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À mon grand étonnement, je réussis encore à trouver des trucs inédits et incroyables après tant de shows et discussions avec le monde underground.  Pas que je pensais avoir tout vu, loin de là, mais en même temps, trouver un angle différent et intéressant dans la couverture d’un show me semblait plus compliqué que ce l’est en réalité.  J’ose croire que ma curiosité débordante est là pour quelque chose.

Vous vous rappelez cette soirée unique à la salle Noise Isn’t Noise que j’avais décris dans cet article pour Ondes Chocs?  Hey bien mercredi passé je me retrouvais à la même adresse, mais ciboire… dans le sous-sol!  Yep, l’appartement de David Raymond Leblanc avait été apprêté de façon à ce que trois bands puissent se produire dans un show secret/privé et aussi accueillir une foule sélectionnée par nos deux comparses.  Pourquoi deux? Parce qu’un dénommé Adam est le partenaire de David dans ses projets de fous dans la scène underground et que je me suis aussi permis de l’avoir en entrevue vidéo pour nous expliquer pourquoi la salle thrash a fermée ses portes, mais aussi nous parler de la soirée de mercredi, leurs projets futurs et bien d’autres sujets de leur milieu.  Si vous êtes intéressés, voici ce court entretien:

 

J’avais reçu l’invitation il y a un bon bout de David et il voulait également que Alex Deleon Cativo, notre photographe/vidéaste de Québec (voir sa page facebook), soit sur place pour prendre ses photos de débiles, qui sont d’ailleurs offertes dans cet article.  You got it, man!

J’avais des commissions à faire en soirée, alors j’ai demandé à Alex d’acheter la bière (fuck, je t’ai pas encore payé, man!), car la salle est « bring your own fucking alcohol! ».  Je m’occupais du reste des divertissements et je suis arrivé vers 20h10 pour un show qui allait commencer vers 20h40.  Je passe la porte de garage, traverse le monde qui se trouvait dans le passage menant à la porte du sous-sol et je me faufile dans l’étroite escalier pour arriver dans la cuisine à notre ami, où se trouvait des membres du groupe Saccage qui jouait cette soirée là.  On jase un peu, je mets mon ‘coat’ au « vestiaire », je commence la consommation et je sonde les lieux:

– le four a été enlevé pour permettre plus de place en face de la « scène ».  Je vais les faire où mes ‘blasts’, man??

– des panneaux de bois ont été appliqués sur les murs les plus exposés à la violence anticipée pour ne pas les abîmer.

– les comptoirs ont été dégarnis pour nous permettre de mettre nos breuvages et autres.

– la scène se situe dans le salon et le ‘backstage’ est dans la chambre.  On parle d’un environnement d’environ 8 mètres de profond par 6 mètres de large.  Des images vidéos sont disponibles dans le vidéo ci-dessus.

– Une poutre de soutien juste en avant de la ‘scène’ et dans le milieu de la place est entourée d’une sorte de matelas (ou de quoi du genre) et tapé pour éviter les blessures sur la barre de fer.

– David a acheté des bouchons pour les oreilles… pour tout le monde!!! How awesome is that?

À ce moment, un sourire vient se créer sur mes lèvres.  Je sais que ce sera légendaire… et j’avais raison au bout du compte… je vous raconte.

Pendant que je jasais avec Alex, Caillou, un personnage très connu de la scène underground à Québec, se présente et nous demande de retarder le show le plus possible, car il doit aller à la SAQ pour chercher du renFORT (come on, elle est pas pire quand même, non?!).  On lui dit qu’on va essayer et c’est à ce moment que David prend sa guitare et commence ses line-checks.  David est non seulement le locataire de l’appartement, mais aussi le guitariste du trio Cyanide Eyes qui était chargé de débuter les hostilités.  Je rencontre Maxime Dugas de HSP Productions, un environnement parfait pour ce personnage que j’apprends à connaître et apprécier.  Le gars est old school et j’ai hâte de l’avoir en entrevue, vous allez comprendre pourquoi quand ça sera diffusé.

Alex prend place à la gauche du stage et moi à droite.  David continu ses soundchecks, mais cette fois-ci il s’amuse et prépare la foule qui s’amasse avec des sonorités planantes et trippantes.  Le gars a la musique qui lui coule dans le sang et un studio à la place du cerveau.  J’ai rarement, avec Adam, rencontré un gars aussi sympathique, hippie, qui veut le bien de tout le monde en donnant tout et en aimant tout le monde qu’il rencontre.  Une vraie inspiration pour moi depuis que j’ai changé ma façon de voir la vie en trouvant toujours le positif des choses.

La formation de Québec est fin prête et ils ouvrent leur set avec une compo stoner et répétitive.  On a affaire à un band de rock/métal expérimental et ils le prouvent en offrant une alternance de tracks parfois ‘moody’, parfois ‘groovy’.  J’adore.  Pensez Melvins/Tool/Pelican.  Un gros joint est allumé en avant de la scène et le sens de communauté prend toute sa signification avec le partage de celui-ci parmi la foule d’environ 70 personnes qui s’est déplacée en ce jour de semaine.  Que du bon monde d’ailleurs, je tiens VRAIMENT à le mentionner, c’est important.  Pour ce qui est du reste de la performance, ça me fait chier faire ça, mais jamais je ne serais capable de rendre justice à ce que j’ai entendu et vécu plus que ce texte de la formation… je suis honnête:

Pour bien saisir Cyanide Eyes, il faut observer comment le groupe ce sert des lourdes textures musicales, souvent rythmées et débauchantes, parfois éclectiques et abrasives pour nous faire ressentir l’étroite relation qu’a chaque membre avec son instrument. Une relation qui s’extrapole jusqu’au mur sonore que produit leur union. S’immiscer dans cet univers en fait une fenêtre plongeant des astres jusqu’aux ténèbres, par une progression aux excès enivrants. Avec une force créative à la fois brute et calculée, Cyanide Eyes nous immerge dans son monde où les sens ne sont plus des repères, où les barrières des genres fondent comme si elles n’avaient jamais existés. Aller voir Cyanide Eyes en chair et en os reste le moyen le plus éthéré d’entrer en contact avec cette exploration auditive.

Le band sera à l’enregistrement de leur EP en août 2013 et j’ai pas besoin de vous dire que j’ai vraiment hâte de mettre ça sur ma table tournante, parce que vous allez faire un vinyle, right guys?  J’ai aussi beaucoup aimé la participation au vocal de Mathieu Larrivée, le bassiste, lors d’une toune complètement interprétée par celui-ci.  Belle job overall, j’ai rien de plus à ajouter, fallait être là pour vraiment comprendre.

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La foule était restée quand même tranquille pour les premières tracks, mais elle a quand même osée brasser un peu vers la fin de leur show, aidé en partie par Adam et Caillou, ce dernier ayant mis des épaulettes de joueur de hockey pour être sûr de bien répondre aux attaques physiques des autres spectateurs. Adam vient me saluer après le set et je lui propose de faire une entrevue, alors il me guide vers chez lui, deux étages plus haut, un appartement qu’il partage avec Mathieu (bassiste de Cyanide Eyes) et un autre gars dont le nom m’échappe (s’cuse, man!).  L’appartement semble avoir trois chambres et est grand en superficie et de plafond.  Vraiment le style de logît retrouvé dans Saint-Roch et le Vieux-Québec.  Mathieu, faut vraiment que je te répète que ta fenêtre de chambre/studio qui surplombe la rue Saint-Vallier est parfaite pour la baise, comme je t’ai mentionné le moment que je l’ai vu.  Elle est encore dans mes scénarios les plus osés dans mon imagination.  Bon, fallait que ça sorte, vous comprendriez si vous l’auriez vu \m/

Avec l’entrevue dans son entrée de salon terminée, on se roule des cigarettes parfumées, on boit un peu et on redescend à la vitesse de l’éclair quand on entend quelqu’un dire que le prochain band a commencé.

Arrivé en bas, on peut vraiment témoigner que le set de Saccage a commencé, car on ne peut même pas se rendre au ‘slam’ de malade qui est déjà commencé.  On est dans la cuisine, à environ 4 mètres de l’action et là je vous le dis, ça brasse en esti en avant de la scène.  Cette violence allait perdurer le reste de la soirée, donc tenez-vous le pour dit; tout ce que je vais décrire pour Saccage et Helm se passe dans la brutalité la plus complète en permanence et je vais mettre l’emphase sur un autre point seulement dans la critique de Helm.  Dany Beauregard et sa troupe de musiciens se font rentrer dedans pendant qu’ils interprètent leur death/thrash crust d’une façon impeccable. Est-ce que c’est juste moi ou vos tracks étaient jouées un peu plus rapidement cette soirée là, les gars?  Anyway c’est pas grave, parce que l’énergie dégagée par le band est exemplaire.  Ce sont des ‘bums’ qui jouent leurs rôles de ‘bums’ à perfection.  Je les avais vu un mois avant à l’Agitée où j’avais été introduit à leur démence.  Il y a des choses que tu ‘fakes’ pas dans la vie et leur prestation en fait partie.  Le premier vinyle que j’ai acheté de ma vie est celui de « Deathcrust Satanique » et j’en suis fier.  Tout ce que j’ai pu écrire dans cette critique du show à l’Agitée s’applique encore et mon ordre à vous: changez jamais.  Dany, garde ton micro bien haut et ton coude encore plus haut, tu rocks man.  Un band a pas le choix de donner ce genre d’énergie quand la salle en avant de toi t’en donne 10 fois plus en retour.

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Vous l’avez sûrement compris si vous vous êtes rendus ici, c’est pas dans ce texte que je vais être négatif.  Je suis fier de Ondes Chocs pour plusieurs raisons, mais celle de faire des critiques constructives en tout temps est celle que je chérie le plus.  On ne se gêne pas pour critiquer avec respect, mais quand on a un show comme celui que je vivais en cette soirée mémorable, tout est juste parfait.  Désolé pour ceux que ça choque.

On retourne dans l’appartement en haut pour jaser et boire, juste avant de re-descendre en bas parce que je viens de recevoir un texto de quelqu’un qui n’est pas ‘supposé’ être ici:

t’es tu parti?

« Non Evans, j’étais avec Adam et Alex en haut » sont mes première paroles à mon partner de chez Creative Custom Tattoo que je rejoins au sous-sol avec coucoune (Sammy), sa blonde.  Je dis qu’il n’est pas ‘supposé’ être là, car disons que nos genres musicaux ne se ressemblent pas du tout, mais le gars est juste trop cool.  C’est malade qu’il vienne à un show de même et je lui làve mon chapeau.  On a un ami en commun, David, alors sa présence est plus qu’appréciée et je le remercie.

Helm est une formation de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et je me demande vraiment c’était quoi leur première remarque en voyant la salle où ils allaient jouer.  Tu peux pas prévoir.  Tout ce que je peux dire, c’est qu’en montant chez Adam la première fois pour l’entrevue, il était assis avec du monde dans l’escalier extérieur et quand je lui demandé ce qu’il pensait de Québec avec une soirée comme celle-là, il m’a répondu: « it’s fucking awesome ».  Indeed.  So was your show, fucker. Je vous avoue que je ne les connaissais pas beaucoup avant de les voir en show, mais depuis, leur album éponyme de 7 tracks ne quitte pas ma rotation de choses à écouter.  À quoi ça ressemble… bon…c’est doom, c’est thrash et c’est groovy, mais avec les passes plus ‘moody’ qui n’enlèvent rien à l’intensité de la musique.  Il y a même « Lot Lizard » qui commence avec une influence claire d’Iron Maiden, pour après se transformer en une sauce unique appelée Helm.  Le bassiste et le guitariste/chanteur sont tellement efficace à nous occuper du côté de la présence scénique que le tout passe très rapidement et j’oublie même de noter qu’avec la violence du pit en avant de moi, il y a maintenant, euh, DU FUCKING BODY SURFING!!! Fuck me… Imaginez un plafond de 8 pieds de haut, plus petit que chez vous et un gars qui est bout des bras de 5-6 personnes, donc qui doit se tenir sur le plafond pour ne pas le heurter constamment.  Sans oublier le ‘trust’ de soutien qui sépare le salon de la cuisine.  Le guitariste joue avec une guitare ‘flying V’, se fait aller la couette sans arrêt et assure son vocal unique avec brio.  Le bassiste a vraiment l’air d’un frontman avec sa présence et ‘moves’ de malade.  Il a une tête à la Elvis avec ses cheveux, weird, mais parfait en même temps, know what I mean? He looks the part!

Ça a pas de bon sens que des shows de même existe, c’est juste trop cool.  J’ai passé une maudite belle veillée et je veux remercier David et Adam pour l’invitation, vous l’avez l’affaire les boys, changez jamais!  Pas besoin de vous dire qu’après mes salutations, je suis rentré rapidement chez moi et que le sommeil a été extrêmement réparateur.

 

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