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Pendant que notre ami Stéphan (et chroniqueur régulier des “Elles” du Métal) continue à s’amuser en Europe après avoir assisté au Metal Female Voices Fest en Belgique, j’ai, une fois de plus, la chance d’utiliser cet espace et j’en profite pour vous parler d’un excellent album. – Graciela

 

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Stream of Passion

A War of Our Own

2014

 

Si vous connaissez Stream of Passion, vous connaissez déjà le son particulier du groupe: des chansons profondes qui nous racontent des histoires touchantes, des guitares majestueuses, une batterie imbattable et des paroles en espagnol qui ajoutent toujours une douceur singulière aux mots. Tous ces éléments se retrouvent bel et bien dans le quatrième album du groupe. Mais il y a plus… il y a une guerre: “A War of Our Own“.

Le voyage commence avec “Monster“. Comme son nom l’indique, c’est une chanson monstre qui nous réveille avec les sons souples et envoûtants du clavier, annonçant la venue des guitares emphatiques et de la batterie qui définissent l’ambiance de l’album dès les premiers accords. “A War of Our Own” nous parle des conflits émotionnels, des moments de la vie où l’on doit affronter tout le monde et leur montrer de quoi nous sommes faits. Si l’album précédent, “Darker Days“, vous a paru sombre, ce nouvel album vous surprendra avec ses histoires.

C’est dans la chanson éponyme de l’album que nous pouvons écouter un bel exemple de la dextérité des musiciens. Johan Van Stratum à la basse marque le rythme vigoureux de la mélodie et est accompagné de la batterie intense de Martijn Peters pour créer des sons enveloppants.

Les chansons “Autophobia” et “Exile” incluent des éléments plus progressifs que le groupe souhaitait aborder. Ces éléments augmentent la complexité des mélodies et leur donnent un accent mélancolique et mystérieux. En parallèle, Marcela Bovio explore sa voix et nous offre des interprétations très émouvantes et dramatiques, différentes de celles qu’elle avait proposées lors de sa collaboration sur l’album “Antagonise” de Mayan, où elle offrait plutôt une performance opératique.

La langue espagnole et les sonorités latino-américaines sont beaucoup plus présentes sur ce disque. L’un des meilleurs morceaux de l’album est sans doute “Delirio“, une chanson entièrement en espagnol qui commence avec le clavier de Jeffrey Revet et le violon de Ben Mathot. Ceux-ci créent une ambiance douce et clairement nostalgique puis, tout d’un coup, les riffs de guitares enflamment la mélodie et la transforment en un véritable volcan en éruption, sans oublier la voix séduisante de Marcela accompagnée des sons sublimes des claves.

Cet album prouve le dynamisme du groupe, l’évolution et la force des membres de Stream of Passion en tant qu’âmes créatives. Il est aussi la preuve que le groupe a réussi à produire un album comme il le voulait, selon ses propres règles et en toute liberté artistique. Le projet Indiegogo leur fut très profitable: avec la participation des adeptes de la formation, la somme initiale requise pour enregistrer l’album souhaité par le groupe a été doublée, ce qui a permis l’enregistrement de versions acoustiques, comme “The Curse” qui se démarque admirablement.

C’est un album à écouter avec les yeux fermés et le cœur ouvert. Un travail remarquable, imprégné de passion. Avec un album comme celui-ci et des musiciens aussi talentueux, espérons que la musique de Stream of Passion se répande de plus en plus à l’échelle mondiale – et surtout, espérons que ce succès se traduise par des concerts à l’extérieur des frontières de l’Europe, car nous sommes nombreux à avoir hâte de les écouter en direct.