by Dave Rouleau | Mar 15, 2013 | Critiques d'Albums

Reanimator
« Great Balls » E.P.
2013
La dernière fois qu’on a eu du stock frais de Reanimator, un band thrash montréalais, est en 2009 avec l’album « Ignorance Is No Excuse » et des changements de lineup depuis ont retardé tout le processus, mais avec l’addition de Fred Bizier à la basse et aussi à la composition de beaucoup de ce nouveau matériel, on dirait que l’avenir vient de beaucoup s’éclaircir et pour plusieurs raisons. D’ailleurs, est-ce pour le remercier de sa contribution que le band lui laisse un beau solo de basse au début de « Beyond the Burning Mask »? Je ne sais pas, mais maudit que la tonalité de l’instrument est ronde et impressionnante dans le mix de cette nouvelle offrande.
Avant même d’attaquer la musique, on est confronté à une superbe pochette et moi, si un taureau est en train d’arracher la tête d’un zombie, je trouve que ça commence bien! « Back In the Pit » est ensuite notre introduction à ce nouveau matériel de Reanimator avec un message clair qu’ils sont de retour, mais la première chose que l’on remarque est l’excellente production de Jeff Fortin, qui a su adapter son mix au son que le band est sensé offrir, c’est-à-dire clair, old-school et dénudé de fla-fla inutile.
Ce qui m’a le plus frappé est que le groupe semble beaucoup moins s’attarder à essayer de trouver le riff le plus rapide qui soit et incorpore plus de ‘groove’ dans ses compositions. Le premier extrait, « Peaceful Eradication », est non seulement un bon exemple, mais aussi, selon moi, la pièce la plus forte qu’on retrouve sur ce E.P. de cinq tracks, dont une reprise de « Great Balls of Fire », initialement interprété par Jerry Lee Lewis, mais celle-ci, j’y reviens plus tard.
Vous aviez peur que le band prenne une direction qui ne vous donne pas vos solos tant appréciés? Dormez tranquille, vous aurez du ‘shredding’ en masse, gracieuseté de Joel et Ludovic, mais qui ne tombe pas dans la masturbation musicale et technique. Ils savent agrémenter les chansons, sans devenir un festival de notes qui ne s’arrange pas bien avec ce que le groupe tente d’accomplir dans le reste de la chanson.
D’ailleurs, qu’est-ce que le band essaie d’accomplir? Selon moi, le mot d’ordre ici était « let’s have some fun » et c’est exactement ce qu’ils nous livrent. Une ambiance de party et des refrains entraînants peuvent être retrouvés partout sur ce EP qui passe très vite et fini avec un classique qui est sûr d’être un ‘must’ en show et c’est aussi de là qu’est né l’idée de faire un ‘cover’ de cette compo; en la jouant en spectacle. Il est non seulement réussi, mais je ris juste à imaginer Patrick Martin, le chanteur, en train de se déhancher sur scène au son de ces accords.
J’aimerais souligner le travail qui a été fait du côté des vocals, parce qu’on parle ici d’un Pat renouvelé, qui va chercher beaucoup plus de profondeur dans son ‘range’ de voix. Le côté old-school y est encore, mais avec une tournure moderne qui va très bien avec l’accent qui a été mis sur le groove. Cette partie du travail de l’album a été assurée par Christian Donaldson et je ne crois pas que cette formule devrait être changée.
Si ce qu’on entend sur cet E.P. est un signe de ce qui nous attend dans le futur pour le groupe Reanimator, on peut être sûr qu’ils ne tomberont pas dans le panneau de rester pogné dans le passé, mais bien de pouvoir l’offrir avec un son moderne et professionnel et pour ça les boys, vous avez tout mon respect. On a droit à une cuvée 2013 extrêmement forte jusqu’ici et de trouver des défauts est rendu une tâche monumentale. Sur ce…
… Back In The Pit!!!
8.5/10
by Lex Ivian | Mar 12, 2013 | Critiques d'Albums
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BORNBROKEN
« The Healing powers of hate »
2013
par Lex Ivian
La prise de contact avec le 1er album de BORNBROKEN constitue, à prime abord, une expérience qui nous charme par sa présentation. Une attention toute particulière a été apportée à l’emballage de ce 1er opus et c’est dans une pochette grandeur DVD qu’ils nous l’offrent. Pourquoi se demande t’on? Parce qu’ils ont confectionné un livret où non seulement nous retrouvons les paroles de chaque pièce mais également un dessin de l’artiste de B.D., Yannis Panos, qui illustre sa vision de chacune d’elles. Bravo! Les dessins sont forts bien réussis et on pourra voir l’évolution du combat que se livrera le personnage tout au long de cet album qui vous l’aurez peut-être deviné, se veut un album concept. Maintenant que j’étais emballé par l’emballage, je ne pouvais me contenir d’explorer le contenu. Il ne restait donc plus maintenant qu’à appuyer sur « Play » et dans les circonstances espérer que la musique serait au niveau de l’emballage. Cette touche de créativité a fait en sorte que pour la 1ère fois depuis longtemps, je me suis vivement intéressé au livret de l’album lors de mon écoute.
L’album débute avec un sampling où on entend des bruits de sirène et une vague rumeur puis c’est le cri d’entrée …
Can’t quiet the riot
Dès les 1ères notes, on sent le build up de tension bien amené par le chug-a-chug pesant des riffs qui nous annonce d’entrée que ce sera core puis on relâche toute cette pression dans un riff rapide qui nous rappelle que ce sera aussi très thrash. La pièce suivante, aussi débutée par un sampling, est d’entrée un thrash dans l’esprit de Machine Head sur leur album « The more things change … » mais on n’aura pas, encore une fois, une pièce unidimensionnelle. Celle-ci incorporera encore des slowdowns à la limite du breakdown. On visitera aussi des atmosphères à la Sepultura. Si Metallica est une inspiration pour beaucoup de groupes, c’est du côté plus sombre du thrash que BORNBROKEN puisent la sienne. On sentira tout au long de l’album les influences dont ils se réclament eux-mêmes (Slayer, Pantera) alors que du côté core, ils mentionnent Hatebreed et Parkway Drive. Je peux également rajouter du Sepultura en masse et des trucs plus vieux comme du Sick of it all ou du Biohazard dans les sons que j’ai reconnus.
Les gars ont trouvé une bonne façon de construire une musique qui colle à leurs influences mais pour laquelle l’originalité est aussi au rendez-vous. Leur chanteur apporte également une signature originale à l’ensemble grâce à certaines variations dans l’utilisation de sa voix. L’écoute de cet album, parfaitement bien servie par la lecture de la pochette, constitue un très bon moment à passer étendu sur le sofa les écouteurs sur les oreilles. J’avouerais que l’ensemble de cet album constitue une production des plus solides. Ils nous offrent une musique qui montre un groupe mature qui a bien travaillé et retravaillé ses compositions pour respecter l’esprit thrashcore mais sans que celles-ci soient toujours construites selon le même pattern. Ils nous offrent également une production sonore de première qualité où ils ont bien calibré la basse pour une pesanteur max sans écraser les aigus. Finalement, comme mentionné au début de ce texte, leur pochette et livret sont des œuvres d’art en tant que tel et méritent, je l’espère, que vous vous procuriez l’album physique au lieu de downloader les mp3, que ce soit en les achetant ou en les rippant.
Bonne écoute!
Lex
by Antoine Pellerin | Mar 5, 2013 | Critiques d'Albums

Darkthone
« The Underground Resistance »
(2013)
Comme tout les fans du genre le savent déjà, Darkthrone est l’un des pionniers du black métal, si ce n’est pas le pionnier ultime. Au travers des années ils ont énormément évolué musicalement en nous livrant depuis 2006 des albums à tangente plus punk , thrash et j’en passe! Cette fois-ci , Nocturno Culto et Fenriz sont de retour avec un album dans les mêmes branches, mais sur des horizons plus vastes encore!
Restant toujours dans le même esprit, « The Underground Resistance » nous transporte dans les années ’80 avec un son plus heavy et speed tout en restant sombre et froid comme le black métal doit l’être. L’opus me faisait presque rappeler « Black Magic » de Slayer avec leur son de « A Blaze In The Northern Sky » ( je fais surtout référence à la pièce « Leave No Cross Unturned »); des riffs rapides, puissants et très sombres sont au rendez-vous.
D’un autre côté, les pièces sont assez redondantes et j’irais même jusqu’à dire qu’elle peuvent être ennuyantes à certains endroits. J’amène ce point, car de règle générale les idées de bases semblent parfaites, mais entre ces fameux concepts, il y a toujours une longueur des plus désagréable qui vient briser la fluidité de la chanson en question. Je le mentionne tout en sachant que Darkthone a toujours eu cette sorte de marque de commerce, mais qui selon moi dans ce cas-ci, je dirais c’est du réchauffé. Quelques particularités plus appréciées de cet opus sont présentes, néanmoins, et je fais référence à la deuxième pièce de l’album, « Valkyrie », qui peut s’aventurer un plus dans une ambiance folk comme Fenriz le faisait pour son projet Isengard! On parle ici d’une façon de chanter comme les Vikings et des passages inspiré de cette musique ancestrale de leur petit coin reculé de la Scandinavie. Comme je disais plus haut, l’album est très varié contrairement aux prédécesseurs. Tout y est, death metal (à la sauce Soulside Journey), black métal, speed metal, etc. Fenriz fait même des performances vocales à très haute notes qui rappelle des groupes comme Agent Steel, Celtic Frost, etc! Très old-school et on aime ça!
Alors pour résumé, « The Underground Resistance » est un album qui va toucher beaucoup de gens, tous fans de tout époque devrait y trouver son compte en général. Les amateurs de ce groupe culte seront servi ! En tant que fan de Darkthrone, je vais quand même le considérer comme un de leur bon album, mais je vais toujours avoir cet infime sentiment de déjà vu pour certains détails de l’album contrairement aux albums précèdent qui nous faisaient explorer dans une certaine originalité du genre. Néanmoins, le seizième album du duo norvégien reste un album qui restera bordé de nostalgie et sera nous rappeler que ces titans n’arrêterons jamais de rendre hommage à ce son effréné et traditionnel que nous aimons tant.
7 / 10
by Coeur Noir | Mar 2, 2013 | Critiques d'Albums

Underling
« Crows »
2013
Il faut bien l’avouer, il n’y a pas si longtemps que ça, le black métal des USA (USBM) était regardé de haut et tourné au ridicule. Considéré avec mépris et dédain par des hordes de détracteurs récalcitrants (pour la plupart tous européens), ils ne leur suffisaient que de voir l’acronyme de nos voisins du sud dans la biographie du band pour aussitôt s’y en désintéresser avec antipathie et prétention.
Pour ma part, sans être en total désaccord avec eux, je me rangeais plutôt dans la catégorie de ceux qui préfère toujours donner une chance au coureur mais jusqu’à très récemment, force est de constater que plus souvent qu’autrement, peu de marathoniens réussissaient à franchir la ligne d’arrivée.
Or, avec le temps, la scène américaine a prit de la maturité en ne cessant d’évoluer et de se moderniser. Elle s’est concrétisée autour d’un petit noyau d’irréductibles et d’un ardent désir de s’affirmer à la face du monde – il ne suffit que de penser à une formation comme Deafheaven – et aujourd’hui, grâce à la persévérance de ces quelques acharnés, cette époque peut définitivement apparaître comme une histoire du passé. L’USBM se démarque et se fait remarquer de plus en plus.
Bien entendu et à ma très discutable opinion, aucun d’entre eux n’est encore parvenu à créer des particularités musicales uniques comme certains groupes de la scène hellénique ont pu le faire, mais on y arrive petit à petit et c’est bien comme ça.
Par contre, à ce jour, plusieurs formations arrivent tout de même à surprendre et à étonner; sans compter le fait qu’avec tous ces groupes qui, entre autre, émergent de la nouvelle vague dite de « cascadian black métal » (Fell Voices, Alda, Addaura, Ash Borer, Panopticon, etc.) qui innovent avec des tonalités et des idées qui contrastent énormément avec l’obsession de « l’élite black metal » pour le statu quo – et je ne fais pas seulement référence à la musique, mais aussi au concept idéologique – et hormis le fait qu’au-delà des Xasthur, Léviathan et Wolves in the throne room déjà bien établis et reconnus parmi les grands, plusieurs jeunes formations prometteuses semblent vouloir s’imposer avec leur prestance et leur son.
D’ailleurs, celle qui fera l’objet de cette critique ne fait pas moins honneur à ces derniers et semble nous arriver de nul part avec un excellent Démo/EP de trois titres qui impose sur toute la ligne. Je suis donc très enthousiaste à l’idée de vous faire découvrir (si ce n’est pas déjà fait évidemment) la formation de Los Angeles, Underling, et son mini album « Crows »
Mise à part la possibilité de le télécharger juste ici pour zéro dollar (à ma connaissance, il n’y a pas encore de version physique disponible pour le moment) et le fait qu’ils viennent de la chaude Californie, il n’existe pas vraiment d’informations à propos d’Underling sur le WEB. Je ne me bornerai donc qu’à vous entretenir à propos du EP comme tel.
La première pièce « Erosion » introduit de façon très convaincante la nature du groupe. Elle débute avec une ambiance rêveuse soutenue par des guitares grinchantes complètement submergées dans l’écho et le delay. Pour ma part, j’ai été captivé instantanément par cette atmosphère.
On surf aussitôt avec eux sur la vibe et on s’intéresse de facto à ce qui se produit dans les haut parleurs. Dès les premières mesures, on ressent aussi une forte inspiration post-punk et post-rock dans le black métal atmosphérique qui nous est proposé par Underling. Tout est amené en douceur et en subtilité et quand le vocal finit par vous cracher toute son amertume au visage, c’est la totale. Si vous n’êtes pas convaincu à ce moment, vous ne le serez probablement jamais.
Cependant, si vous vous attardez jusqu’à au moins 4 minutes 45 secondes, je crois que vous comprendrez comment il y a un énorme potentiel dans ce groupe. Le tempo monte ingénieusement et exactement au bon moment et vient donner une toute nouvelle dimension à une pièce qui aurait pu s’égarer dans la lassitude. Le seul hic, à mon avis, est qu’elle finit justement là où elle aurait dû exploser encore plus fort. Là où elle aurait dû nous amener encore plus loin dans son cheminement pour nous faire frémir et pour faire monter nos fréquences cardiaques en flèche, elle semble s’écraser et nous laisse sur notre faim. Reste que c’est quand même une foutue bonne pièce et que je ne peux tout simplement pas arrêter de l’écouter à répétition.
Le EP change un peu de ton avec le deuxième morceau et on se dirige lentement vers le gouffre amer d’un black un peu plus cru et brutal.
La pièce « Guided » démarre quand même dans une ambiance calme, mais évolue rapidement vers un « blast beat » virulent et tapageur pour finalement se restructurer autour d’une mouture un peu plus classique. Le côté post-rock/punk reste quand même bien présent, entre autre avec la ligne de basse, durant l’interlude médiane. Vraiment du beau boulot bien exécuté qui tombe efficacement en place pour une conclusion toute en violence.
Maintenant, si le ton passe de rêveur à enragé et de calme à orageuse avec le second titre, la vraie hargne, elle, commence définitivement avec le troisième et dernier morceau du EP soit, « Wandering ».
Après une courte introduction qui monte en crescendo, on nous plonge frénétiquement dans une tempête sonore qui se déchaîne presque durant la totalité des 6 minutes 37 secondes qu’elle dure. Parce que oui, tout juste avant de nous laisser pour la conclusion du EP, on nous ramène vers un tempo lent, puis moyen, pour malheureusement finir sur une fausse note.
On finit ça court, trop court. Court dans le sens de sec et dans le sens de « draite-là, draite de même ». Courte catastrophe, quoi !
Pour tout dire, la finale de ce titre est carrément « buttchée » et même si je dis finale je ne devrais pas parce qu’il n’y en a tout simplement pas. C’est comme si on avait manqué d’inspiration pour finir le tout et qu’on avait décidé de couper comme ça sans avertir et je déteste quand les choses finissent comme ça.
by Luc St-Laurent | Mar 2, 2013 | Critiques d'Albums

Ancestors Revenge
« The Archaic Return »
2013
Quand je me suis pointé au Scanner le 23 février dernier pour lancement du premier album d’Ancestor’s Revenge intitulé The Archaic Return, je n’y étais pas pour couvrir l’événement pour Ondes Chocs, j’y allais bien sûr en tant que proche du groupe, plus particulièrement de Bob Girard que je connais depuis un bon nombre d’années déjà, mais aussi en tant que fan de son dernier projet, une ultime tentative qui est l’aboutissement d’un peu plus de 3 ans de travail acharné.
C’est alors en échange d’une promesse de critique (positive) sur le site d’Ondes Chocs que le groupe m’a confié une copie de ce précieux album. Évidemment dit de cette manière, ça peut paraître un peu vendu, mais ce n’est pas par ce que le groupe me cite personnellement dans leurs remerciements, à ma grande stupéfaction d’ailleurs, ainsi qu’Ondes Chocs et ses 2 commandants en chef Dave et Lex, que je vais me mettre à marcher sur une des valeurs, qui compte le plus pour moi, la sincérité. Celle-ci ne m’a pas toujours aidée, pour être honnête mais c’est une autre histoire…
Comme c’est ma première critique d’album, mais certainement pas ma dernière, quoique je ne tienne pas à presser le citron et nuire à mon hebdomadaire des Échos d’Outre-Monde, ces interventions critiques seront faites très sporadiquement et au gré de mon inspiration du moment. Trêve de bavardage sur ma personne, poursuivons avec ce qui se voulait être une demande spéciale de permission, mais qui s’est vite transformée en un ordre du boss! Voici mes impressions sur The Archaic Return, premier album complet réalisé par Ancestor’s Revenge de Québec!
Tout d’abord, comme il s’agit d’un premier album ici pour le groupe, certains se demanderont sans doute de quoi il (en) retourne. Même si la réputation de Bob, son front man, n’est plus à faire dans la région de Québec et qu’il faut avoir vécu sous une roche depuis plus de 15 ans pour ignorer l’existence de ce personnage de notre scène métal. Je vais lui laisser le soin de vous expliquer tout ça grâce à cette vidéo réalisée par notre équipe il y a quelques semaines.
Donc pour en revenir à nos chèvres…, euh je m’excuse, nos moutons dis-je! Enregistré au Studio BadAss et produit entièrement par le réputé Jef Fortin d’Anonymus, The Archaic Return détonne tout d’abord par son excellente production, c’est du top qualité, vraiment impressionnant! Même si maintenant les studios sont plus abordables et les technologies plus accessibles que jamais, Ancestor’s Revenge qui possédait à la base ce mélange d’expérience et de talent à l’état brut, n’a certainement pas lésiné sur les moyens afin de pouvoir faire sa place parmi les grands, incluant des sacrifices souvent déchirants au sein même de la formation, qui n’a pas été exempte de changements depuis l’enregistrement de la première démo Heretic Halitosis en 2009.
Par ce que les introductions c’est trop mainstream! C’est avec une attitude « drette dans ta face! » que s’amorce cette kabbale mystique sur fond de conspirations de près de quarante minutes qui ne vous donneront que bien peu de temps pour souffler. Totalisant dix pièces d’un Death mélodique teinté de Black et parsemé de quelques solos mémorables tels que celui de Kabbalah ou celui à la fin de Dimiurgic Apprentices, qui est aussi ma favorite d’un album vraiment plaisant d’un bout à l’autre! Arborant la signature revampée d’Ancestor’s Revenge, The Archaic Return est un album riche en fer qui saura vous procurer votre apport quotidien de mélodies et de brutalité! Il occupe d’ailleurs présentement le premier rang de mon top 2013, et même si l’année est encore très jeune, gageons qu’il n’y en aura pas dix meilleurs dans les mois à venir!
Comme une image vaut mille mots et un clip en compte au moins 30 par seconde, j’ai nul besoin d’en rajouter, alors voici donc le premier clip officiel d’Ancestor Revenge monté par Richard-Williams Turcotte, également batteur du groupe. La pièce Fakir, tirée de l’album The Archaic Return :
9/10
Ensuite, la version studio de Conjunction of Opposites avec l’artwork de l’album en arrière-plan.
by Lex Ivian | Fév 19, 2013 | Critiques d'Albums
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Insanitarium
« Confusion«
2012
(par Lex Ivian)
Quand j’ai vu INSANITARIUM pour la 1ère fois, William, chanteur et bassiste du groupe, m’avait donné leur album, un EP de 7 pièces, « Confusion« , qui totalise un peu moins de 25 minutes de powerthrash tinté d’influences death/black.
La 1ère pièce, « Intro » est justement une intro!!! 53 secondes d’un riff southern mélancolique puis on attaque la 1ère vraie chanson, « Witless duality« . Je dis attaquer parce que c’est au galop qu’elle débute. Pensez à l’intro de « Angel of death » de Slayer pis vous ne serez pas trop loin. Il ne manque que le cri à la fin des 20 premières secondes. Ensuite, ils enlignent les « riffs » thrash d’une pièce à l’autre de façon efficace. Bien qu’il soit rendu difficile de réinventer le genre, leur album est quand même une belle revisite du style. Les gars connaissent leur classique du thrash et William, au chant, possède une voix intéressante, éraillée à souhait, qui est à sa place avec le son des guitares. Pendant ce temps, on a Samy, à la guitare, qui épice les compositions avec l’ajout de quelques éléments techniques grâce à une bonne maîtrise de son instrument, comme la distortion de la dernière note des « riffs », signature à la Machine Head. Je souligne que ce n’était pas nécessaire de l’utiliser dans toutes les pièces car, à la 4ème, j’en étais rendu à l’anticiper même lors de la 1ère écoute de l’album. Remarquez que ça ne diminue en rien la valeur de chaque composition, c’est dans l’ensemble que ça devient redondant. Par contre, si on oublie ce commentaire, on a entre les mains un album où chaque pièce présente son lot de variétés et ils nous amènent ça de belle façon grâce à une bonne section rythmique. D’ailleurs, « Final confrontation » est un bel exemple de pièce bien montée avec un refrain catchy, un solo bien exécuté, l’utilisation judicieuse des pédales de distortion … l’étoffe pour devenir leur hit de show et en faire chanter le refrain par une foule en délire.
Je souligne, en terminant, une petite utilisation du français (facilement audible en plus!) dans quelques couplets de « Prophecy of damnation« .
Conclusion, INSANITARIUM ont fait un album de 25 minutes intéressant qui vaut la peine d’être écouté.
Lex