Dimanche, ça commence ou finit la semaine? Des fois, les 2.

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Dimanche avait lieu le retour à Montréal des vétérans punkers d’Edmonton, CHOKE. Pour l’occasion, Extensive Enterprise (merci pour les accès) avait organisé une petite soirée aux Foufounes Électriques avec les groupes MUTE, THE ERA OF et ONE-TIMER pour ouvrir la soirée. Ceux qui ont le moindrement suivi la scène punk canadienne des années 1990-2000 s’est donc donné rendez-vous en ce dimanche soir pour accueillir la résurrection de CHOKE qui nous avaient pourtant laissé avec l’impression qu’ils avaient fermé définitivement les livres lors de leur séparation en 2007. D’ailleurs, ils l’ont mentionné également lors de leur présence sur scène que ce « Reunion tour » était une surprise un peu aussi pour eux. Surtout qu’au début, ce devait être un « Reunion show » dans leur coin. Après ils ont annoncé une tournée de 7 dates qui ne devait pas dépasser Toronto et finalement ils ont ajouté ce show aux Foufounes le lendemain de leur show de Toronto. Vous pouvez m’en amener quand vous voulez des surprises comme ça, je suis bien ouvert … si vous payez l’cognac-gnac-gnac-gnac!

Comme le début de la soirée était prévue pour 19h30 (porte 19h00) et qu’on niaise rarement avec les horaires aux Foufounes, je me suis donc pointé vers 19h00. Remarquer que c’est tôt mais ça a l’avantage que la soirée commence avant la fin du 5 à 8 à $2.50 la bouteille au 1er étage. Vous avez bien lu. C’est en bas au 1er étage le spécial. Donc faites-vous pas prendre et prenez votre bière avant de monter. En  haut, elle est $3.50 ce qui n’est pas la fin du monde!

J’ai donc enligné l’escalier pour la salle de concert avec mes 2 « pilsner », prêt pour tripper sur du bon vieux punk rock sauce de l’Ouest qui nous a fait connaître à l’époque, des groupes comme Propagandhi, SNFU, Dayglo Abortions ou « on the lighter side », des groupes comme Chixdiggit et j’en passe naturellement une trollée. L’ouverture de soirée était assurée par les Montréalais de ONE-TIMER. D’entrée, et fallait s’en attendre, leur chanteur nous a souligné que c’était un privilège et un honneur de partager la scène avec des idoles et des influences marquantes de leur évolution musicale. Et on n’était parti pour une demi-heure de punk rock avec un chanteur qui, par bouts avait l’air de frôler la démence. Une bonne utilisation du devant de la scène et des grimaces de qualité ont réussi à captiver mon attention mais j’ai eu plus de difficulté à embarquer dans leur musique. J’ai trouvé que c’était un peu générique malgré quelques bonnes mélodies. Et j’aurais aussi aimé que le bassiste joue un peu plus pour nous. Bon, c’est sûr que c’est facile à chialer surtout que moi-même je suis resté accoté au mur du fond, face au stage. Peut-être que le bassiste aurait aimé que je sois là un peu plus pour lui. Et le reste de la foule aussi qui restait planté à une quinzaine de pieds de la scène les mains dans les poches. Bon, y’avait bien quelques mouvements de tête mais mettons que, malgré tous les efforts de leur frontman, la foule est restée pas mal figée sauf pour les dernières tounes. Ben oui, c’est ben le temps quand c’est fini!! Sur une plus petite scène, ils auraient probablement eu plus de succès car l’interaction que recherchait le chanteur aurait été plus directe et contagieuse.

Le groupe suivant était THE ERA OF, un autre groupe montréalais. Bien qu’il a également été souligné que CHOKE représentait un groupe favori de leur guitariste, on allait quitté complètement le punk pour entrer dans un monde rock progressif vaguement alternatif. Encore une fois, je n’ai pas vraiment embarqué dans leur musique. Tout comme pour ONE-TIMER, eux-aussi n’était pas vraiment à leur place. Bon, ça ne ressemblait pas à du Moist mais avec les vocaux clean et les mélodies mélancoliques, ça aurait fait une meilleure première partie sur un show comme ça. Leur musique aurait alors été servi à un public plus réceptif à leur style qui, on doit l’avouer, n’a rien à voir avec les skateux. L’introspection n’était pas nécessairement l’atmosphère idéale mais ils ont quand même réussi à faire approcher le monde grâce au contact avec la foule que Matt, leur chanteur, s’est efforcé de créer.

MUTE de Québec allaient replacer les choses dans une atmosphère plus punkrock dès leur arrivée sur scène. Les vétérans de près de 15 ans sur la scène tant canadienne qu’internationale nous ont envoyé leur musique à fond la caisse accompagnée des kickjumps des 2 guitaristes. Pendant ce temps, les vocaux sont échangés entre le bassiste et le drummeur qui nous fait aussi des passes de majorettes avec ses baguettes. Leur prestation a vraiment starté la soirée et on comprend tout de suite à les voir pourquoi ils ont une carrière internationale et ont partagé la scène avec Bad Religion, The Offspring, Strung Out ou Rise Against. Ils étaient content de souligner leur participation au retour de CHOKE. On a commencé à avoir de l’action dans le pit en écho à l’énergie déployée sur le stage et j’ai vu ben du monde faire du « sing along ». Un maudit bon set mais pas assez long. Comme ils l’ont eux-mêmes souligné, leur show était écourté pour cette soirée mais ils se reprendront bientôt puisqu’ils reviendront à Montréal dans le cadre du Pouzza Fest le 18 juin au Métropolis avec Me, First and the Gimme Gimmes.

On était rendu à la tête d’affiche et enfin tous les éléments étaient réunis pour ça. Les Foufs s’étaient tranquillement remplies et l’énergie s’était finalement installée dans la foule. Les gars de CHOKE sont donc montés sur scène devant une foule qui n’attendait que leurs premiers accords pour embarquer dans leur trip. Après avoir reçu les éloges de chacun des groupes précédents, il ne leur restait plus qu’à nous envoyer leur succès ce qu’ils nous ont eux aussi fait comme les vétérans qu’ils sont. Leur show, comme plusieurs l’ont souligné par la suite, nous a ramené dans le temps avec un grand plaisir. On a eu droit aux pièces dont on s’ennuyait et j’espère que ce « Reunion tour » leur aura prouvé que leur présence sur la scène punk est toujours pertinente.

Comme voulait le dire mon titre, j’ai donc eu un dimanche soir en 2 temps où les 2 premiers groupes m’ont comme permis de fermer les livres sur ma semaine alors que l’atmosphère était « relax » avec un brin de détachement tandis que les 2 suivants m’ont insufflé la dose d’énergie nécessaire pour entrer dans la nouvelle semaine.

Merci encore à Extensive Enterprise d’avoir étirer vers l’Est la tournée de CHOKE.

 

Lex

***Nouvelle Track de Burning The Oppressor: « The Puppeteers Audience »***

Vous vous rappelez le ‘single’ de Burning The Oppressor, « Verbal Aggressor », en début d’année?

Hey bien voici maintenant le 2e extrait de cette bombe qui va sortir ce printemps et dont le lancement officiel aura lieu le 7 juin prochain avec Mass Murder Messiah, Mythosis et Cold Anger!  La pièce s’appelle « The Pupeteers Audience » et elle met en vedette JM, le talentueux et violent chanteur de Mass Murder Messiah!  Enjoy fuckers!
 
 

 
 
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***Nouvelle Track de Burning The Oppressor: "The Puppeteers Audience"***

Vous vous rappelez le ‘single’ de Burning The Oppressor, « Verbal Aggressor », en début d’année?

Hey bien voici maintenant le 2e extrait de cette bombe qui va sortir ce printemps et dont le lancement officiel aura lieu le 7 juin prochain avec Mass Murder Messiah, Mythosis et Cold Anger!  La pièce s’appelle « The Pupeteers Audience » et elle met en vedette JM, le talentueux et violent chanteur de Mass Murder Messiah!  Enjoy fuckers!
 
 

 
 
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Des Bagpipes chez les Douchebags

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J’ai passé un très beau samedi soir hier en compagnie des très énergiques Irish Moutarde. La soirée a commencée à mon local de musique pour une petite pratique impromptue et quelques boissons alcoolisées, mais après quelques compos je me dirige subito-presto au Dag pour … me river le nez sur la porte. L’évènement stipulait bien que le show commençait à 21h30, mais ce qu’il aurait fallu comprendre c’est que l’ouverture des portes se faisait à cette heure là, pas avant. Même certains musiciens du 78th se sont tout aussi cognés le nez sur la porte et ça leur a pris du temps pour finalement avoir accès. Peu importe, j’en profite pour jaser musique avec quelques autres personnes arrivées tôt. Enfin les portes ouvrent, les gens entrent et se dirigent vers les bars. Après avoir moi-même fait le plein de ravitaillement, je trouve Mathieu Audet, guitariste du groupe avec qui j’ai un petite conversation, j’apprends que le show que je vais voir ce soir en est un bien rodé, avec plus d’une quarantaine de représentations déjà et il me confirme que l’on pourra apprécier au moins 11 tounes qui seront sur l’album qui devrait sortir à l’automne prochain. Les autres tracks seront un mélange de ‘covers’ de punk irlandais et de folk. Good! Je laisse Mathieu se préparer et je retourne au bar faire jasette avec mes voisins. Quelques bières plus tard, vers les 11hrs, les lumières enfin tamisées, j’aperçois les cornemuse et les drums du 78th Fraser Highlander Pipes and drums qui se dirigent vers la scène, le show va commencer, enfin…

Le reste de la soirée s’est passé à taper des mains, des pieds et à lever le coude amplement, aux nombreuses demandes faites par André-Anne, ou Mathieu,  ou … bref, vous voyez le topo. Leur show est effectivement bien rodé, on se croirait dans un éternel 17 Mars, en fait je suis sûr qu’ils en créeraient l’illusion en plein juillet. Avoir une dizaine de cornemuses sur scène aidaient beaucoup à l’effet, car la puissance me faisait vraiment tripper, surtout pendant « Amazing Grace ». Irish Moutarde nous a fait 2 sets, plus d’une trentaines de tounes. Si dans le premier, les gens « écoutaient » leur compo, au lieu de les vivres, au deuxième engagement (probablement l’alcool aidant), cover ou compo, la foule répondait présente, ça giguait, ça dansait et j’en ai même vu s’essayer à imiter les danseuse invité. Du « riverdance » fait par un gars chaud, c’est assez comique! Leur prestation est dynamique aussi, les membres changeant parfois d’instruments.  Ils bougent beaucoup sur la scène et ils aiment bien se faire prendre en photo, vous pourrez le constater par vous même.

J’ai eu la chance de parler au band pendant l’entracte et après le show, ce sont tous de bonnes personnes et c’est vraiment bien de voir comment il aiment faire leur musique et ils sont fidèles à leur image.  Ils ont réussit à se taper leur grosse bouteille de Johnny Walker, sans oublier la caisse de 50 (preuve photo à l’appui) sur scène qui y est passé aussi. Malheureusment pour le Dag, de la moutarde, ça tache! Il y en a eu des bouteilles de bière renversées ou cassées et les portiers n’ont pas chômés, j’en ai vu une couple se faire sortir, dont un à fin du show par El Pic (soundman et bookeur du Dag) lui-même (si y vous dit décrisse de la scène, prenez-le au sérieux!).

Un maudit bon show, un fucking bon party, je pourrais vous écrire 3 autres pages sur la soirée, mais le fait est qu’il faut le vivre pour le comprendre. Il vous reste juste à aller voir les photos que j’ai prises pour vous sur notre page FB, d’aller ‘liker’ la page d’Irish Moutarde pour être sûr de pas rater leur prochain show, ou leur sorti d’album.)

J’ai déjà hâte à la prochaine fois, où je pourrai encore me faire rocker mon Irish ass!

 

Pat[OC]G

 

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Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce « Nuclear Thrash » (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de « Noël Dans La Rue » (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme  »Le Bon Dieu dans la Rue » qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de « Revoluciòn » au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour  »coure à scrap » ou encore la surprenante reprise de  »Girl just wanna have fun » de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le  »Do it Yourself » (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand  »Big Band » de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max