by Louis Olivier Brassard Gelinas | Juil 2, 2014 | Critiques d'Albums

Agalloch
«The Serpent & The Sphere»
(2014)
Profound Lore Records
«Birth and Death of the Pillars of Creation»
«(Serpens Caput)»
«The Astral Dialogue»
«Dark Matter Gods»
«Celestial Effigy»
«Cor Serpentis (The Sphere)»
«Vales Beyond Dimension»
«Plateau of the Ages»
«(Serpens Cauda)»
Peu d’artistes métalliques peuvent se targuer d’avoir créé une musique aussi distinctive que John Haugm et son célèbre projet musical nommé Agalloch. En effet, mélangeant musique folklorique acoustique, postrock, Doom Metal, Death mélodique et Black Metal, ces derniers sont parvenus à se construire une niche unique et enviable dans les corridors souterrains du Métal. Quatre ans après le très bon, mais plus unidimensionnel que leurs autres opus, «Marrow of the Spirit (2010)», Agalloch nous revient avec un nouvel album pleine longueur piquant ma curiosité de fidèle admirateur dudit groupe. Est-ce que le groupe reviendra à son mélange musical unique qui a connu son apogée avec «The Mantle (2002) » et «Ashes Against The Grain (2006)» ou est-ce qu’il continuera l’exploration de son côté plus Black Metal atmosphérique comme sur son dernier album? Voici donc ma réponse après une trentaine d’écoutes : Agalloch nous sert son album le plus achevé depuis leur gloire du milieu des années 2000.
Tout d’abord, la troupe nous accueille avec «Birth and Death of the Pillars of Creation», une superbe pièce de plus de dix minutes aux saveurs doom, postrock et folk suscitant une atmosphère résolument et merveilleusement sombre. Aussitôt l’auditeur remarquera une production beaucoup plus léchée et beaucoup moins crue que sur «Marrow of the Spirit» et le retour à une musique symbiotique et multidimensionnelle. Le tout se poursuit avec un très bel interlude de guitare acoustique à la mélodie typiquement folk intitulé «(Serpens Caput) », œuvre de Nathanaël Larochette de Musk Ox, invité maniant la guitare acoustique de superbe façon sur tout l’opus. Le groupe se lance ensuite dans un trio de pièces cohérent composé de «The Astral Dialogue»,«Dark Matter Gods» et «Celestial Effigy» alliant vibrations résolument postrock sur de solides bases Death/Black mélodiques, comme en témoignent, par exemple, les voix râpeuses typiques de John Haugm, ainsi que des motifs de guitare en trémolo entrecoupés de motifs plus rock. Ce trio constitue sans doute le moment charnière de l’album en raison de son côté plus accessible, concis et accrocheur que le reste de l’album composé de pièces plus longues et atmosphériques. Un autre interlude acoustique de monsieur Larochette et le groupe présente ensuite peut-être la pièce la plus faible de l’album avec «Vales Beyond Dimension», une chanson bien construite et somme toute agréable qui présente cependant un certain caractère de déjà entendu tant elle récupère toutes les marques de commerce d’Agalloch et ne parvient pas aux mêmes sommets atmosphériques que le reste de l’album. La consécration arrive toutefois avec la magnifique épique instrumentale de plus de douze minutes «Plateau of the Ages» qui transporte réellement l’auditeur avec ses motifs de guitare composés avec un soin évident et ses mélodies sombres et glacées nous conviant dans d’obscures vallées forestières enneigées où se déroulent d’étranges rituels païens. D’ailleurs, la finale mélodique à saveur très rock indépendant de cette pièce provoque encore des frissons d’extase musicale dans ma colonne vertébrale au moment d’écrire ces lignes, alors que le groupe nous laisse sur une finale acoustique sombre et poignante avec «(Serpens Clauda)».
En conclusion, avec «The Serpent & The Sphere» Agalloch effectue un véritable retour en force avec un album qui renoue avec l’héritage mixte de l’acclamé «Ashes Against the Grain» tout en présentant une élaboration acoustique rappelant «The Mantle». Présentant ainsi à nouveau toutes les facettes de sa musique si particulière, Agalloch nous sert un album brillant qui transporte l’auditeur à travers une palette d’émotions impressionnante. Cet album constituera un véritable bijou pour les fervents admirateurs du groupe autant qu’un excellent point de départ pour les néophytes qui souhaiteraient découvrir toute la profondeur de la musique d’Agalloch. À consommer comme nourriture de l’âme avec une voracité égoïste, accompagnée de chandelles et de bon vin rouge!
Pièces favorites : «Birth and Death of the Pillars of Creation», «The Astral Dialogue»,«Dark Matter Gods», «Celestial Effigy» et «Plateau of the Ages».
9/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Dave Rouleau | Juil 2, 2014 | Photos Ondes Chocs
Voici les photos du show de Havok / Wretched / …From the Deep / World War 4 qui avait lieu le 26 juin au Mavericks de Ottawa, une présentation de Blackwidow Promotions et que l’on remercie pour les accès. Sophie Mineault et Matthew Clarke vous offrent ces clichés de malade.

Havok
Wretched
…From the Deep
World War 4
by Dave Rouleau | Juil 2, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

La formation Darkest Hour de Washington devait avoir hâte d’enfin faire entendre ses nouvelles compositions avec Travis Orbin (Sky Eats Airplane, ex-Periphery) à la batterie et c’est avec ‘Wasteland’ de leur album éponyme qui sort le 5 août sur Sumerian Records qu’ils s’exécutent.
Leur mélange de Métal et Hardcore mélodique a toujours été une attraction pour moi et cette première intrusion à l’intérieur de leur nouveau stock est vraiment cool, bien que pas révolutionnaire. Ils y vont pour un gros couplet mémorable et un groove soutenu, voyons voir si des élans plus dynamiques de « Hidden Hands Of A Sadist Nation » pourront être aussi entendu lors de l’écoute complète de cet opus.
by Dave Rouleau | Juin 30, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Pour souligner le lancement du livre « L’Évolution du Métal Québécois » par Félix Desfossés cet automne, Nuclear War Now! Productions va lancer un boxset cassette de 8 démos mythiques du Québec sur lequel toute une équipe travaille en ce moment! Définitivement quelque chose pour les collectionneurs. Demos inclus:
Voivod – “No Speed Limit – Iron Gang Fanclub Live Demo”
Voor – “Evil Metal 1985”
Aggression – “Demo #1 1987”
Outrage – “Buried Pieces 1984-1986 Demos”
Soothsayer – “To Be a Real Terrorist”
Treblinka – “Trials of War 1987”
Vensor – “Thrash Till Death 1987”
OBLIVEON – “Whimsical Uproar 1987”
À propos de ce livre, voici la description officielle:
L’évolution du métal québécois
Tome I: No speed limit (1964-1989)
par Félix B. Desfossés
Idée originale, supervision : Ian Campbell
Automne 2014
Description
Le premier tome de L’évolution du métal québécois arrivera sur les tablettes à l’automne 2014 via les éditions du Quartz.
L’histoire de la musique métal du Québec y est retracée de ses racines les plus profondes jusqu’à la naissance du death metal, en passant par le heavy rock et le crossover défonce.
Félix B. Desfossés, auteur, est journaliste spécialisé en histoire de la musique au Québec depuis 10 ans. Il est reconnu pour son travail avec les émissions Bande à part et PM de Radio-Canada, pour son blogue Vente de garage consacré à l’histoire des musiques obscures du Québec ainsi qu’en tant que cofondateur du Musée du rock’n’roll du Québec.
Contact: felixbdesfosses@gmail.com
Ian Campbell, concepteur et superviseur du projet, est reconnu en tant qu’ex-chanteur de Neuraxis, cofondateur du fanzine Extreme Radiophobia, devenu leader et principal promoteur de la scène de la Capitale du métal au Québec, Rouyn-Noranda.
Un projet fait 100% en Abitibi.
by Dave Rouleau | Juin 27, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Je me fais un plaisir de mentionner à qui veut bien l’entendre que la scène québécoise a l’avantage d’offrir un éventail impressionnant de bands de qualité dans plusieurs styles musicaux de notre scène underground. Je comprends aussi que ce n’est pas tout le monde qui aime écouter cet assortiment de bands et c’est bien correct.
Si vous aimez votre beat ‘core’, deux bands de la province se partagent votre attention dans cet article. Premièrement, Obliterate de Québec vous offre leur nouvelle EP éponyme dans le lecteur Bandcamp ci-dessous. On parle ici d’un Deathcore très gras et intense qui mise sur l’intensité de leur musique pour vous marquer à jamais. Des invités se retrouvent sur cette sortie avec Dominic de Depths of Hatred (Montréal) et Fred de Beheading of A King. Est-ce que le band sera louangé pour son originalité? Non, mais c’est clairement bien exécuté et pour les fans du genre. Disons que le nom signale très clairement ce que vous allez entendre sur cet enregistrement. Voici qui sont les membres de la formation:
Rémi Provencher – Vocals
Hubert Therrien – Guitar
Marcus Adam – Guitar
Pier-Luc Tardif – Bass
Pat Woods – Drums
Deuxièmement, Grave of Disgrace (G.O.D.) de Montréal arrive avec son EP, « Coffins », un Metalcore/Djent un peu plus accessible et varié dans son approche. Deux vocals nous accueillent dans leur univers et eux aussi font appel à des membres de deux bands comme invités sur leur sortie: Harriers et Heavyweight Division.
Francis Racette : Vocals
Kevin Poirier : Vocals
Guillaume Choquet : Bass
David Hurteau : Guitar
Karl-Eric Kulzer : Guitar
Kev Norm : Drums