by Chris Wheeler | Juil 10, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Mad Parish
« Procession«
Self-Released/Independent
2014
Calling Montreal their home, MADPARISH certainly “rock out” to the sound of their own drum and don’t necessarily follow what the majority of Metal bands are releasing these days. Riding high on the cusp of 1980’s Heavy Metal, the sextet craft loving odes to “free-wheelin’” acts that spawned an entire genre and helped bring it to the fore of public consciousness. Not merely a novelty act, MADPARISH deal in melodic hooks and choruses that will find many fans reaching new vocal heights. This year marks the debut full length in their discography with “Procession”, a high-octane romp if ever there was one!
From the outset, “Procession” firmly establishes itself with charismatic drive in “A Stitch in Crime”, using what N.W.O.B.H.M. bands of yore set in motion: a galloping rhythm. As Josh McConnell’s vocal range is immediately striking and drums pound away, the song is met with a feverish energy that continues on “Darkness Befalls this Cursed Land”. Here, the listener hears a slight delivery not unlike what IRON MAIDEN unleashed on their “Piece of Mind” album, back in ’83. The album’s momentum is broken somewhat in “Dawn of the Unforgiven”; a slow, meandering tune with a meaner swagger and ominous tone but still as perfect for headbanging as any other song, and an instant highlight.
What MADPARISH do very well is execute infectious songs that vary in rhythm while delving into technical territory without losing that catchy quality. “Experience Hunter” exemplifies this perfectly as others like “Doppleganger” and “The Rite of Belonging” explode with what surely will have fans chant the sing-along choruses with grins a mile long! “To Build a Fire” is musically accurate and if there’s a “single worthy” tune on tap, this would be it! Sure what MADPARISH offer on “Procession” isn’t anything the die-hards haven’t heard before but with the resurgence of traditional Metal, the Montrealers don’t sound like IN SOLITUDE, THE OATH or ENFORCER. Their sound is more a celebration of being a Metalhead than playing dark odes about occult-themed horror. So if you’re in the mood to kick back and enjoy a cold one with friends or “rock out” the old school way, then MADPARISH’s, “Procession” is highly recommended!
Standout Tracks: “Dawn of the Unforgiven”, “Doppleganger”, “The Rite of Belonging”, “To Build a Fire”
8/10
Chris
by Etienne Dufresne | Juil 9, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

BREWED & CANNED
« Execute The Innocent«
Blacksmith Records
2014
Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre au moment de l’écoute de l’album « Execute The Innocent » du groupe Brewed & Canned. Avec ce nom de groupe. je m’attendais à une musique festive qui donne le goût de boire mais je la qualifierais plutôt de musique «fistive», parce qu’elle rentre comme un violent coup de poing dans la face… Ce groupe autrichien a été fondé en 1998. La composition du groupe a changé à plusieurs reprises avant de permettre au groupe d’être ce qu’il est aujourd’hui. On sent bien que leur musique Death Metal a eu le temps de mûrir avant d’être «encannée» dans un premier opus produit par Blacksmith Records. Voici le lien vers leur site offficiel pour en savoir plus.
La première chanson s’intitule « Multiple Bone Injection« . Avec la quantité de notes que les musiciens réussissent à placer en 2:25, c’est bel et bien de multiples bonnes injections de deah metal dans les oreilles! La chanson brise bien la glace, le rythme est rapide, agressif et innessouflable.
La deuxième chanson, « Behind 8 doors » commence avec la même intensité que la chanson précédente mais elle ne la maintient pas jusqu’à la fin. Elle fait plutôt place à une groove dominée par la basse dès la moitié de la première minute. Le tapping à la basse est vraiment présent et il donne une ambiance relaxante ou même dansante entre les passes plus rapides qui font un retour soudain et un solo de guitares à la finale pour nous rappeler qu’on écoute du Death.
La chanson suivante débute sur un 4 seconde de Chug ultra pesant et fait place au rythme effréné des percutions et des riffs de guitares qui te laboure le crâne. En écoutant « Harvest« , je peux juste m’imaginer que l’intro est le son d’une moissonneuse-batteuse qui démarre puis traverse les enfers pour broyer les âmes perdues. C’est violent. Il y a une passe plus tranquille qui rappelle un peu la chanson d’avant mais le solo de guitare et le retour des riffs du début viennent vite me faire oublier la similitude.
Les paroles des chansons sont relativement faciles à suivre. La sonorité me fait un peu penser à la voix de Mark Kloeppel de Misery Index mais un soupçon plus grave. Le chanteur adapte très bien le débit de son chant à toutes les vitesses possibles des mélodies que l’on retrouve sur « Execute the Innocent » mais il conserve toujours semblablement la même note lorsqu’il utilise son growl. La principale variante est l’inclusion du vocal clean qui «raconte» plus qu’il ne chante dans les chansons « Perverse Relections » et dans « Into Slavery« .
Dans son ensemble, c’est un album très varié musicalement. Avec le blast infatigable sur lequel l’album débute, je m’attendais quand même à ce que le style death-grind soit plus présent parmi les 10 chansons. « Execute The Innocent » est parsemé de passages mélodiques qui me rappelle beaucoup notre bon vieux Quo Vadis. Je me dis que j’aurais bien pris un peu plus de chansons «dans le tapis» du début jusqu’à la fin comme « Multiple Bone Injection » mais reste que celle que je préfère sur l’album est la chanson instrumentale qui porte le même titre que l’album. Elle est juste géniale. Je te laisse juger par toi-même!
Tu peux regarder, ci-dessous, leur vidéo officielle pour « Multiple bone injection » puis écouter l’album complet via le Canal YouTube de Blacksmith Records et si tu l’aimes assez, achète-le en cliquant ici!
Étienne
by Chris Wheeler | Juil 9, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Acheron
« Kult des Hasses »
Listenable Records
2014
Relocating from Pittsburgh Pennsylvania to Columbus Ohio, Americans, ACHERON have been churning brutal homage’s to Satan since their debut, “Rites of the Black Mass” back in 1992 and have survived a turbulent ride in their career. After a short split in 2010, they returned the same year to slowly pen more aural blasphemy resulting in this year’s long awaited, “Kult des Hasses”! Starting with strong opener, “Daemonum Lux”, ACHERON combine full on Blackened Death with refinement and purpose and utilize melodic leads against varying tempo changes. The threesome of Vincent Crowley (bass/vocals) and Art Taylor (guitars) and drummer, Kyle Severen, attack with forceful melodies and hooks that leave the listener wanting more. “Satan Holds Dominion” certainly blasts throughout until a break sees the band explore a sing-a- long catch phrase, “See Us, Hear Us, Face Us, Fear Us” that will no doubt be HUGE live!
Likewise, the production of “Kult des Hasses” perfectly showcases clear musical ideas which help convey accessibility, soaring solos, in “Raptured to Divine Perversion” and thrash leanings in “Jesus Wept (Again and Again)”. Indeed, it’s the solos that garner the most acclaim as they brazenly explode in much the same way that Jack Owen’s lead contributions propelled Deicide’s, “The Stench of Redemption” into the stratosphere in 2006. Add to that the stop and go dramatic feel of “Whores and Harlots” that ACHERON have a recipe that’s sure to please while “Asphyxiation (Hands of God)” explores early Death Metal stylings akin to AFFLICTED’s crunchy musicality!
Ending with a return to a more thrash assault in “Devil’s Black Blood”, ACHERON’s “Kult des Hasses” is a surprising and gratifying listen with enough variation to hold interest and solos that will induce goosebumps! Albeit, a tad long in its 56:26 minute length, the album could benefit from a slight “trimming” but nevertheless, it’s an album fans will certainly discover new nuances in every spin!
Standout Tracks: “Raptured to Divine Perversion”, “Jesus Wept (Again and Again)”, “Whores and Harlots”
8.5/10
Chris
by Lex Ivian | Juil 8, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Hellgoat
« End of Man«
Boris Record
2014
Hellgoat est un groupe américain de raw black metal qui existe depuis 2004 et dont le dernier album complet « Death conquers all » remonte à 2011. Entre temps, ils nous ont servi « Anointed in Blood and Ash« , un EP de 4 pièces complété de 3 enregistrements en spectacle dont une de ces pièces, « Demonic Worship of the Horned Beast« , se retrouve sur « End of Man« , un EP de 2 pièces sorti il y a quelques semaines et dont il sera question ici.
Le EP débute avec « Demonic Worship of the Horned Beast » alors qu’un martèlement au rythme cardiaque de la batterie nous mène vers des chants incantatoires puis tout à coup, on entend le grognement de la bête et un carnage est perpétré. On entre ensuite dans une intro musicale lourde et lente principalement centrée sur la batterie avant que l’enfer se déchaîne et que des vagues successives de nuclear black metal déferlent sur nous entrecoupées de moments lents permettant de reprendre vaguement nos esprits avant d’être dépecé de nouveau jusqu’à ce que la pièce se termine par une prière en latin.
Une seconde prière d’une 10aine de secondes débute la pièce titre pendant que gronde la tempête puis nous sommes retrempés dans ce black vitriolique sans compromis que ses adeptes pourraient apprécier mais malheureusement, bien que cette musique se veut crue et sans artifice, la batterie et la voix sont définitivement trop présentes dans le mix faisant en sorte qu’on imagine plus qu’autre chose la basse et la guitare dont la violence des riffs ne fait que sourdre en arrière-plan. C’est un peu triste car le vocal est très bon mais le tout devient un peu un fouillis apocalyptique où seuls les moments plus calmes dans ces pièces nous permettent d’apprécier l’apport de chacun.
Pour un EP de 2 pièces, j’aurais aimé un peu plus de finesse dans la production question de m’intéresser à leur matériel à venir. Pour ce qui est des intro et outro qui totalisent plus de 2 minutes sur un EP de 8 minutes, je vous laisse juger de leur pertinence.
Lex
by Lex Ivian | Juil 7, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Dreamfire
« Atlantean Symphony«
Independent/ Self-released
2014
Au travers de ce qu’on reçoit des différentes boîtes de PR se glissent parfois des albums qui ne correspondent pas mais pas du tout au style musical que nous affectionnons particulièrement ici mais ça ne m’empêche pas de voir si je n’y trouverais pas tout de même de quoi intéresser certains d’entre vous.
Et je suis tombé sur Dreamfire, un projet solo formé en 1999 par un certain Osirion et qui vient de faire paraître au mois de mai, la version achevée de « Atlantean Symphony » déjà paru en 2012. Une offrande qui nous arrive dans un très bel emballage à l’allure d’un livre antique renfermant cette épopée atlantéenne.
Pour bien vous situer, et vous faire sauver du temps si ce n’est pas votre genre musical, on parle ici d’une oeuvre orchestrale qui n’est pas sans rappeler les compositions de Vangelis ou même de Jean-Michel Jarre. Un voyage de près d’une heure bercé par de douces mélodies au piano ou à la guitare, enveloppées dans des paysages sonores où les éléments naturels eux-mêmes viennent se joindre au concert, parfois accompagné de mélopées envoûtantes. Tout au long de l’album, on retrouvera un côté majestueux mais en même temps si mélancolique. Comme si la grandeur côtoyait la solitude.
Pour ceux qui aiment prendre une pause et se laisser emporter par une musique chargée d’émotions, vous devez découvrir « Atlantean Symphony » de Dreamfire.
Lex
by Lex Ivian | Juil 7, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Raum Kingdom
« Raum Kingdom«
independent/self released
2014
Vous voulez du pesant, du torturé, du légèrement fêlé sur les bords, le groupe irlandais Raum Kingdom a fait paraître en avril dernier leur EP éponyme qui contient 5 pièces et qui offre un peu moins de 30 minutes de doom/post-metal.
L’album ne mise pas sur la variété, bien que la pièce centrale « Cross reference » amène une approche plus expérimentale avec l’utilisation d’un échantillonnage (tiré, si je me fie à Earl Grey du blog Metal Ireland, de la télésérie britannique « Black Mirror » de Charlie Brooker) sur une pièce minimaliste qui donne une vague impression de flottement. En fait, l’album cherche plutôt à installer un univers sonore où le tempo lent et pesant du combo basse/batterie crée une atmosphère oppressante et dépressive tandis que le vocal rajoute une couche au désespoir avec un registre allant du clean au cri déchiré, parfait pour véhiculer les émotions sombres proposées. Et toute cette noirceur s’insinue en nous de façon hypnotique avec des riffs de guitare lancinants d’à peine quelques notes répétées.
Les amateurs de Isis, Cult of Luna ou Neurosis seront servis avec ce EP et en même temps, il y a comme un côté Deftones ou encore Stabbing Westward des premiers albums dans la façon d’utiliser le vocal. On peut aussi faire un rapprochement avec nos groupes québécois Near Grey pour le côté pesant, Rhino pour le côté torturé du vocal et hors de tout doute Show of Bedlam pour le côté fêlé.
Je vous encourage donc à télécharger leur album gratuitement via le lecteur bandcamp ci-dessous et pour les collectionneurs, l’étiquette galloise Aonair Productions l’offre maintenant en format cassette en cliquant ici.
Lex