Pousser l’Underground À l’Extrême

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À mon grand étonnement, je réussis encore à trouver des trucs inédits et incroyables après tant de shows et discussions avec le monde underground.  Pas que je pensais avoir tout vu, loin de là, mais en même temps, trouver un angle différent et intéressant dans la couverture d’un show me semblait plus compliqué que ce l’est en réalité.  J’ose croire que ma curiosité débordante est là pour quelque chose.

Vous vous rappelez cette soirée unique à la salle Noise Isn’t Noise que j’avais décris dans cet article pour Ondes Chocs?  Hey bien mercredi passé je me retrouvais à la même adresse, mais ciboire… dans le sous-sol!  Yep, l’appartement de David Raymond Leblanc avait été apprêté de façon à ce que trois bands puissent se produire dans un show secret/privé et aussi accueillir une foule sélectionnée par nos deux comparses.  Pourquoi deux? Parce qu’un dénommé Adam est le partenaire de David dans ses projets de fous dans la scène underground et que je me suis aussi permis de l’avoir en entrevue vidéo pour nous expliquer pourquoi la salle thrash a fermée ses portes, mais aussi nous parler de la soirée de mercredi, leurs projets futurs et bien d’autres sujets de leur milieu.  Si vous êtes intéressés, voici ce court entretien:

 

J’avais reçu l’invitation il y a un bon bout de David et il voulait également que Alex Deleon Cativo, notre photographe/vidéaste de Québec (voir sa page facebook), soit sur place pour prendre ses photos de débiles, qui sont d’ailleurs offertes dans cet article.  You got it, man!

J’avais des commissions à faire en soirée, alors j’ai demandé à Alex d’acheter la bière (fuck, je t’ai pas encore payé, man!), car la salle est « bring your own fucking alcohol! ».  Je m’occupais du reste des divertissements et je suis arrivé vers 20h10 pour un show qui allait commencer vers 20h40.  Je passe la porte de garage, traverse le monde qui se trouvait dans le passage menant à la porte du sous-sol et je me faufile dans l’étroite escalier pour arriver dans la cuisine à notre ami, où se trouvait des membres du groupe Saccage qui jouait cette soirée là.  On jase un peu, je mets mon ‘coat’ au « vestiaire », je commence la consommation et je sonde les lieux:

– le four a été enlevé pour permettre plus de place en face de la « scène ».  Je vais les faire où mes ‘blasts’, man??

– des panneaux de bois ont été appliqués sur les murs les plus exposés à la violence anticipée pour ne pas les abîmer.

– les comptoirs ont été dégarnis pour nous permettre de mettre nos breuvages et autres.

– la scène se situe dans le salon et le ‘backstage’ est dans la chambre.  On parle d’un environnement d’environ 8 mètres de profond par 6 mètres de large.  Des images vidéos sont disponibles dans le vidéo ci-dessus.

– Une poutre de soutien juste en avant de la ‘scène’ et dans le milieu de la place est entourée d’une sorte de matelas (ou de quoi du genre) et tapé pour éviter les blessures sur la barre de fer.

– David a acheté des bouchons pour les oreilles… pour tout le monde!!! How awesome is that?

À ce moment, un sourire vient se créer sur mes lèvres.  Je sais que ce sera légendaire… et j’avais raison au bout du compte… je vous raconte.

Pendant que je jasais avec Alex, Caillou, un personnage très connu de la scène underground à Québec, se présente et nous demande de retarder le show le plus possible, car il doit aller à la SAQ pour chercher du renFORT (come on, elle est pas pire quand même, non?!).  On lui dit qu’on va essayer et c’est à ce moment que David prend sa guitare et commence ses line-checks.  David est non seulement le locataire de l’appartement, mais aussi le guitariste du trio Cyanide Eyes qui était chargé de débuter les hostilités.  Je rencontre Maxime Dugas de HSP Productions, un environnement parfait pour ce personnage que j’apprends à connaître et apprécier.  Le gars est old school et j’ai hâte de l’avoir en entrevue, vous allez comprendre pourquoi quand ça sera diffusé.

Alex prend place à la gauche du stage et moi à droite.  David continu ses soundchecks, mais cette fois-ci il s’amuse et prépare la foule qui s’amasse avec des sonorités planantes et trippantes.  Le gars a la musique qui lui coule dans le sang et un studio à la place du cerveau.  J’ai rarement, avec Adam, rencontré un gars aussi sympathique, hippie, qui veut le bien de tout le monde en donnant tout et en aimant tout le monde qu’il rencontre.  Une vraie inspiration pour moi depuis que j’ai changé ma façon de voir la vie en trouvant toujours le positif des choses.

La formation de Québec est fin prête et ils ouvrent leur set avec une compo stoner et répétitive.  On a affaire à un band de rock/métal expérimental et ils le prouvent en offrant une alternance de tracks parfois ‘moody’, parfois ‘groovy’.  J’adore.  Pensez Melvins/Tool/Pelican.  Un gros joint est allumé en avant de la scène et le sens de communauté prend toute sa signification avec le partage de celui-ci parmi la foule d’environ 70 personnes qui s’est déplacée en ce jour de semaine.  Que du bon monde d’ailleurs, je tiens VRAIMENT à le mentionner, c’est important.  Pour ce qui est du reste de la performance, ça me fait chier faire ça, mais jamais je ne serais capable de rendre justice à ce que j’ai entendu et vécu plus que ce texte de la formation… je suis honnête:

Pour bien saisir Cyanide Eyes, il faut observer comment le groupe ce sert des lourdes textures musicales, souvent rythmées et débauchantes, parfois éclectiques et abrasives pour nous faire ressentir l’étroite relation qu’a chaque membre avec son instrument. Une relation qui s’extrapole jusqu’au mur sonore que produit leur union. S’immiscer dans cet univers en fait une fenêtre plongeant des astres jusqu’aux ténèbres, par une progression aux excès enivrants. Avec une force créative à la fois brute et calculée, Cyanide Eyes nous immerge dans son monde où les sens ne sont plus des repères, où les barrières des genres fondent comme si elles n’avaient jamais existés. Aller voir Cyanide Eyes en chair et en os reste le moyen le plus éthéré d’entrer en contact avec cette exploration auditive.

Le band sera à l’enregistrement de leur EP en août 2013 et j’ai pas besoin de vous dire que j’ai vraiment hâte de mettre ça sur ma table tournante, parce que vous allez faire un vinyle, right guys?  J’ai aussi beaucoup aimé la participation au vocal de Mathieu Larrivée, le bassiste, lors d’une toune complètement interprétée par celui-ci.  Belle job overall, j’ai rien de plus à ajouter, fallait être là pour vraiment comprendre.

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La foule était restée quand même tranquille pour les premières tracks, mais elle a quand même osée brasser un peu vers la fin de leur show, aidé en partie par Adam et Caillou, ce dernier ayant mis des épaulettes de joueur de hockey pour être sûr de bien répondre aux attaques physiques des autres spectateurs. Adam vient me saluer après le set et je lui propose de faire une entrevue, alors il me guide vers chez lui, deux étages plus haut, un appartement qu’il partage avec Mathieu (bassiste de Cyanide Eyes) et un autre gars dont le nom m’échappe (s’cuse, man!).  L’appartement semble avoir trois chambres et est grand en superficie et de plafond.  Vraiment le style de logît retrouvé dans Saint-Roch et le Vieux-Québec.  Mathieu, faut vraiment que je te répète que ta fenêtre de chambre/studio qui surplombe la rue Saint-Vallier est parfaite pour la baise, comme je t’ai mentionné le moment que je l’ai vu.  Elle est encore dans mes scénarios les plus osés dans mon imagination.  Bon, fallait que ça sorte, vous comprendriez si vous l’auriez vu \m/

Avec l’entrevue dans son entrée de salon terminée, on se roule des cigarettes parfumées, on boit un peu et on redescend à la vitesse de l’éclair quand on entend quelqu’un dire que le prochain band a commencé.

Arrivé en bas, on peut vraiment témoigner que le set de Saccage a commencé, car on ne peut même pas se rendre au ‘slam’ de malade qui est déjà commencé.  On est dans la cuisine, à environ 4 mètres de l’action et là je vous le dis, ça brasse en esti en avant de la scène.  Cette violence allait perdurer le reste de la soirée, donc tenez-vous le pour dit; tout ce que je vais décrire pour Saccage et Helm se passe dans la brutalité la plus complète en permanence et je vais mettre l’emphase sur un autre point seulement dans la critique de Helm.  Dany Beauregard et sa troupe de musiciens se font rentrer dedans pendant qu’ils interprètent leur death/thrash crust d’une façon impeccable. Est-ce que c’est juste moi ou vos tracks étaient jouées un peu plus rapidement cette soirée là, les gars?  Anyway c’est pas grave, parce que l’énergie dégagée par le band est exemplaire.  Ce sont des ‘bums’ qui jouent leurs rôles de ‘bums’ à perfection.  Je les avais vu un mois avant à l’Agitée où j’avais été introduit à leur démence.  Il y a des choses que tu ‘fakes’ pas dans la vie et leur prestation en fait partie.  Le premier vinyle que j’ai acheté de ma vie est celui de « Deathcrust Satanique » et j’en suis fier.  Tout ce que j’ai pu écrire dans cette critique du show à l’Agitée s’applique encore et mon ordre à vous: changez jamais.  Dany, garde ton micro bien haut et ton coude encore plus haut, tu rocks man.  Un band a pas le choix de donner ce genre d’énergie quand la salle en avant de toi t’en donne 10 fois plus en retour.

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Vous l’avez sûrement compris si vous vous êtes rendus ici, c’est pas dans ce texte que je vais être négatif.  Je suis fier de Ondes Chocs pour plusieurs raisons, mais celle de faire des critiques constructives en tout temps est celle que je chérie le plus.  On ne se gêne pas pour critiquer avec respect, mais quand on a un show comme celui que je vivais en cette soirée mémorable, tout est juste parfait.  Désolé pour ceux que ça choque.

On retourne dans l’appartement en haut pour jaser et boire, juste avant de re-descendre en bas parce que je viens de recevoir un texto de quelqu’un qui n’est pas ‘supposé’ être ici:

t’es tu parti?

« Non Evans, j’étais avec Adam et Alex en haut » sont mes première paroles à mon partner de chez Creative Custom Tattoo que je rejoins au sous-sol avec coucoune (Sammy), sa blonde.  Je dis qu’il n’est pas ‘supposé’ être là, car disons que nos genres musicaux ne se ressemblent pas du tout, mais le gars est juste trop cool.  C’est malade qu’il vienne à un show de même et je lui làve mon chapeau.  On a un ami en commun, David, alors sa présence est plus qu’appréciée et je le remercie.

Helm est une formation de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et je me demande vraiment c’était quoi leur première remarque en voyant la salle où ils allaient jouer.  Tu peux pas prévoir.  Tout ce que je peux dire, c’est qu’en montant chez Adam la première fois pour l’entrevue, il était assis avec du monde dans l’escalier extérieur et quand je lui demandé ce qu’il pensait de Québec avec une soirée comme celle-là, il m’a répondu: « it’s fucking awesome ».  Indeed.  So was your show, fucker. Je vous avoue que je ne les connaissais pas beaucoup avant de les voir en show, mais depuis, leur album éponyme de 7 tracks ne quitte pas ma rotation de choses à écouter.  À quoi ça ressemble… bon…c’est doom, c’est thrash et c’est groovy, mais avec les passes plus ‘moody’ qui n’enlèvent rien à l’intensité de la musique.  Il y a même « Lot Lizard » qui commence avec une influence claire d’Iron Maiden, pour après se transformer en une sauce unique appelée Helm.  Le bassiste et le guitariste/chanteur sont tellement efficace à nous occuper du côté de la présence scénique que le tout passe très rapidement et j’oublie même de noter qu’avec la violence du pit en avant de moi, il y a maintenant, euh, DU FUCKING BODY SURFING!!! Fuck me… Imaginez un plafond de 8 pieds de haut, plus petit que chez vous et un gars qui est bout des bras de 5-6 personnes, donc qui doit se tenir sur le plafond pour ne pas le heurter constamment.  Sans oublier le ‘trust’ de soutien qui sépare le salon de la cuisine.  Le guitariste joue avec une guitare ‘flying V’, se fait aller la couette sans arrêt et assure son vocal unique avec brio.  Le bassiste a vraiment l’air d’un frontman avec sa présence et ‘moves’ de malade.  Il a une tête à la Elvis avec ses cheveux, weird, mais parfait en même temps, know what I mean? He looks the part!

Ça a pas de bon sens que des shows de même existe, c’est juste trop cool.  J’ai passé une maudite belle veillée et je veux remercier David et Adam pour l’invitation, vous l’avez l’affaire les boys, changez jamais!  Pas besoin de vous dire qu’après mes salutations, je suis rentré rapidement chez moi et que le sommeil a été extrêmement réparateur.

 

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Isphérik de retour et prêt pour juin

Parce que Ondes Chocs fait toutes sortes de choses et vous le présente sous divers formats, voici une entrevue écrite réalisée par Max avec Vinsang Joly, drummeur de ISPHÉRIK.

 

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Maxime Lecavalier (ML) – Premièrement, j’aimerais parler du nom ISPHÉRIK. Que signifie-t-il?

Vinsang Joly (VJ) – Le nom Isphérik vient d’un mélange de mots francophones qui n’ont aucun lien avec la musique du groupe, les textes, l’ambiance, etc. À la base, nous cherchions un nom qui ne nous relirait à rien de particulier (une mentalité, une préférence politique, une préférence dans le style musical, etc.).
Le groupe en soi ne s’associe pas à quelque chose de précis non plus donc, l’idée d’un nom par un mot qui n’existe pas, concordait avec le concept.

ML – De ce que j’ai pu entendre, Isphérik faconne un métal qui mélange les genres (death, thrash, punk, hardcore…) et qui apporte une atmosphère de démence à l’image du chaos actuel. De quoi vous inspirez-vous pour la composition des textes? Et pour la musique?

VJ – En ce qui attrait au textes, Jean-François (chanteur) s’inspire de ses expériences de vie et de situations intenses qui peuvent nous pousser à remettre en question qui nous sommes, à se questioner sur le bien et le mal dans ce que nous faisons involotairement (parfois volontairement) et également de la déchéance mentale, qui peut frapper n’importe qui.

ML – Parlant de déchéance mentale, par la solitude, l’isolement, et l’ultra-perfectionnisme de la société actuelle… Et qui, comme tu l’as dit, peut happer n’importe qui; qu’elle est votre vision de la folie, celle qui gruge et tourmente?

VJ – Je te dirais que l’opinion de chacun des membres du groupe est partagé à ce sujet mais que, de façon personnelle, la folie ressort des comportements qui reflètent un côté de nous-même, mais de manière excessive. La folie se crée souvent lorsqu’on ne peut plus arrêter de focusser sur un sujet qui nous touche et qui devient une obssession pour, par la suite, nous pousser à avoir des pensées ou des comportements extrêmes.

ML – Vous revêtez l’étiquette  »métal francophone ». La langue semble être importante pour votre démarche artistique…

VJ – La langue en tant que tel est un sujet important pour chacun des membres du groupe, mais en ce qui concerne la musique, cela ne rentre pas en ligne de compte. Jean-François pense dans sa tête en français, écrit et parle naturellement en français donc, nous nous sommes dis que la meilleur façon d’exprimer clairement ses idées serait par sa langue d’origine. Nous pensions en effet que le fait d’avoir des paroles en français était un adon qui pourrait nous différencier en tant que groupe métal québécois.  Mais, la mode depuis quelques années semble être au français (même chez les Américains!). Alors, cet argument a perdu son sens. Mais vue qu’à la base nous n’avions pas l’intention d’écrire dans une langue en particulier, cela n’a pas affecté notre choix.

ML – Quel est le background musical des membres d’Isphérik?

VJ -Pier-Luc Perron (guitare): Compositeur du groupe et guitariste depuis l’âge de 14ans, Isphérik est son tout premier projet muscial sérieux. Les 5 premières compositions son des idées originales qu’il a trainées depuis son adolescence jusqu’à l’âge de 22 ans, pour ensuite les développer avec Isphérik.

– Nicolas Dupuis (guitare): ex Guitariste dans Decline From Failure.

– Jean-François Fiola (vocal): ex Guitariste et vocal dans: Déchéance, Trancendance, Savage Remain et autres.

– Vinsang Joly (batterie): ex Batteur dans: The Captain’s Map Leads To A Vortex/Carcajou, Adead Motion, Nothing To Remember et autres… batteur actuel de Lessons of Fate.

– Lee Gasser (Basse): aussi bassiste dans le groupe Dreadful Truth.

ML – Est-ce que vous planifiez des concerts pour 2013? Vous travaillez présentement sur un album?

VJ – Suite au départ de notre bassiste en juillet dernier, nous venons d’en recruter un nouveau: Lee Gasser. La fusion des membres qui crée l’entité Ispéhrik est très importante pour bien combiner nos idées, nos caractères et nos expériences. Nous avons fait quelques enregistrements de préproduction pour un éventuel démo, mais nous ignorons encore quand nous pourrons nous investir dans un enregistrement officiel. Quand Lee aura terminer son apprentissage des pièces du groupe ainsi que l’application de sa touche personnelle sur celles-ci, nous comptons lancer la machine Isphérik, en terme de matériel audio et d’articles promotionnels. Pour ce qui est des prestations lives pour 2013, nous n’avons rien de prévue encore car, nous ignorons combien de temps prendra la formation de Lee afin que nos futures prestations scéniques reflètent adéquatement notre musique.

 

Vous avez deviné que depuis cette entrevue, beaucoup de choses se sont passées et si on vous la présente aujourd’hui c’est parce que Isphérik est prêt à entreprendre son retour sur scène et ça se passe le 1er juin au Trash à Saint-Hyacinthe. Si d’autres dates se présentent, nous les ajouterons à notre calendrier des concerts que nous vous invitons à consulter pour planifier vos sorties métal. Vous pouvez écouter une pièce qu’ils ont sortie en janvier sur leur reverbnation. C’est français, grind, prog et surtout malade.

 

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Faites partie du retour d’Isphérik!

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La Décapiteuse # 4

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La Décapiteuse # 4

 

Pour moi, prendre un break du travail pendant une semaine et demi, c’est pas évident. J’avoue avec une certaine fierté être une workaholic; j’adore passer un temps fou à analyser toute la musique que je reçois de mes confrères des médias. Me séparer de ma job pendant un 48 heures (et plus) est pour moi un défi de taille assez difficile à relever. Y’avait pas de Décapiteuse la semaine passée – et c’est pas parce que ma tête était pas à la rédac’. J’ai passé un temps à pas avoir de net chez nous, ce qui rendait ma documentation de l’actualité métal (ainsi que mon repêchage de copies promos d’albums qui sortent bientôt) complètement impossible – j’étais devant un beau gros barrage qui ruinait ma productivité habituelle et ça me frustrait de façon quasi-obsessive. C’est avec un long soupir de soulagement que j’ai fini par pouvoir me replacer les flûtes et revenir sur le réseau mardi passé en fin de journée, en me garrochant immédiatement dans un multi-tasking appliqué pour Mulligore Production. Néanmoins, pendant le temps que j’aurais pu me réserver pour savourer des vacances imprévues, j’ai décidé de rester fidèle à mes patterns en tâchant de me créer des horaires de travail autour du contenu promotionnel que j’avais déjà sur mon hard disk, ce qui me promettait un bon nombre d’heures d’écoute d’albums organisées en petites portions au cours de mes journées – j’ai entendu certains albums assez durs sur le système digestif, et d’autres qui ont donné une douce et gentille volée (eh oui, encore – c’est pratiquement le thème de l’année cette histoire-là) à ma vieille définition du progressif (quelque chose dans le style  »on dirait un exam de maths avec un live band dans le fond de la classe »). Toutefois, y’a plusieurs types de progressif, ce qui nous présente une nouvelle opportunité d’inventer des termes pour de nouveaux sous-styles parmi la liste qui finit déjà pas. Progressif Accessible/Commercial, Progressif Mélodique, Progressif Abstrait. Des labelling, y’en fleurit mille et une sortes depuis que l’année s’est entamée. Vous êtes pas sûr de catcher de quoi je parle? Attendez deux minutes.

 

RADIANCE – « Undying Diabolyca » (MY KINGDOM MUSIC)

C’est avec une joie que j’ai fortement mise en surbrillance au courant de la semaine passée sur ma page Facebook, que j’ai constaté que la famille MY KINGDOM MUSIC accueille du bon black epic que j’endosse depuis extrêmement longtemps sur leur label (avec l’addition de REVELATION’S HAMMER sur leur roster). En piquant une jasette enthousiaste avec le propriétaire de ce label underground qui fait converser les connaisseurs un peu partout dans la sphère du journalisme métal, on a fini par tomber sur le sujet de la distribution d’albums aux promoteurs sur Haulix, et j’ai reçu des accès pour jeter un oeil au stock qui sortira prochainement sur le label. Ceci dit, même en étant fan de ce que ce label entreprennent de façon globale, je dois dire que j’ai pas arrivé à accrocher au Modus Operandi d’une de leurs prochaines releases. La description sur le Haulix m’a communiqué un certain engouement de taille assez draconienne en comparant l’approche de RADIANCE à un pattern qui en apprend largement des gars de CRIMSON GLORY, que je respecte fortement, en ajoutant à ceci des influences évidentes provenant de RUSH et, attachez vos tuques parce que ça va saigner – CYNIC. Ledit band, pour ceux qui le savent pas, font du progressif assez méditatif, spirituel, et uplifting, et ça, c’est pas le bag de tout le monde. Personnellement je catche pas le kick, même si je reconnais que ça prend de la colonne et un musicianship désarçonnant pour parvenir à mettre dix tounes de ce style sur *un* album sans se claquer un burn-out mental total – surtout que dans plus de cas qu’autrement, ces tounes qui me font radicalement penser à des formules algébriques scientifiques et badtrippantes à souhait durent proche de dix minutes chacune. RADIANCE démontrent toutes ces caractéristiques de façon qui semble assez surnaturellement smooth sur l’album qu’on a ici. Écoutez « Towards doom/Another way« .

 

 

En d’autres mots, si vous tripez CYNIC et considérez Masvidal comme un dieu, vous êtes à la bonne adresse. Sinon, si j’étais vous, je me pencherais sur un autre type d’approche au progressif pour vous habituer au style sans vous faire des idées plates ou des généralismes; si ceci est pas votre tasse de thé, c’est pas vrai que vous pouvez pas triper sur le reste de cette région de la scène, parce que comme je soulignais au début, y’a plusieurs types de prog. Le glamour flamboyant et un peu World Music de RADIANCE, c’est une chose (j’embarque pas pour une raison assez claire: en cherchant des hooks auxquels m’accrocher dans l’océan d’expérimentation introvertie que présente leur son, je me suis rivée le nez assez longtemps pour commencer à trouver le temps long, malgré la qualité irréfutable du musicianship et l’enthousiasme palpable émanant de chacune des tounes); se claquer du SOILWORK, du DGM, ou du CHOSEN, ça en est trois autres. Je m’étends là-dessus.

 

DGM –  »Momentum » (SCARLET RECORDS)

Y’a pas meilleur moyen, dans le contexte Actualité En Direct de mes chroniques, de vous faire comprendre ce que j’veux dire par Progressif Accessible qu’une référence détaillée à l’approche de DGM. Leur nouvel album « Momentum » est abstrait; y’a pas à dire, il dénombre des tracks qui ont dû être du sport à composer, et le keyboardist, suivant la tradition implantée par des bands carrément power metal et speed metal avant que le prog emprunte l’élément et se l’approprie, se la joue lead guitarist en faisant des solos électroniques et synthétiques mais tellement décoiffants, rapides, et intricate, que c’est dur de pas les aimer – c’est un peu saoulant par bouts, mais tout de même très impressionnant et ça rend quelqu’un accro assez vite à mesure que l’album s’épanouit. Ce que je trouve radicalement appréciable ici, surtout, c’est le fait que j’entends des hooks même au coeur des passages les plus cosmiques de toutes les tracks sur cet album en particulier (j’ai pas entendu le reste du matos de ces gars-là encore mais ça tardera sûrement pas bien plus longtemps). Les refrains pourraient être appliqués à un style plus rock commercial mais apportent une touche émotive assez recherchée, et le message des paroles est bien traduit par le musicianship, qui incorpore des mélodies accrocheuses à la recette prog qui me fait penser autant au nouveau SOILWORK qu’à, disons, « Dark Matter Dimensions » de SCAR SYMMETRY. Le chanteur, par bouts, sonne comme Todd La Torre (eh, oui, je suis vendue à sa version de QUEENSRYCHE et ça changera pas demain) et j’me suis même retrouvée sur la pensée que « Momentum » rend l’attente pour le prochain QR plus facile à endurer dans un sens que vous allez réussir à déchiffrer seulement en vous claquant le stock (parce que je sais que vous savez pas comment j’fais pour entendre du ‘RYCHE sur un album de DGM – avant de m’enterrer de questions, écoutez  »Reason », toujours au moins, et allez voir les samples du prochain QR Team Todd). Satisfaits?

 

 

CHOSEN –  »Resolution » (Indépendant)

J’en parle de plus en plus souvent – Asher Media Relations est une compagnie de promotion basée à Montréal qui me donne des frissons dans l’dos ces temps-ci. Ils ont le don de ramasser des bands Canadiens qui me font constamment ré-écrire mes impressions sur la scène du pays d’un ton de plus en plus fier et ambitieux avec chaque mois qui passe en m’introduisant à des bands qui refusent catégoriquement de céder leur place en termes de formules et approches à peu près aussi remarquables qu’un tremblement de terre qui fait crouler dix villes en même temps. Je pense particulièrement à CHARIOTS OF THE GODS, MORTOR, EDGE OF ATTACK – j’en passe. C’est alors avec un sourire confiant en coin que j’ai approché « Resolution« , de la formation CHOSEN (Bon, ils sont irlandais mais ils ont séjourné à Vancouver pendant un an ce qui les a fait connaître et entrer dans le roster de Asher Media – NDLR). J’ai un intérêt assez limité pour MESHUGGAH, mais j’étais (et serai toujours, malgré le fait que le band est enterré, peu importe ce que Warrell Dane peut dire sur la question vu que sans Loomis, c’est loin d’être le real deal) une fan mordue de NEVERMORE. La press release que j’avais devant les yeux avant de faire gracieusement exploser les speakers du studio me dévoilait que le son de cet album faisait pas mal penser à un mélange bien tissé d’influences provenant de ces deux groupes. Pour être honnête, je suis pas entièrement d’accord avec la référence à MESHUGGAH – je penche plus vers NEVERMORE (c’est vrai que les riffs sonnent Jeff pas à peu près) avec un type de structures de tounes qui sort tout droit des techniques d’écriture de la lignée Ron Jarzombek. Cet album est d’une créativité époustouflante (parfois même un tantinet essouflante, mais ça vaut le coup d’endurer certains zoneouts présentés ici pour mieux apprécier les peaks de renom qui sauvent les meubles assez rapidement pour rendre l’album concis et efficace). La touche KATATONIA de la palette de gris que ce band utilise pour peindre leur big picture est assez évidente aussi dans les moments les plus mélancholiques (et, soit dit en passant, toujours placés stratégiquement dans les labyrinthes cosmiques que représentent la structure de chacune des complexes pièces) est facile à remarquer. La seule chose que je déplore est que chacune des pièces tente d’incorporer tellement de variations de patterns qu’il est parfois difficile de digérer le tout (less is more, comme on dit parfois) mais overall, cet album est essentiel à la collection d’un Prog Maniac et pour faire court, c’est du solide malgré les petites imperfections. Regardez un petit vidéo promotionnel.

 

 

Si vous voulez m’entendre élaborer un peu plus sur le stock promo que je reçois, écoutez mon show  »C.R.O.C. Underground Metal » tous les dimanches 19h sur Ondes Chocs.

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Noch | noch@mulligore.com
 »C.R.O.C. Underground Metal »
www.teethofthedivine.com

http://thedailystab.guitarepirate.com

www.mulligore.com
www.mulligoreradio.com
Mulligore Production |

Le retour de Arseniq 33 – Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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J’ai connu ce groupe de ska punk hardcore Arseniq33 en 2000 avec l’album  « Y’a des limites à faire dur« , sorti sur Indica Records avec l’aide de Pat K (*) de Kerozen. J’ai adoré leur affront revendicateur, grinçant  et sarcastique avec beaucoup d’originalité et de grooves sur des textes solides et allumés. Le groupe a été formé en 1992 alors que les membres de l’époque étaient au secondaire. Ils ont enregistré huit albums au total et ont participé à la compilation  »Viva Béru » où des groupes québécois rendent hommage à Bérurier Noir (avec la pièce Vive Libre ou Mourir).

Après un concert d’adieu mémorable le 29 janvier 2010, au Petit Campus, ils reviennent sur scène au Amnesia Petite-Nation Rockfest suite à leur passage aux Foufounes Électriques en décembre : pour les avoir vu quatre fois en spectacle (si on compte Acoustiq33 où ils ont joué unplugged sur la terrasse du Café Chaos, avant qu’il déménage un peu plus haut sur St-Denis), je dois vous dire que je suis tout excité!

Porteront-ils leur combinaison spéciale? Je me souviens d’une entrevue pour Bande à Part (ArtTV, avec Catherine Pogonat) où ils faisaient leur épicerie habillés de la sorte.  Hilarant! D’ici le fest, restez à l’affût. On vous communique les horaires dès qu’ils sortent.

See ya in the pit

Max

*Pat K, personnage important de l’underground du Québec au tournant du siècle avec l’Empire Kerozen, a aussi participé à la compilation Viva Béru avec Khan Gourou (reprenant La Mort au Choix) ainsi que sur Arbeit macht frei d’Arseniq33.

Chroniques Nécrologique de Hellstorm

Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #18 

 

La semaine dernière, alors que je travaillais sur le terrain de mon employeur; j’ai reçu l’appel de Lex Ivian et Dave Rouleau, qui me parlaient de ce qu’ils aimeraient que je rapporte avec moi du cimetière. Les idées qu’ils me donnèrent furent suffisantes pour faire naître en moi l’envie de réaliser un rituel de nécromancie en vue d’invoquer un esprit étrange aux attributs morbides. En fait, j’avais eu une vision, le visage de goules capables d’ingérer des restes humains sans éprouver de remords de conscience. Puisque les goules n’ont pas les mêmes coutumes que nous et qu’ils passent la majeure partie de leur temps sous la terre à se faire oublier des humains. Toutefois, je savais que j’avais déjà vu l’emplacement du mausolée dans lequel un groupe habite depuis un bon moment déjà.

Vendredi dernier, alors que je m’adonnais à mes besognes quotidiennes sur le terrain, j’ai entendu une discussion entre deux hommes qui tourna à la fusillade. Ne voulant pas être impliqué dans ce jeu de fou, je m’étais caché derrière un mausolée à fin d’éviter d’être repéré. C’est à ce moment que j’ai entendu le bruit d’un léger grincement de porte derrière ma personne. Je n’ai pas besoin de vous dire que ce son particulier attira toute mon attention. Me retournant sur moi-même, j’ai reconnu le visage déshydraté d’un homme ayant agonisé pendant un long moment avant de connaître la mort. On pouvait en juger par les traits étirés de son visage tendue. Ce qui me poussa à m’interroger à savoir si cet homme n’avait pas fini par éprouver un vilain plaisir à travers l’expérience de cette douleur. J’ai découvert leur cachette suite à une fusillade dans le cimetière, qui m’incita à me cacher pour demeurer à la place de l’observateur au lieu de me transformer en victime potentiel.

Suite à cet évènement, les forces de polices ont envahit mon territoire en quêtes d’indices admissibles pour leur enquête. Toutefois, ils n’ont pas fait la découverte de mon « Nécromantéon », ou si vous préférer mon temple rituel où j’y pratique divers rites de nécromancie. Ce qui est une bonne chose en soi. Sachant que ce lieu me serait d’une grande utilité, j’ai invoqué l’esprit de l’homme mort dans la fusillade à fin d’obtenir un peu d’éclaircissement face à cette situation étrange. C’est pourquoi je n’ai pas perdu de temps pour m’asseoir au sol et me préparer à recevoir un invité bien spécial.

C’est à ce moment qu’un esprit vaporeux et étranger apparut dans le pentagramme dessiné au sol devant moi pour m’adresser la parole. Une fois que l’effet surprise ce soit dissipée, nous avons entretenu un moment de discussion afin de tenter d’éclaircir la situation. Les informations qu’il me livra furent très intéressantes. Il se présenta sous le nom de Sergent Apocalypse de la 7iè Section et me raconta son histoire :

 

Seventh Section – Death Metal du Saguenay.

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Membres du Groupe : Louis-Mathieu Tremblay – Guitare / Keven St-Pierre –Guitare / Marc-André Tremblay – Basse / Steeve tremblay – Batterie / Felix Gauthier Villeneuve – Voix

 

Formé en 2004, « Seventh Section » est monté sur scène une bonne cinquantaine de fois aux quatre coins du Québec, ce qui leur a permis de gagner une  bonne expérience sur le terrain. En 2008, le groupe lance son démo intitulé « War Machine » qui est écoulé à 200 copies. Les changements fréquents de line-up donnèrent beaucoup de fil à retordre à cette formation qui tenta du mieux que possible de survivre dans l’univers underground. Toutefois, ils ont eut la chance de partager la scène avec des formations telles que : « Traumatic Circle / Profugus Mortis / Morningless / Shades Of Tommorrow / Ryder / Iced Wind / Soul Of Darkness / Obscurcis Romancia / Lacrimae Mortalium / Quo Vadis / Unexpect / As They Fall / Malzera / Attrition / Final Fate / Dethoriation / After The End / A Scream From The Sky / Heartless Advocate / Attrition / Death Lullaby / Deceit / Under The Grave / Salvation / Virulys / The Agonist / Unfallen / Hammer On Fate / Decrepity / Your Last Wish / Derelict / Sadistik Slaughter / From Within / Approached By A God / Butchery Cadaverous / The Aftermath / Strigampire / Martyr / Slaughter Slashing / Augury / God Falls / Prevail The Storm / Shades Of Dusk / Castigare / Ancestor’s Revenge ». Pour me démontrer sa ferveur à l’emploi, le Sergent me fit expérimenter une vision à laquelle je ne m’attendais guère. À fin de m’aider dans ma démarche, il me montra la voie qu’emprunta sa section afin de me témoigner de leur force de travail.

 

Vidéo :

 

Seventh Sections : Prospero’s Last Wish

L’esprit ombrageux me dévisageait en constatant que j’étais complètement enjoué devant la scène qu’il me faisait voir. L’esprit demeurait silencieux et confiné dans le cercle d’invocation, en attendant mes impressions. Croyant comprendre le secret derrière cette révélation, je me suis dirigé immédiatement en direction de la septième section du cimetière pour y découvrir une inscription plus qu’étrange. La mention « Espèce Inconnu » était gravé sous un code devant symboliser la personne occupant cet emplacement. Soit, le LOT 13. Connaissant bien mon territoire, je me suis rappelé que le LOT 13 était celui dans lequel je m’adonnais à mes activités nécromants. De retour à la case départ, je commençai à fouiller dans l’espoir d’y trouver une marque quelconque, en vue de connaitre ce que signifiait ce code. Fixant le vide pendant un moment, la stupéfaction m’accapara en voyant que je regardais une porte de tiroir à cadavre portant la mention LOT 13. Piquer de curiosité, je m’empressai d’ouvrir le tiroir en vue de constater par moi-même ce qui s’y cachait. Bien décidé à regarder dans le cercueil de mon dernier arrivée, à fin de voir comment il se portait dans sa nouvelle demeure, j’ouvris la porte avec un certain empressement. Quelle fut ma surprise en voyant l’état avancé de mutation nécrotique du corps.

 

 

Nécrotique Mutation – Death Metal de Rimouski

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Groupe de « Death Metal » qui a vu le jour dans la ville de Rimouski en 1990, « Necrotic Mutation » a rapidement atteint un niveau de popularité intéressant, grâce à un certain engouement de la part des fans de death métal. À l’époque, je comparais la puissance vocale de Sébastien à celle de Chris Barnes (anciennement de Cannibal Corpse). Le talent vocal de ce chanteur a fait de sa voix une arme importante dans le domaine publique. Au début, le groupe portait le nom de « Disaster », mais il était préférable de changer pour celui de « Necrotic Mutation » qui avait beaucoup plus de punch. En 1992, un premier démo voit le jour, suivit de « Sepulchre Of The Suffering » 1993, et « The Realm Of Human Illusion » en 1995. Au cours de 1996, la formation a participée à la toute première édition de la compilation « Noël dans la Rue vol.1 » avec la pièce « Ça Berger ». Malgré la sortie du EP promotionnel « Necrotic Mutation » en 1999, le groupe annonçait sa dissolution en 2000 et leur second disque demeura sur les tablettes. En 2007, le groupe s’est reformé pour participer au « 25 ans de la Scène Métal au Québec ». Parmi les membres de cette formation, nous comptions : Sébastien Croteau au vocal, René Lacharité (Heaven’s Cry), Éric Jarrin (Heaven’s Cry & Despised Icon), Steve Poirier.

 

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Vidéo :

Necrotic Mutation – Feeding On Human Flesh

Album :

1992 – Advanced Tape (Demo)

1993 – Sepulchre Of The Suffering (Demo)

1995 – The Realm Of Human Illusion (MCD)

1999 – Necrotic Mutation (EP)

 

Assis devant le cadavre en décomposition, je m’interrogeais sur les raisons pouvant pousser un légiste à faire de telles expériences sur les cadavres. Je tirais là une rapide conclusion, car le corps en question avait été exposé au funérarium quelques jours auparavant et qu’une décomposition aussi rapide n’était pas très normal.

L’une des raisons qui me poussa à rendre une visite au fond de ces catacombes funèbres n’a fait qu’encourager cette vague de joie qui m’animait. Sans m’en rendre compte, je venais de passer plus de trois heures à étudier le cadavre dégringolant de ce personnage en putréfaction. Toutefois, cela ne pouvait guère me rendre plus heureux que de constater que j’étais en possession d’un corps spécial qui demandait à être montré au grand publique. Transportant les restes dégringolant du cadavre sur un transporteur à roulette, j’avais en tête de soigneusement analyser le cas de ce dernier avant de le remettre à son emplacement. Je me dois de faire ainsi, puisque mon patron me demande toujours de lui faire part des moindres anomalies se manifestant sur ses terrains.

J’étais tellement emparé par cette découverte que j’avais fini par oublier mon entourage pendant que mes pas me guidaient vers une destination que je connaissais très bien, puisque j’y passais une grande partie de mon temps. Pendant que je marchais en direction de mon repaire occulte situé dans le cimetière, un tas de mots et d’images envahissaient mon esprit au point de me rendre perplexe face à mon prochain accomplissement jusqu’à ce que j’aperçoive au loin un prêtre qui récitait les derniers sacrements de l’enterrement d’un homme. NE m’Attardant pas trop sur son cas, je poursuivis ma route pour me rendre dans mon nécromantéon.

À mon retour, l’esprit ombrageux se tenait devant moi, toujours confiné dans le pentagramme qui l’enfermait et l’obligeait à me répondre.

– « Que sais-tu à-propos de ce squelette fantôme ? », demandai-je à l’esprit.

Le silence perdura un instant, puis une rafale de vent emporta quelques poussières au sol, comme s’il s’agissait d’une quelconque diversion.

« Je suis l’esprit qui méprise toute forme de divinité et ce corps est celui d’un dieu fraîchement décédé ! », répondit l’esprit.

« Que sais-tu à son sujet ? »

« Que la fin approche… car il est un phœnix qui renaîtra de ses cendres. Si cet être se trouve dans le cimetière, c’est que tu dois assurément jouer un rôle important dans l’univers des êtres de l’autre monde. »

Je ne savais pas trop quoi répondre à ces mots que je ne croyais pas vraiment.

« Mais de quoi parlez-vous, je ne suis qu’un employé de cimetière ?! Rien d’autre ! »

« C’est toi qui apportera les éléments favorisant le retour du Roi qui Méprise les Divinités… Le Mysothéiste arrive ! »

 

 

Mysothéisme – Black Métal Francophone de Montréal.

 

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Mysothéisme

 

Membres du Groupe : Pierre-Luc – Basse – Guitares – Voix / Mathieu – Batterie / François – Guitare – Vocal – Keyboards / Gabriel – Voix et Guitare

 

Formé en 2004, suite à la dissolution de « Tyranny Misanthropia », Mysothéisme à laissé sa marque dans l’univers black métal québécois avec un son ‘old school’ à caractère obscure. Leur son me rappelle des formations telles que «Marduk, Cradle Of Filth et Dimmu Borgir ». Toutefois, leur approche francophone dans l’univers black bétal fait d’eux un groupe presque unique au Québec. Ils ont partagé la scène avec des formations répondant à leur genre : « Krushem / Infernum Adtacus / Body Serpent / Sloatvean / Hymen / Poison Oath / Allegeance / Sacrifycia / Valcain / Malzera / Nécronomicon / Monarque / Culte d’Ebola ». Le seul effort auditif qu’on leur connait, s’intitule « Terres Assiégées » et est paru en 2006. Le groupe était indépendant et s’adonnait à un style de «black métal mélodique » avec des paroles rapportant des histoires médiévales empreintes de fiction et de réalité. Ils ont mit fin à leur activité en 2011. Malheureusement, il n’existe aucun vidéo de cette formation, mais vous pouvez entendre leur musique sur myspace, ou tout simplement télécharger gratuitement leur album sur leur site.

Le message semblait pourtant clair, quelqu’un essayait de ramener un monstre ineffable à la vie. Toutefois, j’ignorais mon rôle dans cette affaire étrange. Qui pouvait bien vouloir permettre au Mal dans sa forme la plus impure de refaire surface pour anéantir une bonne partie du monde des vivants?

 

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