Rocké, fuzzé, stoné

Mardi soir avait lieu le retour en ville de Fu Manchu. Extensive Enterprise avait organisé une soirée au Club Soda qui comprenait également Bloodnstuff et Hey Sugar.

 

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L’affiche disait portes 19h00, show 20h00 alors j’y arrive vers 19h30 question de rejoindre Alain de Québec-Métal qui m’accompagnait pour faire la couverture photographique. Je sais que ce n’est pas son style musical et que si je ne lui avais pas demandé, il aurait sûrement skippé ce show. C’est cool qu’il aie donc accepté de m’accompagner.

Je n’ai pas eu trop de difficulté à le trouver en dedans parce que, lorsque je me suis pointé dans la salle, on était à peu près 20. Je peux vous dire que ça paraît vide. J’ai alors eu comme une légère anxiété quant à la soirée. On était quand même qu’à une demi-heure du show. C’est avec un peu de retard que le show a commencé mais ça n’avait toujours pas permis de mettre du monde dans la salle. Une chance que les chums et fans de HEY SUGAR ne voulaient pas les manquer et se sont massés au devant de la scène.  Et j’imagine qu’ils n’ont pas été déçu. Moi, je ne l’ai pas été. Pourtant la recette est simple. La section rythmique basse-guitare assurée par les 2 vocalistes, JF et Marc, est définitivement rock mais avec un petit edge agrémenté des solos de leur lead guitar, Jessy. Où c’est cool c’est qu’ils ont une approche seventies mais dans un mood plus thrashy que Neil Young (!)  L’utilisation du vieil orgue Hammond XK-3 qui a participé à 2 des pièces de leur prestation a ajouté une touche qui m’a rappelé des groupes comme Kansas et Boston. Peut-être que j’en perds plusieurs avec mes villes américaines mais pour les plus curieux, je vous met Foreplay Longtime de Boston. Je vous rappelle qu’on est en 1976 et que c’est pas mal plus heavy que le rock de l’époque en gardant une base pop caractéristique.

 

 

Maintenant que vous avez écouté Boston, je peux vous dire que c’est dans un style pas mal plus thrash que l’orgue rentrait dans Hey Sugar pis le claviériste (man, j’ai pas catché ton nom mais nice job) se démène comme un « yable » dans l’eau bénite. Parlant de démener, mention honorable aussi au drummeur, Peter,  dont j’ai bien aimé la façon de jouer et comment il était dedans.  Une belle prestation en ouverture qui a rameuté au devant de la scène, la foule qui continuait à arriver ce qui est bon signe.

 

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Le changement de gear devait encore nous amener une particularité visuelle. Le drum de BLOODNSTUFF est translucide et bleu pâle. Alain me faisait la remarque que ça faisait penser à un aquarium! J’ai plutôt pensé aux « Glass Snowball », tsé les boules avec un paysage enneigé à l’intérieur qu’on shake pour faire une tempête. Y’a peut-être une idée à travailler là … Autre particularité, c’est un duo. Avec le drummeur, y’a un guitariste. Mais ça s’arrête là le duo. Parce que la guitare de Ed a 2 gros fils qui en sortent et opère avec une trolée de pédales qui font des boucles, des échos et naturellement de la distortion. Tout ça fait en sorte que la superposition des couches de son fait comme si y’avait 2 guitaristes parfois ou une basse et une guitare, et on a même eu droit à un bruit d’orgue sortant de son ampli. À partir de là, on pouvait s’attendre à toutes sortes de choses et on a été servi à souhait. Dylan derrière le drum s’occupe pour sa part de créer toutes sortes de rythmiques qui servaient justement à déconstruire ces patterns qui parfois peuvent devenir répétitifs. J’avais le plaisir d’entendre que le drum n’accompagnait pas la guitare mais plutôt, la challengeait dans ses riffs. Pis pour rajouter au plaisir, comme ils ne sont que 2, le drum était en avant de la scène et placé de côté ce qui permettait de bien voir Dylan et d’apprécier les transitions qu’il gérait. En jasant avec des amis après leur prestation, certains disaient avoir été parfois perdu dans la complexité de certaines pièces. Je dois avouer que la prestation qu’ils ont offert a semblé laisser place à quelques improvisations mais si vous vous taper l’album (Dylan me l’a remis après leur spectacle), vous aurez une mouture postrock nu-gaze qui rappelle parfois les Ringo Deathstarr et en même temps les Sonic Youth. Intéressant!

 

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Le groupe FU MANCHU est monté sur scène devant un parterre qui était maintenant bondé de monde et continuait de se remplir (Y’a même du monde qui sont arrivés pour les 2 dernières pièces de la soirée n’ayant pas consulté l’horaire de la soirée!!) D’ailleurs, Hill, leur chanteur, n’a pas manqué de remercier la foule de s’être déplacée en si grand nombre pour un show un « F***in’ Tuesday ». Ils pouvaient maintenant nous jouer le programme de la soirée, soit l’album « The action is go » au complet, qu’ils ont complété avec 3 succès tirés d’une carrière de plus de 20 ans, finissant la soirée avec « King of the road ». « INDEED »! Les gars nous ont montré pourquoi ils sont une référence dans le monde du stoner rock depuis les tout- début. C’est sûr qu’ils ne révolutionnent plus rien aujourd’hui mais ils continuent à composer des pièces catchys aux riffs entraînant qui ont toujours été leur marque de commerce. Et ils nous envoyé leurs pièces avec l’assurance des vétérans qu’ils sont, ajoutant quelques petites passes dans certaines, et naturellement la foule a embarqué tout de suite. On pouvait entendre une rumeur dans la foule de gens qui chantaient les paroles et toutes les têtes bougeaient à l’unisson. C’est toujours cool de voir des gars qui savent occuper le stage et embarquer une foule. Tsé, ils savent quand c’est le temps de s’avancer frontstage pour leur solo et aussi laisser la place aux autres quand c’est leur tour que ce soit Balch, Hill, Davis ou même Reeder dont le drum est monté sur une plateforme ce qui permet de mieux le voir à l’arrière. Vraiment un bon show dans une belle atmosphère relax où tout était pas mal parfait. D’ailleurs, le Club Soda me surprend toujours à quel point le son y est bon peu importe le style musical. Bravo!

Lex

Remerciements à Extensive Enterprise pour les accès et Québec-Métal pour cette collaboration.

 

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Rocké, fuzzé, stoné

Mardi soir avait lieu le retour en ville de Fu Manchu. Extensive Enterprise avait organisé une soirée au Club Soda qui comprenait également Bloodnstuff et Hey Sugar.

 

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L’affiche disait portes 19h00, show 20h00 alors j’y arrive vers 19h30 question de rejoindre Alain de Québec-Métal qui m’accompagnait pour faire la couverture photographique. Je sais que ce n’est pas son style musical et que si je ne lui avais pas demandé, il aurait sûrement skippé ce show. C’est cool qu’il aie donc accepté de m’accompagner.

Je n’ai pas eu trop de difficulté à le trouver en dedans parce que, lorsque je me suis pointé dans la salle, on était à peu près 20. Je peux vous dire que ça paraît vide. J’ai alors eu comme une légère anxiété quant à la soirée. On était quand même qu’à une demi-heure du show. C’est avec un peu de retard que le show a commencé mais ça n’avait toujours pas permis de mettre du monde dans la salle. Une chance que les chums et fans de HEY SUGAR ne voulaient pas les manquer et se sont massés au devant de la scène.  Et j’imagine qu’ils n’ont pas été déçu. Moi, je ne l’ai pas été. Pourtant la recette est simple. La section rythmique basse-guitare assurée par les 2 vocalistes, JF et Marc, est définitivement rock mais avec un petit edge agrémenté des solos de leur lead guitar, Jessy. Où c’est cool c’est qu’ils ont une approche seventies mais dans un mood plus thrashy que Neil Young (!)  L’utilisation du vieil orgue Hammond XK-3 qui a participé à 2 des pièces de leur prestation a ajouté une touche qui m’a rappelé des groupes comme Kansas et Boston. Peut-être que j’en perds plusieurs avec mes villes américaines mais pour les plus curieux, je vous met Foreplay Longtime de Boston. Je vous rappelle qu’on est en 1976 et que c’est pas mal plus heavy que le rock de l’époque en gardant une base pop caractéristique.

 

 

Maintenant que vous avez écouté Boston, je peux vous dire que c’est dans un style pas mal plus thrash que l’orgue rentrait dans Hey Sugar pis le claviériste (man, j’ai pas catché ton nom mais nice job) se démène comme un « yable » dans l’eau bénite. Parlant de démener, mention honorable aussi au drummeur, Peter,  dont j’ai bien aimé la façon de jouer et comment il était dedans.  Une belle prestation en ouverture qui a rameuté au devant de la scène, la foule qui continuait à arriver ce qui est bon signe.

 

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Le changement de gear devait encore nous amener une particularité visuelle. Le drum de BLOODNSTUFF est translucide et bleu pâle. Alain me faisait la remarque que ça faisait penser à un aquarium! J’ai plutôt pensé aux « Glass Snowball », tsé les boules avec un paysage enneigé à l’intérieur qu’on shake pour faire une tempête. Y’a peut-être une idée à travailler là … Autre particularité, c’est un duo. Avec le drummeur, y’a un guitariste. Mais ça s’arrête là le duo. Parce que la guitare de Ed a 2 gros fils qui en sortent et opère avec une trolée de pédales qui font des boucles, des échos et naturellement de la distortion. Tout ça fait en sorte que la superposition des couches de son fait comme si y’avait 2 guitaristes parfois ou une basse et une guitare, et on a même eu droit à un bruit d’orgue sortant de son ampli. À partir de là, on pouvait s’attendre à toutes sortes de choses et on a été servi à souhait. Dylan derrière le drum s’occupe pour sa part de créer toutes sortes de rythmiques qui servaient justement à déconstruire ces patterns qui parfois peuvent devenir répétitifs. J’avais le plaisir d’entendre que le drum n’accompagnait pas la guitare mais plutôt, la challengeait dans ses riffs. Pis pour rajouter au plaisir, comme ils ne sont que 2, le drum était en avant de la scène et placé de côté ce qui permettait de bien voir Dylan et d’apprécier les transitions qu’il gérait. En jasant avec des amis après leur prestation, certains disaient avoir été parfois perdu dans la complexité de certaines pièces. Je dois avouer que la prestation qu’ils ont offert a semblé laisser place à quelques improvisations mais si vous vous taper l’album (Dylan me l’a remis après leur spectacle), vous aurez une mouture postrock nu-gaze qui rappelle parfois les Ringo Deathstarr et en même temps les Sonic Youth. Intéressant!

 

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Le groupe FU MANCHU est monté sur scène devant un parterre qui était maintenant bondé de monde et continuait de se remplir (Y’a même du monde qui sont arrivés pour les 2 dernières pièces de la soirée n’ayant pas consulté l’horaire de la soirée!!) D’ailleurs, Hill, leur chanteur, n’a pas manqué de remercier la foule de s’être déplacée en si grand nombre pour un show un « F***in’ Tuesday ». Ils pouvaient maintenant nous jouer le programme de la soirée, soit l’album « The action is go » au complet, qu’ils ont complété avec 3 succès tirés d’une carrière de plus de 20 ans, finissant la soirée avec « King of the road ». « INDEED »! Les gars nous ont montré pourquoi ils sont une référence dans le monde du stoner rock depuis les tout- début. C’est sûr qu’ils ne révolutionnent plus rien aujourd’hui mais ils continuent à composer des pièces catchys aux riffs entraînant qui ont toujours été leur marque de commerce. Et ils nous envoyé leurs pièces avec l’assurance des vétérans qu’ils sont, ajoutant quelques petites passes dans certaines, et naturellement la foule a embarqué tout de suite. On pouvait entendre une rumeur dans la foule de gens qui chantaient les paroles et toutes les têtes bougeaient à l’unisson. C’est toujours cool de voir des gars qui savent occuper le stage et embarquer une foule. Tsé, ils savent quand c’est le temps de s’avancer frontstage pour leur solo et aussi laisser la place aux autres quand c’est leur tour que ce soit Balch, Hill, Davis ou même Reeder dont le drum est monté sur une plateforme ce qui permet de mieux le voir à l’arrière. Vraiment un bon show dans une belle atmosphère relax où tout était pas mal parfait. D’ailleurs, le Club Soda me surprend toujours à quel point le son y est bon peu importe le style musical. Bravo!

Lex

Remerciements à Extensive Enterprise pour les accès et Québec-Métal pour cette collaboration.

 

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Échos d'Outre-Monde

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Vol. 2  – No.6 : Une ténacité faite de fer!

 

Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!

Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.

De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.

 

Hell

 

Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.

Imperial Vengeance

 

 

Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai  donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.

Eradikator

 

Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.

 

Gloryhammer

 

Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

Échos d’Outre-Monde

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Vol. 2  – No.6 : Une ténacité faite de fer!

 

Déjà la 16e chronique, et plus de 50 groupes sans aucun congé, on peut dire que ma ténacité est faite de fer! N’est-ce pas? Lorsque mes forces m’abandonnent et que je songe à prendre une courte pause, je repense à certains groupes qui ont eu une longue carrière témoignant de cette ténacité de fer, un seul endroit me vient en tête, le Royaume-Uni!

Considéré comme le berceau du Heavy Métal, le Royaume-Uni compte dans ses rangs quelques-uns de ces pionniers à l’origine du métal tel qu’on le connait aujourd’hui et qui sont toujours actifs plusieurs décennies plus tard, ainsi; Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Motörhead, Iron Maiden, Venom et Saxon ne sont que quelques exemples parmi les plus célèbres de cette ténacité britannique.

De la fin des années 60 avec le hard rock et le début du métal jusqu’au milieu des années 80 avec la New Wave of British Heavy Metal, les groupes britanniques ont conservé un rôle dominant dans une scène métal mondiale qui amorçait son expansion, ensuite cette domination s’estompa peu à peu, sans toutefois nous priver de l’esprit innovateur de groupes tel que Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cradle of Filth, Bal-Sagoth, Dragonforce ou Alestorm, qui ont toujours permis à la scène britannique de demeurer dans une classe à part.

 

Hell

 

Il y a de ces groupes qui semblent frappés par une malédiction et qui malgré le niveau de leur talent ou leurs efforts, se solderont par un échec aux conséquences dramatiques. C’est possiblement ce qui résume la situation de ce groupe de Nottingham formé en 1982 pendant la nouvelle vague d’Heavy métal britannique. Hélas, un malencontreux concours d’événements provoqué par la fermeture de leur label de disque deux semaines avant leur entrer en studio pour l’enregistrement de ce premier album tant attendu, a causé le départ de Kevin Bower ainsi que la dissolution éventuelle du groupe peu de temps après, menant jusqu’au suicide du chanteur/guitariste Dave Halliday au monoxyde de carbone en 1987. Près de 25 ans se seront écoulé avant qu’Andy Sneap, maintenant connu pour son propre groupe Sabbat et surtout pour son travail en studio avec Accept, Exodus, Testament et plusieurs autres, brise cette malédiction et reprenne là où son maître avait laissé, avec le reste des membres du groupe et un nouveau chanteur et frère de Kevin, David Bower. Fidèle à l’original, et profitant d’un retour aux sources du Heavy Métal, Hell délivra finalement cet album, dédié à la mémoire de David Halliday, se composant en totalité de pièces authentiques, écrites entre 1982-1986.

Imperial Vengeance

 

 

Bien que par son côté théâtrale, lugubre et épique, Imperial Vengeance semble être un proche parent de ses compatriotes Cradle of Filth, dont le maître d’œuvre Charles Hedger s’est retrouvé bassiste et ensuite guitariste à l’époque pas si lointaine de Thornography, Imperial Vengeance ne peut nullement être considéré comme un de ses clones. Qualifié de Dark Aristocratic Metal par le groupe même, cette définition n’offre que très peu d’explications sur la nature même de la musique écrite par ce duo. Je vous laisserai  donc tirer vos propres conclusions avec The voice of Thelema tirée de leur deuxième album intitulé Black Heart of Empire paru en 2011. N.B. : Tous les extraits disponibles sur Youtube de cet album sont tous tronqués de quelques secondes avant la fin, et la pièce ci-dessous ne fait malheureusement pas exception.

Eradikator

 

Quand on pense thrash metal, on pense tout de suite à l’Allemagne ou les États-Unis, pourtant le Royaume-Uni possède également son lot de formations thrash; d’Atomkraft à Xentrix en passant par Onslaught, et plus récemment, Evile, Gama Bomb et ce petit dernier, Eradikator de Birmingham. Cet énergique quatuor, clairement influencé par le thrash de la Bay Area et plus particulièrement par le bon vieux Metallica, est définitivement sur terre pour casser la baraque avec leur premier album sorti en 2012 du nom de Dystopia, un terme selon moi trop utiliser depuis quelque temps.

 

Gloryhammer

 

Difficile de se prononcer sur le réel sérieux du nouveau projet de Christopher Bowes d’Alestorm qui se cache constamment sous sa capuche de mage, mais bien que les paroles fantaisistes de Tales of The kingdom of Fife, peuplées de dragons magiques, de chevaliers en armure et d’invasion de licornes en feront sourire plus d’uns. Le support musical, ainsi que la performance vocale de Thomas L. Winkler (Emerald) sont plus qu’adéquats et résulte en un Power Métal Symphonique de qualité supérieure.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

Premier extrait en primeur de INEXTALIS – « Last Scene »

Inextalis est la nouvelle incarnation d’Amnesia, un band de death métal progressif de la région de Québec qui est revenu sur la scène après une première apparition dans les années 1990.  Depuis, la formation est revenue sur scène, mais encore plus important, elle est entrée en studio avec Antoine Baril (Hémisphère Studio) pour enregistrer du nouveau matériel.

Ondes Chocs est fier d’aujourd’hui présenter le premier extrait de « Catatonic Universe » qui devrait paraître vers la mi-mai.  « Last Scene » est le nom de cette pièce qui vous est offerte dans le lecteur ci-dessous et vous pourrez entendre l’évolution du son du band qui garde sa sonorité death métal étoffé, mais qui présente aussi l’inclusion de ‘clean vocals’.  Le band me dit que l’album sera diversifié, comprendra huit tracks et vous gardera en haleine pour près de 60 minutes.

J’ai vraiment hâte de leur parler, mais maintenant je me ferme la gueule et je vous présente « Last Scene ».

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