi-chemin.

 


Memory Garden – Doomain

Comme j’disais plus tôt cette semaine sur mes heures de travail en me promenant sur Face de Book pendant mes petits breaks entre mes listening sessions matinales, c’est fou à quel point CANDLEMASS s’est cassé la gueule solide avec leur dernier album (presumably leur espèce de swansong). J’ai pas du tout catché leur intention avec le feel ou la direction du songwriting sur ce CD et je suis tout de même encore et toujours adepte de  »Death Magic Doom ».  »DmD », c’est un album qui m’a fait commencer à apprécier ce qu’on appelle communément le Epic Doom Metal et ceci est la raison qui explique pourquoi j’ai commencé à adopter CANDLEMASS et à me claquer cet album-là un bon quinze fois par mois dans ma début-vingtaine. Le fait qu’ils aient quitté la scène sur une note plus fétide m’a carrément déçue et surprise. N’empêche que y’a moyen de se consoler; MEMORY GARDEN nous arrivent sur Metal Blade avec  »Doomain », qui prouve de façon draconienne qu’ils sont juste dix fois mieux que l’idée qu’on peut se faire d’eux à la première écoute de leurs promo tracks. Leurs riffs sont lugubres et cassants, leurs hooks sont du génie qui impressionerait probablement Tony Iommi, leurs mélodies donnent des frissons dans le cerveau, et leurs expérimentations sont toujours des maudites bonnes idées. Je m’explique sur ce dernier point; les projets scientifiques au coeur d’un style qui se prête pas vraiment aux tournures de songwriting bizarres, c’est souvent hit and miss et surtout honnêtement loin d’être nécessaire, mais sur un album comme  »Doomain », les gars ont un sixième sens – ils détectent pratiquement toujours ce que la personne qui écoute veut entendre à mesure que l’album avance. L’élégance de leur approche est tellement notable et expérimentée que c’est facile de dire que ces gars-là sont le signe principal que ce style-là est pas en train d’étouffer cette année, enfoui en dessous des soundtracks de laboratoire prog qui ont le don de remplir l’espace de stockage de ma inbox de manière presque surreal dernièrement.

 

 

En gros, je suis satisfaite de ma semaine; ces trois albums-là vont marquer tout le monde sans exception. Si vous prétendez vous en sacrer complètement c’est que vous avez mal écouté.

Pour entendre des extraits, branchez-vous sur mon show,  »C.R.O.C. Underground Metal », que ce soit directement sur Ondes Chocs, ou en téléchargeant en suivant mon lien Podomatic cette semaine.

-Noch