
Dirt Cannon qui détruit la place! Veuillez noter l’exposition de peintures par des artisans de Québec sur le mur du fond.
C’est toujours quand tu entres dans une sorte de routine que quelqu’un ou quelque chose arrive de n’importe où et change ta perception ou manière de faire les choses.
C’est ce qui m’est arrivé vendredi soir, après une journée passée à la shop (je suis co-propriétaire de Creative Custom Tattoo) à faire le foutu inventaire, rendez-vous avec la comptable, etc. Je passe ensuite ma vie sur la route à courir les shows pour Ondes Chocs, à l’aide de mon staff, aux quatre coins du Québec, mais ce vendredi ça se passait à la nouvelle salle Noise Isn’t Noise au 221 St-Vallier Ouest à Québec. Donc, je restais dans mon patelin, à mon plus grand bonheur, et pour une raison que j’ignore encore, j’étais vraiment excité depuis 2 semaines en pensant au lineup qui nous était présenté par David Raymond Leblanc; Black Khox, Aly The Band et Dirt Cannon.
Avant de continuer avec la critique du show, j’ai cru bon de parler quelques minutes avec le principal concerné, David Raymond Leblanc, et je vous présente la discussion et quelques images de la soirée. Tenez compte que le tout était TOTALEMENT improvisé, un vidéo n’ayant pas été discuté avant le show. Quand même content du « feel » et des infos recueillies.
Alors, armé de mon éternel iPhone avec écouteurs pour être sûr de ne pas passer une crisse de seconde de ma vie sans musique qui me drive dans les oreilles, d’une caisse de bière parce que c’est une salle « apportez votre alcool » (la belle vie, man!), mais SURTOUT d’un ami qui devient tranquillement un homme de confiance et partenaire au niveau des photos (et vidéo aussi dans ce cas-ci, what a great job you did in a few hours, thanks!), Alex Deleon Cativo, on s’est présenté à la nouvelle salle avec aucune idée pré-conçue.
Une chance.
Quand tu arrives à l’adresse de la salle, la porte est barricadée et un écriteau nous invite à entrer par la porte de garage à gauche. Pas ouverte, nonon, ouvre la toi-même ta crisse de porte de garage… j’adore déjà et je ne suis pas encore en-dedans!!! Voici de quoi je parle:
Un couloir entre deux bâtiments se cache derrière la porte de garage et on entre dans le fond à droite dans une ancienne friperie qui a sensiblement les même dimensions qu’un grand appartement, avec à notre gauche « La Loge des Artissss » (sic), en face le rack qui sert de vestiaire et aussi une table où le très minime 5$ est sollicité par les visiteurs (gros méga merci à David pour l’accès à l’évènement). Tout se passe à droite, où on entre dans un genre de grand salon au plafond élevé avec une cage d’escalier (qui mène à une des toilettes disponible) dans le milieu du mur de gauche et la scène en face de nous, qui est au niveau du sol, une situation que j’aime bien, car le contact avec les artistes est meilleur selon moi.
J’avais même pas idée comment cette dernière phrase allait s’avérer vraie au courant de la soirée…
On tombe tout de suite sur une panoplie de monde qu’on connaît, comme Louis-Olivier de Endless Horizon (man, ton rire est TROP entraînant!), Vincent Dion (ancien chanteur de Burial et Leonos qui déménage à Montréal, si un band se cherche un chanteur GRAS, ciboire, il est dispo, sautez dessus!) et bien sûr les musiciens des bands de la soirée, avec qui je jase souvent sur Facebook, mais dont la rencontre se fait pour la première fois dans le cas de deux groupes!
Ce qui n’était pas une première pour moi est un show du band de Québec, Black Khox. Le groupe de stoner/southern metal joint le talent de 3 bands de Québec: The Aftermath (William), Unfallen (Francis, Maxime) et Agnès Beauregard (Christian)… mais fuck ça devient redondant, parce que encore une fois les fuckés nous ont livré une excellente prestation dans une atmosphère chaude, unique et surtout entassé. Vous devez comprendre qu’on est collé sur les musiciens, on est réellement comme dans un party de fraternité avec un band dans le salon. Aussi simple que ça. J’ai peut-être senti un peu moins de contact avec la foule de la part du chanteur et du reste de la troupe, mais peut-être que les conditions étaient différentes et surprenantes autant pour eux que pour moi. Je ne pourrais pas le jurer, mais je crois qu’ils ont incorporé un petit jam vers le milieu de leur set, j’ai oublié de le demander après le show. Regardez, on tournera pas autour du pot, si vous aimé votre métal gras, dégoûlinant de pesanteur et gratuit, voici le lien pour télécharger gratuitement leur démo. On parle d’influences de Mastodon, Down et comme il le mentionne si bien sur leur page Facebook: Beer! Ce qui me fait tripper de ce band là est que les membres ont l’air de tripper en jouant, il y a un beau petit buzz autour de leur nom et si leur premier album se tient et offre de quoi de solide, c’est sûr qu’ils pourraient se faire une base de fans très intéressante.
Il était temps d’aller entre les deux bâtiments pour jaser avec David et Yan de Unfallen qui était venu supporter leurs confrères (et qui sont très souvent dans les shows , comme plusieurs autres musiciens de la scène underground de Québec… ÇA c’est supporter la scène) et aussi d’autre monde cool, car oui, avec la place que t’as pour bouger un peu partout sur les lieux, t’as pas le choix d’être entouré par du monde le fun pour passer du bon temps…

Le couloir entre les deux bâtiments qui mène de la fameuse porte de garage dans le fond jusqu’à l’entrée de la salle.
Aly The Band se prépare, on serre la main à Alex et Frans qui suivent déjà Ondes Chocs (malade se faire dire ça les boys!) et c’est le temps de partir. Dans tous les sens… La salle s’EMPORTE comme si quelqu’un aurait mis le feu et on est témoin d’un slam de salon! Faites juste imaginez la scène! Le punk/hardcore de la formation du Saguenay ne fait qu’envenimer la situation et après la deuxième track, le bassiste Alex déclare qu’après seulement le temps de deux tounes, c’est déjà dans les meilleurs shows du band. Crisse! Faut vraiment être là pour le croire. Si je peux me permettre Alex, tu l’as en esti l’affaire en show (comme tes chums aussi d’ailleurs…) avec ta personnalité et tes faces/manières qui donne le goût d’être chummey immédiatement avec toi et te serrer ben fort (lolol). Sérieux, quelle belle découverte scénique. Les côté gras du vocal est assuré par Frans et les ‘cleans’ sont la responsabilité d’Alex, qui en met en masse et garde ça entraînant. Le beat me plaît beaucoup aussi, mais je dois avouer que je suis curieux de consulter l’album au complet pour savoir si il me tiendra en haleine tout le long. L’énergie y est certainement, ce qui reste à voir est le produit hors scène, pour mes goûts personnels bien sûr. J’aimerais mentionner le t-shirt du drummer avec une pédale de double-bass drum avec un cercle et une barre rouge dessus comme les pancartes d’interdictions! Nice touch \m/
David Chiasson, chanteur de Pray For A Sunset, nous jase ça en masse (en plus d’être un participant très actif des slams qui sont actif toute la soirée), Patricia Morin aussi, une actrice connue de la scène underground punk-rock à Québec, que j’avais pas vu ça fait trop longtemps et aussi David Ouellet, bassiste de Never More Than Less. Cheers à vous trois! En passant, Alex, une douze c’était pas assez, man…
Le band précédent nous avait averti que ça allait brasser avec le dernier band et c’est avec Oli qui nous demande de se garder serré que Dirt Cannon se lance dans l’interprétation de son album « Get Beaten », un mélange de hardcore et punk qui offre encore une excellente collaboration entre le chanteur qui fait les gras et un des deux guitariste qui s’assure des ‘cleans’. Leux mix est particulièrement intéressant, d’ailleurs. Oli sonne vraiment comme Keith Buckley de Every Time I Die, ce qui est un compliment. Étant le troisième show en 3 jours (Montréal et Trois-Rivières), on pouvait sentir une petite fatigue chez lui, mais le gars sait comment donner un show, c’est un pro. Ajouter à ça Julien à la basse qui veut tout casser dans son petit coin serré et vous avez une foule qui réagit encore plus fort que le band précédent. On est témoin de body-surfing (ta caméra était où Alex!) dans une pause de slam, un peu surréaliste comme situation, mais c’est la magie de la soirée. Pour ce que je connais de l’album, bonne interprétation de la formation montréalaise avec de l’énergie en masse et une électricité qui se partageait entre le band et la foule.
Après le carnage, j’ai été parler avec David de sa salle, ce qui a donné le vidéo totalement improvisé qui est disponible plus haut. Le gars, de ce que j’ai pu voir à date, a vraiment une passion pour ce projet qui est inspirante. Lâche pas, man, changer les règles est habituellement du travail, mais avec le soutien de la foule métaleuse de la vieille capitale qui existe présentement pour cette salle, y’a pas de raison de lâcher.












