La Décapiteuse

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Par Noch

Si vous écoutez mon show les dimanches sur Ondes Chocs ( »C.R.O.C. Underground Metal »; pour ceux qui savent pas que ça existe, allez faire un saut sur Podomatic pour écouter ma petite dernière), vous savez qu’à toutes les semaines j’vous sors du stock fucké à souhait. Et honnêtement, j’aime mes playlists à toutes les sauces – je m’emmerde de façon terriblement considérable quand j’entends une batch de tounes qui me donnent l’impression d’écouter un concerto d’un déploiement tout aussi foudroyant qu’un ventilateur de plafond. En d’autres mots, sarcasmes imagés mis de côté cette fois: je recommence à triper de plus en plus sur ma job depuis que je me fais envoyer des albums complètement fucking débiles, et ce, dans toutes les branches du Great Great Metal Tree. D’un point de vue extérieur, ce n’est probablement pas évident de prédire c’est quoi que j’vais aimer ou détester à coup sûr – j’suis tellement imprévisible, j’devrais être illégale. C’est le fun du métier – les goûts que t’avais au départ n’arrêtent pas de se transformer et de s’aiguiser à mesure que les saisons passent et que des centaines d’albums te défoncent les tympans bien gentiment. J’vous le promets; essayez donc for shiggles, mettez-vous à écouter un maximum de nouveaux albums à mesure que les dates de sortie vous passent sous le nez; vous allez réaliser, tôt ou tard, que le plus vous mettez de musique sur votre radar, le plus vous devenez très pertinemment éclectique. En tout cas, ça vaut la peine d’explorer l’expérience – de mon bord, j’en suis assez maniaque pour faire de ça ma vie.

Cette semaine, le beau petit prog était à l’honneur. C’est évident à souhait que SOILWORK est chef de file, et ça, je ne m’y attendais tellement pas que ça en était ahurissant. « The Panic Broadcast » était un album complètement constipé que j’avais de la misère à associer à ce band dont je suis fanatique depuis que j’ai quatorze ans, et la raison est simple – je ne voulais pas admettre que leur carrière avait l’air de commencer à planter (quelque chose de rare). Mais si vous me connaissez bien, vous savez que ce n’est pas parce que j’commence à trouver un band pourri que j’arrête de scruter leur timeline. 2013 est une belle année pour les gars. Quand j’ai su que « The Living Infinite » était un album double, je craignais pour leurs fesses. Ceci dit, j’ai pesé sur Play, et toute trace de doute s’est complètement dissipée comme si la question « Will This Suck The Life Outta Me » ne se posait même pas. Chaque aspect de leur son est revisité à travers les 20 pièces: le death metal hyperactif (et vraiment plus rapide que ce que « The Panic Broadcast » nous offrait, promis), les mélodies efficaces et bien compartimentées, et une approche mathématique envers le progressif qui démontre une maturité très prononcée dans leur approche. Ceci me confirme que leur manque de focus des dernières années arrive à sa fin dès maintenant. Si vous doutez de cet album-là, claquez-vous les trois premières tounes; vous allez vous ramasser assis pendant 1h25 minutes environ, parce que vous serez tout simplement pas capable de vous extirper de votre état méditatif tant et aussi longtemps que l’album est pas fini. C’est aussi simple que ça. En attendant de vous procurer l’album, allez écouter les 3 pièces sur leur bandpage Facebook. Ne manquez pas leur passage au Québec.

 

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Clawhammer PR m’ont vraiment agréablement surprise en me présentant un petit band qui m’a laissée de glace quand j’ai vu leur artwork simpliste (un couple nu dans une espèce de flamme) et surtout leur TITRE d’album, « Sexforce« , en premier lieu. En parcourant la description de cet album que je croyais être un espèce de phénomène bubble gum hard rock des plus superflus, j’ai été abasourdie en découvrant que j’étais à côté de la track: OKULAR est un groupe *progressif*. Ma curiosité s’est retrouvée amplifiée d’un cran considérable par le biais des dires des médias: paraîtrait que ce band a été comparé à GOJIRA et OBSCURA plus souvent qu’à son tour. Eh bien, voilà que ces journalistes tapaient dans le mille, les amis – ça brasse avec de la classe. C’est un sapré énergumène ce CD. Tu ne sais jamais à quel type de développement t’attendre même quand une chanson est commencée depuis un bon trois minutes parce que, comme le key member de BORKNAGAR l’a indiqué en parlant de la pièce « The Greatest Offender » en particulier, le blueprint de ce band est un peu le maître du déguisement (ses mots pratiquement exacts:  »this song, in particular, has many different faces ») et il peut être tantôt gouverné par l’approche death metal brutal, tantôt par un accoustique smooth à la OPETH, et parfois même par un black metal rafraîchissant et tranchant. L’album sort aujourd’hui et voici le lien pour leur bandcamp pour écouter 2 tracks.

 

 

Parlant de black, y’a un défi qui risque d’être de taille pour touts les fanatiques de ce qui se trame dans le camp Tom G Warrior: être capable d’écouter RUINS et d’en revenir d’à quel point l’album « Place of No Pity » donne l’impression que CELTIC FROST est présentement à l’apogée de ses bonnes années. Les deux groupes ont pas mal d’éléments en commun, en partant du vocal tantôt blasé, tantôt féroce de la tête d’affiche du band, jusqu’à l’élaboration trippy des riffs qui donne l’impression qu’ils ont été écrits par quelque chose d’assez inhumain vu que l’émotion invoquée ici est particulièrement glauque et élaborée.

 

 

Listenable Records nous a gâté en criss cette semaine en lançant cette pacotille en même temps que le nouveau CENTURIAN, « Contra Rationem« , qui marque pas mal de points dans le département des rhythm sections qui ont assez de chien pour s’incruster dans la mémoire des gens les plus sceptiques envers ce style. Oui, je viens de confirmer que même un non-fan de death metal va forcément devenir accro après s’avoir tapé ça rien qu’une fois. Et je ne mâche pas mes mots, d’autant plus, je suis vraiment fière d’encourager ce label qui n’a pas fini de se démarquer.

 

 

Ça vous tente de fouiller plus dans mon stash de collectionneuse pour vous éduquer en masse sur l’évolution du métal cette année? Branchez-vous à mon show pour m’entendre vous donner un beau cours sur les notions que vous n’avez pas le choix de réviser si vous ne voulez pas manquer le bateau.

Stay sick!

 

Noch

 

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