by Lex Ivian | Mar 12, 2013 | Critiques d'Albums
![Front[1]](http://ondeschocs.com/wp-content/uploads/2013/03/Front1.jpg)
BORNBROKEN
« The Healing powers of hate »
2013
par Lex Ivian
La prise de contact avec le 1er album de BORNBROKEN constitue, à prime abord, une expérience qui nous charme par sa présentation. Une attention toute particulière a été apportée à l’emballage de ce 1er opus et c’est dans une pochette grandeur DVD qu’ils nous l’offrent. Pourquoi se demande t’on? Parce qu’ils ont confectionné un livret où non seulement nous retrouvons les paroles de chaque pièce mais également un dessin de l’artiste de B.D., Yannis Panos, qui illustre sa vision de chacune d’elles. Bravo! Les dessins sont forts bien réussis et on pourra voir l’évolution du combat que se livrera le personnage tout au long de cet album qui vous l’aurez peut-être deviné, se veut un album concept. Maintenant que j’étais emballé par l’emballage, je ne pouvais me contenir d’explorer le contenu. Il ne restait donc plus maintenant qu’à appuyer sur « Play » et dans les circonstances espérer que la musique serait au niveau de l’emballage. Cette touche de créativité a fait en sorte que pour la 1ère fois depuis longtemps, je me suis vivement intéressé au livret de l’album lors de mon écoute.
L’album débute avec un sampling où on entend des bruits de sirène et une vague rumeur puis c’est le cri d’entrée …
Can’t quiet the riot
Dès les 1ères notes, on sent le build up de tension bien amené par le chug-a-chug pesant des riffs qui nous annonce d’entrée que ce sera core puis on relâche toute cette pression dans un riff rapide qui nous rappelle que ce sera aussi très thrash. La pièce suivante, aussi débutée par un sampling, est d’entrée un thrash dans l’esprit de Machine Head sur leur album « The more things change … » mais on n’aura pas, encore une fois, une pièce unidimensionnelle. Celle-ci incorporera encore des slowdowns à la limite du breakdown. On visitera aussi des atmosphères à la Sepultura. Si Metallica est une inspiration pour beaucoup de groupes, c’est du côté plus sombre du thrash que BORNBROKEN puisent la sienne. On sentira tout au long de l’album les influences dont ils se réclament eux-mêmes (Slayer, Pantera) alors que du côté core, ils mentionnent Hatebreed et Parkway Drive. Je peux également rajouter du Sepultura en masse et des trucs plus vieux comme du Sick of it all ou du Biohazard dans les sons que j’ai reconnus.
Les gars ont trouvé une bonne façon de construire une musique qui colle à leurs influences mais pour laquelle l’originalité est aussi au rendez-vous. Leur chanteur apporte également une signature originale à l’ensemble grâce à certaines variations dans l’utilisation de sa voix. L’écoute de cet album, parfaitement bien servie par la lecture de la pochette, constitue un très bon moment à passer étendu sur le sofa les écouteurs sur les oreilles. J’avouerais que l’ensemble de cet album constitue une production des plus solides. Ils nous offrent une musique qui montre un groupe mature qui a bien travaillé et retravaillé ses compositions pour respecter l’esprit thrashcore mais sans que celles-ci soient toujours construites selon le même pattern. Ils nous offrent également une production sonore de première qualité où ils ont bien calibré la basse pour une pesanteur max sans écraser les aigus. Finalement, comme mentionné au début de ce texte, leur pochette et livret sont des œuvres d’art en tant que tel et méritent, je l’espère, que vous vous procuriez l’album physique au lieu de downloader les mp3, que ce soit en les achetant ou en les rippant.
Bonne écoute!
Lex
by Marryah Noch Mulligore | Mar 11, 2013 | La Décapiteuse
La Décapiteuse

par Noch
Mettons que ma semaine est définie par un concept qui rend le rating compulsif d’albums assez délicat à faire sans constamment revenir sur mes décisions. Deux mots: opinion partagée. You know, quand t’écoutes un album que tu trouves complètement abasourdissant pour l’espace de cinq tounes mais que les cinq autres ont l’air de provenir tout droit de nulle part et ont juste pas leur place sur l’album, et qu’en bout de ligne tu finis par passer pas mal de temps à tourner et retourner ta dernière session d’écoute dans ta tête, à regarder tous les angles de c’que t’as aimé et détesté de l’heure qui vient de passer pis que finalement tu réussis pas du tout à te décider entre un 6.5 sur 10 ou le 3 sur 10 un peu trop subjectif que ton keyboard te supplie d’entrer dans ta banque de données infernale (i.e. liste d’albums à écouter qui fait environ 7 pages). C’est un aspect de l’analyse musicale qui rend l’importance d’être un journaliste qui s’affirme (et qui a une espèce de tête dure d’la mort) une qualité d’une importance tout à fait suprême. J’ai entendu neuf albums en l’espace de cinq jours, et y’en a un seul dans toute la liste qui représentait exactement l’idée que j’me faisais de mon dernier verdict: « Unborn« , de SIX FEET UNDER.
J’vais donc commencer en expliquant exactement pourquoi avant de me claquer l’album, je savais que l’idée de le releaser aussi rapidement (environ un an après la sortie de « Undead » seulement) était loin d’être productive pour Barnes et son line-up, aussi pertinent et prometteur soit-il. Qu’on se le tienne pour dit, Chris est un homme rudement tenace. Ça, je lui accorde. Pour qu’il se soit esclaffé devant les yeux des critiques en se fouttant complètement de leurs commentaires sur ses horrifiants albums de covers qui avaient l’air d’être devenu le seul et tristement ultime but de l’existence de SIX FEET UNDER pendant un trop long bout de temps – fallait qu’il soit particulièrement insensible, tenace, et fort. Ce gars-là porte une veste pare-balles sept jours sur sept et j’admire sa solidité d’esprit. « Undead » est un retour aux sources qui donne pas sa place – chacune des tracks de l’album est remplie de hooks, de riffs mémorables, et la structure de l’approche du band au complet est vraiment très dynamique d’un bout à l’autre du CD. J’dois avouer que je m’attendais à détester même la version revampée de SIX FEET UNDER tout simplement parce que j’avais arrêté de croire que Barnes aurait la tête complètement froide et aurait une approche sérieuse et forward-thinking avec son nouveau stock – ceci dit, je me suis ramassée à écrire une chronique sur « Undead« , d’un enthousiasme étourdissant et qui rentre dans les détails les plus petty de l’excellence de cet album (que j’ai écrite pour Teeth of the Divine) et j’ai même jasé de Barnes dans un court article rédigé pour le magazine Le Backstage, anciennement distribué à Sherbrooke et dans les environs de l’Estrie et la Montérégie. C’est donc avec un arrière-goût amer comme souvenir de ma fin d’avant-midi passée à me claquer son petit dernier que je me dois d’être tout à fait honnête: « Unborn » n’est pas un album qui aurait dû voir le jour, en tout cas, pas à l’intérieur de ce court délai complètement étouffant. C’est assez ridiculement simple de remarquer que la grosse majorité du matériel qu’on retrouve ici est du stock recyclé qui a passé un temps à prendre la poussière dans le coin d’un tiroir de bureau. Je vais m’étendre sur la question un brin: les riffs sur cet album ne sont pas travaillés du tout. Le feeling est absent même des licks complètement assommants qui se multiplient à travers chaque pièce qui manque radicalement de pep (i.e. huit tracks sur onze semblent tout à fait non nécessaires). L’impression que la totalité des compositions a été assez vulgairement assemblée à la course…c’est jamais une affaire qui passe inaperçue, surtout quand ça passe par les oreilles d’une fille comme moi qui entend BEAUCOUP d’albums de death metal de touts les types sur une base très fidèlement régulière. L’approche vocale de Barnes est monotone à souhait – j’avais passé une sublime année complète à penser qu’il avait vraiment retravaillé son attaque, mais voici que je me rends compte qu’il laisse un travail à moitié fait voir le jour sur un gros label comme Metal Blade sans même le peaufiner ou prendre le temps de l’étoffer. Je trouve ça ahurissant et tout à fait dommage; ce band-là m’avait prouvé avec « Undead » qu’il était entièrement capable d’avoir un bon produit – ça aurait valu la peine qu’un peu plus de considération ait été apportée à l’importance de prendre le temps de rendre leur stock crédible avant de se dépêcher pour le lancer dans la foule qui, soit dit en passant, s’attendait probablement, autant que moi, à un album adorablement dément de leur part. (Vous pouvez également lire la revue de Maxime en cliquant ce lien)
Malgré cette déception (plus ou moins secouante vu que je la voyais venir, mais qui m’a quand même laissée un tantinet déconfite), j’ai quand même découvert une belle grosse gang de bands cette semaine qui donnent pas leur place et disons que les approches que j’ai entendues sont assez sauvagement variées. Si vous connaissez pas le label Pavement Entertainment, pensez un peu aux débuts de KREATOR – ce label bossait pour eux voilà quelques lunes, bien avant qu’ils déménagent sous le colossal toit de Nuclear Blast. Ceci est un seul de la tonne de gros noms qui sont mentionnés dans les médias et associés à cette compagnie. Quelque chose me dit que y’est temps que j’fasse mes devoirs et que j’garde un oeil sérieusement attentif braqué dans leur direction. FLESHGOD APOCALYPSE (dont je suis une fan finie) ont aussi fait leur trolée de pub pour les Italiens de THE MODERN AGE SLAVERY depuis quelques semaines et ça avait piqué ma curiosité assez royalement merci – n’empêche qu’à travers le flux de travail que je me tape dans une semaine, j’avais oublié de checker leur stock jusqu’à ce que Pavement Entertainment me shippe leur prochain album, « Requiem for Us All« . Croyez-moi, j’ai eu droit à une méchante expérience badtrippante en me tapant ce CD; ces gars-là concoctent un mélange de brutal death, deathcore, death metal mélodique, et même technical death avec des touches progressives, sans une seule fois s’étourdir ou se perdre dans une espèce de brume fatale dont personne sort vivant. Vous allez vous dire que ça sonne comme un band qui pète plus haut que le trou; j’vous renchérirai que vous avez l’esprit fermé et que ces gars-là vont vous le prouver. Ils ont déjà eu un feedback immensément positif en faisant des shows avec des anciens de la scène tels que CANNIBAL CORPSE, et admettent eux-mêmes qu’observer le mode de travail et de pensée de leurs idoles lors de cette tournée, est un procédé qui les a aidés à préparer leur matériel pour « Requiem for Us All »; ils reconnaissent la valeur de toutes leurs expériences au sein du groupe et semblent enthousiastes à l’idée d’apprendre de leurs confrères et cette mentalité est assez malade; mettez ça en tandem avec à quel point ils sont réellement capables d’impressionner sur CD. Essayez de me dire qu’ils ont pas un futur vraiment rempli de rebondissements. Ces gars-là vont me faire tripper longtemps, I can feel it. Voici le lyric video du 2ème single du nouvel album.
Un autre band qui m’a laissée complètement muette dans ma surprise tout à fait sincère: les Danois, ILLNATH. J’étais pas tellement familière avec Pitch Black Records avant d’entendre leur première promo track provenant de « 4 Shades of Me« . J’avais déjà fait une chronique pour le dernier album de MARAUDER (qui sont, soit dit en passant, sur le même roster) et le type de power metal présenté m’avait généralement laissée de glace, malgré que j’ai eu guère le choix d’admettre que quelques pièces réussissaient à me convaincre quand même de la pertinence de leur statut d’influence un peu partout à travers la scene power metal mondiale. J’ai entendu cette semaine un autre album correspondant à ce même style, « The Yonder Answer » de la formation VALOR. J’ai eu exactement le même feeling qu’en me claquant le stock de MARAUDER – une pensée surgissant dans ma tête à la vitesse de l’éclair qui sonne assez proche de »j’accroche pas pantoute – next ». Reste que, même en n’étant pas fanatique de ces deux bands et albums, loin de moi était l’idée de qualifier ce label d’impertinent – je suis pas généraliste à ce point-là (disons que l’être autant m’enlèverait pas mal de mérite et de crédibilité, j’en conviens). Le staff est vraiment énergique et friendly – et les bands qu’ils signent forment une famille des plus éclectiques. Pour revenir à ILLNATH, vous allez pas me croire, mais selon moi, leur prochain album (qui sort le 12 Mars) clenche le stock le plus récent d’ARCH ENEMY en termes de riffs qui font perdre la tête. J’en revenais pas d’à quel point leur approche est relentless, et tout simplement hors de contrôle et même animale. La frontwoman possède une panoplie de tonalités des plus colossales, et elle sait rendre un growl extrêmement dynamique – en fait, comme je l’ai mentioné en ondes durant ma dernière émission, et je me DOIS de le souligner une deuxième fois – j’ai été rarement aussi impressionnée par une vocaliste durant les dix dernières années. Cette femme est un phénomène de la nature. J’dois ajouter que ce band était anciennement fort sur le contenu symphonique – sur « 4 Shades of Me« , tout ce qu’on entend, c’est du death thrash pur, et tout-à-fait cataclysmique. Y’a pas une trace de keyboard sampling – le son est complètement nu et authentique. Cet album-là va sûrement finir dans mon top 20 de fin d’année, et j’vous dis ça sans aucune trace d’impression que j’ai parlé trop vite. On vous laisse avec « Blood warrior » du nouvel album.
Je tergiverserais sur 9 albums dans les détails si ça donnerait pas un roman en bout de ligne – et comme vous le savez, vous êtes coincés en ma gracieuse compagnie tous les dimanche pendant un bon 2-3 heures à partir de 19h alors que je prends possession d’Ondes Chocs pour ma revue d’actualité métal hebdomadaire, « C.R.O.C. Underground Metal« . Dans le deuxième bloc d’animation de l’émission du 10 Mars, vous pouvez entendre mon rant sur les albums que j’ai entendu cette semaine, et même quelques pièces de ceux que j’adore au plus haut point. Soyez-là, je me gêne pas pour dire les choses comme je les pense, et pour vous étourdir un peu avec une playlist qui va vous brasser quelque chose de rare. Si vous manquez l’émission du dimanche, gardez un oeil sur le Facebook de la station pour mon lien de téléchargement – vous avez pas d’excuses pour passer à côté. HORNS UP!
-Noch
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by Dave Rouleau | Mar 10, 2013 | Fan View
Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que notre nouvelle ‘feature’ appelé « Fan View » soit si populaire. Le concept est simple: si on ne peut pas se déplacer dans un évènement et bien on demande au public de soumettre leurs critiques de shows et si c’est bien écrit et récupérable et que la critique semble juste, on publie. C’es-tu pas wonderful ça? Dans le cas ici présent, notre photographe Alex Deleon (ADC Photo/Vidéo) était à Charny hier, mais sans l’aide d’un reporter, alors je lui ai demandé d’écrire un résumé de sa soirée et voici ce que ça donne… (Dave)

L’ambiance était à la fête samedi soir au Bar Xanthie à Charny. Le bar était plein pour célébrer les anniversaires de Louis Ladouceur (Boundaries) ainsi qu’à Gabriel Gagnon (Cardinals Pride). Pour soulignez cet évènement, Louis avait invité les formations A Misleading Insight, Cardinals Pride, Feels Like Home et Boundaries pour un spectacle gratuit.
A Misleading Insight, qui en était à leur 2e spectacles, s’occupait de réchauffer le place. Pour ma part, ça allait être une découverte malgré le fait que j’avais déjà entendu parler du band. La foule a bien répondu à leur musique et j’ai bien apprécié également. Le seul conseil que je peux vous donnez les gars, c’est de vous donnez d’avantage sur stage, cela peux faire une bonne différence ‘live’!

A Misleading Insight
Ensuite c’était au tour de Cardinals Pride de s’exécuter. Dès la première note, le ‘pit’ s’ouvre et les poings volent de partout! On voit que les gars sont habitué de faire de la scène, eux qui on tourné un peu partout dans la province ces derniers mois! Ils performent leur dernier EP « Priorities » ainsi que quelques pièces de leur premier album, mais avant de laissez la place à Feels Like Home, un circle pit se cré avant d’enchainer un cover de Hatebreed « Destroy Everything ». La toune porte bien son nom…

Cardinals Pride
Vient le tour de Feels Like Home. Je me dois de souligner qu’ils vont être de la grande finale de l’Omnium du Rock le 6 avril prochain à Montréal et nous serons (Dave et moi) également en entrevue/prestation vidéo avec le band d’ici la fin du mois.
Bon revenons au show! Déjà que j’avais grandement aimé la première fois que je les avais vu ‘live’ à l’Agitée avec Skip The Foreplay, j’étais vendu d’avance et ne pouvais pas les manquer!! Encore une fois, la foule répond bien au nombreux breakdown offert. On peux voir du monde faire du « floor diving » et « body surfing »!! Le monde au Xanthie sont vraiment en feu !! Des BassBoost Ultra lent ce font entendre au grand plaisir de tous! Et que dire du drumplay de Vincent…vraiment impressionnant! Il me fait penser à Adam Gray (Texas In July).

Cardinals Pride

Cardinals Pride
Je prend le temps de prendre l’air à l’extérieur et j’y croise Dany de Saccage ainsi que Antoine Baril d’Hemisphere Studio pour un brin de jasette avant de retrouver Boundaries à l’intérieur qui avait déjà commencé leur set. Eux aussi était un band que je n’avais jamais entendu leur musique, je m’étais donc laissé la surprise de les découvrir ‘live’ et j’ai été servi avec leur Hardcore très efficace!! Pour les fans de hardcore, vous pouvez les encouragez en vous procurant leur EP « Earth Movers » via ce lien.

Boundaries

Boundaries
by Dave Rouleau | Mar 10, 2013 | Chroniques Nécrologique de Hellstorm
Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm #16 – Nouvelle Formule
Pendant l’hiver, c’est un peu difficile sur le dos de creuser la terre avec ma pelle, ce qui me donne des rhumatismes, c’est surtout le fait que je suis obsédé par le niveau de putréfaction qu’atteignent les cadavres pendant leur décomposition. Toutefois, j’aspire toujours trouver des morceaux en bon état de conservation, que je pourrais ingérer sans devoir encourager l’aspect morbide de ma personnalité. Pourtant, après avoir marché en direction du mausolée, j’ai senti une odeur encore fraîche qui attira mon attention. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que je marchais sur le seuil de la non-existence et que j’ai fait la découverte d’un son inattendu, celui de la Mort qui ronflait en somnolant. De ce bruit, s’écoula trois tonalités…
Le premier écho d’un vrombissement me parvint, c’était celui d’un 18 roues qui avançait à toutes allures dans ma direction. C’est alors que j’ai entendu les lourdes roues de l’engin motorisé produire un son de freinage, alors qu’un nuage fantôme me révéla la structure métallique d’un camion infernal, puis apparut The Truckers. Le fantôme de cette formation s’est présenté à moi comme une entité fraichement défraîchie de par sa courte exécution survenue en 2012. La formation a vu le jour au cours de l’année 2004. Cette formation « crossover » a su faire sa place parmi les vivants au cours de son incarnation de chaire. Ce groupe indépendant a rapidement pris les choses en main en poussant son projet sur la voie de l’effervescence en laissant aller leur créativité au point d’ébullition. Le dernier album fut écrit 50% français et 50% anglais. En écoutant ce groupe, on entend un mélange de « métalcore progressif, de mathcore, et de grindcore mélodique ». Pour les fanatiques de groupes tels que « The Dillinger Escape Plan / Converge / Buried Inside / Fuck The Facts / Between The Buried And Me ». Ils ont également eut la chance de parcourir le Québec en compagnie de la formation française « Tagada Jones » en juillet 2007 et ils ont remporté le concours national de « Envol & Macadam ». Ils ont également partagé la scène avec « L’Académie du Massacre / Leng T’Che / Fuck The Facts / Neuraxis / Decapitated / Augury / Quo Vadis / Guttermouth / Vortex / Misery Index / Despised Icon / Ion Dissonance » et « BARF ».
The Truckers (Crossover) : Olivier Fortin – Guitare / David Smith – Guitare / Pierre-Antoine Lepage – Batterie / Philippe Doyer – Basse / Patrick Bernier-Martin – Voix & Sampling / Renaud Lambert – Voix & Keyboard.
Discographie :
2011 – Goliath (LP / Indépendant)
2008 – Live Recording “Bande-à-Part”
2007 – Get Rich Or Drive Trying (LP / Galy Records)
2004 – Trucker’s Vision (EP / Independent)
Liens :
Facebook
Quebecpunkscene.net
The Truckers – Rimouski:
The Truckers – Return Of The King (Session Bande-à-Part)
Par la suite, je me suis avancé en direction d’une allée de tombes où résonnait une sonorité particulière qui n’avait rien à-voir avec le son précédent. Un son mélodique additionné d’une voix mélodique et très charmante pour une entité trépassée. On ne connait que très peu d’eux, en raison de leur anonymat spectral. Cependant, je ne pouvais m’attendre à ce mélange d’émotions et de colère passionnée. Assez spécial comme mélange musical appelé Shock Therapy. J’avais l’impression d’entendre Diana Krall jouer mélancoliquement du piano pendant qu’un chanteur « hardcore » démolissait sagement les lieux de sa rage vocale. Ce Rock à saveur Metal me rappelait un peu Type O Negative sur la pièce « Hate Is Just A Four Letter Word ». Le groupe aurait changé de nom pour celui de Four Feet & Fur. Sous ce nom, ils ont performé aux côtés de formations telles que : « Misguidded Aggression / Incarnia / Skepsis / Hades / Abandon All Ships / Colossus Of Ehodes / Brokenonsite / Sins Under City Lights / Beneath The Sky / Straight Reads The Line / The Architect / Protest The Hero ». La formation s’influençait de groupes tels que : “Underoath / Every Time I Die / Snarky Puppy / Suicide Silence / Today I Caught The Plague / The Architects”.
Shock Therapy (2009 – 2010) : Cody Dodds – Vocal / Dan Rougeau – Guitare / Michael laviolette – Guitare / Connor Johnson – Basse & Vocal / Mikey Desjardins – Batterie & Vocal.
Devenue FourFeets And Furs.
Liens :
MySpace
Shock Therapy – Hate Is Just A Four Letter Word
L’écho de leurs murmures ne fut pas très long, puisqu’ils eurent une courte carrière suffisamment agrémentée par les spectacles de grandes envergures, avec des groupes de renommées. Sortant du mausolée, je repris la route du petit chemin de petites roches qui longeait les lieux d’enterrement de milliers de personnes, sans entendre le moindre son. Puis, j’entendis un grincement de porte qui me fit me retourner immédiatement, à fin de voir ce qui pouvait causer autant de bruit. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant que la Mort s’était éveillée pour me pointer du bout du doigt, mon prochain choix. Elle me regardait avec ses yeux absents, attendant seulement un signe de ma part pour ouvrir la porte qui me permettrait d’entrevoir ce qui ce cachait au-delà des murs de l’invisible. La Mort me fit signe d’aller en direction de la provenance du troisième son étrange. Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? C’est alors qu’un homme vint dans ma direction. Habillé d’un costard à 1 000,00$, il regardait partout à la fois tout en marchant à l’aide d’une canne noir avec une manche en argent. Les boitements de cet homme démontraient des aspects me rappelant la démarche de Belzébuth, le Boiteux. Puis, un autre homme arriva pour faire sa rencontre. Pendant que les deux hommes discutaient, La Mort me demanda quelles étaient mes impressions en ce moment. Je ne pouvais lui cacher l’importance de cette rencontre, puisque le Seigneur des Faucheurs était éveillé pour cueillir une nouvelle âme.
Alors que La Mort et moi étions présents, un évènement étrange survint. Un vieillard possédant un bandeau sur les yeux passa près des deux hommes en sifflant une mélodie joyeuse. Les deux hommes l’ignorèrent et débutèrent soudainement à se disputer pour une raison d’argent. Vous savez ce qu’est l’argent ? Et bien, c’est l’uns des fléaux les plus percutants que connait l’humanité, puisque sa possession rend les gens fou. L’Homme au costard sortie un révolver de sa poche et le pointant en direction de l’autre homme, Beuglant du fond de ses poumons, il appuya sur la gâchette et assassina son acolyte. Le vieil homme aveuglé par son bandeau se retourna à l’audition du coup de feu et se mit à courir en ligne droite alors qu’il était animé par la peur. Alors que La Mort et moi attendions le bon moment pour intervenir, l’homme au costard pointa son arme en direction du vieillard avec l’ambition de le tuer d’une balle dans le dos, mais La Mort n’apprécia guère le geste, puisque le vieil homme n’était en fait qu’un « Blind Witness » comme le disent les anglais.
Formé en 2006 à Granby, le groupe s’influença de formations tels que : « Meshuggah / All Shall Perish » & « Parkway Drive ». Ce n’est qu’en 2007 que le groupe commença à faire sentir sa présence au sein de la scène québécoise en signant avec Victory/Torque Records. Ceci fut suivi du lancement de l’album « Silences Are Words » qui leur permit de rapidement forger leur réputation au Canada. Une formation « Metalcore / Death Metal » qui a su se montrer très persévérante au cours de son incarnation. Ayant fait des tournées au Canada et aux Etats-Unis, cela leur a permit de partager la scène avec de gros noms tels que : Despised Icon / Carnifex / Chelsea Grin / Attila / Misery Index / As Blood Runs Black / Oceano / The Tony Danza tap Dance Extravaganza / The Acacia Strain / Beneath The Massacre / Suffokate / Sea Of treachery. En 2009, Blind Witness a signé avec Mediaskare Records pour la sortie de leur second effort intitulé « Nightmare On Providence Street » paru en 2009. En 2011, ils se joignent au line-up du « Trois-Rivières Metalfest », avec « The Cavalera Conspiracy / Napalm Death / Sacrifice et Beneath The Massacre » Avant de disparaitre, ils ont fait une prestation marquée au « Heavy Montreal » en août 2012.
Blind Witness : Jonathan Cabana – Vocal / Maxime LAccroix – Guitare / Jon Campbell – guitare / Eric Morotti – Batterie / Miguel Lepage – Basse
Discographie :
2009 – Nightmare On Providence Street
2007 – Silences Are Words
Blind Witness – “Baby One More Notch”
Avec trois cadavres en état d’inertie sur mon terrain, je n’avais d’autre choix que de sortir ma pelle pour creuser un beau trou pour nos amis. Avec la chance qu’ils avaient d’avoir choisis mon cimetière pour venir régler leurs comptes. Une fois que les âmes furent récoltées, La Mort retourna au Mausolée pour retomber dans son état de somnolence, étant donné que son travail était terminé en ce jour. Maintenant que vous connaissez mon emploi de la journée, je dois cessez de bavarder, car je dois retourner travailler. Bonne semaine et soyez sage, car la Mort vous surveille en tous temps.

by Dave Rouleau | Mar 7, 2013 | Échos d'Outre Monde

Vol. 1 – No.10 : En rafale
Après avoir exploré des thèmes quelque peu inusités lors des 2 dernières semaines, les Échos d’Outre-Monde retourneront à leur mission première, vous faire voyager dans le confort de votre foyer. Donc, dans les semaines à venir, nous nous concentrerons sur des points spécifiques du globe afin d’en extraire les trésors qui s’y trouvent. Mais comme ce dossier me demandera un peu plus de préparation dans son élaboration, et comme je ne voulais pas prendre de relâche pour autant, cette semaine je vous offre quelques excellents groupes en rafale, histoire de vous permettre de patienter.
Subliritum
Si l’Allemagne est souvent associée au Power Metal et la Pologne au Death Metal, la Norvège de son côté va de pair avec le Black Metal. Depuis ses débuts marqués par les tragédies et les actes antichrétiens, la scène Norvégienne Black Métal s’est taillée une place de choix sur le plan international. Bien que selon moi, le mouvement Black Métal en Norvège comme ailleurs semble s’essouffler en ce moment, on peut toujours y trouver quelques perles en creusant un peu plus. C’était le cas pour Vreid (ex-Windir) et c’est aussi le cas pour Subliritum, un des nombreux groupes dans lequel Vyl de Keep of Kalessin est impliqué. Thebon aussi de Keep of Kalessin y a également participé dans le passé. Subliritum nous offre un Black Metal mature aux élans progressifs qui plairont aux fans d’Old Mans Child et Emperor.
Tantara
Par opposition à leurs voisins de l’est (Suède et Finlande), la scène musicale norvégienne qui a explosé dans la controverse au début des années 90 avec le Black Metal, semble bien peu diversifiée. Mais cachée dans l’obscurité, évolue une toute nouvelle génération de groupes qui attendent d’être découverts. Tantara qui donne dans le Thrash est l’un de ceux-ci. La parution de leur premier album « Based on Evil » en fait une de mes plus grandes trouvailles de 2012! Inspiré par les plus grands chefs-d’œuvre de Metallica et Testament qui ont marqué les années 80, Tantara offre un excellent produit qui nous situe tout de suite en terrain de connaissance.
Criminal
De Santiago au Chili, nous provient le groupe Criminal, ce mélange de death mélodique qui me rappelle du Arch Enemy, et de groovy thrash à la Sepultura. Formés en 1991, ils ont une respectable discographie comptant pas moins de 7 albums! Comment est-ce que j’ai pu ignorer l’existence de cette formation si longtemps? En fait, jusqu’à la sortie de « White Hell » en 2009. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce pas?
The Lightbringer
Pour un groupe nommé The Lightbringer, je trouve qu’ils n’ont pas eu beaucoup de spotlight, car je viens juste de les découvrir! C’est un autre de ces trésors cachés bien de chez nous, que j’avais sous le nez mais qui m’avait échappé. Constitué d’un alliage de Black et de Power metal ce groupe plaira sans doute plus aux vrais amateurs de musique qu’aux puristes, car c’est dans la maitrise de leurs instruments que brillent les musiciens de The Lightbringer sur ce premier album « Quintessence of Dawn » sorti en 2010. Un deuxième album serait présentement en cours de production, c’est donc à surveiller!
Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, , simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.