Critique d’Album: Irkallian Oracle – « Grave Ekstasis »

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Irkallian Oracle

« Grave Ekstasis »

Bolvark

 

Gothenburg, Sweden.  The place is renowned for many melodic Death Metal acts that emerged from the metropolis in the early 90’s. Dark Tranquillity, In Flames, Arch Enemy and At the Gates have all found glory beyond the city walls, but one act who’s emerged to break the “Gothenburg” sound stereotype is IRKALLIAN ORACLE. Releasing debut album, “Grave Ekstasis,” the band’s story is shrouded in mystery preferring to let the darkness tell the tale. Title track, “Grave Ekstasis”, begins as a punishingly slow burn that achingly builds in momentum to culminate in a wall of static guitars and juggernaut drumming. Dirty and dirge-like, the song boasts a combination of Crust and Black/Death. The repetition of its rhythm helps demonstrate the feral quality as deep throated growls propel the song ever deeper into the abyss!

By contrast “Iconoclasm” burst forth with a no-hold barred approach basking in the darkness from with it came. Blast beats and tremolo guitar picking accentuate the song before tapering off into mid- paced territory. Vocally, the erotically dismal lyrics possess a slight echo to their delivery while the overall sound has more in common with Norway’s Aeternus than the commercial melody of In Flames. Still, the song displays a penchant for the repetitious and sinister as the pace never fully speeds up but rather lumbers on to its conclusion. What we have here, is a mystery in IRKALLIAN ORACLE that’s bound to leave rabid Black/Death fans chomping at the bit, while waiting for the opportunity to see this enigmatic band live!

8/10

Critique d’Album: Deicide – « In the Minds of Evil »

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Deicide

« In the Minds of Evil »

2013

1- In The Minds Of Evil

2- Thou Begone

3- Godkill

4- Beyond Salvation

5- Misery Of One

6- Between The Flesh And The Void

7- Even The Gods Can Bleed

8- Trample The Cross

9- Fallen To Silence

10- Kill The Light Of Christ

11- End The Wrath Of God

 

Le 26 novembre prochain, vous serez témoin de la venue du nouveau messie, In The Minds Of Evil, 11e album studio de la formation Deicide, fondée en 1987 apr. J.- C., et connue à l’époque sous le nom d’Amon. To Hell With God, paru en 2011, avait laissé plus d’un amateur perplexe et depuis longtemps déjà, on considérait le groupe comme étant infidèle au genre qu’il a participé à édifier dès le tout début de sa carrière. Néanmoins, plusieurs adeptes l’ont accueilli à bras ouverts. Cet album marquait d’ailleurs le miraculeux retour de ces personnages méphistophéliques en terre sainte montréalaise depuis l’an 2005. Le son beaucoup moins old school et les solos on ne peut plus mélodiques de Ralph Santolla sur cet album ont littéralement participé à crucifier le nom de Deicide sur les planches d’une toute nouvelle ère.

Les membres de Deicide s’unissent ; la pâte rencontre le levain. Qu’ils poursuivent leur lancée sur le même canevas qu’il y a deux décennies passées, ou qu’ils empruntent un nouveau chemin de croix, ils arriveront infailliblement à nous clouer sur place. Glen Benton, de ses 46 ans, nous crache encore avec force véhémence sa répulsion pour la Sainte-Trinité, alors que Steve Asheim (drum) le guide derrière ses tambours, duquel éclatent des échos sulfureux. La formation, composée en plus de Jack Owen (guitariste du groupe depuis le départ des frères Hoffman en 2004), et de Kevin Quirion (guitariste/back vocaliste ayant deux tournées à son actif avec Deicide et qui, pour la toute première fois, enregistre un album avec le groupe dans la cadre de la création de In The Minds Of Evil), semble à nouveau complète et le talent de chacun a définitivement été mis à contribution sur ce divin nouveau-né.

J’en suis à l’apogée de ma jubilation alors que l’album débute avec la pièce-titre, In The Minds Of Evil. Personnellement, bien que Deicide soit et de loin mon band de prédilection, je dois dire que je considère leurs cinq premiers albums (de Deicide (1990) à Insineratehymn (2000)) comme étant l’apothéose de ce qu’ils ont fait au cours de leur carrière. Par la suite, le groupe semblait s’être un peu perdu et To Hell With God n’avait pas concouru à nous détromper à ce sujet. Je n’ai détesté, à proprement parler, aucun des albums parus après l’an 2000, et j’ai aimé leur dernier rejeton malgré cette impression qu’il y avait un vide causé par un certain manque d’agressivité. Mon seul espoir était que le groupe poursuive sur cette voie et qu’il ne s’engouffre pas davantage dans ces flots calmes qui ne lui siéent pas autant que cette acerbité qu’on lui connaît. À ma grande satisfaction, In The Minds Of Evil vient contrecarrer ce à quoi je m’attendais.

Deicide a su modeler des pièces qui s’apparentent davantage à celles composées au tout début de leur carrière, leurs traits communs étant leur indicible impétuosité. De plus, une touche thrash death mélodique s’immisce dans la majorité des morceaux, créant un véritable courant d’air glacial alors même que nous avons les deux pieds bien cimentés dans un véritable enfer auditif. À mon humble avis, les solos retrouvés sur cet album surpassent ceux de l’album précédent, maniés par Santolla. Prenez pour exemple les morceaux Beyond Salvation, Misery Of One, Trample The Cross, Between The Flesh And The Void ainsi que End The Wrath Of God, particulièrement mélodiques, ou le titre Even The Gods Can Bleed qui débute, sans autre fioriture, avec une harmonie d’une douceur chtonienne. Même si ces solos sont moins monotones que ceux retrouvés sur To Hell With God, je demeure toujours avec l’impression qu’ils semblent être emprisonnés dans un univers qui leur est bien étranger, affligés par les riffs qui eux, s’inscrivent purement dans le genre death metal et qui n’ont rien de bien serein.

J’ignore totalement le genre d’accueil que recevra In The Minds Of Evil. Je suis convaincue qu’il saura attirer de nouveaux apôtres, alors qu’il fera fuir certains fidèles adeptes qui les apostasieront définitivement.

Me permettant un commentaire purement personnel, je considère que Deicide tient toujours fermement le flambeau du death metal floridien ; tel le fruit du péché, celui de leur travail donne un résultat agréable à savourer. S’il est vrai que nous assistons au déclin des mages du death metal satanique par excellence, je crois être en mesure d’affirmer que leur dégringolade se fait beaucoup moins brusquement que celle à laquelle nous avons eu le malheur d’assister avec Morbid Angel et leur dernier opus, Illud Divinum Insanus. Nous n’avons peut-être plus affaire au bum qui adulait Satan avec ferveur et qui se scarifiait pour porter le symbole de l’éternel ennemi de Dieu… Mais nous avons toujours droit à un individu qui possède tout un caractère et un talent indiscutable! Ne vous imaginez pas que vous aurez affaire à Legion! Cette époque est révolue. Profitez de ce que vous entendrez en considérant ce nouveau matériel comme tel.

 

Avorton

10/10
 
 

Critique d’Album: Beastmilk – « Climax »

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Beastmilk

« Climax »

 2013

 

Je sais très bien que le temps des fêtes arrive à grands pas et que, pour être concept et tout, je devrais vous parler d’un album de death-grind-black-métal-apocalyptique-de-fin-du-monde ou les petites filles ont été violées et pendus aux arbres et où la terre n’est plus qu’un horrible champs de bataille fumant et grouillant de créatures vampiriques. Que je devrais laisser les paroles du magicien sombre envahir mon esprit et promouvoir des groupes qui utilisent un obscur langage orc directement emprunté à l’univers de Tolkien pour nous dépeindre la noirceur du voile qui recouvre nos cœurs sanguinaires et guerriers. Que je devrais blasphémer à propos du vagin ensanglanté de la vierge Marie, divaguer sur la grandeur des forêts boréales, prêcher l’hérésie et encenser des rituels païens tout aussi inutiles que les cérémonies chrétiennes qui les ont remplacées. Je devrais vous inviter à faire brûler un sapin au solstice d’hiver, de ridiculiser le petit Jésus qui s’est sacrifié pour expier tous nos péchés, de vous encourager à vous faire tatouer des crucifix inversés et de détester toute la putain d’humanité en vous réjouissant de sa damnation éternelle dans les mains du bourreau et des flammes de l’enfer mais non! Rien à battre de tout ça, cette année. Je laisserai plutôt l’internet et le Grumpy Cat faire son œuvre et, surtout, je laisserai les nouvelles de vingt trois heures vous donner votre dose de dépression journalière.

Alors de quoi pourrais-je bien vous parler vous demanderez-vous peut-être? Eh bien, de rien de moins que du plus qu’excellent et impressionnant premier LP de Beastmilk, Climax. Sans compter qu’en plus d’avoir reçu l’entière bénédiction de que nulle autre que de Dave Ondes Chocs Rouleau lui-même pour le faire, je suis absolument ravi d’être enfin en mesure de m’écarter un peu de l’univers métal pour vous parler d’un style musical que j’affectionne particulièrement, c’est-à-dire, le Post-punk/Death Rock. Soyez donc avisé, chers lecteur, CETTE REVUE NE CONTIENT AUCUN MÉTAL…ou presque.

Mais tout d’abord, prenons notre temps et ne précipitons rien. Même si Beastmilk semble sortir de nulle part avec Climax, il n’en ait rien. D’une part, le quatuor nous avait offert en 2012 un petit EP de quatre titres tout à fait délicieux (Use Your Deluge) et un démo (White Stains On Black Tape) en 2010 qui préparait tout deux le terrain pour ce qui allait suivre et qui présageait de bien bonnes choses pour le future et, d’une autre part, les membres de Beastmilk n’en sont pas à leur première expérience avec l’industrie musicale underground. En effet, il pourrait être intéressant de souligner que le chanteur du groupe, Mat McNerney (AKA Kvohst),  a été impliqué dans plusieurs groupes tel que Hexvessel (qualifié d’occulte folk psychédélique) ainsi que d’avoir été de l’alignement des black métalleux norvégien, Dødheimsgard, jusqu’en 2011, pour ne citer que ceux-ci. Beastmilk, si on peut dire, n’en est donc pas à sa première offense et malgré sa courte existence (2009), nous avons droit à une musique mature et réfléchie qui reflète l’âme des plus accomplis.

Pour ce qui est de la sonorité comme telle, au-delà du caractère amère et inquiet de la bête, on ne peux pas vraiment faire de rapprochement avec la musique métal. Rien n’est précipité, il n’y a aucun solo de guitare interminable, aucune distorsion disproportionnée, aucun cris venant des abysses, aucun « growl » de fond de caverne et la hargne ne semble pas être la seule ligne directrice. Il s’agît vraiment d’un Post-punk dans sa forme la plus efficace et, à la limite, la plus minimaliste. Et dans cet ordre d’idée, j’apprécie énormément le fait que le synthétiseur soit quasi-absent de ce groupe puisque avec ce style musical, comme dans bien d’autres, on a tendance à s’enfarger en essayant d’introduire des ambiances artificielles qui ne s’incorporent pas toujours bien à la sauce et distille ainsi les saveurs. Cette tendance « culino-musical » ruine souvent le côté authentique des compositions et on est bien obligé de se rendre alors à l’évidence qu’il ne sert à rien de « wrappé » sa musique dans une pellicule de plastique pour conserver sa fraîcheur.

Beastmilk s’applique plutôt à créer une musique centrée sur des guitares percutantes, des lignes de basse juste, une batterie discrète mais à la rythmique constante et efficace et, surtout, une voie sinistre aux accents mélancolique et aux textes apocalyptiques. En définitif, Beastmilk nous offre un Post-punk énergique et ensorcelant extrêmement bien ficelé et ancré dans ses bottines qui garde en tête sa mission tout au long des dix titres qui composent Climax, c’est-à-dire, nous plaire.

L’album évolue entre des pièces plus rythmées et d’autres qui peuvent rappeler un Joy division « boosté » et, à une certaine limite, un The Cure moins pleurnichard. Quoi qu’il en soit, Climax garde définitivement une grande valeur de ré-écoute et on arrive à capter des ambiances et des humeurs différentes après chaque audition. Plusieurs morceaux deviennent ainsi de petits chef-d’œuvre dans leur genre après quelque fois. La production est aussi un de ses forts côté et on comprend pourquoi lorsqu’on apprend que Kurt Ballou du groupe Converge était assis derrière la console pour l’enregistrement et on doit donner une note parfaite de se côté.

Au final, Climax frappe fort et Beastmilk s’impose en roi sur la scène Post-punk avec ce dernier. Un album sombre, glauque, rustre qui démontre sa force dans la finesse d’exécution de ses pièces. Si vous êtes un amateur de ce genre, je vous le recommande sans hésiter une seconde.

 

Cheers!

Critique d’Album: Abnabak – « Under the Mask of Humanity »

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Abnabak

« Under the Mask of Humanity »

Self-Released/Independent

2013

When Scandinavia bolstered the misanthropic art of grim Black Metal in the early nineties, many fellow alumni from far and wide began to develop their own brand of noise, complete with influences native to their own culture. Abnabak from Morocco is one such band which has taken the aesthetic and had firmly planted their seed with premier album, “Under the Mask of Humanity”, out now.

Being shrouded in relative obscurity, not much is known of these dark souls. They aren’t even inducted into Metal-Archives.com! “Lo-fi , cold and remorseless” can easily describe essentially what Abnabak have contributed to the genre. “Hate” uses some of the depressive, drone work of bands such as Krohm, Judas Iscariot or Xasthur. Although, not very technical, the song structure boasts repetition to allow for gloom to properly sink in as shrill vocals overlap mid-paced melancholy. “From War” also displays a strong penchant for the morose; however the sound is slightly more threatening in nature and includes an underlying hostility throughout.

“Misanthrope” and “There is a Period to Everything” both share similar attributes, but add touches of hectic fury in their drumming and tremolo guitar picking. Structurally, they offer more variety, style-wise and run the gamut of rhythms and pacing which only benefit the album as a whole.

Abnabak’s, “Under the Mask of Humanity” does exhibit many commonalities with other grim, “necro” sounding bands but what the album may lack in originality, it makes up for in conviction and quality. Well played and easy to listen to, the Moroccan troupe has released a debut that may stoke the fires if they have the foresight to distinguish themselves on future releases.

 

Standout Tracks: “Hate”, Misanthrope”

 

7/10
 
 

Critique d’album: Insurgent Inc. – « Theatre of interlaced themes, part 2: Ghost dancing waltz in sarcastic dream »

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Insurgent Inc.

« Theatre of interlaced themes, part 2 Ghost dancing waltz in sarcastic dream »

2013

 

Après avoir passée plus d’une semaine à écouter les deux premiers albums du groupe, j’ai finalement pu écouter attentivement le dernier album de Insurgent Inc.. J’ai eu un léger « clash » entre le premier album et le dernier. Je croyais que le rock urbain était plus comme du Hedley ou un groupe du genre pop rock, mais finalement, j’ai réaliser que j’étais dans le champ pas à peu près.

Malgré le changement de style, le groupe n’a pas oublié ses racines industrielles. Il a évolué avec les années. Bien sûr, il n’est pas à 100% industriel, mais l’amalgame de jazz, de rock, de métal, d’alternatif, de punk, d’électronique et d’industriel complète bien le nouveau genre du groupe.

Chaque chanson a un thème bien à elle. Lorsque qu’on lit le titre et qu’on écoute la chanson, on fait le lien entre les deux

Ce que j’ai apprécié est qu’il y a une pièce totalement en français et une autre avec des bribes de phrases en français. La pièce La valse des sacrifiés est ma pièce préférée. Très lourde autant musicalement qu’en parole, c’est la chanson qui m’a le plus accroché. Ce que j’ai moins aimé, ce sont quelques chansons que je trouve trop longues. Par contre, après plusieurs écoutes, on finit par apprécier les différentes sections des pièces qui varient selon les titres. Les pièces sont très créatives dans l’ensemble.

Comme discuté avec les membres du groupe, on comprend que certaines pièces ont été composées à partir d’un bruit du quotidien. Parfois, on cherche à savoir d’où provient le son, mais le mixage nous cache sa provenance.

Personnellement, je trouve ce nouveau genre très intéressant. C’est grâce à différents amalgames de styles différents que le groupe a su se recréer. Il faut par contre l’écouter plusieurs fois pour l’apprécier à sa juste valeur.

Ma note : 8/10

Lady-Trash

Critique d’Album: Impiety – « The Impious Crusade »

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Impiety

« The Impious Crusade »

Hells Headbangers Records

2013

 

Sometimes the farthest reaches of the globe garner some of the most brutally intriguing Metal acts you will ever hear and leave you wondering, “What do they feed these people”? Singapore’s Impiety are just such an act, delivering a steady blend of blackened /death thrash since their inception back in 1991 with their first rehearsal demo. Fast forward to 2013, and the band have returned with an ep of sheer chaos, “The Impious Crusade”.

Intro, “Arrival of the Assassins” sets the tone as disjointed rhythms reign and complex riffs defiantly declare that this is to be a “no frills” album! To accentuate the point, “Commanding Death and Destroy” “Accentuate the Annihilation” and the title track, “The Impious Crusade” all live up to the album’s name. With the exception of the latter, the songs herein rip with such determination and force that it leaves the listener with an unabated feeling that they’ve just gone to war! Both spastic and unnerving the only respite is “The Impious Crusade” itself, as the band slow the assault to a mid-paced clamber, introducing melodic tremolo picking sounding almost middle-eastern but menacing all the while. Album closer, sees the Singapore trio attack Sweden’s Sorcery with their version of “Lucifer’s Legions” which is a perfect inclusion to the bands already caustic repertoire.

“The Impious Crusade” may not set Impiety apart from the other legions of Black/Death bands sporting cut off denim and thrash patches, but with this ep, the band firmly maintain their rightful place among the very best. If you like the Metal stylings of Belphegor or Australia’s Bestial Warlust, then this ep may be your gateway to Impiety’s rampageous world. Go forth and conquer!

Standout Tracks: “Accelerate the Annihilation”, “The Impious Crusade”

 

7.5/10