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SOULHEALER – Chasing the Dream

 

Dans les deux dernières semaines, j’ai commencé à me garrocher dans un trip de métal old-school des années fin ’70, début ’80. C’est pas un secret pour personne qui écoute mon show ou qui me connait plus personellement; le rock, ça fait grandement partie de ma vie. Je ne suis pas qu’une ‘metalhead’ qui veut faire carrière dans le domaine, mais également quelqu’un qui reconnaît les racines de la musique à laquelle on est tous accros chez Ondes Chocs. Je tripe vieux BLACK SABBATH, LED ZEPPELINPINK FLOYD et même KISS. Le blues a le don de me faire partir dans un état méditatif quand j’en entends, verre de bière en main, à me prélasser dans l’extase du fait que l’âme du musicien est dévoilée sans l’ombre d’un mensonge dans le contexte d’une pièce musicale qui sonne démo de garage sans l’aide d’un maudit attirail ProTools pour enlever le côté live et sacré de la vibe d’un album.

Honnêtement j’suis crissement gâtée cette semaine. En me claquant « Chasing the Dream » des Finnois SOULHEALER, une pensée m’est venue en tête; ces temps-ci, le monde ont tendance à se faire des idoles « faciles » dans le domaine du heavy métal mélodique. On dirait qu’en général, les oldschoolers qui fouillent intensément sans peur de se river le nez à la recherche de groupes New Wave of British Heavy Metal ou influencés par le mouvement, sont des spéciments assez rares. Un label comme Pure Steel, avec son counterpart High Roller et un autre sous-label du même réseau, Pure Legend; c’est une team de gars qui écoutent que ça et qui sont toujours à l’affût pour ces types de bands et sont même prêts à re-lancer certains albums sortis dans les années ’80 sur le marché, question de prendre les fans de rock d’aujourd’hui et les faire découvrir du stock qui est sorti avant qu’ils viennent au monde. Ça devrait vous suffire pour porter une maudite belle attention aux prochains contrats distribués par eux.

Reste que « Chasing the Dream », c’est un album qui a vu le jour le 10 Mai. Ça empêche pas que c’est du old school ‘traditional heavy metal’ qui sonne exactement comme j’veux l’entendre. Ces gars-là admettent de plein gré qu’ils n’auraient jamais formé ce groupe si c’était pas d’IRON MAIDEN et ils ne cachent pas leur enthousiasme pour le style de Jake E. Lee, que j’entends au coeur de leurs grooves, et des solos d’un bord à l’autre du CD. Le chanteur a une approche qui m’a carrément rappelée Paul Stanley. Son aisance et son énergie c’est du contagieux suprême. Le riff principal de chacune des tracks est efficace; y’a pas moyen de déloger l’espèce d’impression qui te rentre dans le système à partir de la troisième track que ces gars-là, s’ils avaient le degré d’attention qu’ils méritent parfaitement, pourraient se tailler une place de choix parmi les grands de la scène. Ma foi, ils ont pas peur de jouer ce qu’ils ont sur le coeur; donnez leur une chance.

MAGISTER TEMPLI – Lucifer Leviathan Logos

 

Question de venir compléter et balancer le feel invoqué par « Chasing the Dream », MAGISTER TEMPLI est un autre album que j’ai pu déguster cette semaine grâce à Cruz Del Sur Music qui n’ont sérieusement pas tendance à ‘releaser’ des navets – je ne me rapelle pas la dernière fois qu’ils ont réussi à me faire bailler ou à me laisser tout simplement de glace. MAGISTER TEMPLI, c’est un mélange de rock théâtral, avec une touche de vieux SABBATH, saupoudré d’une influence MAIDEN assez claire avec leur approche NWOBHM entrecoupée de passes un peu néoclassiques, et évidemment, je ne peux pas laisser de côté l’approche assez King Diamond du frontman qui évoque souvent ses influences Dio également, dépendamment de ses tonalités, et les comparaisons à MERCYFUL FATE sont carrément partout dans les média que j’ai pu voir et j’ai pas mal de misère à les réfuter moi-même. Cet album-là c’est du staple, et comme je l’ai mentionné cette semaine pour ceux qui me suivent sur Facebook – c’est le genre de stock qui est carrément méditatif. S’imaginer dans un genre de grenier sombre et creepy à écouter ça sur du vinyl ça donne un feeling assez sacré; garroche des tounes efficaces et sans pitié comme « Lucifer » et « Innsmouth Look » dans le tapis, et peu importe t’es qui, tu vas réussir à comprendre pourquoi un retour aux sources, c’est aussi nécessaire pour catcher la raison d’être de la scène métal et son évolution de la fin des années 60 jusqu’à 2013.

Vous en voulez plus? Je tergiverse sur tous les albums que j’ai entendu en semaine quand j’suis en ondes tous les dimanches à 20h avec « C.R.O.C. Underground Metal » sur Ondes Chocs Radio et de plus, j’ai re-lancé mes mini-reviews sur Facebook pour mes confrères sur les labels qui me shootent les albums et pour la belle gang d’Ondes Chocs. La Décapiteuse, c’est un condensé de mon travail de la semaine, suivez-moi de près pour la totale.

 

-Noch