by Dave Rouleau | Fév 19, 2013 | Fan View
Un des plus grands plaisirs de faire partie d’un band est certainement de prendre la route pour aller faire un show à l’extérieur. Je compare souvent ça à une équipe de hockey qui part en tournoi à l’extérieur. On se ramasse les cinq gars entassés dans notre célèbre Dodge Caravan 96 avec du gear un peu partout, on déconne tout le long en montant et ça resserre les liens.
Il y a aussi une partie de risque lorsqu’on prend la route. On a un vieux Caravan tout scrap, on est jamais à l’abris d’un bris mécanique, souvent on monte à quelque part et notre paie de band ne paye même pas le gaz, mais c’est aussi des expériences comme ça qui rapprochent les gars. Justement, moi et les gars de mon band Behind the Revolver (Québec), on avait un show à Boucherville samedi dernier au Bar Le Vieux.
Malheureusement, pour cette fois-ci, je n’ai pas fait le voyage dans le van avec les boys parce que je suis père de famille et ma blonde voulait qu’on monte voir une de ses amies de Montréal, ce qui me donnait l’opportunité de faire un deux-pour-un en lui faisant plaisir (et me ramasser quelques air-lousses pour les prochains shows à l’extérieur).
J’arrive le premier au bar (environ 2 minutes avant les boys, bon timing), j’entre pour voir de quoi ça a l’air, ce sera un ‘floor show’, je vois une couple de gars assez thrash merci avec des ‘mohawks’ de 18’’, les manteaux de cuir avec des ‘studs’ en masse. Je décide donc d’aller attendre les gars dehors et je les vois arriver en sortant. On décide donc de rentrer les instruments et d’aller se chercher un sous-marin au Métro à côté. Nous mangeons ensemble, prenons quelques bières et rencontrons les gars des autres bands (toujours un plaisir de rencontrer du bon monde). Il est encore tôt, 18h30 environ, on aperçoit Éric de Bleeding Production qui nous passe en entrevue pour son émission de radio internet, on fait l’entrevue avec le plus de conviction possible parce qu’il faut toujours prendre au sérieux la visibilité que ces opportunités nous procurent.
Par la suite, on continue notre petite routine d’avant-show, on prend quelques bières, on rencontre les gars de End of Crisis qui ont leur stand de ‘merch’ directement à côté de nous, des maudits bons gars! Daemon Hellstorm de Hellstorm Productions qui organise le show vient nous voir pour nous dire que le show va commencer à la fin de la game des Canadiens, j’en profite donc pour aller me cacher dans mon truck pour faire mes vocalises. Depuis maintenant 2 ans, je me réchauffe avec les exercices Melissa Cross – « The Zen of Screaming », et ça a complètement changé mon approche au chant. C’est encore un peu tabou au sein de la communauté de dire qu’on fait des vocalises avant de screamer, mais ça fait vraiment toute la différence.
Le show commence, nous sommes le 4e band à passer sur 5. Les trois premiers bands réchauffent bien l’atmosphère et désolé si ma critique n’est pas très développé, j’avais plusieurs choses à faire en même temps pour le band, mais je prends le temps de faire une vue d’ensemble:
- Suburban Disorder est un band de thrash/punk qui déménage en show et sortira bientôt un nouvel album. Très ‘thrash’ comme show et comme son, à surveiller, car j’aime leur attitude, c’est ‘crass’ et ‘punk’… \m/
- LachrymAnopsia vient de sortir un ‘single’ qui vaut la peine d’être écouté, car en show tout prend forme, le chanteur est une bête et le band se doit d’être connu non seulement pour son death métal mélodique, mais aussi sa présence scénique impressionnante. Ils sortiront un album en 2013.
- Insanitarium se laisse aucunement impressionner par les deux bands précédents et détruit le bar avec son thrash/death metal bien orchestré et la foule semble s’en régaler. Boucherville était dû pour plus de shows et ça en vaut la peine, les bands en redonnent encore et encore! Leur EP « Confusion » est en vente dès maintenant en contactant le band directement.
Voilà, c’est maintenant notre tour, on commence le show en défoncé et on garde la cadence jusqu’à la fin, les gars en avant trip avec nous autres, on enligne les chansons rapidement, car il se fait tard et on veut laisser du temps pour End of Crisis. On fini notre set avec le sentiment du devoir accompli, en sachant qu’on a tout donné.
Les gars de End of Crisis embarque, ça sonne comme une tonne de brique, les gars sont vraiment professionnel. Je vais voir les gars à la fin du show pour les féliciter et on s’entend sur le fait qu’on doit faire d’autres shows ensemble dans le futur. Je jase un peu avec le chanteur JP qui me confie que lui aussi se réchauffe avec les exercices du DVD The Zen of Screaming. Je m’y attendais un peu parce qu’il était vraiment sur la coche. Bref, toute qu’une performance de leur part. Une fois le show terminé, on ramasse nos trucs, les boys prennent une consommation au bar, Mario et la serveuse se regardent les yeux dans les yeux… désolé je m’éloigne du sujet, et on repart pour Québec!
De plus en plus je me rends compte que ceux qui veulent vraiment avoir une voix du tonnerre prennent les moyens pour y arriver et selon moi, au plan du vocal, ça nécessite une préparation vocale d’avant show ainsi qu’une technique de chant adéquate. Je dirais même que ça fait toute la différence. J’ai d’ailleurs lancé un blog à ce sujet YanScreamingCoach.com, je vous encourage à y jeter un œil si le sujet vous intéresse.
Yan Mottard – chanteur
Behind the Revolver

by Dave Rouleau | Fév 19, 2013 | Critiques de Shows

Kolony
Avez-vous vu les photos sur notre page? Si non, je vous conseille d’aller les voir, bon je suis pas un professionnel ‘Kid Kodak’, mais un iPhone ça fait tout de même de belles photos…
Ce qui fait de meilleures photos, c’est un beau show, pis un bon show de power metal, ça fait des crisses de belles photos, mais surtout une excellente soirée! En parlant de belle soirée, si vous y étiez et que vous le saviez pas, et bien faut remercier Max de Kolony pour l’initiative de cette soirée, c’est lui qui a tout organisé.
Vers la fin de la soirée, il était même pas sûr d’arriver ‘kiff’, mais il me disait ça avec un grand sourire, m’ajoutant que, au pire, cela lui coûterait quelques 40 piastres pour avoir un bon trip et faire tripper les métalleux, ou plutôt les powereux de la capitale. Parlez-moi de ça un gars pro-actif et généreux!
Généreux, parce que même si c’est Max, donc par extension Kolony, qui a tout organisé, c’est Kolony qui a ouvert la soirée vers 21h15. Dur d’être prophête en son pays (Max vient d’ici même si il est rendu à Longueil, histoire d’être près de son band et, surtout, question d’aller à l’école du show buisness), la salle était très froide au moment d’entrer en scène, était-ce leur nouvel accoutrement? Tout de blanc vêtus, je trouve qu’ils avaient de la gueule, mais que ça fait tout de même un peu trop propre pour leur musique (Renô, le nouveau lead vox, m’a d’ailleurs promis qu’ils allaient souiller leur vêtement de scène à la dure et le plus rapidement possible). Quel est le genre de leur musique? Dur à décrire, alors utilisons leur propre auto-description de « Melodic Rock Metal », des touches de black mélodique (influence de Max), des touches punk (influences globales?) des touches funk (Antony) et bien sûr du rock bien senti, qui se mélange aux influences Metallica probablement apporter par Renô. Le vocal est juste, très clean, trop clean? Je sais pas, j’hais pas en tout cas. Tout comme j’ai bien apprécié les 2 nouvelles tounes, à paraître sur leur prochain album, qu’ils nous ont fait en grande primeur. Ils nous ont aussi offert un petit meddley pas banal du tout avec, à ma grande surprise et mon grand plaisir, un ti-boutte de Rush… Rock On! Tout compte fait, ils méritaient un meilleur accueil que celui qu’ils ont eu, dommage.
Mais faut dire que la foule voulait du Power et ils on été servis drette au deuxième band, Kemilon!
Je suis très d’accord avec Antony (drummer de Kolony) pour donner la palme de la « tightness » à Kemilon! Fuck qui nous servit un show sur la coche! Y sont dur à pogner tout ensemble dans une seule photo, six ça fait du monde sur la scène et sur un écran de iPhone, mais du power ça fait des belles photos et ils se sont pas gênés pour nous faire des ‘power-stances’ et non plus pour bouger. Les 6 musiciens sont tous très excellents et le claviériste est assez hallucinant à voir jouer! Ils avaient tous un gros cheese dans face, ils contrôlaient leurs instruments et leur performance, avaient du fun et ça se voyait. La foule s’est d’ailleurs un peu dégourdie et rapprochée de la scène, enfin! Faut dire aussi que le mix était pas mal fort, un peu trop à mon avis, on perdait un peu de la complexité et de la musicalité de la prestation, vraiment très dommage. Autre problème à survenir en plein milieu du set de Kemilon : un des moniteurs qui a décidé de prendre ça off, sauté, fini, kaput! Ce qui est peut-être ou pas dû à un malencontreux botage de pichet sur la scène, ou encore (justement) à un mix un * peu * trop fort… Coté musique, Kemilon assure si tu aimes le power, mais je crois que je les préfère en show qu’en CD, pas la même énergie et leur musique passe beaucoup mieux en les voyant se défoncer pis se faire des ‘power-stances’. Vraiment bien apprécié ce band, à revoir!
Enfin, le clou de la soirée, ceux qui ont assurément remporté la palme du public, probablement avant même de monter sur scène (faut dire que ça faisait grosso-modo un an et demi que leurs fans attendaient pour les voir jouer), Farsight on pris la scène devant un Bar l’Agitée qui s’était rempli entre-temps.
Pas pire en crisse pour un band qui a que des t-shirts à proposer, ça vous prend un album les boyz (et la girl)! Intikètez-vous pas que je me suis fait répondre, ils travaillent sur ça. Le power metal n’est pas mon style de prédilection dans la musique, mais, en mélo-maniaque ouvert que je suis, je peux tout de même apprécier une bonne performance et juger un tant soit peu de la musique qui était très bonne, et si j’ai (je dois l’avouer) plus apprécié Kemilon, Farsight sont loin d’être mauvais et la foule elle, avait que foutre de ce que j’apprécie ou non, eux ils étaient là pour Farsight et ça paraissait! Farsight ont semblé bien apprécier ce retour sur les planche et gageons que je les reverrai d’ici une coupe de show et je changerai de discours. Les cinq membres étaient très énergique et ils nous ont fait leurs set et sont revenu pour 3 (4? je suis plus sûr) chansons et la foule en re-demandais encore! Ça augure bien pour eux! Leur guitariste fait des sales ‘licks’ et des bons ‘leads’, leur bassiste est fucking showman et le claviériste aussi, passant d’un clavier à l’autre, très cool à voir même si à mon oreille j’ai cru entendre quelques blancs qui mériteraient d’être apprêté, mais bon. Le drum est très bon et la chanteuse n’est pas juste jolie, elle chante en diable!
En bref, j’ai encore une fois eu bin du fun à regarder un show pis à parler avec les musiciens, j’espère bien les revoir, un gros salut et encore merci à Max et à Kolony, hâte d’entendre le reste de votre nouveau matériel! Kemilon et Farsight, chapeau! À plus les fuckés, oubliez pas, c’est toujours plus le fun de venir écouter le show que de lire à propos de ceux-ci après coup. En plus, c’est plus tentant pour les producteurs, professionnels ou amateurs de faire d’autres shows lorsque la salle est pleine.
Ciao
Pat[OC]G


Kemilon

Farsight

Du monde qu’on oublie trop souvent… les employés de la merch!
by Patrick Graham | Fév 19, 2013 | Critiques de Shows

Kolony
Avez-vous vu les photos sur notre page? Si non, je vous conseille d’aller les voir, bon je suis pas un professionnel ‘Kid Kodak’, mais un iPhone ça fait tout de même de belles photos…
Ce qui fait de meilleures photos, c’est un beau show, pis un bon show de power metal, ça fait des crisses de belles photos, mais surtout une excellente soirée! En parlant de belle soirée, si vous y étiez et que vous le saviez pas, et bien faut remercier Max de Kolony pour l’initiative de cette soirée, c’est lui qui a tout organisé.
Vers la fin de la soirée, il était même pas sûr d’arriver ‘kiff’, mais il me disait ça avec un grand sourire, m’ajoutant que, au pire, cela lui coûterait quelques 40 piastres pour avoir un bon trip et faire tripper les métalleux, ou plutôt les powereux de la capitale. Parlez-moi de ça un gars pro-actif et généreux!
Généreux, parce que même si c’est Max, donc par extension Kolony, qui a tout organisé, c’est Kolony qui a ouvert la soirée vers 21h15. Dur d’être prophête en son pays (Max vient d’ici même si il est rendu à Longueil, histoire d’être près de son band et, surtout, question d’aller à l’école du show buisness), la salle était très froide au moment d’entrer en scène, était-ce leur nouvel accoutrement? Tout de blanc vêtus, je trouve qu’ils avaient de la gueule, mais que ça fait tout de même un peu trop propre pour leur musique (Renô, le nouveau lead vox, m’a d’ailleurs promis qu’ils allaient souiller leur vêtement de scène à la dure et le plus rapidement possible). Quel est le genre de leur musique? Dur à décrire, alors utilisons leur propre auto-description de « Melodic Rock Metal », des touches de black mélodique (influence de Max), des touches punk (influences globales?) des touches funk (Antony) et bien sûr du rock bien senti, qui se mélange aux influences Metallica probablement apporter par Renô. Le vocal est juste, très clean, trop clean? Je sais pas, j’hais pas en tout cas. Tout comme j’ai bien apprécié les 2 nouvelles tounes, à paraître sur leur prochain album, qu’ils nous ont fait en grande primeur. Ils nous ont aussi offert un petit meddley pas banal du tout avec, à ma grande surprise et mon grand plaisir, un ti-boutte de Rush… Rock On! Tout compte fait, ils méritaient un meilleur accueil que celui qu’ils ont eu, dommage.
Mais faut dire que la foule voulait du Power et ils on été servis drette au deuxième band, Kemilon!
Je suis très d’accord avec Antony (drummer de Kolony) pour donner la palme de la « tightness » à Kemilon! Fuck qui nous servit un show sur la coche! Y sont dur à pogner tout ensemble dans une seule photo, six ça fait du monde sur la scène et sur un écran de iPhone, mais du power ça fait des belles photos et ils se sont pas gênés pour nous faire des ‘power-stances’ et non plus pour bouger. Les 6 musiciens sont tous très excellents et le claviériste est assez hallucinant à voir jouer! Ils avaient tous un gros cheese dans face, ils contrôlaient leurs instruments et leur performance, avaient du fun et ça se voyait. La foule s’est d’ailleurs un peu dégourdie et rapprochée de la scène, enfin! Faut dire aussi que le mix était pas mal fort, un peu trop à mon avis, on perdait un peu de la complexité et de la musicalité de la prestation, vraiment très dommage. Autre problème à survenir en plein milieu du set de Kemilon : un des moniteurs qui a décidé de prendre ça off, sauté, fini, kaput! Ce qui est peut-être ou pas dû à un malencontreux botage de pichet sur la scène, ou encore (justement) à un mix un * peu * trop fort… Coté musique, Kemilon assure si tu aimes le power, mais je crois que je les préfère en show qu’en CD, pas la même énergie et leur musique passe beaucoup mieux en les voyant se défoncer pis se faire des ‘power-stances’. Vraiment bien apprécié ce band, à revoir!
Enfin, le clou de la soirée, ceux qui ont assurément remporté la palme du public, probablement avant même de monter sur scène (faut dire que ça faisait grosso-modo un an et demi que leurs fans attendaient pour les voir jouer), Farsight on pris la scène devant un Bar l’Agitée qui s’était rempli entre-temps.
Pas pire en crisse pour un band qui a que des t-shirts à proposer, ça vous prend un album les boyz (et la girl)! Intikètez-vous pas que je me suis fait répondre, ils travaillent sur ça. Le power metal n’est pas mon style de prédilection dans la musique, mais, en mélo-maniaque ouvert que je suis, je peux tout de même apprécier une bonne performance et juger un tant soit peu de la musique qui était très bonne, et si j’ai (je dois l’avouer) plus apprécié Kemilon, Farsight sont loin d’être mauvais et la foule elle, avait que foutre de ce que j’apprécie ou non, eux ils étaient là pour Farsight et ça paraissait! Farsight ont semblé bien apprécier ce retour sur les planche et gageons que je les reverrai d’ici une coupe de show et je changerai de discours. Les cinq membres étaient très énergique et ils nous ont fait leurs set et sont revenu pour 3 (4? je suis plus sûr) chansons et la foule en re-demandais encore! Ça augure bien pour eux! Leur guitariste fait des sales ‘licks’ et des bons ‘leads’, leur bassiste est fucking showman et le claviériste aussi, passant d’un clavier à l’autre, très cool à voir même si à mon oreille j’ai cru entendre quelques blancs qui mériteraient d’être apprêté, mais bon. Le drum est très bon et la chanteuse n’est pas juste jolie, elle chante en diable!
En bref, j’ai encore une fois eu bin du fun à regarder un show pis à parler avec les musiciens, j’espère bien les revoir, un gros salut et encore merci à Max et à Kolony, hâte d’entendre le reste de votre nouveau matériel! Kemilon et Farsight, chapeau! À plus les fuckés, oubliez pas, c’est toujours plus le fun de venir écouter le show que de lire à propos de ceux-ci après coup. En plus, c’est plus tentant pour les producteurs, professionnels ou amateurs de faire d’autres shows lorsque la salle est pleine.
Ciao
Pat[OC]G


Kemilon

Farsight

Du monde qu’on oublie trop souvent… les employés de la merch!
by Dave Rouleau | Fév 18, 2013 | Critiques de Shows

Gojira envahi Montréal… – photo Québec-Métal
Quand j’ai commencé à voyager pour aller voir des shows partout au Québec, c’était en juillet 2012 et j’étais seul dans mes voyages. Honnêtement, je suis un homme solitaire qui doit se faire à l’idée que ça n’arrivera plus ben ben, mais j’aimais ça tripper avec mon beat dans le char, un Red Bull ou café pour m’accompagner et me garder en sécurité sur la route.
Avec le temps, le monde de Québec ont vu que je me déplaçais et on a commencé à me contacter pour me demander si je montais à tel ou tel show au Québec et je faisais des lifts à des inconnus(es) qui se sont dévoilés des personnes formidables. Les coûts de transport sont moindre et se parler de musique est quelque chose de précieux dans ma vie, alors toutes les raisons étaient bonnes pour continuer.
Ensuite j’ai connu Marc Légaré de La Corriveau et je les ai monté une, deux, trois, maintenant quatre fois en show en province, étant leur chauffeur lorsque je le peux et ça me permet en même temps d’aller couvrir un show en région avec zéro dollars de transport à me préoccuper. Je remercie Marc pour ces opportunités de tripper avec eux, d’ailleurs.
Avec le temps j’ai connu des musiciens partout au Québec et j’ai la chance de pouvoir les côtoyer dans les shows, mais aussi dans leurs locaux de jamms et bars un peu partout quand on se croise.
Jeudi dernier, j’avais la chance de monter à Montréal avec Pados, chanteur/guitariste de Kälter, mais aussi un ami de longue date, Sammy, qui comme par hasard avait appris l’existence de deux frères la veille et se cherchait un lift pour la métropole pour les rencontrer. Je ne suis pas un gars vraiment axé sur la famille, mais je trouve cette histoire particulièrement cool.
Donc, étant donné la mort de mon Tiburon la journée précédente et mon acharnement à me trouver un véhicule au plus calisse pour le lendemain, on est monté avec mon fucking Buick Century 2001, un nouveau char qui devient la première fois que je n’attaque pas la route avec un modèle sport. J’avais un super bon deal dessus et en plus tout est en parfait état, très bas millage et je ne regrette pas du tout ma décision avec le niveau de confort que la voiture nous donne!
À 16h40 on est en face de Saint-Augustin-de-Desmaures et avec les portes qui ouvre à 19h, il fallait que ça roule! La montée était particulièrement intéressante avec des gars comme Pad et Sammy, alors le tout sembla durer une demie-heure et Sammy était déposé à un dépanneur sur Pie-IX pour aller rencontrer ses deux frères qu’il n’avait jamais encore même su l’existence…. malade! (pour ceux que ça intéresse, la rencontre s’est ultra bien déroulée et il est remonté à Québec seulement le lendemain)
Notre destination était ensuite Le National, une salle dont je connaissais l’existence, mais que je n’avais jamais visité. On se stationne, on va chercher nos billets pré-commandés et je rencontre Yannick Tremblay de MusikUniverse dans la file pour entrer, ce qui donne une conversation courte, mais sympa avec l’excellent journaliste/critique de ce site et aussi BangBang. Je vous conseille fortement de le suivre si ce n’est pas déjà fait et aussi surveillez mon entrevue avec ce malade au début mars sur une Capsule Ondes Chocs.
Comme toujours, la première chose à faire est de se procurer l’essence de la soirée, une bonne blonde en draft, mais je m’aperçois aussi que les toilettes, minuscules (2 urinoirs seulement pour une salle de cette capacité??), sont juste à côté du bar, ce qui donne une circulation très difficile étant donné que….LE BAR EST DANS L’ENTRÉE!!! Spécial disons…
On s’installe à la droite de la scène, à mi-chemin entre le stage et la console de son/éclairage et on jase un peu avec Christian Pacaud, Rick The Beast, Stephan Lessard, Sébastien Tacheron et aussi Alain Labonté de Québec-Métal que je remercie sincèrement pour l’utilisation de ses photos du show dans cet article. Je vais également parler à Alain cette semaine pour ensuite diffuser notre discussion samedi prochain dans la nouvelle Capsule! Trop cool.
The Atlas Moth avait la tâche de nous divertir en première partie et la formation de Chicago n’est pas un produit pour tout le monde. Le groupe offre une vision psychadélique, sludge et doom de son métal et les gars se la joue théâtrale un peu aussi, ce qui ajoute beaucoup à l’expérience. Ils sont aussi le début d’un crescendo pour la soirée, un fait que je me suis aperçu plus tard durant Gojira. Le batteur s’installe derrière sa batterie et se balance d’en avant vers en arrière continuellement durant la longue intro qui se transforme en pièce « 25s and the Royal Blues » de leur album « An Ache For The Distance » de 2011. J’aime bien cette musique qui est répétitive et est beaucoup axée sur les nuances des guitares pour évoluer en un tout après quelques minutes, mais je peux aussi comprendre l’exaspération de certains après 5 tracks comme celle-ci. Il y a trois guitares (un des guitariste joue aussi du synthétizer), ce qui donne une lourdeur incroyable à la musique, mais les deux chanteurs brisent la monotonie de façon remarquable, surtout Stravos qui est capable de crier comme un déchaîné, de vrais cris de mort strident à certains moments. Pados trippe moins, mais j’aime bien l’ambiance, le constant beat qui se répète et avance comme un train qui ne peut plus arrêter même malgré sa vitesse modeste. Je vous avoue que j’aime mieux cette musique chez moi, dans mon lit, avec une cigarette magique à la main pendant qu’elle me transperce mes tympans à l’aide d’écouteurs de qualité, mais j’ai bien aimé ma première expérience en show, je dois le dire.

Stavros de The Atlas Moth en action. J’adore ses cris de mort! – photo de Québec-Métal
Ayant planifié une stratégie pipi/bière en avance, Pados et moi se faufilons ensuite du côté gauche de la scène pour le groupe suivant, car voyez-vous, les trois drums avaient été montés en avance, ce qui faisait des interludes pas mal plus des line-checks que des sound-check. De cette façon on pouvait deviner que Devin du prochain band allait se tenir plus à gauche.
The Devin Townsend Project visitait Montréal pour la deuxième fois en peu de temps avec cette présence au National et les boys rehaussaient aussi l’énergie et la cadence de la musique, avec les structures et habiletés de compostion incroyable de notre ‘madman’ canadien préféré. Je croyais savoir à quoi m’en tenir, mais non, le gars est en feu! Très théâtrale, Devin sait jouer avec la foule, faire le fou, mais aussi passer pour un génie. Il nous amène très rapidement dans son catalogue de projet solo et je vous avoue que j’aurais parié que le band allait jouer la track « Love? » de Strapping Young Lad, étant donné la date qui tombait le jour de la Saint-Valentin. Mais non, il s’est contenté de nous interprété de façon très animée son stock que, je dois avouer, j’adore. À défaut, pour les grands fans, d’avoir SYL, on peut au moins se dire que les boys se donnent en show, surtout avec le drummer de tournée qui frappe ses peaux très fort et très précise. Ça donne le ton aux chorégraphies un peu simpliste de la troupe devant lui, mais quand même, le band est bien rôdé et Devin peut quand même avoir du fun avec les brassières qui lui sont lancées sur le stage par un gars en première rangée qui semble en avoir une poche pleine, car ça devient le ‘running gag’ de leur set à chaque fois qu’une autre atterrie sur le stage (comme vous pouvez voir sur la photo incluse dans cette critique). Le leader de la formation est d’ailleurs allé le voir cet homme tout de suite après le show pour lui jaser et le remercier. Le dernier album « Epicloud » a été très bien représenté durant la quand même courte performance, mais « True North » n’a pas été joué et je l’attendais. Il est à noté que j’ai bien aimé le stage qui était recouvert de 3 risers pour les 3 musiciens à cordes, leur donnant une meilleure prestance et des opportunités d’éclairage en plus. Belle touche.

On va dehors durant la pause pour s’assurer d’être dans l’état parfait pour regarder et apprécier Gojira, mais pas avant de jaser quelques secondes avec Pierre-Hughes Rondeau, le drummer de l’excellente formation Tunguska Mammoth. Cheers man!
On revient et l’attente se fait derrière une jolie blonde qui nous donne le goût d’avoir une intermission un peu plus longue, mais quand même, on sent la salle retenir son souffle lorsque le mur derrière le drum s’illumine comme un ciel et la tête de l’Enfant Sauvage est dévoilée. « Explosia » se fait entendre et la pointe du crescendo que je faisais référence plus tôt se montre le nez… CRISSE! Le parterre se transforme en océan de têtes qui ‘headbang’ et corps qui se percutent au rythme des riffs déchaînés que seul Gojira sait composer, car leur son est réellement unique. Pour les fans qui n’ont pas pu assister au show, imaginez toutes les meilleures compos en UN setlist et vous avez une bonne image de leur prestation! Tout simplement malade et le tout est rehaussé par une expérience auditive quasi-parfaite avec les guitares d’une lourdeur impossible à qualifier. On dirait le CD qui joue tellement tout est parfait. Tout les trippeux se regardent quand les premiers sons de « The Art of Dying » se font entendre et ce sera la même chose lorsque que Joe Duplantier, chanteur/guitariste, échange de place avec son frère, Mario, à la batterie, sous prétexte que ce dernier va nous faire un vrai cri death metal! Il n’a pas menti! Mario se tire bien d’affaire avec aussi la guitare entre les mains et le groupe nous offre un death pesant et groovy pendant quelques minutes. Le drummer saura aussi se mettre en évidence un peu plus tard avec un solo de drum extrêmement bien exécuté. Comme je le mentionnais à Pados durant ce solo, il a une approche au groove et à sa batterie en générale qui est unique et très intéressante. Non seulement ça, mais il frappe aussi très fort!! Wow. Ça c’est métal! De leur côté, le reste du band utilise très bien toute la salle et je dois donner une mention honorable à Jean-Michel, le bassiste, qui fait honneur à sa profession, si ce n’est que de sa présence sur scène. Il saute, il tourne sur lui-même, il cri et tout ça en jouant ça basse, tantôt avec un pic, une autre fois avec ses doigts. Ça enlève rien cependant à Christian et Joe qui prouve seulement que cette machine qu’est Gojira est là pour rester et même devenir leader dans son créneau. Je n’ai que du bien à dire de leur show, ce qui est rare si vous suivez un peu mes critiques.



C’était malheureusement l’heure de partir tout de suite après le show, mais pas avant de laisser passer la fameuse blonde pour être sûr de ne rien manquer de cet autre show de fin de soirée…
Mais attendez un peu? Si on avait un ami qui était backstage durant le show, ça donnerait quoi comme photos? Hey-hey, les voici!






by Coeur Noir | Fév 18, 2013 | Critiques d'Albums

Mare Cognitum
« Extraconscious Lucidity »
2012
« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » se tourmentait déjà le philosophe et mathématicien Blaise Pascal en 1669 dans ses « Pensées ». Évidemment, depuis cette époque, les avancées technologiques du monde moderne, les multiples découvertes scientifiques et l’exploration spatiale ont su répondre à certaines interrogations de l’homme par rapport à l’univers qui l’entoure et grâce à celles-ci nous savons maintenant, par exemple, de quelles matières sont faites les étoiles et comment elles réussissent à émettre de la lumière pendant des milliards d’années sans jamais s’épuiser. Nous savons que la Terre n’est pas plate, mais plutôt de forme sphérique et qu’elle n’est, jusqu’à preuve du contraire, qu’une épave stellaire qui a su engendrer la vie bien malgré elle. Nous avons une bien meilleure idée de la mécanique quantique et de celle qui anime les astres autour de nous, une connaissance relativement approfondie de la «fabrication du réel» et de comment la vie a pu voir le jour et nous avons même l’audace d’aller jusqu’à prophétiser comment elle pourrait bien s’éteindre.
Nos accomplissements sont tels que nous avons réussi à marcher sur la lune, mis des centaines de satellites en orbite autour de notre planète, envoyé des dizaines de sondes aux confins de notre système solaire pour voir de quoi il en retournait et avons pris des quantités monstre d’images d’événements qui se produisent à des années lumières d’ici. Les voyages à la station orbitale internationale sont devenus si banals qu’ils n’attirent presque plus l’attention des médias. Bordel, nous avons même envoyé des robots sur Mars pour étudier sa composition géologique.
Malgré toutes ces innovations, toutes ces réussites, toutes les reconstitutions en laboratoire, les théories et les spéculations du monde scientifique, les vraies questions, elles, demeurent toujours. Aucune de ces réalisations, aussi géniales qu’elles puissent être, n’ont réussies à ce jour à nous donner, ne serait-ce qu’un seul indice tangible sur notre nature intrinsèque et sur le but de notre existence; l’angoissant ‘Pourquoi?’ persiste toujours et nous restons recroquevillé sur nous-mêmes, isolé sur notre cailloux dans notre coin de galaxie, effrayé de ce qui peut bien se trouver au-delà des limites de notre compréhension.
Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous radote tout ça, n’est-ce pas ? Eh bien loin de moi l’idée de transformer cette critique en un épisode de « Cosmos » de Carl Sagan, mais je ne peux faire autrement que débuter par une introduction comme celle-ci puisque la formation dont il s’agit aujourd’hui s’inspire directement de ce genre de réflexion pour créer son œuvre et j’ai nommé, Mare Cognitum.
J’utilise le terme « formation », mais à dire vrai, Mare Cognitum est un « One man band » de Santa Ana, USA, qui nous offre, à mon humble avis, un black atmosphérique des plus solide et qui se situe au-dessus de tout ce qui circule sur le net dernièrement.
Pour ceux qui sont peut-être un peu moins familier avec le terme « one man band », j’expliquerai ce dernier en disant qu’il s’agit d’une pratique assez fréquente dans le black métal et les « groupes » de ce type ne sont en fait composé que d’un seul membre qui fait tout, tout, tout.
Depuis la production du démo, en passant par l’écriture des textes et l’élaboration des pièces pour terminer par l’enregistrement final, tout est joué, composé, enregistré, produit, distribué etc. que par une seule et unique personne. Une discipline qui, vous comprendrez, demande énormément d’organisation et surtout de talent et Mare Cognitum ne fait pas exception à cette règle.
Ceci étant dit, formé en 2010 par Jacob Buczarski, Mare Cognitum n’a pas chaumé depuis ce temps et à déjà deux LP à son actif. Le premier, « The Sea Which Has Become Known », est un bon album mais tire plus ses racines dans le black dépressif et je vous laisserai le plaisir de le découvrir par vous-même si le cœur vous en dit. Celui qui nous intéresse plutôt ici est le deuxième, « An Extraconscious Lucidity« , sorti l’année dernière, soit le 26 Juin 2012.
Mais tout d’abord le nom : Mare Cognitum. D’où vient t’il ? Que veux t’il dire ?
En fait, c’est simple. Mare Cognitum est l’appellation donnée à la « mer de la connaissance », un bassin lunaire baptisé en 1964 par la NASA après que l’engin spatial Ranger 7 s’y soit déposé.
Tous ceux qui osent encore lever les yeux vers la nuit pour s’émerveiller devant l’éclat de son ciel comprendront pourquoi ce nom est un choix judicieux. Parce qu’en plus d’être une expérience extrêmement intéressante au niveau du son, Mare cognitum est aussi un essai sur la (non)connaissance de l’homme et de sa place dans le grand dessein de l’univers. Le nom colle donc tout à fait au concept du « band » qui est respecté à chaque mesure et, au final, on nous propose une musique aux allures glaciales et désolantes, mais aussi au paysage allégorique et harmonieux.
L’album s’ouvre en effet sur différents échantillonnages et sonorités qui rappelle un vieux film de science-fiction et pose rapidement la ligne directrice de l’ambiance recherchée. C’est envoûtant et feutré et dès les premiers instants on a l’impression de se retrouver passager à bord d’une navette spatiale pour un voyage d’introspection tortueux avec Mare Cognitum aux commandes.
Après quelques planantes secondes, c’est la guitare qui démarre habilement le compte à rebours. Les moteurs s’échauffent au son de la batterie qui annonce une mise en orbite éminente et le décollage s’avère parfait lorsque le ‘blast beat’ s’installe. On traverse rapidement la mésosphère musicale pour atteindre l’altitude désirée et ainsi reprendre une rythmique plus stable. C’est à ce moment que le vocal déchiré nous accroche à notre sinistre trajectoire pour une cinquantaine de minutes d’angoisse dans le vide sidéral.
Pour tout dire, les habiletés de musicien de monsieur Buczarski sont si étonnantes qu’il en vient presque impossible de conclure quel est son instrument principal tellement tout est exécuté de main de maître. Il contrôle tous les aspects de sa création de façon hyper convaincante et livre une impressionnante prestation. Et je ne fais pas seulement référence à la musique mais aussi à la qualité de la production. Je ne suis pas un expert dans le domaine mais après plusieurs écoutes, je n’ai su relever aucune fausses notes ou défaut d’enregistrement. Tout est immensément droit sur ce disque.
Les six titres du LP ellipses tous autour d’une structure composée de long « riffs » mélodique, d’une succession de tempo rapide, moyen et lent ponctués d’interludes ambiantes, glaciales et dépressives très prenante qui aide à garder l’effet « grim » tout au long de l’album. Personnellement, j’adore.
Pour terminer tout ça, je résumerai simplement le tout comme une excellente célébration musicale à propos de l’absurdité de notre espèce et de ses pseudo conflits de race, religion etc. qui apparaissent bien vide de sens lorsqu’on réalise toute l’insignifiance de notre place dans l’univers. C’est un hymne à la prise de conscience du fait qu’en fin de compte, l’homme n’est rien et qu’il se doit, malgré tout, de donner un sens à sa vie dans tout ce foutoir.
Si vous désirez vous procurer la copie physique de ce disque vous pouvez le faire pour la modique somme de 10.00$, livraison incluse, à cette adresse ou vous pouvez aussi choisir d’encourager Mare Cognitum via leur Bandcamp en téléchargement le tout pour le montant qui conviendra le mieux à votre portefeuille.
Cheers !