Échos D'Outre-Monde

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Vol. 1 – No.10 : En rafale

 

Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des 2 dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retourneront à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, dans les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent. Mais comme ce dossier me demandera un peu plus de préparation dans son élaboration, et comme je ne voulais pas prendre de relâche pour autant, cette semaine je vous offre quelques excellents groupes en rafale, histoire de vous permettre de patienter.

 

Subliritum

Si l’Allemagne est souvent associée au Power Metal et la Pologne au Death Metal, la Norvège de son côté va de pair avec le Black Metal. Depuis ses débuts marqués par les tragédies et les actes antichrétiens, la scène Norvégienne Black Métal s’est taillée une place de choix sur le plan international. Bien que selon moi, le mouvement Black Métal en Norvège comme ailleurs semble s’essouffler en ce moment, on peut toujours y trouver quelques perles en creusant un peu plus. C’était le cas pour Vreid (ex-Windir) et c’est aussi le cas pour Subliritum, un des nombreux groupes dans lequel Vyl de Keep of Kalessin est impliqué. Thebon aussi de Keep of Kalessin y a également participé dans le passé. Subliritum nous offre un Black Metal mature aux élans progressifs qui plairont aux fans d’Old Mans Child et Emperor.

 

 

 

Tantara

Par opposition à leurs voisins de l’est (Suède et Finlande), la scène musicale norvégienne qui a explosé dans la controverse au début des années 90 avec le Black Metal, semble bien peu diversifiée. Mais cachée dans l’obscurité, évolue une toute nouvelle génération de groupes qui attendent d’être découverts. Tantara qui donne dans le Thrash est l’un de ceux-ci. La parution de leur premier album « Based on Evil » en fait une de mes plus grandes trouvailles de 2012! Inspiré par les plus grands chefs-d’œuvre de Metallica et Testament qui ont marqué les années 80, Tantara offre un excellent produit qui nous situe tout de suite en terrain de connaissance.

 

 

 

Criminal

De Santiago au Chili, nous provient le groupe Criminal, ce mélange de death mélodique qui me rappelle du Arch Enemy, et de groovy thrash à la Sepultura. Formés en 1991, ils ont une respectable discographie comptant pas moins de 7 albums! Comment est-ce que j’ai pu ignorer l’existence de cette formation si longtemps? En fait, jusqu’à la sortie de « White Hell » en 2009. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce pas?

 

 

 

The Lightbringer

Pour un groupe nommé The Lightbringer, je trouve qu’ils n’ont pas eu beaucoup de spotlight, car je viens juste de les découvrir! C’est un autre de ces trésors cachés bien de chez nous, que j’avais sous le nez mais qui m’avait échappé. Constitué d’un alliage de Black et de Power metal ce groupe plaira sans doute plus aux vrais amateurs de musique qu’aux puristes, car c’est dans la maitrise de leurs instruments que brillent les musiciens de The Lightbringer  sur ce premier album « Quintessence of Dawn » sorti en 2010. Un deuxième album serait présentement en cours de production, c’est donc à surveiller!

 

Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, , simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Une Soirée Funéraire Qui A Fait Tremblay

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Je crois qu’on peut s’entendre sur une chose ici; un show métal, c’est un show métal.  Point.  On ne sauvera pas personne d’une mort évidente, on ne changera pas le monde, mais ça reste quand même un divertissement et aussi un exutoire qui est prisé par des millions de personnes et un besoin, dans mon cas, car justement ça fait sortir le méchant.

Cependant, des fois certains shows sont des premières ou lancements, des levées de fonds ou tout simplement, comme la soirée de vendredi dernier au Cégep Limoilou (Campus Charlesbourg), une chance pour les fans de faire la différence sans même le savoir.  Sébastien Tremblay est le directeur technique de la salle à ce Cégep de la ville de Québec et il m’avait contacté en privé pour me demander de promouvoir son show afin de rendre l’évènement un succès, car voyez-vous, cet évènement se voulait un test pour la Direction du Cégep.  Un show bien organisé et des développements positifs pouvaient en résulter, quelque chose que la scène métal de Québec attendaient avec un manque de salle évident dans la région.

Donc, au lieu d’emprunter l’autoroute Laurentien direction Sud pour me diriger vers ma source de métal, comme à l’habitude, c’est direction Nord que j’ai commencé ma soirée, quelques minutes seulement après avoir terminé mes tâches à ma shop.  J’étais étudiant à ce Campus il y a quelques années et c’est un endroit facile d’accès en bus ou voiture, avec du stationnement gratuit en masse, mais aussi un endroit très propre et légèrement en banlieue, vous comprenez le genre?

Je me gare entre la porte d’entrée et le terrain de football de l’autre côté et je me dirige à l’intérieur et on aperçoit en premier les gardes de sécurité en chemise blanche impeccable, mais aussi le vestiaire qui est mon prochain arrêt.  Je parle à la fille de l’entrée et Sébastien vient me rejoindre pour les accès et c’est alors que je fais mon entrée dans la salle, un endroit que j’avais déjà visité il y a plusieurs années pour un show de Hatebreed et Madball.

Le plafond très haut, une salle aussi large que profonde et d’une propreté désarmante, des rideaux noirs qui font la hauteur de la pièce de chaque côté de la scène et celle-ci qui est environ à un mètre du sol, la hauteur que je préfère pour le contact avec les musiciens.  Imaginez un gymnase d’école, mais ‘paddé’ pour une bonne insonorisation et vous avez une bonne image de mon environnement.  La régie est derrière sur une petite estrade et comme le Cégep est aussi une école pour les techniciens en audiovisuel, les membres du staff technique sont des étudiants, mais gérés de mains de maître par Sébastien, comme j’aurai la chance d’en être témoin toute la soirée.  Ceci dit, on avait aussi la présence de François « Blastbeat » Fortin pour assurer le bon déroulement sonore de la formation Morgue qui était tête d’affiche dans cet endroit pouvant accueillir environ 500 malades mentaux.

À l’entrée on avait les tables de « merch » et aussi une convention de Capitale du Métal (en blague…) avec la charmante Dania qui maniait la table d’offrandes au groupe Sick et Marc Lavoie qui était derrière le stock de Morgue, car il est leur gérant.  Je leur jase un peu avec promesse de revenir durant le show, car je savais que des amis allaient être sur place et comme de fait, je rencontre Louis-Olivier de Endless Horizon accompagné de sa douce, ainsi que d’autre monde qui ne sont pas du milieu, mais que je n’avais pas vu depuis longtemps.

Je texte Olivier, un des guitaristes de Morgue, car je ne l’ai jamais rencontré en personne et c’est pas long qu’on se salue et il m’amène en coulisse dans leur loge et même celles-ci ont beaucoup de classe.  Tous les gars sont en train de se préparer et je me dis que c’est tôt un peu, mais on m’informe que 1h30 est le temps de préparation, car ce n’est pas tous les membres qui peuvent se maquiller en même temps. Maudite belle place professionnelle pour faire des shows…

Déjà la foule est au rendez-vous pour le groupe qui va entamer le bal, Feast of Flesh, un autre band de Québec qui offre son death metal de façon old school et rassemble des membres de Cervical Autopsy, Hanker et Fulgorth.  Il y a réellement un retour vers ce son de ma jeunesse, où le groove et le lourdeur est de la partie et aussi où le « heavy » a pas besoin de 7 cordes pour se pointer la face.  Pour faire une image, je vous dirais que le band est une rencontre de Jungle Rot et Suffocation.  Le groupe existe seulement depuis la fin 2011, mais leur expérience de scène ne le fait pas paraître, car Martin au vocal est très à l’aise avec la foule, lui demande de participer, il boit en masse, lance son micro en l’air (il a d’ailleurs failli le perdre un moment donné…) et arpente la scène comme un pro.  Les boys essayent de faire quelques chorégraphies, mais je leur propose de les laisser faire, au moins un membre ne semblait pas tant tripper à les faire et elles étaient pas particulièrement pertinentes au show visuel.  Votre beat est bon, c’est la base et comptez là-dessus.  Un des guitaristes, Damien, ressemble tellement à Franky Blastbeat, c’est fou un peu, même que durant la soirée je le mélange dans la salle lorsque je l’apercevais de loin.  Très sympa ce Damien, d’ailleurs.  J’ai beaucoup aimé la track dont le nom est « Shitface » si je ne me trompe pas.  La foule met du temps à starter le slam, mais finalement ça se fait et des amis du band s’en donne à coeur joie. Le party est commencé…

Feast Of Flesh

Feast Of Flesh

Une autre chose de cool avec cette salle? Le prix de cégepien de la bière ostie!!! 3,50$ pour une Boréale?? N’importe quand champion! On refait le plein et je commence à jaser avec Benoît Parizé, un photographe talentueux de la région de Québec qui nous offfre d’ailleurs gracieusement quelques photos pour cet article.  Merci, buddy.  Vous pouvez le joindre ici si vous avez besoin de ses services, le gars est juste trop cool.

Juste avant Sick...

En entrant dans la salle je me suis procuré l’album « Episode Purulent » de Sick et c’est weird parce que je n’avais vraiment entendu parlé de ce band là avant, mais depuis mon arrivée on me dit d’un bord et de l’autre que ça va être malade, c’est différent, on me texte pour me demander ce que j’en pense… VOYONS CRISSE!!! J’étais sous une fucking roche depuis un bout ça veut dire??  Jérôme St-Charles (aussi de Warder) est le chanteur/bassiste de le formation et les décris comme du Blague-Métal et je comprends vite pourquoi avec leur parodie de black/death/thrash métal.  On a entre autre droit à un wall of death qui confronte Freddy à Jason, un lancer (et lichage) de la couche qui reste pognée dans les racks à lighting au plafond (pas voulu!) et des commentaires loufoques de Pat, un des deux guitaristes.  D’ailleurs, Pat, check tes cues pour les jokes entre les tracks! (all in good fun, man).  C’était également le premier show du deuxième guitariste depuis qu’il s’est remis d’une presque-paralysie en raison d’une hernie discale vraiment chiante.  Bravo!  Ils ont aussi une track instrumentale qui me faisait penser au band Death, une ostie de bonne compo les boys.  Des fois les bands font des parodies de style métal et s’enfarge royalement dans le côté technique, mais dans ce cas-ci, les boys ont du fun, sont différents ET offre un beat que je veux ré-écouter encore et encore…

C'est Sick!!!

C’est Sick!!!

Je m’installe à la régie à côté de Sébastien Tremblay pour le début de Morgue et l’a on atteint un autre niveau de brutalité, autant sur scène que dans la foule.  Les fans de métal de la région connaisse et aime leur Morgue et on va le voir dans les slams interminables et brutaux qui allaient se produire sous nos yeux dans les 50 minutes à venir.  C’est ma première expérience avec ce band en show et crisse que ça rentre.  On a droit à des offrandes de leurs deux premiers albums et leur blackened death métal me perce jusqu’au coeur avec l’intensité de leur section rythmique.  Goliatt, le chanteur, est très grand et costaud, une présence non-rassurante dans une ruelle à 2h du matin, mais oh-combien apprécié sur un stage avec du beat aussi approprié.  Si j’avais quelque chose à redire sur sa performance est le fait que lorsqu’il chante, il prend de la place et semble en plein contrôle, mais dès que sa ‘part’ est terminée, son gestuel est restreint et devrait profiter de ses breaks pour aller narguer la foule et non fondre en retrait, une remarque que j’ai pu entendre une couple de fois lors de conversations durant le show.  Au niveau de la gorge, dude, tu beugles en sacrament.  Quand il ouvre la bouche ça me fait penser à John Coffey dans « La Ligne Verte » qui crache son venim, malade…. Pour ce qui est des membres à ses côtés, les boys sont plus que talentueux et j’aime que leur son heavy se rapproche dangeureusement de celui retrouvé sur leurs albums, quelque chose qui n’est pas donné à tous les bands.  Est-ce que j’ai été impressionné par leur présence scénique? Oui et non, elle est très efficace, mais les maquillages me font imaginer des personnages démoniaques et leur gestuel et attitude manque un peu pour être à la hauteur de l’atmosphère de funérailles qui règne dans la place.  Il faut toujours s’imaginer que vous jouer devant 10 000 personnes, même si cela est rare, vous allez voir, ça donne une toute autre perception.  Tout ça pour dire que quand un produit vous est ‘hypé’ en malade comme pour cette occasion où on me disait que ça allait être malade le show de Morgue, et bien je n’ai vraiment pas été déçu et ça c’est tough à accomplir.  Great job guys.

Comme mot de la fin, je veux me tourner vers Sébastien Tremblay, un gars qui cherche vraiment à donner une salle de qualité à la région de Québec pour sa scène métal et pour en savoir long sur ce qui se passe en coulisse, le gars travaille pour vous, métalleux et métalleuse de Québec.  On vous avait demandé d’être présent en grand nombre et de bien vous comporter et vous l’avez fait.  Il y aura des développements positifs à votre réponse à cette demande et j’aimerais que vous vous rappeliez, dans vraiment pas long, que des personnes (Sébastien et son équipe dans ce cas-ci) sont à l’origine de ces nouveautés et améliorations.  Seb, je t’ai vu courir toute la soirée pour que tes gars soit à la hauteur et que la soirée soit parfaite.  Elle a même dû finir tard à cause des fameuses vidanges, mais tu as vraiment tout mon respect pour ce qui risque d’arriver dans pas long.  Tout ce que je demande au monde est de garder un oeil et une oreille ouverte à ce sujet.  Le sujet n’est pas clos, au contraire, vous les fans avez répondu exactement de la manière que vous auriez dû…

 

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Fan View: Une Soirée Progressivement Sublime

Je vous avoue que je ne croyais pas que les fans de métal allaient autant participer à notre « Fan View », une nouvelle aventure pour Ondes Chocs où on laisse la chance aux fans de s’exprimer sur un show qu’ils ont vu et que notre crew ne couvrait pas.  Dans ce cas-ci, notre Pat Graham national était sur place, mais aussi Jonathan Gauthier, un drummer de la région de Québec, un trippeux, mais avant tout un gars que vous vous devez d’appeler « Gooooooaaaaatttttttthier » si vous le croisez à quelque part.  Je remercie Jonathan pour ce regard sur sa soirée de samedi dernier au Dagobert, très gentil de ta part – Dave

 

Samedi soir dernier semblait très prometteur au premier regard, encore une de ces soirées mémorables que nous offre les shows ‘’gratis’’ du ‘’DoucheDag’’ ou Dagobert pour ceux qui préfèrent.  Ce concept mélangé à une soirée bien accompagnée de connaissances et de vieux amis, dont un des membres de la formation Piezo, J-F fournier, que je connais pratiquement depuis que j’ai la couche au cul et qui occupe le poste de bassiste du groupe. Mention spéciale à la moitié du band qui jouait dans un autre projet auparavant, soit trois membres du groupe qui interprétaient ‘’Lamentations’’, groupe hommage à Opeth, une chose qui se reflète très certainement dans la sonorité du band actuel.

Francois Coté-Fortin assurait le son pour la formation Piezo, lui-même ayant enregistré et mixé tout l’album du groupe intitulé ‘’scène 1 : Harlequin’’. Ça nous donne l’assurance que ce sera un show qui va bien sonner, de plus que la formation offre une prestation ce soir là avec 3 choristes féminines invitées dont la prof de chant de Julien, chanteur du groupe, qui lui est anciennement guitariste du groupe death/black Morgue. Un mélange de guitare acoustique, clavier, guitare électrique, de basse, de drum et de percussions nous est présenté, ainsi que des back vocaux de la part du claviériste. Le groupe est très habile sur scène au niveau technique et on note très bien les années d’expériences de tous les musiciens du groupe. Les influences du band, selon moi, inclues une touche à la Pink floyd, mais aussi un son parfois plus agressif rappelant OpethDream TheaterPorcupine Tree . Le chanteur offre un très bon contact avec la foule et joue pour le public, ce qui n’est malheureusement pas l’impression donnée par tous les membres du band. Les gars vous êtes des machines, mais pour passer au niveau supérieur il vous faudra lâcher votre fou un peu sur la scène, chose qui n’est pas du tout évident dans les premiers shows avec une musique complexe comme celle que vous offrez. Ça reste quand même un détail pour ce style de musique plus axé sur l’écoute que sur le fait de se tirer partout. Sérieusement vous avez dépassé mes attentes haut la main avec un aussi bon show pour un de vos premiers! Le public a semblé beaucoup apprécié votre spectacle, alors félicitations les gars, c’était malade pis ça sonnait en criss, alors j’ai déjà hâte de vous revoir!

Passons maintenant au vétérans de la soirée, Inner Odyssey, qui jouait devant une foule un peu moins nombreuse et un groupe que j’allais entendre pour la toute première fois en show. J’ai donc écouté quelques pièces avant la soirée pour me mettre dans le mood. Ce premier opus est intitulé ‘’Have a seat’’ et dure pas moins de 68 minutes! Ce fût un processus assez long au niveau de l’enregistrement, selon les dires de certains membres du band. Tout de même, je présume que ce projet studio, sorti en 2011, a donné une bonne expérience au band, car sur la scène on comprend vite que le groupe est très bien rodé ‘live’. La communication et l’attitude du front man nous convainc assez vite que c’est du sérieux, en plus d’offrir des vocaux qui sont clairs et précis. Le band est en mouvement continu et offre une bonne qualité sonore ainsi qu’un bon visuel, un tout qui nous fait embarquer dans leur trip. Mis à part le manque de guitare au début du show en avant de la scène, le tout est impeccable du début à la fin. Ce groupe a une touche particulière dans son style tantôt mélodique, plus tard acoustique, ce qui donne un feeling très ambiant et mélancholique. D’un autre côté on décèle un petit quelque chose de plus loud,  par exemple dans le début de la chanson intitulée « Distant Illusion » qui de distingue beaucoup de certains groupes du genre, mais nous rappelle possiblement certains passages à la Dream Theater. Il y a beaucoup de changements de riffs et de tempos dans les tounes, mais plus précisément dans ce que je crois avoir compris comme des nouvelles pièces. On a droit à un solo de drum pendant le show, une très bonne initiative du drummer qui maîtrise son instrument à merveille et ne se contente pas d’aller vite pour impressionner, mais donne un bon côté rythmique donnant l’occasion à la foule d’embarquer. Je dirais que ce groupe est à surveiller car je ne serais pas étonné de les voir en première partie d’un groupe très connu du même genre.

Merci spécial à Pier-Luc, le chanteur de Inner Odyssey, qui m’a permis de filmer avec son appareil photo, mais qui malheureusement manqué de batterie car il m’a permis de filmer Piezo et donc nous n’avons pu qu’avoir 6 minutes de filmage de son propre band. Je suis désolé de ne pas avoir anticipé pouvoir filmer seulement 20 minutes avec une charge à 30%, mais quand ce n’est pas ton stock tu devines pas ces trucs là.  Bref, ce fût toute une soirée avec deux groupes qui possèdent chacun un album très professionnel et qui méritent une oreille attentive de la part de tout les fans du genre rock/prog.

 

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Critique d’Album: Darkthrone – « The Underground Resistance »

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Darkthone

« The Underground Resistance »

(2013)

 

Comme tout les fans du genre le savent déjà, Darkthrone est l’un des pionniers du black métal, si ce n’est pas le pionnier ultime. Au travers des années ils ont énormément évolué musicalement en nous livrant depuis 2006 des albums à tangente plus punk , thrash et j’en passe!  Cette fois-ci , Nocturno Culto et Fenriz sont de retour avec un album dans les mêmes branches, mais sur des horizons plus vastes encore!

Restant toujours dans le même esprit, « The Underground Resistance » nous transporte dans les années ’80 avec un son plus heavy et speed tout en restant sombre et froid comme le black métal doit l’être.  L’opus me faisait presque rappeler « Black Magic » de Slayer avec leur son de  « A Blaze In The Northern Sky » ( je fais surtout référence à la pièce « Leave No Cross Unturned »); des riffs rapides, puissants et très sombres sont au rendez-vous.

D’un autre côté, les pièces sont assez redondantes et j’irais même jusqu’à dire qu’elle peuvent être ennuyantes à certains endroits. J’amène ce point, car de règle générale les idées de bases semblent parfaites, mais entre ces fameux concepts, il y a toujours une longueur des plus désagréable qui vient briser la fluidité de la chanson en question. Je le mentionne tout en sachant que Darkthone a toujours eu cette sorte de marque de commerce, mais qui selon moi dans ce cas-ci, je dirais c’est du réchauffé. Quelques particularités plus appréciées de cet opus sont présentes, néanmoins, et je fais référence à la deuxième pièce de l’album, « Valkyrie », qui peut s’aventurer un plus dans une ambiance  folk comme Fenriz le faisait pour son projet Isengard! On parle ici d’une façon de chanter comme les Vikings et des passages inspiré de cette musique ancestrale de leur petit coin reculé de la Scandinavie. Comme je disais plus haut, l’album est très varié contrairement aux prédécesseurs. Tout y est, death metal (à la sauce Soulside Journey), black métal, speed metal, etc. Fenriz fait même des performances vocales à très haute notes qui rappelle des groupes comme Agent Steel, Celtic Frost, etc!  Très old-school et on aime ça!

Alors pour résumé, « The Underground Resistance » est un album qui va toucher beaucoup de gens, tous fans de tout époque devrait y trouver son compte en général. Les amateurs de ce groupe culte seront servi ! En tant que fan de Darkthrone, je vais quand même le considérer comme un de leur bon album, mais je vais toujours avoir cet infime sentiment de déjà vu pour certains détails de l’album contrairement aux albums précèdent qui nous faisaient explorer dans une certaine originalité du genre. Néanmoins, le seizième album du duo norvégien reste un album qui restera bordé de nostalgie et sera nous rappeler que ces titans n’arrêterons jamais de rendre hommage à ce son effréné et traditionnel que nous aimons tant.

 

7 / 10

La Décapiteuse #2

La Décapiteuse

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Par Noch

Si vous écoutez mon show les dimanches sur Ondes Chocs ( »C.R.O.C. Underground Metal »; pour ceux qui savent pas que ça existe, allez faire un saut sur Podomatic pour écouter ma petite dernière), vous savez qu’à toutes les semaines j’vous sors du stock fucké à souhait. Et honnêtement, j’aime mes playlists à toutes les sauces – je m’emmerde de façon terriblement considérable quand j’entends une batch de tounes qui me donnent l’impression d’écouter un concerto d’un déploiement tout aussi foudroyant qu’un ventilateur de plafond. En d’autres mots, sarcasmes imagés mis de côté cette fois: je recommence à triper de plus en plus sur ma job depuis que je me fais envoyer des albums complètement fucking débiles, et ce, dans toutes les branches du Great Great Metal Tree. D’un point de vue extérieur, ce n’est probablement pas évident de prédire c’est quoi que j’vais aimer ou détester à coup sûr – j’suis tellement imprévisible, j’devrais être illégale. C’est le fun du métier – les goûts que t’avais au départ n’arrêtent pas de se transformer et de s’aiguiser à mesure que les saisons passent et que des centaines d’albums te défoncent les tympans bien gentiment. J’vous le promets; essayez donc for shiggles, mettez-vous à écouter un maximum de nouveaux albums à mesure que les dates de sortie vous passent sous le nez; vous allez réaliser, tôt ou tard, que le plus vous mettez de musique sur votre radar, le plus vous devenez très pertinemment éclectique. En tout cas, ça vaut la peine d’explorer l’expérience – de mon bord, j’en suis assez maniaque pour faire de ça ma vie.

Cette semaine, le beau petit prog était à l’honneur. C’est évident à souhait que SOILWORK est chef de file, et ça, je ne m’y attendais tellement pas que ça en était ahurissant. « The Panic Broadcast » était un album complètement constipé que j’avais de la misère à associer à ce band dont je suis fanatique depuis que j’ai quatorze ans, et la raison est simple – je ne voulais pas admettre que leur carrière avait l’air de commencer à planter (quelque chose de rare). Mais si vous me connaissez bien, vous savez que ce n’est pas parce que j’commence à trouver un band pourri que j’arrête de scruter leur timeline. 2013 est une belle année pour les gars. Quand j’ai su que « The Living Infinite » était un album double, je craignais pour leurs fesses. Ceci dit, j’ai pesé sur Play, et toute trace de doute s’est complètement dissipée comme si la question « Will This Suck The Life Outta Me » ne se posait même pas. Chaque aspect de leur son est revisité à travers les 20 pièces: le death metal hyperactif (et vraiment plus rapide que ce que « The Panic Broadcast » nous offrait, promis), les mélodies efficaces et bien compartimentées, et une approche mathématique envers le progressif qui démontre une maturité très prononcée dans leur approche. Ceci me confirme que leur manque de focus des dernières années arrive à sa fin dès maintenant. Si vous doutez de cet album-là, claquez-vous les trois premières tounes; vous allez vous ramasser assis pendant 1h25 minutes environ, parce que vous serez tout simplement pas capable de vous extirper de votre état méditatif tant et aussi longtemps que l’album est pas fini. C’est aussi simple que ça. En attendant de vous procurer l’album, allez écouter les 3 pièces sur leur bandpage Facebook. Ne manquez pas leur passage au Québec.

 

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Clawhammer PR m’ont vraiment agréablement surprise en me présentant un petit band qui m’a laissée de glace quand j’ai vu leur artwork simpliste (un couple nu dans une espèce de flamme) et surtout leur TITRE d’album, « Sexforce« , en premier lieu. En parcourant la description de cet album que je croyais être un espèce de phénomène bubble gum hard rock des plus superflus, j’ai été abasourdie en découvrant que j’étais à côté de la track: OKULAR est un groupe *progressif*. Ma curiosité s’est retrouvée amplifiée d’un cran considérable par le biais des dires des médias: paraîtrait que ce band a été comparé à GOJIRA et OBSCURA plus souvent qu’à son tour. Eh bien, voilà que ces journalistes tapaient dans le mille, les amis – ça brasse avec de la classe. C’est un sapré énergumène ce CD. Tu ne sais jamais à quel type de développement t’attendre même quand une chanson est commencée depuis un bon trois minutes parce que, comme le key member de BORKNAGAR l’a indiqué en parlant de la pièce « The Greatest Offender » en particulier, le blueprint de ce band est un peu le maître du déguisement (ses mots pratiquement exacts:  »this song, in particular, has many different faces ») et il peut être tantôt gouverné par l’approche death metal brutal, tantôt par un accoustique smooth à la OPETH, et parfois même par un black metal rafraîchissant et tranchant. L’album sort aujourd’hui et voici le lien pour leur bandcamp pour écouter 2 tracks.

 

 

Parlant de black, y’a un défi qui risque d’être de taille pour touts les fanatiques de ce qui se trame dans le camp Tom G Warrior: être capable d’écouter RUINS et d’en revenir d’à quel point l’album « Place of No Pity » donne l’impression que CELTIC FROST est présentement à l’apogée de ses bonnes années. Les deux groupes ont pas mal d’éléments en commun, en partant du vocal tantôt blasé, tantôt féroce de la tête d’affiche du band, jusqu’à l’élaboration trippy des riffs qui donne l’impression qu’ils ont été écrits par quelque chose d’assez inhumain vu que l’émotion invoquée ici est particulièrement glauque et élaborée.

 

 

Listenable Records nous a gâté en criss cette semaine en lançant cette pacotille en même temps que le nouveau CENTURIAN, « Contra Rationem« , qui marque pas mal de points dans le département des rhythm sections qui ont assez de chien pour s’incruster dans la mémoire des gens les plus sceptiques envers ce style. Oui, je viens de confirmer que même un non-fan de death metal va forcément devenir accro après s’avoir tapé ça rien qu’une fois. Et je ne mâche pas mes mots, d’autant plus, je suis vraiment fière d’encourager ce label qui n’a pas fini de se démarquer.

 

 

Ça vous tente de fouiller plus dans mon stash de collectionneuse pour vous éduquer en masse sur l’évolution du métal cette année? Branchez-vous à mon show pour m’entendre vous donner un beau cours sur les notions que vous n’avez pas le choix de réviser si vous ne voulez pas manquer le bateau.

Stay sick!

 

Noch

 

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